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Bonjour Sophie,
Je ne me suis pas sentie attaquée, juste j’ai vivement réagi à l’ancien débat auquel tu faisais référence et où j’ai le sentiment qu’on ne parle pas des mêmes choses, ou pas sur les mêmes plans et alors que le sujet des droits de l’enfant me tient beaucoup coeur et me passionne.
Je serais intéressées d’écouter Yves Bonnardel que je ne connais pas et je me sens en complet accord avec l’extrait de lui que tu rapportes.
Je c
Bonjour Sophie,Je ne me suis pas sentie attaquée, juste j’ai vivement réagi à l’ancien débat auquel tu faisais référence et où j’ai le sentiment qu’on ne parle pas des mêmes choses, ou pas sur les mêmes plans et alors que le sujet des droits de l’enfant me tient beaucoup coeur et me passionne.
Je serais intéressées d’écouter Yves Bonnardel que je ne connais pas et je me sens en complet accord avec l’extrait de lui que tu rapportes.
Je comprends que des enfants ne voient pas l’intérêt des droits de l’enfant et préfèreraient que leurs droits humains soient reconnus comme pour toute personne. Bien sûr que dans l’idéal, c’est ce qui devrait exister. Et pour les droits des femmes, même combat pour moi : on ne devrait plus avoir à défendre des droits des femmes mais bien les droits humains pour tous. Sauf que, pour les femmes, et encore pire pour les enfants, leurs droits élémentaires sont si souvent bafoués et leur statut souvent minoré que défendre spécifiquement leurs droits est encore nécessaire.
C’est très pragmatique en fait pour moi et permet à des institutions, des associations, des professionnels et tout citoyen de s’appuyer sur ces droits pour les faire valoir et dénoncer quand ils ne sont pas respectés par des individus ou par des institutions, quitte à aller jusqu’à des instances européennes ou internationales s’il le faut. C’est d’ailleurs en grande partie grâce aux pressions européennes et de l’ONU que la France a fini par voter un premier texte visant à abolir les VEO. Donc tout ça c’est du concret pour moi et on a besoin encore des associations pour dénoncer les gros manquements de l’Etat dans la prise en charge des enfants à protéger. Cela ne vient pas dire que la CIDE ne sert à rien ou est trop théorique, bien au contraire c’est en rappelant l’engagement de la France à appliquer la CIDE (qui rappelons le est née de la nécessité de mettre en place des moyens pour garantir la survie et le développement de l’enfant, dans son intérêt supérieur et en le faisant participer) , que l’on peut faire pression pour demander une réorganisation et plus de moyens pour la protection de l’enfance.
Concernant le sentiment de beaucoup d’enfants sur le principe de participation des enfants dans la CIDE, tous ceux à qui j’ai posé la question m’ont répondu qu’ils en voyaient très peu la couleur de ce grand principe. C’est aussi le constat de grandes associations agissant pour les droits des enfants comme « de la Convention aux actes » ou le « collectif AEDE « et là aussi, c’est bien parce qu’il y a un écart antre les droits déclarés de la CIDE et la réalité, que l’ont peut continuer à demander et faire pression s’il le faut pour que cela soit appliqué. Et globalement , cela évolue positivement selon ces assos même si c’est trop lent. Pour les ados, cela a peut-être plus évolué avec par exemple un nombre croissant de créations de Junior Assos ces dernières années. Il faudra du temps encore pour voir évoluer la mise en application effective des droits des enfants avec leur participation. Cela passe par informer et former les adultes et aussi sensibiliser les enfants qui plus ils connaîtront leurs droits, plus ils pourront solliciter des adultes pour les exprimer quand ce ne sera pas des adultes formés qui le proposeront d’eux-même…
C’est ce qui se passe dans les pays nordiques pour la Norvège et la Suède qui placent les droits des enfants au coeur de toute action vers eux, et je ne désespère pas qu’on y parvienne en France…
Bonjour,Merci Sophie pour ces infos.
Concernant le « débat » sur le fait d’informer les enfants de leurs droits, je trouve que l’actualité montre bien le grand manque d’information des enfants de leurs droits et la nécessité de le faire, ce qui n’empêche pas de dire que malheureusement ces droits ne sont pas connus ou pas respectés par certains adultes et que cela n’est pas normal. On voit de nombreuses campagnes d’information sur les violen
Bonjour,Merci Sophie pour ces infos.
