Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurArticles
-
On pourrait dire la même chose sur la prison. La violence de la prison ? Non, la prison peut changer radicalement, rêvons donc à une « autre prison » !
Pourquoi ce besoin sans arrêt de défendre l’institution École, de mettre des guillemets, des « oui mais ». Nous sommes dans une société qui encense l’école et qui rend taboue toute critique de fond. On n’est peut-être pas obligés de faire pareil à l’OVEO ?
L’École telle que nous la con
On pourrait dire la même chose sur la prison. La violence de la prison ? Non, la prison peut changer radicalement, rêvons donc à une « autre prison » !Pourquoi ce besoin sans arrêt de défendre l’institution École, de mettre des guillemets, des « oui mais ». Nous sommes dans une société qui encense l’école et qui rend taboue toute critique de fond. On n’est peut-être pas obligés de faire pareil à l’OVEO ?
L’École telle que nous la connaissons depuis des millénaires, mais surtout depuis Jules Ferry, est fondamentalement violente dans son fonctionnement et même son objet. Lisez les objectifs de J. Ferry au moment de sa création, c’est fort instructif.
La seule école qui pourrait être acceptable serait si éloignée de la notion d’école qu’elle pourrait difficilement en garder le nom. En effet, je vois plusieurs « volets » dans la violence de l’École : l’obligation de fréquentation, l’enfermement et la séparation du reste de la société (entre autres). Si on enlève ces trois violences là, on a quoi ? Une bibliothèque-musée-multisports ? Un lieu de vie ? Pas une école en tout cas. Garder le même nom pour parler de tout autre chose ne peut que créer la confusion et redorer artificiellement le blason de l’École.
Les asso IEF ne critiquent pas officiellement la VEO de l’école ; si nous ne le faisons pas, qui le fera ? C’est complètement à côté de la plaque de parler de nous comme d’une potentielle succursale des asso IEF. On est là pour observer objectivement la violence sur les enfants. Et là on ne peut pas objectivement ne pas voir la violence de l’école. Ça serait bien qu’on ne remette pas sur la table l’éternelle question que je pensais qu’on avait réglée : l’OVEO peut-il critiquer l’école et la violence intrinsèque DE l’école ? Bah oui, et même il le doit.
Je suis convaincue que critiquer superficiellement quelques éléments de l’école « actuellement » ne nous mènera nul part.
Anne-Claire
Bonjour,Merci Sophie. Je ne sais pas ce que tu suggérais de faire de la compil, mais je ne suis pas trop favorable à ce que l’OVEO commence à relayer des sites tels que Enfance et libertés. Soit on a quelque chose à dire et on le dit, nous-mêmes avec nos mots, soit on n’a rien à dire et on ne dit rien. Car qu’on le veuille ou non, on sera « imprégnés » des idées, valeurs, connotation et images de ces sites/groupes, sans s’être assurés qu’on était
Bonjour,Merci Sophie. Je ne sais pas ce que tu suggérais de faire de la compil, mais je ne suis pas trop favorable à ce que l’OVEO commence à relayer des sites tels que Enfance et libertés. Soit on a quelque chose à dire et on le dit, nous-mêmes avec nos mots, soit on n’a rien à dire et on ne dit rien. Car qu’on le veuille ou non, on sera « imprégnés » des idées, valeurs, connotation et images de ces sites/groupes, sans s’être assurés qu’on était vraiment en accord avec ces derniers.
L’OVEO n’a pas pour vocation de relayer les idées d’autres gens, à mon avis.
Anne-Claire
Je voulais dire agir « au quotidien », mettre en place des actions et les faire (passer plus de temps dans l’action qu’à réfléchir à nos actions et au fonctionnement de l’asso, pour garder un équilibre entre ce qui est tourné vers l’asso et vers l’extérieur cf la discussion qu’on avait eue à ce sujet avec la personne de Diffraction).
Bonjour,
Je suis intéressée aussi pour relancer une dynamique avec les personnes qui sont dans le même élan et le même état d’esprit que Catherine S. et moi. Je ne me vois pas spécialement m’impliquer pour l’AG de l’été car c’est compliqué pour moi de m’y rendre et d’y participer et ce n’est pas un format de travail qui me parle tellement. Mais d’une autre manière, oui !
Anne-Claire
Bonjour,Pour le mail à l’AEDE, cette formulation ça ne va pas « aucun parent ne se perçoit comme violent en recourant à ces pratiques : il le fait « pour son bien », pour « bien l’élever ». »
Il y a des tas de parents conscients de la nocivité de leurs pratiques mais incapables pour une raison ou pour une autre de s’en défaire, ou qui s’en défont progressivement. Décréter ainsi comment les parents se percevraient eux-mêmes me paraît infantilisant ̵
Bonjour,Pour le mail à l’AEDE, cette formulation ça ne va pas « aucun parent ne se perçoit comme violent en recourant à ces pratiques : il le fait « pour son bien », pour « bien l’élever ». »
Il y a des tas de parents conscients de la nocivité de leurs pratiques mais incapables pour une raison ou pour une autre de s’en défaire, ou qui s’en défont progressivement. Décréter ainsi comment les parents se percevraient eux-mêmes me paraît infantilisant – ne sommes-nous pas des parents nous, sommes-nous au dessus d’eux ?? Il me semblerait plus crédible d’être un peu plus nuancé et moins péremptoire dans nos affirmations. Surtout quand elles ne sont étayées par aucune étude sociologique ou autre.
Bien sûr j’ai bien compris le message : il est plus facile et courant de considérer que le parent violent, c’est l’autre jamais soi, mais de là à en faire une généralité.
