Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurArticles
-
Bonjour Camille,
Juste pour te dire que j’ai lu et que je compatis 🙂
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,On vit surtout dans un système oppressif avec un haut de la pyramide particulièrement violent et une base particulièrement soumise et résignée. Il y a des études et des livres qui montrent le contraire de ce que tu dis Célia (et l’Histoire montre aussi le contraire, tous les progrès sociaux, notamment, ont été obtenus par le rapport de force, pas – ou pas seulement – par la « sensibilisation de l’opinion publique » et encore moins par la « sensib
Bonjour,On vit surtout dans un système oppressif avec un haut de la pyramide particulièrement violent et une base particulièrement soumise et résignée. Il y a des études et des livres qui montrent le contraire de ce que tu dis Célia (et l’Histoire montre aussi le contraire, tous les progrès sociaux, notamment, ont été obtenus par le rapport de force, pas – ou pas seulement – par la « sensibilisation de l’opinion publique » et encore moins par la « sensibilisation de l’Etat », on pourrait parler aussi de la Résistance, de l’Inde etc. Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité car c’est « l’oppresseur qui détermine le mode de la lutte » pas l’opprimé).
La question des rapports humains (violents ou non) est un sujet très différent de celui de la nécessité ou non de se défendre (froidement) contre un agresseur beaucoup plus fort et beaucoup plus violent.
Les mouvements non-violents n’obtiennent pas systématiquement l’adhésion publique, cela dépend de la cause défendue. Et ce n’est pas comme si le pouvoir s’intéressait un tant soi peu à l’opinion publique de toute façon.
Il y a un livre qui s’appelle « Comment la non-violence protège l’Etat ? » de Peter Gelderloos que je n’ai pas lu. Mais j’aimerais vraiment ne pas avoir à passer du temps et de l’énergie à lister des textes, études, vidéos… pour ce qui est pour moi un hors-sujet. J’aimerais qu’on consacre le peu d’énergie qui nous reste à discuter de l’objet premier de l’OVEO : la violence envers les enfants et la domination adulte.
Bref, je suis opposée à ce que l’OVEO se positionne ou même s’exprime sur les stratégies politiques efficaces ou non pour telle ou telle cause (parce que c’est bien de stratégie dont il s’agit – certains mouvements, écolos, féministes etc., prônent, pour des raisons stratégiques, la diversité des tactiques, d’autres défendent les actions non-violentes par principe ou par stratégie). Je pense que ce n’est pas du tout le sujet ni l’objet de notre association.
Pour Sophie, la mode de la non-violence, JP nous en donné une illustration parmi tant d’autres : dès que quelqu’un affirme quelque chose de manière claire ou aborde un sujet qui fâche, on l’accuse d’être violent. Il y a aussi la « mode » de la communication non-violente, la mode de la méditation, de l’harmonie, du « vivre-ensemble », la nécessité de tisser des « liens sociaux » etc. Je pourrais parler aussi des réactions scandalisées, outrées, pour des poubelles brûlées (« une pensée pour les familles des vitrines ») (j’en reviens au même : il faut rester bien sage). Je pourrais écrire des pages sur le sujet. Et ce n’est pas à l’humanité qu’il faut dire qu’il faut se tourner vers la non-violence, c’est aux quelques psychopathes qui nous oppriment qu’il faut le dire (mais j’ai bien peur que ça ne suffise pas, de leur dire) et qui font descendre la violence de haut en bas, comme sur l’illustration de notre dépliant.
Anne-Claire R. (60)
-
Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 4 mois par
Camille F..
Re-bonjour,Par rapport à ce que tu soulèves Catherine, je suis assez d’accord avec la distinction que tu fais ; j’irai même plus loin. Je pense qu’on devrait se former et se renseigner un minimum sur les luttes non-violentes et les autres, sur l’historique des mouvements de résistance etc. avant de publier quoi que ce soit sur le sujet de la « non-violence ».
Dans l’état d’esprit de la société actuelle, je vois la mode de la « non-violence »
Re-bonjour,Par rapport à ce que tu soulèves Catherine, je suis assez d’accord avec la distinction que tu fais ; j’irai même plus loin. Je pense qu’on devrait se former et se renseigner un minimum sur les luttes non-violentes et les autres, sur l’historique des mouvements de résistance etc. avant de publier quoi que ce soit sur le sujet de la « non-violence ».
Dans l’état d’esprit de la société actuelle, je vois la mode de la « non-violence » (whatever that means !) comme plus proche de la VEO que de la lutte contre la VEO (« sois sage et tais-toi, c’est vilain de se mettre en colère, de jeter ses jouets ou son assiette, de résister, d’être ‘violent’ « . Il y a une sorte d’injonction à la « non-violence », terme fourre-tout, dès la plus tendre enfance). Moi aussi je fais vite 🙂
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Au risque de me répéter (j’ai dit la même chose pour le film de Marion), je suis contre le fait que l’OVEO contribue à financer quelque projet que ce soit. Selon moi, le peu d’argent dont l’association dispose devrait être utilisé pour l’OVEO lui-même (si on se dit que le temps, c’est de l’argent et l’argent, c’est du temps et même de l’énergie, ça peut être intéressant !).
