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26 avril 2020 à 22 h 57 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5267Bonsoir, je viens d’ajouter à la signature le Collectif Camps Colo puisque les retours sont enthousiastes.
J’apprécie que l’OVEO puisse se positionner de manière ferme et franche contre toutes les formes de VEO, notamment au sein de l’institution scolaire (et de toutes les institutions de l’enfance d’ailleurs). J’apprécie également l’idée qu’on laisse toujours entrevoir que cette position laisse voir la part de remise en question et deBonsoir, je viens d’ajouter à la signature le Collectif Camps Colo puisque les retours sont enthousiastes.
J’apprécie que l’OVEO puisse se positionner de manière ferme et franche contre toutes les formes de VEO, notamment au sein de l’institution scolaire (et de toutes les institutions de l’enfance d’ailleurs). J’apprécie également l’idée qu’on laisse toujours entrevoir que cette position laisse voir la part de remise en question et de tentatives de faire mieux dans chaque institution, car c’est aussi important.
Bravo et merci pour cette lettre ouverte, nous la relayerons très largement via notre collectif et les réseaux sociaux. Je la relayerai également sur mon territoire auprès des APE et si possible la presse locale.Bon début de semaine et à bientôt.
25 avril 2020 à 22 h 00 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5233Bonsoir à toutes et tous,J’ai suivi vos échanges avec grande attention. Le temps et l’énergie m’ont manqué au moment « t » pour intervenir. Je suis satisfait qu’on publie enfin cette lettre. Les modifications apportées sont acceptables pour moi. Je remercie celles et ceux qui ont contribué à la réalisation et finition de ce travail d’équipe.
Je ne connais l’OVEO que depuis peu, mais adhère pleinement à l’intention de dénoncer l
Bonsoir à toutes et tous,J’ai suivi vos échanges avec grande attention. Le temps et l’énergie m’ont manqué au moment « t » pour intervenir. Je suis satisfait qu’on publie enfin cette lettre. Les modifications apportées sont acceptables pour moi. Je remercie celles et ceux qui ont contribué à la réalisation et finition de ce travail d’équipe.
Je ne connais l’OVEO que depuis peu, mais adhère pleinement à l’intention de dénoncer les VEO. Par contre, je n’adhère pas du tout au projet de l’école actuelle de l’Education Nationale, notamment car les VEO y sont quotidiennes et insidieuses. Pour moi, dès lors qu’on établit un rapport dominant-dominé, il s’agit de violence. En l’occurrence, au sein de l’école, cette forme de violence est totalement, tellement banalisée, devenue si ordinaire, qu’elle en est acceptée. Il me semble que ça colle donc parfaitement à la définition d’une VEO. Qui cela sert-il ? En voilà une question pour les soirées de confinement… en tout cas, pas les enfants, les adultes de demain.
Pour moi, le rôle de l’OVEO – si j’ai bien saisi son sens – est bel et bien de dénoncer toutes les formes de VEO, en ce compris celles qui sont pratiquées « impunément » et insidieusement par l’EN depuis la nuit des temps et même s’il s’agit d’une démarche complexe et de longue haleine.
Pour moi, combattre les VEO de l’école ne signifie pas forcément combattre l’école. C’est plutôt – enfin – repenser l’école, à la lumière de cette conscience de ce que la violence éducative inflige et détruit de l’enfance, et de la démocratie.
De grâce, n’ayons pas peur de nos opinions ! Il est grand temps de les partager, par pour nous, mais pour nos enfants…
Je vous propose un passage du livre « Education authentique, pourquoi? » de Jean-Pierre LEPRI pour alimenter la réflexion sur cette thématique :
« Je suis violenté, de fait, chaque fois que quelqu’un me fait faire quelque chose que je n’apprécie pas. Mais, même si je l’apprécie, ne s’agit-il pas (en parlant du quelqu’un qui me fait faire), tout autant, encore d’un « viol »? La viol-ence aurait donc à voir plutôt avec la contrainte exercée sur ma liberté de choix.
L’éducation est bien l’intention d’un éducateur sur un éduqué – et donc une forme de contrainte. Éduqué, c’est une violence que je me fais, en cherchant à correspondre au modèle attendu, afin d’être conforme à ce modèle. Éducateur, c’est aussi une violence que je fais en cherchant à obtenir de l’autre qu’il fasse que, moi, j’attends de lui. Même si c’est « pour son bien » que j’interviens sur l’enfant, l’éducation est le masque présentable d’un rapport inégal – de domination-soumission. L’éducation est donc, intrinsèquement, une violence – même habillée de « douce » ou d’alternative. »
Si l’OVEO ne peut dénoncer aussi les VEO de l’EN, je le respecterai évidemment. En même temps, je prendrai note que je me suis trompé d’association.
Mais, je sais que je ne me suis pas trompé ! 😀 et, j’imagine et espère que de merveilleux débats d’idée, riches, suivront et permettront à l’OVEO de clarifier son positionnement.
