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12 mars 2023 à 23 h 09 min en réponse à : Programme Citoyens, égalité, droits et valeurs – Appel à propositions #11409
J’avais oublié de joindre le document à lire.
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Yveline,
Tu retrouves le lien vers le projet dns le fil de cette discussion un peu plus haut. Mais je te le remets ici : https://intranet.oveo.org/wiki/tribune-sur-le-backlash-du-conservatisme-en-education/
Hello,
On commence finalement à avoir un peu de recul et c’est très bien que nous ne nous soyons pas précipités à réagir immédiatement.
J’essaye de proposer une trame d’argumentation d’ici la fin de la semaine (pas eu le temps pendant les vacances, finalement…).
J’ai vu qu’une personne avait déjà fait des suggestions dans le wiki. Merci à elle !
Dali
C’est une croisade institutionnelle en fait, si Le Monde insiste tant. Avons-nous une revue de presse de celles et ceux qui contre-argumentent ?
6 mars 2023 à 14 h 56 min en réponse à : Formations, conférences et sommets en ligne (infos et échanges) #11328Merci pour ces infos, Sophie !
Bonjour,
J’ai ouvert un nouveau sujet en lien avec un appel lancé par l’UE en direction des acteurices de la société civile pour lutter contre le violence de genre et la violence faite aux enfants.
C’est par ici : https://intranet.oveo.org/forum-de-discussion/topic/programme-citoyens-egalite-droits-et-valeurs-appel-a-propositions/
Bonjour,Je vous copie ici le commentaire de Béatrice Kammerer consultable ici avec les liens complets : https://www.facebook.com/beatricekammererjournaliste/posts/pfbid02Sj8njcDhrSzhE9W69sjvKFRsy5pXWhP2NdqFXR8Jt6pNGizsAfiv5cbBVfDHxCeZl
C’est la question que tout le monde me pose depuis 10 jours: et toi, que penses-tu des prises de position de Caroline Goldman ? Toi qui a écrit un livre « critique » sur l’éducation positive, tu es sans doute d’accord avec elle, n&rsquo
Bonjour,Je vous copie ici le commentaire de Béatrice Kammerer consultable ici avec les liens complets : https://www.facebook.com/beatricekammererjournaliste/posts/pfbid02Sj8njcDhrSzhE9W69sjvKFRsy5pXWhP2NdqFXR8Jt6pNGizsAfiv5cbBVfDHxCeZl
C’est la question que tout le monde me pose depuis 10 jours: et toi, que penses-tu des prises de position de Caroline Goldman ? Toi qui a écrit un livre « critique » sur l’éducation positive, tu es sans doute d’accord avec elle, n’est-ce pas ?
Même si mon travail de journaliste l’impose parfois, j’ai horreur de réagir à chaud. J’ai donc pris le temps d’observer comment le petit monde de l’éducation de la parentalité se positionnait, qui se ralliait à qui, pourquoi et avec quels arguments.
Commençons par le postulat de départ de CG, celui selon lequel les troubles du comportement exploseraient en France, notamment à cause de l’éducation positive. La première chose qu’on peut en dire c’est qu’il ne repose sur absolument aucune donnée scientifique. Dans ma dernière enquête pour la Fédération Nationale des Ecoles des Parents et des Educateurs sur les enfants dits « difficiles », la chercheuse en psychologie Isabelle Roskam rappelait justement que les indicateurs dont nous disposions ne permettaient de suivre l’évolution dans le temps car, le comportement d’un enfant n’est considéré comme « hors norme » que par rapport à la moyenne des comportements des enfants de son âge, ce qui ne permet donc pas de mettre en évidence des évolutions générationnelles. Par ailleurs, quand bien même on en constaterait, il serait très difficile de savoir quel sens leur donner : par exemple, les exigences des adultes vis-à -vis des enfants pourraient avoir changé, le contexte dans lequel nous les élevons pourrait être plus contraignant ou plus stressant qu’autrefois ce qui aurait pu en retour générer de leur part des réactions plus vives. Il suffit de se souvenir combien les pressions scolaires à la réussite (parents inquiets que leur enfant ne connaisse pas ses lettres dès la petite section, multiplication des activités extra-scolaires dans un but de performance, etc. Voir également cette tribune du philosophe Pierre Vesperini, en réponse à CG, qui rappelle que les enfants d’aujourd’hui sont très loin d’être devenus « rois » https://www.lemonde.fr/…/le-retrait-d-amour-institue…😉 se sont accrues pour réaliser que cette hypothèse n’a rien de farfelu. Mais pour CG, le mal est ailleurs. Elle commence d’abord par pointer du doigt le diagnostic de trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) qu’elle considère, en faisant fi du consensus international sur le sujet et non sans complotisme, qu’il est une pure création des laboratoires pharmaceutiques (voir sa récente itw dans Charlie Hebdo « Time out et hyperactivité inventée : les théories controversées de la psychanalyste Caroline Goldman »). Ce faisant, elle s’inscrit dans cette regrettable catégorie de psychanalystes qui n’ont jamais accepté de faire évoluer leur lecture du monde, même quand des preuves scientifiques massives leur donnaient tort (voir à ce sujet le récent post d’Elisabeth Feytit du podcast Méta de Choc https://www.facebook.com/MetadeChoc/posts/pfbid02QXMjz1uBytcMahn98dwPFaXp1HNdYKdG65CRVr5gkyRc2XfVwKUxwosXJcmQGw6kl?locale=fr_FR).
