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Merci pour le lien Sophie. Pour le 119, toujours la même question : est-ce que les personnes qui suggèrent ce numéro savent ce qui se passe après, et encore après… ? Ou est-ce que le suivi s’arrête au coup de téléphone ?
Anne-Claire R. (60)Bonjour Sophie,
Même en cliquant sur le lien que tu donnes, je n’arrive pas à trouver l’affiche. Où que je clique, je me retrouve au point de départ.
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Je trouve qu’il serait intéressant de vérifier qu’on a tous la même « base » grosso modo, en étant à l’OVEO (j’ai pas eu le temps de finaliser mon petit quizz à ce propos). Parce que si, comme je le crois, il y a des divergences de philosophie fondamentales, on pourra discuter en cherchant le consentement autant qu’on voudra, on n’arrivera à rien – à part peut-être à « gommer » des points de vue.
C’est comme si on prenaiBonjour,Je trouve qu’il serait intéressant de vérifier qu’on a tous la même « base » grosso modo, en étant à l’OVEO (j’ai pas eu le temps de finaliser mon petit quizz à ce propos). Parce que si, comme je le crois, il y a des divergences de philosophie fondamentales, on pourra discuter en cherchant le consentement autant qu’on voudra, on n’arrivera à rien – à part peut-être à « gommer » des points de vue.
C’est comme si on prenait un groupe composé de chasseurs et d’anti-spécistes et qu’on voulait les faire arriver à un accord (sur le sujet des animaux, hein, pas sur une recette de tarte aux pommes).
Par ailleurs, l’idée de créer un « nous » me donne plutôt la chair de poule.
Anne-Claire R. (60)Je suis d’accord avec Catherine 🙂
Anne-Claire R. (60)
Re-bonjour,
Je n’avais pas lu ton dernier message avant de répondre (comme dit Catherine, pas toujours facile de savoir qui a lu quoi 😉 ).
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Je pousse sciemment la réflexion jusqu’au bout pour qu’on y voit tous plus clair :
« Concernant le 119, j’en ai juste une expérience personnelle à plusieurs reprises quand j’ai été témoin de maltraitances et les situations ont été prises en compte avec une enquête de gendarmerie ou d’évaluation sociale.  »
Ma question : Et après il s’est passé quoi ? Le sais-tu ? « Prises en compte », ça veut dire quoi ? (et là encore tu parles de mal
Bonjour,Je pousse sciemment la réflexion jusqu’au bout pour qu’on y voit tous plus clair :
« Concernant le 119, j’en ai juste une expérience personnelle à plusieurs reprises quand j’ai été témoin de maltraitances et les situations ont été prises en compte avec une enquête de gendarmerie ou d’évaluation sociale.  »
Ma question : Et après il s’est passé quoi ? Le sais-tu ? « Prises en compte », ça veut dire quoi ? (et là encore tu parles de maltraitance…)
Même question pour les aides aux femmes victimes de violences sexistes : en as-tu une expérience personnelle, ou as-tu recueilli le témoignage de personnes qui en avait ? Penses-tu avoir assez d’information sur les tenants et les aboutissants, les suites données, sur les conséquences à court et long terme ? Est-ce que tu fais une distinction entre le recours aux institutions d’État et le recours aux associations ?
Je n’aime pas trop le mot « généraliser » (quand tu me dis qu’il ne faut pas généraliser) qui est péjoratif. Effectivement, personne ne voudrait être pris en flagrant délit de « généralisation » (=prendre un exemple pour forger une règle, de manière erronée). Je préfère dire que j’analyse le problème d’un point de vue systémique et non individuel. Par ailleurs, dénoncer une institution, ce n’est pas critiquer les gens qui y travaillent (on est tous plus ou moins membre d’une institution ou une autre).
Anne-Claire R. (60)
16 octobre 2019 à 12 h 09 min en réponse à : Réunions présentation "Espace membres" à Paris (octobre) #2928Bonjour,
Je n’avais pas fait attention que c’était les vacances donc je ne peux pas le 20/10 (j’aurais éventuellement pu le 27). Mais je ne sais pas comment modifier le sondage (je ne sais plus ce que j’avais mis).Anne-Claire
Bonjour,Je parlais de la fonction « en vrai » du 119, pas selon eux. Moi je serais curieuse de savoir ce que toi et les personnes qui ont crée le site que tu nous présentes pensent ou savent de qui se passe quand on appelle ce numéro.
Je ne remets pas en question l’utilité de parler à un adulte de confiance, loin s’en faut ! Ce sont les fonctionnements institutionnels que je remets en question. Qu’est-ce qui se passe lorsque les enfants parlent à un assistant d’Ã
Bonjour,Je parlais de la fonction « en vrai » du 119, pas selon eux. Moi je serais curieuse de savoir ce que toi et les personnes qui ont crée le site que tu nous présentes pensent ou savent de qui se passe quand on appelle ce numéro.