D’ailleurs, ce qui est important dans les termes de loi, ce n’est pas seulement la perception du parent de ses propres pratiques (pour le volet informatif/formateur de la loi) mais aussi ce que la justice définirait comme « violent » le cas échéant (pour les aspects légaux). Est-ce que le mot « violences corporelles » est suffisant du point de vue juridique, pour faire bannir les pratiques que nous considérons violentes ?
Pour ce qui est de « il le fait pour son bien », là je crois que cet argument présenté seul commence à être un peu daté. Il y a de nombreuses autres raisons à ces pratiques, y compris politiques, économiques, sociales et sociétales et ça me semblerait bien, là aussi, de nuancer un peu ou de formuler différemment.
Je suis convaincue qu’il est tout à fait possible de faire court et nuancé à la fois.
Anne-Claire
Bonjour,Pour compléter ce que dit Brigitte : à aucun endroit ne forcera-t-on plus des enfants à manger, dormir (sieste) et aller aux toilettes (on pourrait allonger la liste) à heure fixe qu’en collectivité. Ce pour de « simples » questions de gestion et d’organisation. Même avec la meilleure volonté du monde et une conscience que ces pratiques sont nocives, il est humainement et matériellement impossible de ne pas, peu ou prou, imposer ces rythmes dans ces structures c
Bonjour,Pour compléter ce que dit Brigitte : à aucun endroit ne forcera-t-on plus des enfants à manger, dormir (sieste) et aller aux toilettes (on pourrait allonger la liste) à heure fixe qu’en collectivité. Ce pour de « simples » questions de gestion et d’organisation. Même avec la meilleure volonté du monde et une conscience que ces pratiques sont nocives, il est humainement et matériellement impossible de ne pas, peu ou prou, imposer ces rythmes dans ces structures collectives.
Quant aux parents, je doute que ce soit principalement un manque de conscience ou d’humanité qui les fasse imposer un rythme (de sommeil/repas etc.) à leurs enfants quand ils doivent eux-mêmes être au travail à heure fixe.
(Je pars d’expérience vécue et/ou observée pour ces deux exemples)
Tout ça pour dire qu’il faut prendre les choses dans leur ensemble et voir toute la globalité d’un système et d’institutions violentes, sinon on ne fait que rajouter à la violence de la violence et des conseils mal placés (pour ne pas dire de l’arrogance).
Anne-Claire
Oui, c’est ça Charles, c’est pas courant de voir un message critique de la domination adulte !
Anne-ClaireBonjour,
Pour la petite histoire, j’ai découvert cette semaine, non sans une certaine surprise, cette peinture sur un mur à Paris, au bord du canal, dans le 19ème (voir la pièce jointe).
Anne-Claire
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Bonjour,Sophie, bah oui, si l’étude du Lancet ne parle pas du nombre de morts par jour mais du nombre d’enfants maltraités, ne prend pas le temps de la chercher vu que ce n’est pas de cela dont on parle présentement.
Sur l’étude de l’Inserm, je ne vois pas le chiffre de 2 par jour, mais ça m’a peut-être échappé. C’est assez complexe comme étude.
Si je comprends bien, ça fait pas mal de « à peu près » et « pas trop sûr ». En fait,
Bonjour,Sophie, bah oui, si l’étude du Lancet ne parle pas du nombre de morts par jour mais du nombre d’enfants maltraités, ne prend pas le temps de la chercher vu que ce n’est pas de cela dont on parle présentement.
Sur l’étude de l’Inserm, je ne vois pas le chiffre de 2 par jour, mais ça m’a peut-être échappé. C’est assez complexe comme étude.
Si je comprends bien, ça fait pas mal de « à peu près » et « pas trop sûr ». En fait, on ne sait même pas vraiment d’où vient ce chiffre. Pour un chiffre qu’on clame haut et fort à l’OVEO depuis des années, je trouve ça un peu fâcheux. Pour moi, d’abord on se plonge dans les études et ensuite on publie le chiffre – et non le contraire. Mais bon puisqu’on va se mettre d’accord en mettant que c’est une estimation, je vais m’en tenir à ça.
Anne-Claire
Bonjour,Sophie, tu aurais le lien vers le Lancet stp ? Je ne questionne pas le chiffre en soit (je n’ai aucune idée si c’est plus ou moins) mais le fait qu’un chiffre soit cité en l’absence de sources.
Je ne pense pas qu’on puisse comparer avec le fait que la violence éducative ordinaire est subie par tous les enfants selon nous (est-ce qu’on a écrit quelque part sur notre site le chiffre « 100 % » ?).
Il y a une différence entre citer un nombre
Bonjour,Sophie, tu aurais le lien vers le Lancet stp ? Je ne questionne pas le chiffre en soit (je n’ai aucune idée si c’est plus ou moins) mais le fait qu’un chiffre soit cité en l’absence de sources.
Je ne pense pas qu’on puisse comparer avec le fait que la violence éducative ordinaire est subie par tous les enfants selon nous (est-ce qu’on a écrit quelque part sur notre site le chiffre « 100 % » ?).
Il y a une différence entre citer un nombre de morts moyen par jour et estimer que la violence éducative ordinaire est subie par tous, sachant que la définition de la VEO est fluctuante (et non pas la définition d’un mort). Ce « 100 % » ou « tous » parle surtout de notre définition de la violence justement : en disant que tous les enfants sont concernés, nous disons que nous avons un seuil de tolérance bas et une définition très large. On dit surtout par ce message : « Vous pensiez que seuls les coups étaient violents, on vous dit que 1000 autres choses sont violentes ». On décrit une domination adulte systémique.
Pour moi, ça n’a juste rien à voir avec compter le nombre de morts en s’appuyant sur des études ou des chiffres officiels (des faits, quoi).
Je pense que si on a une source, le mieux est qu’on la mette et si c’est une estimation, qu’on mette que c’est une estimation.
Anne-Claire
-
AuteurArticles