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19 janvier 2021 à 13 h 53 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7278Dernier point concernant la propre résilience de B. Cyrulnik:
De ce que j’ai lu, de ce que lui en dit, c’est qu’il aurait eu la chance de grandir ses premières années dans un environnement sans VEO et dans un contexte affectif propice au bon développement.
Les évènements sévèrement traumatiques qu’il a subit ont commencé semble-t-il à l’âge de 5 ans (séparation: ses parents le mettent en pension pour éviter la déportation), puis la rafle en 1944 (il
Dernier point concernant la propre résilience de B. Cyrulnik:De ce que j’ai lu, de ce que lui en dit, c’est qu’il aurait eu la chance de grandir ses premières années dans un environnement sans VEO et dans un contexte affectif propice au bon développement.
Les évènements sévèrement traumatiques qu’il a subit ont commencé semble-t-il à l’âge de 5 ans (séparation: ses parents le mettent en pension pour éviter la déportation), puis la rafle en 1944 (il a 7 ans), la mort absolument tragique de ses parents etc…
Personne ne peut dire s’il aurait pu d’une part échapper à la déportation en se cachant, d’autre part résilier comme il l’a fait ensuite, s’il avait subi des VEO avant que débute ces évènements, donc de 0 à 5 ans. Personne ne peut le dire, mais il est probable que tout aurait été très différent pour lui (on ne peut qu’émettre des suppositions avec l’état des connaissances que l’on a à ce jour).
En gros la résilience c’est très bien, mais ce n’est pas donné à tout le monde. C’est une évidence qu’on s’évertue à vouloir nous cacher.
19 janvier 2021 à 13 h 05 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7277ok merci pour l’info pour ne pas journaliser les modifs des messages 🙂Très beau sujet « Ce qui ne tue pas rend plus fort », cet adage m’insupporte également.
En fait si ce qui ne tue pas… tue !!! Et pas qu’un peu. C’est juste différé dans le temps par rapport aux évènements qui n’ont pas tué…
Tu peux faire référence à l’étude ACE qui a brillamment montré que les expériences d’adversité de l’enfance sont le princip
ok merci pour l’info pour ne pas journaliser les modifs des messages 🙂Très beau sujet « Ce qui ne tue pas rend plus fort », cet adage m’insupporte également.
En fait si ce qui ne tue pas… tue !!! Et pas qu’un peu. C’est juste différé dans le temps par rapport aux évènements qui n’ont pas tué…
Tu peux faire référence à l’étude ACE qui a brillamment montré que les expériences d’adversité de l’enfance sont le principal déterminant de l’espérance de vie !!! (=> Mort très précoce. Covid 19 a un impact de qq mois sur l’espérance de vie, sur les expériences traumatiques de l’enfance on parle d’un impact en années et même en décennies !!!), ou encore à cette immense étude de Cambridge non traduite en français malheureusement, qui prouve la même chose: « The impact of early life aud trauma on health and disease – The hidden epidemic » (l’épidémie cachée).
Les victimes engendrent à la fois de nouveaux bourreaux et de nouvelles victimes à très grande échelle, pendant que très peu sont « résilients » (pour résumer très très schématiquement). Donc les très rares personnes (regardons les chiffres de ceux qui deviennent plus forts, et de ceux qui sont affaiblis… Ah ben mince on ne les a pas ces chiffres… Comme par hasard…) qui « deviennent plus fortes » ont eu une conjonction de facteurs qui ont permis ça, conjonction de conditions qui ne se vérifient bien trop rarement, mélange de ressources internes, de rencontres et surtout de chance !!!
Sur ce dernier point je vous donne un autre adage qui m’insupporte peut-être encore plus: « il n’y a pas de hasard ». Celui-là aussi il est gratiné, et je l’entends de plus en plus souvent (quand c’est le cas, je ne laisse pas passer).