Je ne remets pas en question l’utilité de parler à un adulte de confiance, loin s’en faut ! Ce sont les fonctionnements institutionnels que je remets en question. Qu’est-ce qui se passe lorsque les enfants parlent à un assistant d’éducation, une CPE, une enseignante, une infirmière, une animatrice… ? Dans le meilleur des cas, l’adulte leur offre une écoute, et c’est déjà énorme, on est d’accord. Et ensuite, il se passe quoi ? Dans mon expérience, il se passe qu’ils nous écrivent à contactez_nous (ou nous parlent lors de nos ateliers) parce qu’ils ne savent pas quoi faire de ces confidences. Peut-être as-tu d’autres expériences plus concluantes de gestion des révélations ?
Tu développes le point sur l’information de jeunes, mais tu prêches une convertie : je le répète, ce n’est pas l’information ou la formation qui me pose problème (cf mon précédent message), c’est la confusion dans l’expression « on a tous des droits » et les sous-entendus du message véhiculés dans la présentation en général. Je parle de la réception par les enfants (pas de ce qui a été décidé par la CIDE).
Les enfants seraient encore plus « structurés » (quoi que veuille dire ce mot :-), je dirais plutôt « retrouveraient leur pouvoir sur leur vie ») si on leur disait la vérité clairement, à savoir que certains adultes sont là pour eux (tant bien que mal) et que plein d’autres sont là pour faire perdurer un système. Que les droits qu’ils devraient avoir dans l’absolu ne sont pas respectés en France en 2019.
Je n’ai jamais dit qu’il fallait leur dire qu’ils ne pouvaient compter sur personne. J’ai dit que la réalité est que ça leur serait très difficile et que le chemin serait semé d’embûches (déjà pour la maltraitance c’est compliqué, alors pour la VEO ! est-ce que tu connais les chiffres ?). Peux-tu imaginer à quel point cela peut-être « destructurant », après avoir cru qu’on allait être entendu, de tomber sur un adulte (9 chances sur 10) qui n’est pas à l’écoute ou pire accuse l’enfant de provoquer ce qui lui arrive, ou minimise ? Oui, je sais, il doit se diriger vers un adulte « de confiance »… :-/
Je ne pense pas que les enfants sont idiots ; dès qu’on les écoute, ils sont tout à fait capables de formuler que ce qu’ils vivent n’est pas juste (c’est d’ailleurs très tentant de parler à leur place, la nuance est subtile entre ça et les aider à retrouver leur pouvoir sur leur vie, le fameux empowerment). Ce n’est pas qu’ils méconnaissent leur droit (je suis convaincue qu’ils saisiraient leur chance de les faire valoir s’ils l’avaient), c’est qu’ils n’ont pas de droits, en pratique (enfin ils ont quelques droits mais pas celui d’être protégé des VEO – je parle en pratique hein, pas dans les beaux textes). C’est comme si tu disais que les femmes ont les mêmes droits que les hommes, alors qu’en réalité, elles doivent lutter pour obtenir cette égalité de droits qui n’est pas acquise. On est sur deux sens du mot droit, d’où la confusion.
Franchement, attendre de l’enfant qu’il dise à son parent « tu n’as pas le droit de me taper », ça me rappelle, c’était Dolto je crois, qui disait naïvement que c’était à l’enfant de dire « non » en cas d’abus sexuel. Pour la VEO, ça peut marcher si le parent est déjà sensibilisé, à moitié convaincu, mais avec un parent normalement névrosé/violent, ça lui attirera juste des ennuis supplémentaires (ça vaudrait pareil pour un adulte face à un adulte). C’est comme dire à son cambrioleur qu’il n’a pas le droit de nous cambrioler.
Connaître toute la vérité, aussi dure soit elle, cela donne de la force. Je suis pour la transmettre aux enfants et ne pas mentir par omission.
Mais je pense qu’on n’arrivera pas à tomber d’accord car j’entends chez toi une foi en les institutions alors que moi je pense qu’elles sont non seulement défaillantes mais à l’origine de l’oppression des mineurs. Je pense que tu ne réalises pas bien la réalité de l’accueil qui est fait aux enfants au niveau institutionnel (et là je parle après des années de recueil de témoignages divers et variés d’enfants et d’adultes au sein d’associations – dont l’OVEO mais pas que – ou de manière informelle ou professionnelle).
Pour ce qui est de Greta Thunberg, je pense que son cas est beaucoup plus compliqué que ça, avec des enjeux politiques derrière qui nous dépassent. Mais tu ne crois pas sérieusement que, même avec sa belle personnalité et son courage, elle aurait pu un seul instant s’exprimer publiquement si (tous) les adultes en avaient décidé autrement ? Tous les enfants qui ont quelque chose à dire et qui n’ont pas eu, comme elle, la chance qu’on ne les en empêche pas, sont, eux, un triste exemple que le pouvoir est in fine entre les mains des adultes, à l’heure actuelle. Ce n’est pas du fatalisme, c’est de la lucidité, prérequis pour prendre le problème à bras le corps.