L’aspect financier, ce n’est
Bonjour,Au risque de me répéter (j’ai dit la même chose pour le film de Marion), je suis contre le fait que l’OVEO contribue à financer quelque projet que ce soit. Selon moi, le peu d’argent dont l’association dispose devrait être utilisé pour l’OVEO lui-même (si on se dit que le temps, c’est de l’argent et l’argent, c’est du temps et même de l’énergie, ça peut être intéressant !).
L’aspect financier, ce n’est pas notre force – en outre, vu notre petite trésorerie, cela paraît complètement disproportionné.
On pourrait organiser des rencontres physiques plus fréquentes entre les adhérents en participant aux frais de transports et de local par exemple. Ainsi l’argent pourrait indirectement permettre de remotiver les membres et redynamiser notre association, qui en a bien besoin.
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Je viens d’apprendre qu’il n’y avait pas besoin qu’il y ait de président dans une association (c’est vrai à leda, par exemple, il n’y a pas de président ou présidente…). Ce serait peut-être un moyen tout simple de résoudre bon nombre de problèmes ?
Par rapport à ta remarque sur la médiatisation, Sophie, oui bien entendu que ça créerait de la confusion. C’est pourquoi dans certaines associations, il est bien spécifié qu&rsquo
Bonjour,Je viens d’apprendre qu’il n’y avait pas besoin qu’il y ait de président dans une association (c’est vrai à leda, par exemple, il n’y a pas de président ou présidente…). Ce serait peut-être un moyen tout simple de résoudre bon nombre de problèmes ?
Par rapport à ta remarque sur la médiatisation, Sophie, oui bien entendu que ça créerait de la confusion. C’est pourquoi dans certaines associations, il est bien spécifié qu’on ne peut se prévaloir de son appartenance si on a d’autres activités à côté etc. (ça paraît la base en y réfléchissant).
Si c’est pour que l’OVEO soit l’ombre de personnes un peu médiatisées, autant fermer boutique tout de suite ! Eventuellement pour mieux la rouvrir avec des nouvelles bases, créer une association, où, je me tue à le répéter, chacun serait à sa place et pas entre deux chaises, à faire des choses auxquelles il ou elle ne croit pas vraiment. Le combat est trop sérieux et le temps (bénévole) est trop précieux pour que l’on serve juste de vitrine ou de béquille à d’autres combats. En tout cas, moi je suis contre.
Sans compter que ce genre de compromis contribue à démotiver et démobiliser les gens. Ce n’est pas la conséquence, c’est la cause.
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Je suis d’accord avec toi, Cahty, pour la question de la violence systémique dans ton analyse.
Jean-Pierre, ce n’est pas ce que tu nous dis à nous sur ta position marginale à l’OVEO qui compte mais ce que tu as dit aux personnes qui t’ont interviewé et ce qu’elles ont compris, en particulier sur la fonction non-représentative du président de l’OVEO.
Il ne s’agit pas seulement de retirer ou non la proposition de publication sur notre sit
Bonjour,Je suis d’accord avec toi, Cahty, pour la question de la violence systémique dans ton analyse.
Jean-Pierre, ce n’est pas ce que tu nous dis à nous sur ta position marginale à l’OVEO qui compte mais ce que tu as dit aux personnes qui t’ont interviewé et ce qu’elles ont compris, en particulier sur la fonction non-représentative du président de l’OVEO.
Il ne s’agit pas seulement de retirer ou non la proposition de publication sur notre site mais de retirer ou non la publication sur leur site.
« cette interview ne correspond sans doute pas « aux positions des membres de l’OVEO », que je serai bien incapable de lister avec précision et je pense fort heureusement que nous avons des différences d’appréciation qui font la richesse de notre association. » Je suis sans voix face à cette remarque en réponse à des questions de fond de Cahty sur la position de fond de l’OVEO et ce qui en est exprimé. Nous ne sommes pas en train de parler de la couleur du logo ou de détails de présentation ! Si c’est pour éviter d’avoir à aborder et assumer des questions de fond, c’est confondant. (remarque « amusante », Gilles Lazimi a utilisé exactement les mêmes arguments quelques années en arrière – « la diversité des points de vue à l’OVEO » – pour justifier sa présence en tant que (membre de) l’OVEO auprès d’instances au moment de la réflexion sur le passage de la loi – présence qui était remise en question par plusieurs membres de l’OVEO en raison de sa non-représentativité).
Anne-Claire R. (60)
5 septembre 2020 à 17 h 25 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #6127Bonjour,Merci Daniel, je suis assez d’accord.
Je réagis juste sur la fin (je n’arrive pas à comprendre avec certitude si c’est ce que tu dis ou si tu cites quelqu’un d’autre) : « comme elles passent plus de temps avec les enfants, ce sont elles qui exercent le plus de VEO ». On ne peut pas tirer une conclusion aussi hâtive « plus de temps = plus de VEO », ce serait oublier notamment la domination masculine et le patriarcat qui imposent un système vio
Bonjour,Merci Daniel, je suis assez d’accord.