Au plaisir d’échanger à nouveau avec vous sur ces thèmes,
Avec toute ma sympathie,
Michaël
merci pour ces échanges très riches et ouverts.Ludovic, pour te répondre, les 4 grands principes que j’avais cités certainement trop rapidement, sont présentés sur cette page de l’UNICEF relative à la CIDE https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant
Je me demande de quels 10 principes tu parles, à moins que ce soit comme souvent présenté, le ré
merci pour ces échanges très riches et ouverts.Ludovic, pour te répondre, les 4 grands principes que j’avais cités certainement trop rapidement, sont présentés sur cette page de l’UNICEF relative à la CIDE https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant
Je me demande de quels 10 principes tu parles, à moins que ce soit comme souvent présenté, le résumé des 54 articles en 10 points ? (présents aussi sur le lien précédent).
Je te rejoins sur le fait que la CIDE soit dépassée à présent mais pas complètement pour moi. Et d’ailleurs, cela me fait penser qu’en juin dernier, j’étais à un colloque international sur le bien-être des enfants et des chercheurs en droits de l’enfant ont parlé de l’évolution des droits de l’Enfant à présent moins centrés sur la survie comme c’était à l’origine, et plus sur le bien-être ou plutôt les bien-êtres des enfants vécus différemment selon chacun dans son contexte et son individualité.
Je te rejoins aussi tout à fait sur la nécessité d’individualiser les accompagnements à partir des besoins propres des personnes (sociaux et soignants et éducatifs par ex). J’ai plutôt l’impression que ces notions sont de plus en plus dans les formations (et l’étaient déjà dans celle que j’ai faite en soins infirmiers en 1993) mais pas assez mis en pratique et avec des enjeux de pouvoirs et lourdeurs institutionnelles pas toujours simples à contourner en France …
Concernant tes questionnements sur les lois en vigueur pour les victimes de violences sexuelles différentes, selon l’âge de la victime au moment des faits, personnellement je suis pour l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs, tenant compte des connaissances actuelles sur l’amnésie post-traumatique bien plus fréquentes chez les enfants que chez les adultes. Je ne suis pas choquée que les peines soient plus lourdes pour les agresseurs d’enfant que pour des adultes car j’adhère à l’idée que ce soit encore plus grave de s’en prendre à quelqu’un qui est moins en mesure de se défendre (les condamnations sont de manière générales plus lourdes aussi pour les adultes en situation aussi d’avoir du mal à se défendre comme les personnes en situation de handicap ou les personnes âgées) et de plus, on sait que l’impact post-traumtique est encore plus grave de conséquences pour un enfant à long terme.
Mais peut-être cela vient moi-même me titiller sur l’âgisme que effectivement je ne réfute pas complètement, par souhait de protection des personnes pouvant être plus fragiles et plus facilement des proies.
Concernant ce que tu dis des neuro-sciences, je suis un peu surprise. Pour ma part, comme pour tout concept, je pense que rien n’est une vérité absolue et que toute vérité même démontrée a ses limites et ne doit pas devenir un dogme enfermant et mettant chacun dans une case.
Pour autant, je trouve que les neuro-sciences ont tout leur intérêt pour mieux comprendre le développement général du cerveau de l’enfant et l’impact possible de ce qu’il vit sur cette maturation. Là aussi, les études montrent des tendances générales et sont à compléter avec d’autres approches, notamment psychologiques avec la théorie sur le lien d’attachement. Heureusement que ces concepts ne sont pas figés et laissent la place à des évolutions différentes selon d’autres paramètres que nous ne connaissons pas encore. Et là comme pour la CIDE, si une évolution et d’autres approches sont nécessaires, je préfère » ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain »…;-)
Séverine
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 9 mois par
Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
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Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
Bonjour, et merci pour vos message que je lis avec grand intérêt. Ce sujet brasse beaucoup de choses, je vais essayer d’organiser ma réponse…1/ A propos de la CIDE : j’essaye de m’échapper des visions manichéennes, ce qui fait que je partage en grande partie votre point de vue, Séverine. La CIDE est probablement une étape indispensable, et je ne doute pas qu’elle ait eu des effets (et qu’elle continue à en avoir, ne serait-ce que dans cette discussio
Bonjour, et merci pour vos message que je lis avec grand intérêt. Ce sujet brasse beaucoup de choses, je vais essayer d’organiser ma réponse…1/ A propos de la CIDE : j’essaye de m’échapper des visions manichéennes, ce qui fait que je partage en grande partie votre point de vue, Séverine. La CIDE est probablement une étape indispensable, et je ne doute pas qu’elle ait eu des effets (et qu’elle continue à en avoir, ne serait-ce que dans cette discussion par exemple) permettant de tendre vers une meilleure considération des plus jeunes. Et on peut s’en réjouir. Mon propos est surtout de dire l’importance d’observer et d’analyser les effets de la CIDE. Car il s’agit d’un texte spécifique, pour des humains particuliers (appelés « mineurs »), alors qu’il existe un texte plus général (la Déclaration Universelle des droits de l’Homme) qui les concerne déjà. La question qu’on peut se poser, c’est « ne manque-t-il pas simplement des éléments dans cette déclaration universelle ? ». J’entends néanmoins que le but était de doter l’ONU, au sortir de la 2nde Guerre Mondiale, d’un outil juridique plus contraignant (et donc protecteur) que la DUDH pour protéger les enfants. Je ne critique vraiment pas les intentions, ni même la démarche originelle. Je pense juste qu’aujourd’hui, avec le recul que nous avons, nous ne pouvons plus considérer cet outil comme adapté (d’ailleurs, je lis 10 grands principes à la CIDE, quels seraient les 4 que vous citez ?).
