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21 janvier 2025 à 11 h 44 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14519Bonjour,
J’ai besoin de vos lumières 🙂
Je me coltine cette fois-ci un conseil de discipline, en tant que représentante de parents d’élève, lundi prochain (puis un deuxième quelques jours après pour un autre jeune).
Je n’ai pas encore eu accès au dossier mais le peu que j’ai vu me semble une manifestation très concrète de la domination adulte : on reproche à cet enfant de 6ème, en gros, de ne pas respecter cette hiérarchie, cet âgisme. En effet, ce qui lu
Bonjour,J’ai besoin de vos lumières 🙂
Je me coltine cette fois-ci un conseil de discipline, en tant que représentante de parents d’élève, lundi prochain (puis un deuxième quelques jours après pour un autre jeune).
Je n’ai pas encore eu accès au dossier mais le peu que j’ai vu me semble une manifestation très concrète de la domination adulte : on reproche à cet enfant de 6ème, en gros, de ne pas respecter cette hiérarchie, cet âgisme. En effet, ce qui lui est reproché est « insulte envers adulte, insolences envers adulte (n’est pas un pléonasme d’ailleurs ? – le mot « insolence » lui-même n’a de sens que dans un contexte hiérarchique), refus d’obéir ». Voilà pour les 3 choses sur 4 qu’on lui reproche.
Quoi dire ? C’est la première fois que je vais à un conseil de discipline (les autres fois, c’était des simples commissions éducatives).
L’enfant n’a évidemment pas d’avocat (« officiel »). On est hors du droit comme bien souvent à l’Éducation nationale.
Merci d’avance pour votre aide et vos idées ! Je précise que les idées originales, aussi créatives soit-elles, qui sortent du cadre de ce qui est acceptable (pour tous ces gens plus nombreux et plus puissants que moi) dans un tel conseil, ne pourront pas être appliquées, je ne suis pas Extinction Rébellion 🙂 Par contre, tout ce qui est connaissances légales et juridiques, arguments et aussi compétences rhétoriques, pourront m’être bien utile !
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Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année par
Camille F..
Bonjour,
Concernant la demande du Nonsco’llectif, je suis allée lire leur tribune et je suis d’accord avec leur demande d’associer l’OVEO à leur réflexion (j’ai vu que pour les autres personnes associées, ce n’est pas exactement une signature de la tribune mais une contribution à la réflexion).
17 décembre 2024 à 12 h 13 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14382Bonjour,
Je suis aussi partante pour participer à de nouveaux articles.
Sur ma page facebook de conférencière gesticulante (Camille Fonteneau), il y a quelques autres textes sur ce qui se passe à l’école, dans le même genre, si ça vous intéresse.
11 décembre 2024 à 18 h 09 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14368Merci Rodolphe. Je retiens l’idée du loto des mots utilisés, très amusant. C’est vrai qu’ils n’ont que le mot « travail » à la bouche. C’en est effrayant. Record à battre au prochain conseil 😀
11 décembre 2024 à 8 h 07 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14365Bonjour,Petit retour sur le conseil de classe. L’ambiance était bonne donc/mais il y avait beaucoup de brouhaha et de bavardages de la part des enseignants présents (!) donc il arrivait que ma voix soit couverte par le bruit mais j’ai quand même réussi à parler. La déléguée élève était seule déléguée, elle semblait très mal à l’aise et stressée. Je me suis mise à côté d’elle et je lui ai expliqué quelques petites choses.
Pour le jeune autiste, c&rs
Bonjour,Petit retour sur le conseil de classe. L’ambiance était bonne donc/mais il y avait beaucoup de brouhaha et de bavardages de la part des enseignants présents (!) donc il arrivait que ma voix soit couverte par le bruit mais j’ai quand même réussi à parler. La déléguée élève était seule déléguée, elle semblait très mal à l’aise et stressée. Je me suis mise à côté d’elle et je lui ai expliqué quelques petites choses.
Pour le jeune autiste, c’était à quel prof aurait le plus à se plaindre de lui (« il refuse de travailler », « il ne fait rien et le dit », « il m’a répondu » etc.). C’était effectivement le défouloir. J’ai parlé de particularité cognitive, on m’a répondu qu’il avait déjà un ordinateur (!). J’ai parlé de la franchise qui n’était pas de l’insolence avec ces profils de jeunes, on m’a dit que, oui, mais les autres autistes n’étaient pas à ce point-là (il y a le bon et le mauvais autiste apparemment) etc.