Je réagis juste sur la fin (je n’arrive pas à comprendre avec certitude si c’est ce que tu dis ou si tu cites quelqu’un d’autre) : « comme elles passent plus de temps avec les enfants, ce sont elles qui exercent le plus de VEO ». On ne peut pas tirer une conclusion aussi hâtive « plus de temps = plus de VEO », ce serait oublier notamment la domination masculine et le patriarcat qui imposent un système violent, une société violente. Cette phrase donne l’impression qu’on ne s’est pas compris sur le concept de domination adulte de manière systémique. Les pères, le patriarcat exercent (aussi et surtout) la VEO par procuration. Les mères ne sont que les contre-maîtresses, la courroie de transmission de cette violence. Cf l’illustration sur notre dépliant de l’homme qui crie sur la femme qui crie sur l’enfant etc. (et ce n’est pas seulement un ressort psychologique de type défouloir, c’est véritablement une exigence, une injonction à la violence, que l’on se passe de dominant en dominé(e) ). – oui, bien sûr, on trouvera toujours des exceptions mais je décrie ici un système de fonctionnement dans son ensemble.
J’en reviens toujours à la nécessité d’affirmer plus clairement notre spécificité féministe à l’OVEO, et d’ouvrir les yeux sur le fait que les mères sont sommées par les hommes (ou leurs représentants) de taire leur bienveillance/empathie/amour au nom de valeurs patriarcales.
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Oui effectivement, c’est dès 3 ans que l’enfant tombe sous le coup de l’instruction obligatoire (depuis un ou deux ans de mémoire).
Je ne suis pas pour comparer avec ce qui se fait dans d’autres pays, c’est donner le bâton pour se faire battre dans le sens où tous les pays prennent la même direction capitaliste (pour résumer) et ils nous rattraperons bien assez tôt, si ce n’est déjà fait. En outre, c’est s’empêcher d’avoi
Bonjour,Oui effectivement, c’est dès 3 ans que l’enfant tombe sous le coup de l’instruction obligatoire (depuis un ou deux ans de mémoire).
Je ne suis pas pour comparer avec ce qui se fait dans d’autres pays, c’est donner le bâton pour se faire battre dans le sens où tous les pays prennent la même direction capitaliste (pour résumer) et ils nous rattraperons bien assez tôt, si ce n’est déjà fait. En outre, c’est s’empêcher d’avoir une approche plus globale du « problème ». Je préfère laisser la possibilité au lecteur de voir (en filigrane) en quoi cette loi n’est qu’un aspect d’un mouvement général qui se dessine à travers le monde occidental (et puis comparer, ça fait un peu la fable des deux oursons, « eux ils sont mieux traités par leurs maîtres que nous, c’est pas juste ! »). D’ailleurs de ce que je connais de l’Allemagne et du peu que j’ai entendu parler de la Suède, la coercition au niveau de la scolarisation y est maximale. Ce qui est donné d’une main est repris de l’autre.
Anne-Claire R. (60)
Bonjour (je ne sais pas si je suis dans le bon fil),Qui aurait envie de participer à l’élaboration d’un texte (article, lettre…?) à publier sur le site au sujet de la nouvelle loi qui vient de passer et qui contraint désormais les jeunes à suivre un apprentissage ou une formation / des études, de 16 à 18 ans.
Voici la loi en question : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042211037&categorieLien=id&fbclid=IwAR2zUDROwNYOIgcrMe3X6mvE
Bonjour (je ne sais pas si je suis dans le bon fil),Qui aurait envie de participer à l’élaboration d’un texte (article, lettre…?) à publier sur le site au sujet de la nouvelle loi qui vient de passer et qui contraint désormais les jeunes à suivre un apprentissage ou une formation / des études, de 16 à 18 ans.
Voici la loi en question : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042211037&categorieLien=id&fbclid=IwAR2zUDROwNYOIgcrMe3X6mvEyUXM7y3HcQKvOomMC_AZMyyiU0LjCcFyjiU
L’idée serait de porter un regard critique sur cette énième restriction de la liberté des jeunes et sur fait que, encore une fois, l’on impose au lieu de proposer (des ressources, des moyens, des formations, des activités, des personnes disponibles…).
Le cas échéant, je propose, pour des raisons pratiques (gain de temps, éviter les malentendus etc.), d’y travailler ensemble sur un pad (écrit) et parallèlement d’échanger par visio (oral).
Anne-Claire R. (60)
30 juillet 2020 à 21 h 14 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #6072Bonjour,
Je n’ai pas encore lu ton message non plus Catherine B. mais je suis d’accord avec le singulier ! (la VEO)
Et je suis évidemment d’accord avec Catherine S. sur la radicalité de l’OVEO et la dénonciation de la domination adulte.
Anne-Claire R. (60)
-
Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 4 mois par
-
AuteurArticles