Je m’interroge également sur la spécificité des enfants : nous considérons la plupart du temps qu’il faut les protéger, leur assurer une sécurité, car ils n’ont pas nécessairement les capacités de subvenir à leurs besoins vitaux. On ne peut qu’être d’accord avec ça, et il ne s’agit pas de demander à un enfant de 3 ans de se débrouiller pour manger, dormir, assurer son hygiène seul. Par contre, ce qu’on dit à propos de ce besoin d’assistance, on sait que c’est valable pour un très grand nombre d’adultes (qui vivent avec certains handicaps, qui portent des maladies incapacitantes, physiques ou mentales, des personnes victimes d’addictions, certaines personnes ne réussissant pas à sortir de la très grande précarité, certaines personnes âgées subissant les effets de l’âge, etc.). Bref, on voit que ces besoins qu’on associe aux enfants, existent aussi pour les adultes de tout âge, et pas qu’une très faible proportion… Alors quel intérêt à distinguer, encore une fois, les besoins spécifiques des enfants (qui n’ont d’ailleurs, pas tous les mêmes à un âge donné) ?
Je crois que la réponse se loge aussi dans la relative facilité de considérer une part de la population comme uniforme, avec les mêmes besoins. Or, lorsqu’on travaille l’individualisation (c’est-à-dire la réponse personnalisée à des demandes, des besoins exprimés ou observés), la charge de travail est moindre, car on ne dépense pas d’énergie inutilement à répondre à de faux-besoins.
Au final, dans ce sens là, la CIDE n’est pas imparfaite, elle est totalement dépassée (et ce ne sont pas des ajustements qui seraient nécessaires puisque c’est le principe même de savoir à la place de l’autre ce qui est bon pour elle ou pour lui qui pose problème).2/ La transition avec Jean Piaget est toute trouvée (merci Cathy, pour ce lien) : l’erreur fondamentale de Piaget (mais surtout des milliers de personnes qui ont basé leurs pratiques de médecine, d’éducation – scolaire ou non -, de psychologie… sur cette théorie) c’est d’associer des étapes évolutives à des besoins auxquels il est nécessaire de répondre. C’est ce qu’on appelle la « théorie des besoins », et qui nous empêche actuellement d’imaginer une relation aux plus jeunes personnes où nous devrions nous enquérir de leurs besoins avant de les imaginer, de les fabuler, de les fantasmer. Il va sans dire que, dans les grandes lignes et pour de nombreuses personnes, les stades décrits par Piaget sont assez justes. Mais on ne peut pas en faire de Loi générale. Sauf que notre système éducatif et juridique est fondé sur ce principe de Loi générale : aucun mineur (moins de 18 ans) ne peut voter, conduire une voiture, décider de consulter tel médecin plutôt que tel autre, etc. Tout reste au bon-vouloir des parents et des institutions. Bien sûr, il y a de nombreux cas où les parents et les professionnels ont une attention particulière à ce qu’exprime l’enfant, et je m’en réjouis. Mais il n’empêche que le monde que l’on a construit les emprisonne. Aujourd’hui, un enfant n’a pas le choix que d’aller à l’école et de suivre l’instruction obligatoire. Il n’a pas le choix de dire : « aujourd’hui, à 6 ans, je m’intéresse aux insectes plutôt qu’aux mathématiques et je veux étudier ça plutôt que ça ».