Bref il y avait, selon eux, autre chose que ses troubles cognitifs – je n’ai pas vraiment réussi à placer que si ça faisait des années que ses particularités n’étaient pas réellement prises en comptes (et qu’il subissait des brimades en tout genre), il ne fallait pas s’étonner qu’il y ait ensuite des problèmes de comportement. Un prof a glissé le mot « HPI »…
Ils ont mis la faute sur toutes sortes d’autres choses : le manque de sommeil de l’enfant, internet (il fallait couper le wifi chez lui – je précise qu’il est très doué en informatique, j’ai l’impression que c’est la seule chose qui lui reste), sa mère qui prend sa défense etc.
J’ai insisté. À la fin, on a bien voulu me concéder que, en effet, les enseignants n’étaient pas formés à accompagner ce genre d’enfants. Et le principal, dans une posture légèrement différente que les profs, a dit qu’il allait très rapidement mettre en place une AESH.
(comme c’était une classe qui ne posait pas de problèmes par ailleurs, on a eu le temps de s’attarder sur le cas de ce jeune, 5-10 mn, chose exceptionnelle)
Enfin encore une fois, pour rejoindre ce que dit Catherine, il fallait absolument qu’ils mettent une dimension morale dans tout ce qu’ils disaient. J’ai envie de dire, c’est bien français, ça. Et une espèce de colère sourde, plus ou moins retenue, contre les « élèves qui ne travaillent pas » (bah oui, l’ancien bon élève qu’est le prof n’a pas eu le droit de ne pas travailler, donc le refus de travail, c’est le pire des crimes).
Heureusement les cas des autres jeunes pour qui je craignais le pire ont été passés très rapidement. Apparemment ils ont des projets de prépa professionnelle donc il n’y a plus les mêmes exigences vis-à-vis d’elle et eux.
L’autre représentante des parents d’élève (mère d’une excellente élève) était en dessous de tout, elle n’est intervenue qu’une ou deux fois dans sa barbe pour enfoncer un élève (pareil : pour elle, c’est très mal d’être un mauvais élève, j’imagine qu’elle doit être très exigeante avec sa propre fille).
Je ne vous raconte pas tout, ce serait trop long mais je considère que c’était plutôt une réussite : j’ai pu apporter un nouvel éclairage sans trop entamer mon capital « crédit accordé à ma parole » (c’est un subtil dosage).
Merci encore pour vos retours et vos soutiens.
10 décembre 2024 à 17 h 16 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14363Merci pour toutes vos réponses.Merci Anne-Claire pour la suggestion de demander si les profs sont formés aux troubles du spectres autistiques, c’est une bonne idée, je vais essayer de le caser sans heurter ces messieurs-dames qui prennent vite la mouche 🙂
Pour les choses à mettre en place, c’est hélas toujours les mêmes : des espèces de contrat d’engagements pris par l’élève, ou voir un psy ou autre professionnel (avec ou sans le consentement de l’enfa
Merci pour toutes vos réponses.Merci Anne-Claire pour la suggestion de demander si les profs sont formés aux troubles du spectres autistiques, c’est une bonne idée, je vais essayer de le caser sans heurter ces messieurs-dames qui prennent vite la mouche 🙂
Pour les choses à mettre en place, c’est hélas toujours les mêmes : des espèces de contrat d’engagements pris par l’élève, ou voir un psy ou autre professionnel (avec ou sans le consentement de l’enfant, sans garantie de réussite…). Mais c’est vrai que ça peut leur permettre de faire un pas de côté comme on dit, et de sortir de la logique : problème de comportement -> répression.
Catherine, il faut quand même comprendre que je risque ma « place » – c’est-à-dire qu’il y a une réelle connivence entre les représentants des parents d’élèves et le collège, et que je peux être vite remplacée par une autre représentante des parents d’élèves. Il y a beaucoup de choses qui se font en sous-main, de manière informelle, sans qu’on sache qui, quoi, pourquoi (exemple : tiens, je ne suis plus invitée aux commissions éducatives alors que je suis dispo, comme se fait-ce ? etc.)
À suivre !