Enfin, la distinction inné acquis est aujourd’hui admise comme étant obsolète (erronée) au profit d’une approche systémique et dynamique ou tous les paramètres sont inter-dépendants, influent l’un sur l’autre. Même dans les troubles du développement qu’on croit inné, il n’y a pas du tout que de l’inné, c’est beaucoup plus complexe que ça. Si c’était purement inné en fait ça se saurait, on aurait pu identifier les gênes, et on aurait transmission à coup sûr. Ce n’est pas le cas.
Juste un exemple: il peut y avoir des accidents qui se passent pendant la grossesse (on est pas dans l’inné là), indépendant de la volonté de qui que ce soit d’ailleurs (d’où le mot accident), qui vont, parce qu’ils sont hyper précoces, déclencher des troubles du développement par la suite. Même accident pouvant intervenir sur une autre personne qui ne déclenchera pas de trouble, ou bien très différemment. Personne ne peut dire, personne ne sait aujourd’hui, comment les gênes et l’environnement interfèrent à chaque seconde, à tous les stades du développement pour donner tel ou tel trouble ou non. Autre exemple: la maltraitance peut entrainer des troubles du développement, ou pas ! En fait tout est complexe et cette distinction n’est pas scientifiquement valide. Le nouveau paradigme c’est maintenant l’épigénétique (et ça changera encore), et l’épigénétique nous dit en gros que notre ignorance est immense, en tout cas bien plus grande qu’on ne voulait bien le croire jusqu’à maintenant.
Or l’être humain est dans un inconfort (angoisse même) immense quand il n’a pas de réponse, quand il ne « maîtrise » pas son environnement, d’où les raccourcis de pensée et les dogmes, qui sont légions et partout, dont l’effet est de calmer l’angoisse de ne pas savoir, et de ne pas « avoir la main ».
Cdt
19 janvier 2021 à 10 h 43 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7270Bonjour,Quelques commentaires de mon côté sur cette histoire de résilience, et sur Boris Cyrulnik. Effectivement rien n’est blanc/noir, tout est complexe.
Boris Cyrulnik a une très grande notoriété, il a même des engagements politiques (la commission des 1000 premiers jours de l’enfant et surement d’autres engagements dont je n’ai pas connaissance), sa parole compte, sa parole est très largement diffusée, pour le meilleur et pour le pire.
Le meilleur selon mo
Bonjour,Quelques commentaires de mon côté sur cette histoire de résilience, et sur Boris Cyrulnik. Effectivement rien n’est blanc/noir, tout est complexe.
Boris Cyrulnik a une très grande notoriété, il a même des engagements politiques (la commission des 1000 premiers jours de l’enfant et surement d’autres engagements dont je n’ai pas connaissance), sa parole compte, sa parole est très largement diffusée, pour le meilleur et pour le pire.
Le meilleur selon moi, à ce jour car je peux tout à fait changer d’avis avec le temps, c’est qu’il martèle autant de faire se peut, l’importance déterminante de la culture et de l’environnement affectif et social à la fois dans la construction de la personne (petite enfance), mais aussi dans la résilience. Quand il martèle cela il nous dit bien que tout ne repose pas sur l’individu, au contraire même, l’individu seul n’est rien, il va donc à contresens de la doctrine dominante qui nous a été imposée, et qui est extrêmement délétère, celle du « quand on veut on peut », ou encore du « self made man ». Celle justement qui est dénoncée dans cet article, servie par le concept de résilience qui en fait est détourné, utilisé, instrumentalisé pour renforcer cette doctrine.
Mais ce qu’il tait, ce qu’il ne dit jamais, effectivement, ce sont les violences, les faits qui dans la réalité ont amputé/entravé les personnes dans leur développement, parfois de manière absolument dramatique. Il en parle un peu quand il évoque les orphelinats roumains.
Ce qu’il ne dit pas non plus, il faut le déduire soi-même car il ne le dit pas, ou seulement à demi-mot, c’est que les personnes les plus résilientes sont justement celles qui n’ont pas été entravées dans leur développement par des violences / traumas. Il ne donne qu’une partie du discours quoi: il dit que les capacités de résilience se développent si on a grandi dans un environnement qui permet la sécurité (physique et affective), et l’exploration. Mais il ne dit pas ce qui entrave et détruit. Il ne s’attaque pas au système social qu’est la famille. Famille qui comme vous le savez est un lieu de non droit: la loi ne s’applique pas en ce lieu (or une loi ne sert à grand chose si elle n’est pas opératoire), ce lieu est un lieu d’impunité quasi totale.