L’exemple de Bonnardel sur le permis de conduire est très révélateur : pourquoi ne serions-nous pas prêts à laisser un enfant de 6 ans conduire une voiture s’il passe l’examen du code et du permis et que sa voiture est adaptée à sa morphologie (comme on le fait pour les personnes privées de l’usage de certains membres) ? Bien sûr, il y a de grandes chances que la très grande majorité des enfants n’y arrive pas, alors ils n’auraient pas le droit de conduire. Mais ceux qui y arrivent, pour quelle raison objective leur refuse-t-on ce permis ? C’est étrange… Et on a tous en tête des adultes et des personnes âgées qui eux, ne devraient plus pouvoir conduire…
A propos du vote, je connais un paquet de jeunes ados qui sont capables d’avoir une réflexion politique et un avis sur les grandes décisions nationales ou communales. Pourquoi ne peuvent-ils pas voter ? D’ailleurs, si je ne parle que d’adolescents, c’est parce que les plus jeunes enfants ne nous paraissent pas capables de cerner des enjeux, on les imagine aussi en proie au carcan familial qui leur dicterait pour qui voter… mais rassurons-nous, c’est déjà le cas pour les jeunes adultes ! Le fait de grandir dans un contexte familial raciste risque de conditionner un petit peu vos propres choix de jeunes votants… Sauf que lorsqu’on leur permet de s’exprimer, d’écouter, d’échanger des avis contradictoires, de rechercher le consensus ou l’intérêt général, des enfants de 9 ans savent parfaitement le faire. Les observations d’auto-régulation de groupes d’enfants dans des contextes de pouvoir partagé (et donc de responsabilité partagée, ça va avec) sont plus que nombreuses. Ce sont bien nos peurs, nos craintes de l’incapacité qui sont à l’origine de notre refus de leur laisser essayer.
Enfin, l’exemple de votre fils qui a participé à la création d’une Junior Association met en lumière un autre point fondamental qui explique la difficulté à changer de paradigme : le système actuel marche ! Il fonctionne, il permet aux enfants de grandir à peu près en bonne santé (physique en tout cas, mentale c’est quand même plus questionnant). La valorisation des résultats plutôt que des efforts (différence fondamentale avec les organisations familiales et scolaires scandinaves) mène complètement à ce type d’observation positive. Celles et ceux qui réussissent servent à prouver que le système fonctionne. Hé bien je dis oui, il fonctionne, mais clairement pas pour tou·te·s. Je concède qu’il est difficile dans le quotidien (je m’en rends bien compte en écrivant ces lignes, merci le forum !) de modifier ses rapports aux enfants quand toutes les institutions et les habitudes autour restent, et continuent de véhiculer l’idée que « l’adulte sait mieux que l’enfant ce qui est bon pour elle/lui… »3/ Le rapport au risque : Sophie amène le sujet du risque potentiel (de tomber sur des perver·se·s, de naviguer dans des lieux insécurisants, traumatisants, de vivre des atrocités…) qui justifie, là-aussi très souvent, le recours à l’arsenal législatif qui ôte aux enfants un certain nombre de droits qui sont laissés aux adultes. Ces dangers sont réels, la plupart bien connus. J’ai juste envie de dire qu’on n’a pas idée à quel point ces risques-là sont déjà quotidiennement pris par les enfants en France. Sans dramatiser, je sais que l’OVEO a à cœur de rendre visibles ces souffrances quotidiennes vécues par des milliers d’enfants. Croyons-nous vraiment qu’offrir une place publique ouverte à la parole des enfants va aggraver ce risque ? Pensons-nous vraiment que c’est justifié que la Loi punissant les viols d’adultes soit moins dure que celle punissant les viols d’enfants ? Pensons-nous qu’il est moins grave ce frapper une femme qu’un enfant ? Personnellement, je crois que pour tout être humain, ces faits sont gravissimes, et je ne comprends pas pourquoi les délais de prescription d’atteintes aux adultes sont plus courts que ceux des enfants (ils devraient tous être au même niveau, voire qu’il n’y ait pas de délai de prescription…!). Ces différenciations juridiques ne sont pas plus bénéfiques pour les adultes que pour les enfants (mais par des mécanismes différents).
Deux situations : une femme ou un homme adulte qui vient porter plainte pour violence, dans le meilleur des cas son témoignage va être pris par un agent habilité, qui va enregistrer de manière technique la plainte et informer la personne de la procédure. Il semble évident que le/la flic ne va pas serrer la victime dans ses bras pour rassurer et lui permettre de se sentir mieux. A l’inverse, un·e enfant victime de mauvais traitements a de grandes chances d’être accompagné·e par des agents formés, voire par des éducs ou des professionnels de l’enfance dont le ton de la voix, les marques d’affections et de réconfort affectif vont très souvent être spontanés.
Ces situations m’interrogent vraiment : qui nous dit que l’enfant a besoin de ça ? Peut-être que oui, mais pas sûr… Qui nous dit qu’il ne souhaite pas connaître et comprendre ce qu’il peut faire pour que son agresseur soit puni pour cette violence (donc demande d’information technique sur la procédure) ?
A l’inverse, qui nous dit que la victime adulte n’a pas elle aussi besoin, envie, que quelqu’un s’assoit à côté d’elle et lui parle avec des mots réconfortants ? Peut-être que oui, peut-être que non…
J’estime donc que ce qui nous mènerait vers plus de justesse dans notre considération des êtres humains appelés « mineurs », c’est de l’individualisation. De nombreuses choses existent déjà sur ce principe, mais la culture majoritaire est encore celle de Piaget : nous savons ce qui est bon pour vous, donc nous vous imposons nos décisions.