Concernant le « débat » sur le fait d’informer les enfants de leurs droits, je trouve que l’actualité montre bien le grand manque d’information des enfants de leurs droits et la nécessité de le faire, ce qui n’empêche pas de dire que malheureusement ces droits ne sont pas connus ou pas respectés par certains adultes et que cela n’est pas normal. On voit de nombreuses campagnes d’information sur les violences envers les enfants et le 119 mais on ne sait pas si les enfants y ont accès et encore moins s’ils peuvent alerter. S’il avaient été tous informés de leurs droits bien avant le confinement, notamment pour celui qui nous implique tous ici, celui d’être protégé de toute violence, les enfants seraient plus en mesure de reconnaître les violences et de demander de l’aide, ne serait-ce en prévenant un camarade par tel ou sur les réseaux sociaux (ils y sont de plus en plus tôt…) pour que ce dernier prévienne le 119 seul (ce qui a ressort beaucoup dans les appels au 119 en ce moment selon Adrien Taquet).
C’est bien le but de l’information des enfants de leurs droits : développer leur reconnaissance des violences et leurs ressources pour s’en protéger avec notamment les différents interlocuteurs possibles.
Je voudrais rappeler aussi que cette vision que je défends d’informer les enfants de leurs droits n’a rien d’un enseignement académique mais est dans un but de prévention et de promotion de la santé et de la citoyenneté qui passe par le renforcement des capacités personnelles et relationnelles. Cela s’appuie sur un échange avec les enfants en partant de leurs points de vue (notamment leur avis sur le respect de leurs droits ) et de leurs questions. Cela est tout à fait conciliable et primordial de dire aux enfants qu’ils sont porteurs de droits humains et qu’il y a un texte et des lois pour l’appliquer et que si leurs droits ne sont pas respectés (et on peut leur dire que cela arrive et le reconnaître ) et qu’ ils vivent des violences de pairs ou d’adultes, ce n’est pas acceptable et qu’il est très important d’en parler et de se sentir légitime de le faire.
Connaître ses droits, que ce soit pour les enfants , comme pour toute personne, permet de trouver des ressources pour les faire valoir concrètement et se sentir légitime de le faire et de mener un combat s’il le faut pour cela. Informer des droits de l’enfant ou des droits des femmes n’a rien à voir avec dire que ces droits sont respectés, bien au contraire : c’est aussi dire l’écart entre les droits fondamentaux, les lois et l’application des lois et la légitimité de faire valoir le respect de ses droits en commençant par en parler quand ils ne sont pas respectés, et savoir vers qui se tourner pour être aidé si nécessaire (et cela n’empêche pas non plus de dire que les démarches de demande d’aide n’aboutissent pas toujours pour différentes raisons et qu’il y a différents interlocuteurs possibles pour ne pas rester seul avec le problème).
Bref, je réfute complètement d’être taxée de mentir aux enfants…(ce qui revient à cela en disant qu’il serait faux de dire aux enfants qu’ils ont des droits, étant donné qu’ils ne sont souvent pas respectés ni assez expérimentés par les enfants).
Et je n’ai jamais dit non plus que l’information des enfants de leurs droits était une fin en soi et suffisante. Il est évident que ce n’est pas suffisant et qu’il est primordial aussi d’informer tous les parents et les adultes de ces droits fondamentaux des enfants , des besoins sous-jacents au regard de des connaissances sur le développement de l’enfant et des lois qui s’y rattachent comme celle relative à l’interdiction des VEO !
23 avril 2020 à 12 h 58 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5150Je suis tout à fait d’accord pour publier ma lettre sur le site. Si besoin je peux l’envoyer, anonyme ou non, au ministère avant ou après publication sur le site. Ce ne sera pas le premier courrier que j’ envoie à M. Blanquer, je lui ai déjà écrit en juin dernier sur la fonction des directeurs.J’ai à coeur de vouloir faire bouger les choses, même si j’ai l’impression de vouloir vider la mer avec une petite cuillère.
Un grand merci à Catherine p
Je suis tout à fait d’accord pour publier ma lettre sur le site. Si besoin je peux l’envoyer, anonyme ou non, au ministère avant ou après publication sur le site. Ce ne sera pas le premier courrier que j’ envoie à M. Blanquer, je lui ai déjà écrit en juin dernier sur la fonction des directeurs.J’ai à coeur de vouloir faire bouger les choses, même si j’ai l’impression de vouloir vider la mer avec une petite cuillère.