Au final le problème dans cet histoire, c’est de ne présenter qu’une face bien jolie des choses et de laisser de côté les choses qui fâchent. Ce qu’on ne voit pas n’existe pas, c’est bien connu… En tout cas c’est comme ça qu’on manipule les masses, on bombarde un aspect des choses, on tait le reste. Et tout ce qui est tu n’arrives jamais à notre conscience, du coup.
Les médias choisissent les sujets qui sont diffusés et surtout (et c’est le plus vicieux) choisissent ce qui n’est PAS diffusé. Idem pour les éditeurs. Mieux vaut s’attarder sur ce qui n’est pas dit que sur ce qui est dit, car c’est dans ce qui n’est pas dit qu’on trouve ce qui dérange réellement et profondément l’ordre établi.
Ce n’est pas pour rien que l’inceste est inaudible depuis tant de siècles (depuis toujours peut-être dans l’histoire de l’humanité…), c’est le sujet le plus tu qui soit, champion toutes catégories du silence absolu, à égalité ou pas loin des VEO, parce que là on touche directement aux racines des rapports de domination, mais c’est un autre sujet. Pour info d’ailleurs, l’essai de l’anthropologue française Dorothée Bussy « Le berceau des dominations », qui était introuvable jusqu’ici, est ré-édité et sort en format poche début avril 2021:
https://livre.fnac.com/a15596685/Dorothee-Dussy-Le-Berceau-des-dominations#omnsearchpos=1Merci donc pour cet article qui donne à voir l’autre visage de la résilience
Cdt
Annabelle
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années par
Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
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Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
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12 janvier 2021 à 13 h 03 min en réponse à : Proposition de court article-réflexion sur le contrôle et la notation #7239Je me souviens d’une chose en repensant à cet article que tu as écrit Sophie…Pendant ma propre scolarité, et surtout vers le collège/lycée, je me souviens à quel point j’étais en colère de réaliser la contradiction entre le discours de mes professeurs sur la notation ( » ce n’est qu’une note », » ça ne te définie pas », » c’est simplement pour vous donner un repère », » c’est pas grave », » il n’y a pas que ça
Je me souviens d’une chose en repensant à cet article que tu as écrit Sophie…Pendant ma propre scolarité, et surtout vers le collège/lycée, je me souviens à quel point j’étais en colère de réaliser la contradiction entre le discours de mes professeurs sur la notation ( » ce n’est qu’une note », » ça ne te définie pas », » c’est simplement pour vous donner un repère », » c’est pas grave », » il n’y a pas que ça dans la vie heureusement ! », » c’est juste un outil, et c’est uniquement pour les résultats scolaires ») et les faits, la réalité où les notes étaient omniprésentes, où on en parlait sans arrêt, où faire un devoir sans être noté n’était même pas imaginable.
Cela a un peu cessé à la fac où j’ai eu beaucoup de professeurs un peu plus cohérents et qui s’arrangeaient pour agir : on avait TOUS la même note à la fin du semestre , ou bien, on pouvait faire et refaire un devoir jusqu’à avoir une note qui nous convenait, on encore on évitait d’en faire un sujet de discussion permanent et on se contentait d’un devoir noté ( le mieux) pour enregistrer dans l’ordi. C’était pas parfait, mais je trouvais enfin un brin de cohérence, contrairement aux années d’avant…
8 janvier 2021 à 21 h 00 min en réponse à : Proposition de court article-réflexion sur le contrôle et la notation #7214oh oui, merci beaucoup !
12 décembre 2020 à 21 h 49 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7059La socialisation c’est la grande peur générale.Et pourtant l’enfant se sociabilise au sein de sa famille et quand il commence à s’intéresser aux autres, il se sociabilise avec toutes les personnes qu’il rencontre.