Donc pour CG, les enfants ne seraient pas hyperactifs mais simplement « mal-limités » et l’éducation positive en serait la cause.
Là encore, je passerai sur la difficulté scientifique d’établir des liens de cause à effet (qui prend souvent des décennies, et encore, quand on arrive à les établir…). D’ailleurs, on peut remarquer que CG se montre incapable de répondre à la question de la journaliste qui lui demande dans quelle mesure l’éducation positive a effectivement infusé dans les familles françaises, et pour cause: on n’en sait rien. Pour le savoir, il faudrait déjà que l’éducation positive soit une théorie bien définie, or, sa définition (en France) est extrêmement floue et le concept fonctionne plutôt comme une sorte de « cri de ralliement » derrière lequel se rangent autant des militants contre les violences éducatives et pour les Droits de l’enfant, des promoteurs de la psychologie positive, du développement personnel ou de la communication non violente. C’est notamment ce que j’explique dans mon livre sur le sujet et dans le dossier que j’ai coordonné l’an dernier pour le magazine Sciences Humaines. Mais CG ne semble pas se préoccuper de cet écueil car pour elle, ce n’est pas vraiment « l’éducation positive » qui est en cause mais « le manque de limites éducatives » que cette approche aurait promue.
Nous voilà donc revenus à cette bonne vieille rengaine selon laquelle les parents ne sont plus assez sévères, ne punissent plus assez, sont devenus trop laxistes, et laisseraient finalement les enfants devenir des barbares. Ce discours empreint d’un irrésistible « c’était mieux avant  » (mais quand « avant »? Quand les enfants arrivaient à l’école avec des coquards laissés par les coups de leur père sans que personne ne s’en émeuve, comme le raconte dans ses livres Sorj Chalandon? Quand on enfermait les adolescents délinquants dans des bagnes pour enfants au début du 20ème siècle ? Quand les lycéens du 19ème siècle organisaient des révoltes contre le système quasi carcéral qui prétendait les éduquer, ainsi que le décrit l’historienne Agnès Thiercé?) n’a évidemment pas attendu l’éducation positive: il y a 20 ans, strictement les mêmes accusations étaient adressées à l’héritage de Mai 68, au Mouvement pour l’éducation nouvelle, et aux théories de Françoise Dolto.