Anne-Claire R. (60)
Merci pour ces précisions.
Le problème, c’est que des conseils pas adaptés peuvent être pires que pas de conseils du tout. En lisant ça, un adulte un peu au fait du système sait très bien que ça va être loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît. Un enfant ou un ado pourrait croire, lui, que c’est bon, on va l’aider, le protéger. Ça laisse croire que les institutions sont de son côté. Et alors là , la déconvenue risque d’être terrible (voMerci pour ces précisions.
Le problème, c’est que des conseils pas adaptés peuvent être pires que pas de conseils du tout. En lisant ça, un adulte un peu au fait du système sait très bien que ça va être loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît. Un enfant ou un ado pourrait croire, lui, que c’est bon, on va l’aider, le protéger. Ça laisse croire que les institutions sont de son côté. Et alors là , la déconvenue risque d’être terrible (voire lui attirer des problèmes). Pour moi, quoi qu’on fasse, c’est indispensable de mentionner que la réalité n’est pas rose, que c’est en cours d’évolution, que plein d’adultes ne sont pas encore prêts à les entendre, y compris ceux dont ce serait le rôle.Les personnes qui ont été confrontées de près ou témoin de cas (même graves) savent très bien que c’est loin d’être facile pour les enfants, que très souvent des procédures juridiques doivent être engagées et, pour un enfant, c’est une épreuve de plus (en plus des violences subies). Tout comme pour les femmes victimes de violences conjugales, pour reprendre ce parallèle. On est parfois contactés à l’adresse contactez_nous et c’est toujours le même scénario : que ce soit la VEO (plus ou moins grave) d’un enseignant, d’un parent… : impuissance quasi totale. Il ne faut pas oublier que la fuite n’est pas une option pour l’enfant.
On ne peut pas parier à l’aveugle sur une possible évolution du 119. Et quand bien même, savez-vous comment le numéro fonctionne et à quoi il sert ?Donc informer, former, donner des outils pour réfléchir et comprendre ce qui se passe, pour déconstruire l’âgisme, voire proposer de se regrouper entre enfants pour discuter des points communs entre les violences subies et parler de stratégie entre opprimés (je ne crois pas que ce soit suggéré sur le site d’ailleurs ?), ok ! Mais prétendre protéger, comme c’est présenté ici (« on a des droits y a ka les faire respecter ») vraiment ça me gêne. On a tous le droit (éthiquement) d’être protégé mais légalement, c’est autre chose. Cette formule, cela relève de la pensée magique. Un minimum d’honnêteté vis-à -vis des enfants s’imposerait. C’est un autre angle d’approche que celui de l’évolution progressive des mentalités. Ce sont deux choses différentes. Ce n’est pas aux enfants de « porter » la période d’assimilation et de transition suite à la loi – si elle arrive ! – en les envoyant au casse-pipe, si vous voyez ce que je veux dire.
Pour moi ça reflète (ou du moins donne cette impression) une certaine naïveté ou une méconnaissance de la différence entre les droits « sur le papier » et la réalité, une méconnaissance de la violence systémique et de comment elle fonctionne.
Alors pour résumer ma position : je suis ok pour qu’on mette le lien sur le site de l’OVEO à titre informatif mais pas qu’on appose le logo de l’OVEO, ça demanderait une réflexion beaucoup plus approfondie sur notre position (et notamment de se poser la question, c’est quoi concrètement ce qu’on peut faire pour protéger un enfant en particulier, à l’heure actuelle ?)
Anne-Claire R. (60)
Bonjour,Je suis toujours aussi sceptique vis-à -vis des conseils de recours institutionnels alors que notre système s’appuie précisément sur les institutions pour appliquer, renforcer et faire perdurer un âgisme structurel (dont la violence est puissante mais à bas bruit, invisible). D’ailleurs, pour moi, ce n’est pas en abordant quelques uns des symptômes de LA violence éducative ordinaire (au singulier, n’est-ce pas Catherine !) que l’on règlera le probl
Bonjour,Je suis toujours aussi sceptique vis-à -vis des conseils de recours institutionnels alors que notre système s’appuie précisément sur les institutions pour appliquer, renforcer et faire perdurer un âgisme structurel (dont la violence est puissante mais à bas bruit, invisible). D’ailleurs, pour moi, ce n’est pas en abordant quelques uns des symptômes de LA violence éducative ordinaire (au singulier, n’est-ce pas Catherine !) que l’on règlera le problème.
Question : Est-ce que les personnes qui conseillent d’appeler le 119 ont l’expérience de cas de VEO réglé grâce à ce numéro (des expériences à l’issue heureuse) ?Anne-Claire R. (60)
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