Comme si l’école répondait aux besoins de l’enfant à la place des parents. C’est vraiment de la déresponsabilisation. C’est tellement triste !
Ça me fait penser d’ailleurs à comment on nous traite à la maternité, com
La socialisation c’est la grande peur générale.Et pourtant l’enfant se sociabilise au sein de sa famille et quand il commence à s’intéresser aux autres, il se sociabilise avec toutes les personnes qu’il rencontre.
Comme si l’école répondait aux besoins de l’enfant à la place des parents. C’est vraiment de la déresponsabilisation. C’est tellement triste !
Ça me fait penser d’ailleurs à comment on nous traite à la maternité, comme si on ne savait rien. Infantilisation.
Ma fille se sociabilise au quotidien, ensemble, quand on croise la postière, quand on voit les voisins, quand on va faire les courses, quand on va à des rendez-vous, quand on va au parc, quand on voit des copains, etc ! La sociabilisation se fait avec tous les âges et pas seulement avec des enfants du même âge.
Tout à l’heure, en allant faire nos courses, comme d’hab, elle est allée discuter avec tout le monde (adultes et enfants) sans aucun problème ! Elle est hyper sociable et pourtant elle n’a jamais posé les pieds à l’école !
J’ai l’impression que c’est un moyen de vendre l’école, alors qu’en fait on y oblige les relations sociales. Pas de possibilité de se retirer du contact, d’être tranquille, d’y aller à son rythme, etc. Ça rend les enfants assez agressifs et mal dans leur peau d’ailleurs. Et puis, ça dépend aussi de la personnalité des enfants. Être timide c’est toujours mal vu ! Alors que l’on a le droit de ne pas avoir envie de contact.
Il y a un réel manque de confiance dans les capacités de l’enfant à s’ouvrir au monde, à apprendre, etc. Alors que l’enfant est né avec tout ce qui lui faut pour apprendre et se construire. Encore faut il lui faire confiance ! Lorsqu’il a appris à marcher, personne n’a douté qu’il y arriverait. Alors pourquoi douter pour le reste ?
Il y a un tel mal-être dans cette société. Il y a tellement de choses à remettre en question… Se reconnecter à soi-même, écouter ses émotions, les souffrances de son enfant intérieur, … et là on pourra changer de paradigme, se mettre au niveau des enfants, les respecter, les écouter… Heureusement certains ont commencé ! 🙂
7 décembre 2020 à 9 h 28 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #6966Bonjour !
Chapeau pour l’article ! Merci pour le positionnement de l’OVEO contre ce projet de loi.
Je suis d’accord avec les annotations de Cahty.
Merci pour votre travail sans moi… je suis sur le front mais ailleurs. ^_^ Je viens d’organiser la manifestation de samedi à Marseille. On a eu la visite d’un député, d’une conseillère métropolitaine et de la presse !
4 décembre 2020 à 11 h 51 min en réponse à : Formation : « Lutter contre les violences éducatives ordinaires » (Mars 2021) #6906Merci d’avoir pris le temps de rédiger tout ça, effectivement j’avais un peu du mal à suivre, mais en même temps je n’ai pas pris le temps de parcourir à fond le site et les sujets du forum non plus… En tout cas, je commence à reconstituer un peu le puzzle et à y voir plus clair sur tout un tas de sujets, merci ! 🙂
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 2 mois par
Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
2 décembre 2020 à 19 h 55 min en réponse à : Formation : « Lutter contre les violences éducatives ordinaires » (Mars 2021) #6893Bonsoir,
Etant assez récente dans l’asso, merci de bien vouloir m’éclairer sur les distinctions entre la VEO et les VEO et pourquoi c’est important (si ça l’est).
Cordialement,
2 décembre 2020 à 17 h 10 min en réponse à : Livre: « Le concept du continuum » de Jean Liedloff #6891Bonjour,
D’ici quelques jours / semaines je vous proposerai un draft de résumé de livre un peu plus élaboré et construit que mon post initial, dont les critiques seront souhaitées et bienvenues.
A bientôt 🙂
Annabelle
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