Venons-en à présent aux faits. L’éducation positive prône-t-elle réellement l’absence de limites ? Dans leurs livres, la plupart des figures de proue de ce courant s’en défendent explicitement. Tant Catherine Gueguen, que Isabelle Filliozat ou Catherine Dumonteil Kremer, absolument toutes insistent sur l’importance de poser des limites (par exemple, ne pas tolérer qu’un enfant en tape un autre) même si toutes appellent à le faire « sans violence », c’est à dire en ne recourant pas à la force physique, le dénigrement ou l’humiliation de l’enfant. Et c’est là que les choses se corsent, car la limite entre ce qui est violence et ce qui ne l’est pas n’a rien d’évident. Dire non, est-ce violent ? Se montrer agacé-e, contrarié-e, en colère, est-ce violent ? Ne pas constamment être disponible pour écouter son enfant et « accueillir ses émotions » est-ce violent ? Force est de constater que les réponses apportées dans les ouvrages d’éducation positive n’ont rien de clair. Dans son livre « J’ai tout essayé » Isabelle Filliozat suggère par exemple que la moindre contrariété peut abîmer le cerveau de l’enfant, elle écrit: « Que son frère lui prenne un jouet ou que vous lui refusiez quelque chose, la perte vous semble minime, mais pour son cerveau […] c’est un drame. En pensant à la glace qu’il espérait, son cerveau a fabriqué de la dopamine et des enképhalines, molécules du plaisir et de l’anticipation de la récompense. Quand vous refusez de la lui donner, le taux de ces molécules chute brutalement et déclenche une réaction d’agression ». Pour CG, les parents auraient naturellement conclu de ce genre de propos anxiogènes (et très constables sur le plan des neurosciences) qu’il fallait dire « oui » à tout. Là encore CG ne dispose d’aucune autre preuve que son sentiment de praticienne. Or, de nombreux parents ne se reconnaissent pas dans cette description. Pour eux, l’éducation positive ce n’est pas « cool j’ai plus rien à faire ! », mais « comment permettre à mon enfant d’intégrer les règles de vie en société dont je sais qu’elles sont indispensables, sans jamais user de la moindre coercition ? ». Voilà leur dilemme, voilà la mission quasi impossible à laquelle ils sont confrontés et à laquelle ils cherchent jusqu’à l’épuisement des solutions, terrorisés à l’idée d’être de mauvais parents, soit parce qu’ils n’auront pas été assez « non violents », soit parce qu’ils ne seront pas parvenus à élever un enfant assez « sage ».
Terminons sur la question du « Time-out », dont CG semble avoir fait un cheval de bataille et qu’elle envisage comme un remède universel à tous les problèmes éducatifs et un antidote aux dérives de l’éducation positive. Il est d’abord savoureux de remarquer que l’éducation positive n’a jamais réellement condamné le Time-out (Filliozat par exemple, le cite dans son livre « J’ai tout essayé » en disant que si on peut s’en passer, c’est mieux, mais que c’est ok sinon d’y recourir. De même, le militant Olivier Maurel, dans un récent post Facebook suite à l’interview de CG a rappelé qu’il valait mieux envoyer un enfant dans sa chambre plutôt que de lui taper dessus https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid0tkJtsnt8uRHEsKSVfeMmegCo6VBxGVK55R6qcCKLD8r8U45uBGCc3QSQrU1eaEw7l&id=100063044238454&locale=fr_FR).
Cet amalgame vient notamment d’un malentendu, suscité cet été par un article du Figaro, qui affirmait que le Conseil de l’Europe (connu pour être plutôt un défenseur de l’éducation positive) envisageait de bannir cette pratique de ces recommandations (https://www.lefigaro.fr/…/file-dans-ta-chambre-cette…). Plusieurs articles avaient ensuite vérifié les informations et montré qu’il s’agissait d’une mauvaise interprétation (https://www.ledauphine.com/…/non-le-conseil-de-l-europe…).
Mais la confusion est aussi entretenue par une définition trompeuse de la méthode du Time-out, telle que prônée par CG: le but n’est pas de manifester à l’enfant sa colère et son rejet, et sûrement pas de l’isoler dans sa chambre une demi heure (voire plus). Le « Time out », tel que définit dans les publications scientifiques qui l’évaluent comme « efficace », n’a rien d’une version moderne de « Jeanne était au pain sec ». Il ne peut permettre l’intégration des règles que s’il est utilisé avec parcimonie, au sein d’une relation chaleureuse et propice à l’attachement, et toujours sur des durées très courtes (moins de 5 minutes). Je vous renvoie sur ce point sur l’article très complet de Franck Ramus en réponse à l’itw de CG (https://scilogs.fr/ramus-meninges/time-out/…😉
Il est vrai toutefois que les militants de l’éducation positive ont parfois alerté sur le risque de stigmatisation de l’enfant lié à la pratique du Time-out, mais ils en ont proposé des alternatives afin de maintenir l’objectif de rappel des limites tout en atténuant la dimension d’exclusion sociale : en particulier, ils ont proposé la méthode du « Time-in » où le parent accompagne l’enfant dans sa mise à l’écart afin de discuter avec lui de son comportement et de la manière de le réajuster. Cette pratique est récente donc encore peu évaluée scientifiquement, néanmoins on pourra se référer à cette petite étude exploratoire que j’ai recensé pour Sciences humaines (https://www.scienceshumaines.com/time-in_fr_45200.html).