Les neuro-sciences, vous le savez, vont également dans ce sens…Pour finir (désolé pour ce pavé… j’essaierai de me limiter à l’avenir), je voulais rebondir sur cette idée, Séverine, d’intégration d’enfants dans l’OVEO. Je ne connais pas encore suffisamment l’organisation de l’asso, mais c’est sans doute une riche idée. Par contre, comme vous* dites, cela demande des ajustements. Et il faut également se méfier des injonctions cachées que l’on peut envoyer. Car spontanément, j’imagine que peu d’enfants seraient intéressés par ce sujet… mais je me trompe peut-être 🙂
* est-ce que le tutoiement est de rigueur ici ? Moi ça me va en tout cas.
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Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
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Bonjour à tous,Sophie, je trouve l’idée excellente et très juste de faire participer des enfants au sein de l’OVEO et lors d’initiatives à leur égard. Cela ne se fait effectivement pas assez (et n’est pas toujours aisé à organiser) mais il est sûr que comme pour tout public, les actions de sensibilisation sont bien plus efficaces si elles sont co-réalisées avec les personnes concernées et à partir de leurs besoins…
Concernant ce que tu dis autour «
Bonjour à tous,Sophie, je trouve l’idée excellente et très juste de faire participer des enfants au sein de l’OVEO et lors d’initiatives à leur égard. Cela ne se fait effectivement pas assez (et n’est pas toujours aisé à organiser) mais il est sûr que comme pour tout public, les actions de sensibilisation sont bien plus efficaces si elles sont co-réalisées avec les personnes concernées et à partir de leurs besoins…
Concernant ce que tu dis autour « des enfants retirés de leur famille » et qu’ils devraient selon toi décider par eux-même, je vais être encore très pragmatique et beaucoup de psychologues le constatent tant cela est très complexe : la plupart des enfants maltraités continuent d’aimer leurs parents et par loyauté les protègent au point même souvent de ne pas souhaiter en être séparés alors que cela peut sembler nécessaire…
Bonne fin de journée
Séverine
Bonjour,Je suis complètement d’accord que les enfants ont un potentiel de sensibilité, d’ouverture d’esprit et de raisonnement que certains adultes n’ont pas et je l’expérimente dans des ateliers philosophiques très riches avec eux .
Quand je parle de vulnérabilité, ce n’est pas en terme d’infériorité, c’est encore une fois très pragmatique au regard des besoins spécifiques des enfants qui nécessitent un accompagnement adapté à
Bonjour,Je suis complètement d’accord que les enfants ont un potentiel de sensibilité, d’ouverture d’esprit et de raisonnement que certains adultes n’ont pas et je l’expérimente dans des ateliers philosophiques très riches avec eux .
Quand je parle de vulnérabilité, ce n’est pas en terme d’infériorité, c’est encore une fois très pragmatique au regard des besoins spécifiques des enfants qui nécessitent un accompagnement adapté à leur développement et à leurs besoins personnels du moment (pas de manière figée selon des tranches d’âges mais selon chaque enfant qui évolue différemment d’un autre, avec néanmoins souvent des points communs que nous retrouvons dans les connaissances sur le lien d’attachement et en neuro-science sur notamment le développement cérébral de l’enfant ).
C’est bien pour moi parce qu’un enfant , notamment un jeune enfant, serait encore plus vulnérable qu’un adulte à des carences affectives (et alimentaires par exemples) , qu’il nécessite un accompagnement spécifique.
Les enfants retirés de leur famille d’origine ont d’ailleurs des besoins psychologiques encore plus prégnants et le scandale des manques de moyens dans certains départements montre bien qu’il est complètement inadapté de laisser des jeunes de la protection de l’enfance dans des hôtels sans accompagnement de professionnels.
Je suis bien d’accord que dans ces situations comme dans beaucoup de foyers manquant de personnel formé, les enfants sont rendus encore plus vulnérables à cause des violences qu’ils subissent directement ou pas manque de réponses à leurs besoins spécifiques et personnels.
Bonne journée
Séverine
Bonjour Ludovic,Merci pour ce partage très intéressant avec lequel j’adhère en grande partie.
Bien sûr que la CIDE ne va pas assez loin dans la participation des enfants qui aurait déjà être due être réfléchie et rédigée avec eux. J’adhère aussi tout à fait au fait que la CIDE propose dans ses articles des moyens très institutionnels et ne va pas assez vers le concept d’accompagnement de l’enfant dans une interaction plutôt que d’éd
Bonjour Ludovic,Merci pour ce partage très intéressant avec lequel j’adhère en grande partie.