Un grand merci à Catherine pour le temps et le travail que tu as consacré aux écrits que j’ai envoyés. Si il y a besoin que je retouche quoi que ce soit, n’hésitez pas à me relancer.
J’ai même retrouvé un autre écrit qui date de janvier, pour porter plainte contre l’Etat devant les conditions d’accueil des petites sections. je peux rajouter ou non au PDF.
Si je comprends bien : je place la lettre dans « témoignages ». Y a -t-il autre chose que je puisse faire ?
23 avril 2020 à 8 h 58 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5141ok pour médiapart. Même si la ligne éditrice me lasse souvent, il y a un fort taux d’audience.
22 avril 2020 à 18 h 57 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5126Version Catherine ok pour moi.
Option de la mise en ligne d’abord, des signatures ensuite parait la plus raisonnable en effet.Et reconnaissance du travail fourni pour la rédaction. On oublie toujours que ce sont des heures à y consacrer …
22 avril 2020 à 18 h 31 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5125Bonjour
La version de Catherine me convient aussi. Effectivement il faut aller vite. Il ne resterait que trois semaines d’école à la maison. Si nous attendons les signatures, la lettre ne partira pas avant 15 jours.
Caroline
22 avril 2020 à 10 h 26 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5116Bonjour.
Au préalable, je m’excuse d’intervenir si tard, et de sortir de nulle part. Je sais, ça fait beaucoup… mais des raisons persos expliquent tout ça, que je ne développerai pas ici.
Pour présentation rapide, je fais partie du collectif LAM.
De tout ça, j’essaie de reprendre le fil à propos de cette lettre ouverte. J’ai lu la version de base et la version qui serait envoyée.
Je tiens ici à dire ma colère … au point que j’envisage d’oBonjour.
Au préalable, je m’excuse d’intervenir si tard, et de sortir de nulle part. Je sais, ça fait beaucoup… mais des raisons persos expliquent tout ça, que je ne développerai pas ici.
Pour présentation rapide, je fais partie du collectif LAM.
De tout ça, j’essaie de reprendre le fil à propos de cette lettre ouverte. J’ai lu la version de base et la version qui serait envoyée.
Je tiens ici à dire ma colère … au point que j’envisage d’ouvrir une discussion dans notre collectif quant à la pertinence de la signature de LAM.
j’explique :pourquoi avoir changé :
» les obligent à user de coercition pour répondre aux attentes abusives de votre institution » en » cette charge de travail scolaire sera à l’origine de mesures de coercition chez des parents soucieux de répondre aux attentes de l’institution » ???
Avec les termes d’obligation et abusives enlevés le parent il veut bien faire, c’est pas de sa faute, donc il ne peut pas agir. Alors que dans la première version, il se retrouve dans (ce qu’il est) un individu privé de ses libertés.Il n’est pas ici question de culpabiliser …. il est question de juger l’autre apte à et donc, ensuite, lui permettre de.
Je vais tâcher d’expliquer simplement. Dans le cas d’un petit qui fait tomber le truc pour la pesanteur oui? Je ne le dispute pas, il comprendra pas oui?
En revanche, plus grand, il fait tomber le truc, j’ai plusieurs choix s’il continue après que je lui ai dit que c’était lassant :– je lui « en colle une »
– je lui explique qu’il peut le faire lui même; qu’il sait, et je tourne les talons, je ne joue plus. (1° version)
– j’ estime que c’est parce qu’il est maladroit, pov chouchou. Je ne l’estime pas apte à. (2°version)Comment deviendrais-je autonome si je suis jugée incapable de?
Cette modification apportée en première partie de courrier est fondamentale pour la suite ! et de fait, enlève toute sa substance au courrier.
Dois je ensuite aborder les formulations suivantes?
– « devrait nous inviter à privilégier » (voilà que de forts adoucissements … Blanquer va avoir trop peur …. )
– « L’École publique n’est qu’un moyen d’assurer l’instruction parmi tous ceux qui s’offrent aux familles. » a été enlevé. Pourquoi?!Bref, en tant que personne, je ne signerais pas ce courrier qui n’est pas à la hauteur de ce qu’il se passe pour les enfants actuellement. Au sein du collectif LAM, je ne décide de rien, je vais demander à en discuter.