9 décembre 2024 à 15 h 53 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14354Merci Yveline. Dans l’immédiat, ma demande précise est la suivante : je cherche juste des idées de choses à dire demain soir lors du conseil pour défendre les jeunes (je n’ai pas de problème de prise de notes, je note ce qui est dit et j’ai toutes les traces que je souhaite ; par ailleurs, je ne travaille pas dans le collège, si j’affichais quelque chose, ce serait de l’affichage sauvage, ce serait comme si un élève affichait quelque chose dans une classe)Merci Yveline. Dans l’immédiat, ma demande précise est la suivante : je cherche juste des idées de choses à dire demain soir lors du conseil pour défendre les jeunes (je n’ai pas de problème de prise de notes, je note ce qui est dit et j’ai toutes les traces que je souhaite ; par ailleurs, je ne travaille pas dans le collège, si j’affichais quelque chose, ce serait de l’affichage sauvage, ce serait comme si un élève affichait quelque chose dans une classe)Pour préciser ma demande, le genre de phrases que je cherche (avec très peu de temps pour les placer) c’est : « On peut lui laisser le bénéfice du doute » ou « On ne sait pas ce qu’elle vit chez elle » (une fois qu’on a dit ça, quoi dire d’autre…) Et surtout comment répondre aux objections… Je sèche un peu.
9 décembre 2024 à 13 h 49 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14350Bonjour,Est-ce que vous auriez des idées ? Je vais à un nouveau conseil de classe demain soir en tant que représentante des parents d’élèves et je pressens qu’il va y avoir des « problèmes » : des élèves se sont pris des heures de colles parce qu’ils jetaient des bouts de colle (sans jeu de mots), une autre dort en classe et est très souvent absente, un autre fiche pas mal « le bazar », un élève autiste est régulièrement brimé par les profs et même excl
Bonjour,Est-ce que vous auriez des idées ? Je vais à un nouveau conseil de classe demain soir en tant que représentante des parents d’élèves et je pressens qu’il va y avoir des « problèmes » : des élèves se sont pris des heures de colles parce qu’ils jetaient des bouts de colle (sans jeu de mots), une autre dort en classe et est très souvent absente, un autre fiche pas mal « le bazar », un élève autiste est régulièrement brimé par les profs et même exclus.
Conformément à la politique de la maison, l’ambiance sera très probablement à la répression lors de ce conseil de classe.
Auriez-vous des suggestions de choses que je pourrais dire pour prendre la défense des jeunes, sachant que, comme je l’expliquais dans un précédent poste, on a très peu de temps pour parler (en gros 1’30 en moyenne par élève, soit 9 secondes de temps de parole pour chaque intervenant en moyenne par élève, si tout le monde parlait). Sachant aussi que l’un des élèves concernés sera sans doute là (en tant que délégué) donc une cible facile. Enfin, je serai en milieu hostile, seule – vaguement consciente de la VEO – contre tous.
Merci d’avance pour votre aide 🙂
Bonjour,
Je proposerais bien « …une question éthique et politique« .
7 décembre 2024 à 12 h 01 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14317Coucou Géraldine,Les représentants d’asso de parents d’élèves avec qui j’ai pu échanger sont dans la même logique que les enseignants (et que presque toute la société), à quelques détails près. Je pense qu’il y a très peu de gens qui ont un point de vue prenant en compte la domination adulte et la domination institutionnelle. Et les personnes qui sont sensibilisées n’ont pas l’air d’être vraiment au courant de ce qui se passe dans les ét
Coucou Géraldine,Les représentants d’asso de parents d’élèves avec qui j’ai pu échanger sont dans la même logique que les enseignants (et que presque toute la société), à quelques détails près. Je pense qu’il y a très peu de gens qui ont un point de vue prenant en compte la domination adulte et la domination institutionnelle. Et les personnes qui sont sensibilisées n’ont pas l’air d’être vraiment au courant de ce qui se passe dans les établissements scolaires ni conscients de la solidarité (enfin complicité devrais-je dire) de tous ceux qui gravitent autour (professionnels de santé, associations etc.).
Je ne suis pas à Laia, je ne connais pas trop.
Pour le choix entre écrit et visio, je ne sais pas, ça dépend des gens, j’imagine 🙂
Je pense qu’on n’est tout simplement pas assez nombreux ici à être très directement concernées par la question.
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