Bien sûr que la CIDE ne va pas assez loin dans la participation des enfants qui aurait déjà être due être réfléchie et rédigée avec eux. J’adhère aussi tout à fait au fait que la CIDE propose dans ses articles des moyens très institutionnels et ne va pas assez vers le concept d’accompagnement de l’enfant dans une interaction plutôt que d’éducation d’un vers l’autre.
Cependant, la CIDE est un texte datant déjà et même si elle mériterait d’évoluer dans sa forme et surtout dans sa mise en application, je trouve que c’est une base déjà énorme engageant les Etats, compte tenu des conditions de vie difficiles et de la non considération de l’enfant très importantes au 20 è siècle et encore malheureusement trop souvent présentes. La CIDE a le mérite de poser 4 grands principes qui sont très peu connus et encore moins appliqués. C’est surtout cela qui me semble poser souci et nécessiter une généralisation de l’information aux enfants et au adultes : la méconnaissance de la CIDE et notamment des principes à prendre en compte dans tout ce qui concerne l’enfant sa participation, son intérêt supérieur , sa prise en compte quelle que soit soit son individualité et la recherche de sa survie et son plein développement et sa survie.
Là où je ne suis pas tout à fait en accord avec toi, c’est que selon moi, les institutions ne sont pas forcément oppressantes pour l’enfant si il a sa place dans les choix de projets , l’organisation et les prises de décisions. Je trouve d’ailleurs que ton témoignage sur l’accueil de loisirs où tu travailles en est un formidable exemple : toi et ton équipe avez choisi un projet considérant les enfants vraiment co-acteurs.
Pour ce qui est des écoles, le modèle de l’EN en France est assez oppressif j’en conviens (même si certaines écoles et des enseignants ont des projets innovants) mais ce n’est pas le cas de l’enseignement dans d’autres pays comme la Suède et la Norvège qui place l’enfant au coeur des organisations le concernant.
Alors pour moi, ce n’est pas l’institution en soi qui ne respecte pas l’enfant mais le type de projet et de modalités mis en place dans un pays et dans chaque institution et équipe de structure.
Idem pour les hôpitaux et pour les structures d’accueil d’enfants placés ou de loisirs.
L’exemple français des hôpitaux ne brille encore pas par son fonctionnement participatif avec les usagers (même si il y a eu des évolutions ) et aussi avec les agents , mais ce n’est pas le cas dans tous les pays et certains sont bien plus en avance que la France dans les médecines naturelles et le libre-choix laissé aux patients , notamment aux femmes pour accoucher (et par là même à l’enfant de naître le plus naturellement possible).
Pour revenir plus précisément au droit fondamental de l’enfant d’être protégé de toute forme de violence, je conviens qu’il y a là aussi à s’interroger sur le souhait de l’adulte de protéger l’enfant coûte que coûte tel un sauveur, alors que parfois l’enfant n’est pas prêt à tous les bouleversements que cela entraîne et là aussi c’est un cheminement avec lui et en continuant de l’accompagner. La CIDE n’est pas parfaite et est un cadre de base parmi d’autres plus actuels (notamment les neuro-sciences et connaissances psychologiques sur l’attachement notamment). Néanmoins, sa connaissance et son application serait déjà un sacré grand pas pour faire évoluer le respect des besoins fondamentaux de l’enfant , à condition, j’en conviens et c’est d’ailleurs un grand principe de la CIDE, que son application et tout ce qui concerne les enfants soient réalisés avec eux.
Là aussi où je ne suis pas tout à fait d’accord et je l’assume, c’est que pour moi, l’enfant garde des droits spécifiques du fait de sa plus grande vulnérabilité et de son développement et sa maturation par différents stades à prendre en compte selon là où en est chaque enfant bien sûr.
Mon fils de 14 ans un créé une junior asso avec des copains et j’avoue que je préfère cela à une loi de 1901 car il y a un accompagnement adapté de leurs initiatives et de leurs questions.
Ce soir, j’ai écouté la conférence de Yves Bonnardel et Catherine Dumonteil Kremer. Cette question a été posée et Yves Bonnardel se positionnait contre toute limitation des libertés des enfants et que le concept de minorité était un non sens pour lui, en donnant l’exemple que pour lui certains enfants pourraient être en capacité de conduire une voiture à 6 ans . CDK et Clara Belar n’étaient pas d’accord avec lui et moi non plus. Clara Belar a même évoqué la question du non sens d’un consentement sexuel pour les enfants au regard de leur degré de développement, et là il est bien dangereux de considérer les enfants à égalité de possibilités avec les adultes et là, la CIDE prend tout son sens de protéger les enfants d’exploitation sexuelle, ce qui là aussi est loin d’être respecté en France et encore plus dans certains pays où les mariages forcés d’enfants perdurent (et heureusement que des associations se battent dans ces pays pour aider ces jeunes filles , en s’appuyant sur les droits des enfants..).