En « petit » détail, je voulais aussi faire remarquer qu’un peu d’écriture inclusive serait on ne peut plus bienvenue. Et il y a maintes façons de la manifester sans les .e en fin de chaque mot.
Mon message est écrit un peu dans l’urgence, merci de m’excuser de la formulation.
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 9 mois par
Anonyme (ancien·ne adhérent·e).
21 avril 2020 à 14 h 03 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5065BonjourS’il vous plaît, ne renoncez pas au projet de lettre ouverte à l’Education Nationale pendant le confinement. Peut-être suis-je la seule maman de ce groupe de travail à avoir ses enfants dans l’école publique, je peux vous dire que ce que vivent les familles devient au bout de 2 jours (on a repris hier) insupportable. Je respecte beaucoup l’institution pour laquelle je travaille, mais là, cela sort de l’entendement. Vous trouverez ci-joint ce qu’
BonjourS’il vous plaît, ne renoncez pas au projet de lettre ouverte à l’Education Nationale pendant le confinement. Peut-être suis-je la seule maman de ce groupe de travail à avoir ses enfants dans l’école publique, je peux vous dire que ce que vivent les familles devient au bout de 2 jours (on a repris hier) insupportable. Je respecte beaucoup l’institution pour laquelle je travaille, mais là, cela sort de l’entendement. Vous trouverez ci-joint ce qu’un enfant de CM2 doit faire en une journée. Mes amis parents d’élèves ont le même ressenti que moi. Les thérapeutes de mon fils reçoivent beaucoup de détresses et d’inquiétudes dans leur cabinet. Les gens ont besoin d’un soutien, d’un appui, que quelqu’un leur montre qu’on peut faire autrement, et que ce n’est pas grave si leur enfant fait moins pendant deux mois. Et je pense que c’est le rôle de l’OVEO de soulever ce problème. Les personnes auxquelles je parle d’une éventuelle lettre au ministre soutiennent ce projet.
La lettre, de toute façon, ne sera jamais parfaite. Mais l’OVEO aura au moins eu l’audace de dévoiler cette violence, et par là, de soutenir de nombreuses familles. Et maintenant, il faut aller vite.
Pour la diffuser, je crois beaucoup au bouche à oreille. Il faut l’envoyer en premier lieu par voix postale ou par tribune dans un journal au Ministre, et mettre la lettre sur le site de l’OVEO. Et ensuite relayer par blog et facebook. Je veux bien être ce point de départ si besoin du blog et facebook. Je ne crois pas qu’il faille une pétition, il faut juste informer les parents qu’ils peuvent s’alléger des injonctions. C’est pourquoi je mettrais à la fin de la lettre : « Si vous pensez que ce texte / cette lettre vous a été utile, partagez ».
Pour les autres textes que j’ai envoyés sur la violence vécue plus généralement à l’école, je te remercie Catherine pour les avoir rassemblés en un dossier. Je m’y remets dès que possible. Nous avons un peu pus de temps.
Bon après-midi
Caroline
Vous trouverez en pièce jointe,
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.19 avril 2020 à 12 h 47 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #4837Bonjour
Merci Jean Pierre et Catherine pour vos retours.
Je pense aussi qu’il faut un texte consensuel.
Caroline
Bonjour CatherinePour les textes, je les dépose dans Projet, Recueil de textes à plusieurs voix. Sophie a ouvert le projet le mois dernier.
Pour mon blog,je te remercie pour ton intérêt. Je pourrais y mettre un lien vers OVEO, J’y songe. Par contre, je ne sais pas si l’inverse à un intérêt pour OVEO. Mon blog parle de choses et d’autres, loin peut-être parfois des préoccupations d’OVEO. Il évolue avec moi. A vous de voir.
Il est public, ouvert à t
Bonjour CatherinePour les textes, je les dépose dans Projet, Recueil de textes à plusieurs voix. Sophie a ouvert le projet le mois dernier.
Pour mon blog,je te remercie pour ton intérêt. Je pourrais y mettre un lien vers OVEO, J’y songe. Par contre, je ne sais pas si l’inverse à un intérêt pour OVEO. Mon blog parle de choses et d’autres, loin peut-être parfois des préoccupations d’OVEO. Il évolue avec moi. A vous de voir.
Il est public, ouvert à tous. Le lien cabanehistoires.com
Bonne lecture 😉
Caroline
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