En définitive, on ne peut que regretter que CG contribue à alimenter tant de tensions, tant de confusion, tant d’opposition générationnelle, à une époque où la mission des parents n’a jamais semblé aussi difficile et nous avons tant besoin au contraire de clés pour comprendre, analyser et aborder les choses sereinement.Bonjour à toutes et tous,Voici le CR de notre dernière réunion à la suite des autres CR, ici : https://docs.google.com/document/d/1ke92eZpud9_XWXPxoEjYAI-koTJyXSvB6HANhr9G_qA/edit
Toutes mes excuses pour avoir tardé à le signaler ici. Je pensais devoir le mettre au propre avant mais en réalité, la prise de notes était d’emblée « propre ». 🙂
Bon, j’ai eu un moment très difficile entre début février et, mettons, la semaine dernière. Je suis tombée malade, littÃ
Bonjour à toutes et tous,Voici le CR de notre dernière réunion à la suite des autres CR, ici : https://docs.google.com/document/d/1ke92eZpud9_XWXPxoEjYAI-koTJyXSvB6HANhr9G_qA/edit
Toutes mes excuses pour avoir tardé à le signaler ici. Je pensais devoir le mettre au propre avant mais en réalité, la prise de notes était d’emblée « propre ». 🙂
Bon, j’ai eu un moment très difficile entre début février et, mettons, la semaine dernière. Je suis tombée malade, littéralement de stress. Ca va beaucoup mieux.
Pour info, la prochaine réunion du GCD aura lieu le 12 mars à 14h30. Merci d’avance pour votre présence.
Anne-Claire C, je te contacte dans la foulée pour le PV de l’AG.
Bon week-end.
Dali
Gabriel,Merci de ta proposition. 🙂
Tu as vu qu’il y avait eu déjà pas mal de réactions aux idées de Goldman ci et là ?
Je propose que l’OVEO se démarque en écrivant quelque chose de plus général sur le backlash du conservatisme en éducation. Ainsi, on ne nous reprocherait pas de nous acharner contre une personne.
Je vais un peu mieux et j’ai un peu de temps pendant deux semaines. Je propose que nous ouvrions un document pour mettre les premières idées. Je veu
Gabriel,Merci de ta proposition. 🙂
Tu as vu qu’il y avait eu déjà pas mal de réactions aux idées de Goldman ci et là ?
Je propose que l’OVEO se démarque en écrivant quelque chose de plus général sur le backlash du conservatisme en éducation. Ainsi, on ne nous reprocherait pas de nous acharner contre une personne.
Je vais un peu mieux et j’ai un peu de temps pendant deux semaines. Je propose que nous ouvrions un document pour mettre les premières idées. Je veux bien m’occuper de la rédaction à proprement parler à partir d’une liste d’idées.
Je propose un premier jet d’ici vendredi soir.
Voici le lien du document collaboratif : https://intranet.oveo.org/wiki/tribune-sur-le-backlash-du-conservatisme-en-education/
J’avoue que je préfère travailler sur un Google Doc partagé ou choses de ce genre mais j’ouvre tout de même l’espace wiki pour cet article.
Dali
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 11 mois par
Daliborka MILOVANOVIC.
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 11 mois par
Daliborka MILOVANOVIC.
Lire le thread d’Élisabeth Feytit de Méta de choc sur Twitter. Elle avait elle-même pas mal contribué à écorcher l’éducation positive il y a quelques années et maintenant, elle trouve qu’avec Goldman, ça va trop loin. Tout ça est assez pathétique.CAROLINE GOLDMAN EST-ELLE LA NOUVELLE FRANÇOISE DOLTO ? (et ce n'est pas une bonne nouvelle)
Lire le thread d’Élisabeth Feytit de Méta de choc sur Twitter. Elle avait elle-même pas mal contribué à écorcher l’éducation positive il y a quelques années et maintenant, elle trouve qu’avec Goldman, ça va trop loin. Tout ça est assez pathétique.CAROLINE GOLDMAN EST-ELLE LA NOUVELLE FRANÇOISE DOLTO ? (et ce n'est pas une bonne nouvelle)
Beaucoup de #parents ayant adhéré au discours de certaines figures de l’#ÉducationPositive, professant par exemple que dire “non“ à un•e enfant serait…
THREAD à RT👇 pic.twitter.com/4dVIIkG9Fl
— Méta de Choc (@ChocMeta) February 19, 2023
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 11 mois par
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