Bonne soirée
Séverine
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Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
24 avril 2020 à 20 h 33 min en réponse à : Évolution du forum – propositions (merci de donner votre avis) #5197Bonsoir,
je tiens à dire que cet outil de forum est remarquable. Et pour avoir essayé de le mettre en place dans plusieurs collectifs, je sais que ça n’est pas simple. Bravo pour votre efficacité !
Bonjour Séverine, et bonjour à tou·te·s,je découvre ce forum un peu par hasard et me réjouis des conversations et du niveau de réflexion qu’elles permettent ! Alors tout d’abord merci, et bravo.
Je crois, Séverine, que le problème posé par l’existence des droits de l’enfant se révèle très clairement à travers votre message (et n’en prenez pas ombrage, il s’agit d’une observation quotidienne et dont les causes sont probablement à recherc
Bonjour Séverine, et bonjour à tou·te·s,je découvre ce forum un peu par hasard et me réjouis des conversations et du niveau de réflexion qu’elles permettent ! Alors tout d’abord merci, et bravo.
Je crois, Séverine, que le problème posé par l’existence des droits de l’enfant se révèle très clairement à travers votre message (et n’en prenez pas ombrage, il s’agit d’une observation quotidienne et dont les causes sont probablement à rechercher dans notre propre éducation).
La difficulté ne vient pas du fait que les enfants « ne voient pas l’intérêt » de la CIDE, je crois plutôt qu’elle vient du fait que sont les adultes – donc les premiers à exercer cette domination dont parle avec grande justesse Yves Bonnardel – qui se sont emparés de cette question, sans les enfants. C’est donc le problème des porte-voix qui est amené.Personne, je pense, ne nie l’intention très louable des défenseurs des enfants, mais observons ce paradoxe : ces défenseurs s’arrogent le droit de prendre la défense d’êtres opprimés (les enfants, mais si quelqu’un a encore un doute là-dessus on peut bien sûr en discuter…) tout en maintenant en place l’ensemble des institutions permettant cette oppression : la famille traditionnelle (et ses VEO), l’école, les centres de loisirs (dans lesquels je travaille moi-même), l’hôpital, etc.
Au-delà, même, on peut analyser la CIDE comme une arme forgée par les adultes pour défendre les enfants, mais à la manière des adultes. Il faut opérer un décalage pour comprendre le mal-fondé de cette manière de faire. Imaginons que nous soyons choqués du traitement réservé aux êtres humains en exil dans notre pays. Si je mets en place une charte, une convention ou tout autre texte visant à protéger cette partie de la population, c’est très honorable. Mais si je le fais sans les personnes concernées, quel est exactement le sens de cette action ? Qui va-t-elle servir, au final ?
De même, créer des institutions de protection dans lesquelles les personnes ne peuvent agir elles-même sur ces institutions, c’est faire preuve soit de naïveté, soit de machiavélisme. Encore une fois, je ne doute pas de votre bonne foi, mais on ne peut pas défendre quelqu’un sans elle ou sans lui. C’est empêcher les personnes – aussi « mineures » soient-elles – de pouvoir agir elles-même, donc de manière la plus juste. C’est restreindre ce que la sociologie appelle la capacitation (Wikipédia : « Prise en charge de l’individu par lui-même, de sa destinée économique, professionnelle, familiale et sociale, ou processus qui la permet »).
Si nous voulons vraiment œuvrer pour l’enfance, alors il faut la rendre capable d’agir. La CIDE n’a qu’un seul effet bénéfique, celui d’ouvrir éventuellement les yeux d’adultes sur leurs actes contre les enfants. Mais les Droits de l’Enfant n’aident pas les enfants à être de véritables citoyennes et citoyens.
Pourquoi une personne de 15 ans ne peut-elle pas voter aujourd’hui ? (On appelle pourtant ça le suffrage universel…!)
Pourquoi une personne de 12 ans peut porter plainte seule, mais est obligée de se faire représenter par un adulte dans le reste des procédures ?
Pourquoi une personne de 9 ans doit-elle dépendre d’adultes pour estimer s’il est raisonnable ou non de vivre sous le même toit que ses parents ou que ses frères et sœurs ?
Pourquoi la voix des « mineur·e·s » n’a de valeur que lorsqu’elle est relayée par le monde des adultes ?Je crois qu’il faut être clair, l’enfant n’a pas sa place dans notre monde, pas une place pleine et entière. L’argument de sa sécurité est bien sûr une feinte. Une feinte pour éviter de penser « comment faire avec eux/elles, les enfants ? ».
Vous prenez également l’exemple des Junior Associations pour les adolescents. Ce dispositif est l’exemple-type des modalités de la domination adulte.
En effet, savez-vous qu‘un enfant peut (avec l’accord de ses parents jusqu’à 16 ans, la domination est encore là malgré tout) créer et administrer (excepté les actes de disposition, qui concerne l’engagement d’un patrimoine) une association classique (dite Loi 1901) ? Alors pourquoi ne pas former et accompagner les jeunes à le faire dans le même cadre que les adultes (les associations Loi 1901) ? Parce qu’il est important que l’enfant reste à sa place d’enfant, et notre culture nous l’a inculqué depuis bien longtemps. Le dispositif Junior Asso amène des outils facilitateurs (ouverture de compte bancaire, assurance…), mais en échange d’un suivi contraignant par plusieurs adultes (un référent département, un local au minimum). Pourquoi ne pas avoir simplement créé des dispositifs d’accompagnement et de formation des plus jeunes, tout en restant dans le cadre commun à tous des associations Loi 1901 ??Ce sont ces questionnements-là qui amènent aussi à élargir le spectre des violences éducatives ordinaires. Le conditionnement à rester un être moins capable…
Pour ma part, je suis pour l’éducation : l’éducation par les paires, l’éducation par la vie dans son environnement (naturel, culturel, institutionnel…). Mais je crois qu’il faudra un jour dépasser l’idée que l’éducation doit être un acte d’un être humain sur un autre être humain.
Pour vous donner un exemple, nous travaillons dans mon centre social à la non-éducation des adultes sur les enfants. Néanmoins, nous observons qu’il existe un très grand nombre de « situations éducatives », dans le quotidien. Ces situations ne sont pas nécessairement pensées, voulues, construites. Elles sont très souvent liées au spontané des situations (deux personnes qui réfléchissent à une solution pour partager un espace ou un jouet, l’envie de construire une grande structure de cabanes, le besoin d’une animatrice de comprendre comment fonctionne le système de protection de l’enfance, etc.). La non-éducation n’empêche heureusement pas les apprentissages. C’est une ouverture, même, à en apprendre davantage, et à prendre en main sa vie et ses actes (concept d’empowerment).
Je vous rassure, enfin, nous sommes très loin d’être arrivé·e·s à une situation idéale et satisfaisante. Il y a encore beaucoup de chemin…
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 9 mois par
Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
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Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
24 avril 2020 à 18 h 00 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5182Bonjour à tou·te·s,je prendrai le temps de me présenter plus amplement sans doute dans un autre sujet du forum, mais j’ai une question concernant cette lettre ouverte : est-il possible de la co-signer, au nom d’un collectif (voir ci-dessous), avec une réponse dimanche soir (car j’ai envoyé un mail de consultation, mais je souhaite laisser le temps à chacun·e de lire et donner son accord).
Il s’agit du Collectif Camps Colos (https://c3.frama.site/), qui n’
Bonjour à tou·te·s,je prendrai le temps de me présenter plus amplement sans doute dans un autre sujet du forum, mais j’ai une question concernant cette lettre ouverte : est-il possible de la co-signer, au nom d’un collectif (voir ci-dessous), avec une réponse dimanche soir (car j’ai envoyé un mail de consultation, mais je souhaite laisser le temps à chacun·e de lire et donner son accord).
Il s’agit du Collectif Camps Colos (https://c3.frama.site/), qui n’est ni une association, ni un syndicat, mais bien un regroupement informel d’acteurs associatifs et militants des colos. Ce collectif est composé principalement de petites associations locales, qui gèrent ou non des lieux d’accueil. On y retrouve notamment les principaux représentants des pédagogies alternatives que sont les pédagogies de la décision, la pédagogie de la liberté (Maison de Courcelles) et la pédagogie sociale en France. Chacun avançant et travaillant en lien, pour continuer d’accueillir nos enfants dans des lieux non soumis à la violence du marché et de l’industrie du loisirs ou du tourisme (l’un des premiers combats du collectif avait d’ailleurs était de lutter contre la directive TRAVEL, en militant pour que notre secteur d’activité ne soit pas mis dans le même sac que les grosses entreprises qui maltraitent aussi bien les adultes que les enfants).
Bref, nous sommes très actifs en ce moment et tentons de sauver ces espaces qui nous semblent nécessaires à l’émancipation, la découverte du monde, et qui sont aussi des lieux où les problèmes familiaux peuvent ressurgir (malheureusement aussi, parfois, des lieux où la maltraitance règne, nous en sommes bien conscients).
Nous réfléchissions depuis quelques jours à rédiger aussi une lettre ouverte contre cette absurdité du gouvernement : organiser des temps de vacances-école.
En effet, vous le savez peut-être, le ministre Blanquer souhaite des colos éducatives cet été (comme si elles ne l’étaient pas habituellement…). Pire, il souhaite que des cours puissent y être donnés, et organise le financement de cette dangereuse idée !D’ici quelques jours, j’espère que nous pourrons sortir cette lettre, mais en attendant il me paraît indispensable de s’associer à votre remarquable travail (plein de questionnements internes, ce qui prouve la vitalité de votre collectif !). Merci de me dire si notre collectif vous paraît pouvoir co-signer également cette lettre ouverte.
Je ne manquerai pas de vous tenir informé·e·s de notre propre texte contre les « colos-école » d’ici quelques jours !
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 9 mois par
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