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28 octobre 2022 à 12 h 16 min en réponse à : Suivi des réunions mensuelles de coordination (ouvertes à tous/toutes) #10404
Hello,
Je serai présente, je le note.
Demande pour la suite : est-il possible de décaler ces réunions après 14h30 si elles ont de nouveau lieu le dimanche ?
Dali
Bonjour à toutes et tous,Super que l’article sur les neuf signes d’alerte ait été publié ! Il faudrait relayer sur les réseaux sociaux !
Lors de l’AG, nous avons acté la création d’une équipe dédiée aux RS.
Serait-il possible de donner les accès du compte Facebook de l’OVEO à Gabriel, Clémentine et moi-même qui nous sommes proposés d’animer les comptes Facebook et Instagram de l’OVEO ?
Il me semble que le compte Instagram de l’O
Bonjour à toutes et tous,Super que l’article sur les neuf signes d’alerte ait été publié ! Il faudrait relayer sur les réseaux sociaux !
Lors de l’AG, nous avons acté la création d’une équipe dédiée aux RS.
Serait-il possible de donner les accès du compte Facebook de l’OVEO à Gabriel, Clémentine et moi-même qui nous sommes proposés d’animer les comptes Facebook et Instagram de l’OVEO ?
Il me semble que le compte Instagram de l’OVEO n’existe pas encore. Si c’est bien le cas, @Gabriel veux-tu t’occuper de créer le compte ou veux-tu que je le fasse ?
Par ailleurs, est-il possible d’avoir accès à une adresse oveo.org pour effectuer ces démarches ?
Enfin, pour poursuivre la dernière réflexion du dernier message de Sophie, il me semble important que les deux modes de communication soient possibles à l’OVEO, et orale et écrite, notamment pour casser l’impérialisme de l’écrit et faciliter l’accès de ceux et celles qui n’en maîtrise pas la culture et les codes. Je suis confiante dans le fait que nous trouverons un moyen de communiquer fluidement des deux manières car nous y serons attentifs.
Bon week-end à toutes et tous.
Dali
Bonsoir à toutes et tous,Merci Camille ! 😉
En effet, cela fait quelque temps déjà que je réfléchis à proposer ma candidature à la présidence de l’OVEO et j’en ai un peu discuté avec elle.
Je suis et j’ai toujours été très attachée à l’OVEO dont je suis adhérente quasiment depuis le début (même s’il y a peut-être eu un an d’interruption dans l’adhésion ça et là). Je suis toujours très frustrée que l’OVEO n’occupe p
Bonsoir à toutes et tous,Merci Camille ! 😉
En effet, cela fait quelque temps déjà que je réfléchis à proposer ma candidature à la présidence de l’OVEO et j’en ai un peu discuté avec elle.
Je suis et j’ai toujours été très attachée à l’OVEO dont je suis adhérente quasiment depuis le début (même s’il y a peut-être eu un an d’interruption dans l’adhésion ça et là). Je suis toujours très frustrée que l’OVEO n’occupe pas la place qu’elle mérite dans le paysage médiatique des acteurs de la lutte contre la violence envers les enfants alors qu’elle a tant oeuvré dans ce combat.
Je suis en effet une personne plutôt dynamique (hyperactive en fait) et surtout, un peu comme Hulk qui n’a jamais cessé d’être en colère (clin d’oeil aux fans du MCU), je n’ai jamais cessé d’être une enfant et j’ai toujours cette détermination à renverser l’ordre adultiste qui me porte au quotidien, même à 49 ans.
Camille évoque une capacité d’écoute des idées des autres et, même si j’ai eu des conflits mémorables dus à une tendance à dire ce que je pense (sans toutefois être injuste ou irrespectueuse), je pense qu’on ne peut pas m’enlever qu’en effet, je tiens compte des points de vue et de la sensibilité des autres.
Enfin, j’aimerais pouvoir entamer un travail sur les droits des jeunes personnes, le statut de minorité, d’une part, et l’importance de soigner la famille pour prévenir la violence éducative, d’autre part. Avec des contacts politiques, peut-être serait-il même possible de devenir force de proposition de nouvelles lois, qui vont plus loin.
Alors, voilà, on dirait que ça ressemble à une candidature officielle…
Je vous retrouve ce week-end (si pin chat dans la gorge ne se transforme pas en tigre).
A très vite.
Dali
Bonjour,
Pour moi, ce n’est pas très clair : Puis-je ajouter l’OVEO à la liste des signataires ou pas ? Je voudrais envoyer la liste des signataires au plus tard demain matin.
Merci pour votre réponse.
Daliborka
Bonjour,Pour info concernant la tribune sur l’IEF, Le Journal du dimanche, qui pour une raison que j’ignore est LE journal lu par tous les politiques et journalistes, vient d’accepter de la publier.
Merci pour vos diverses réponses que je relierai au calme dès que possible afin d’y réagir.
Je suis d’accord avec Daniel pour prévoir un moment lors de l’AG pour aborder le cas de l’IEF dans le cadre de la réflexion sur la VEO.
Belle après-midi.
D
Bonjour,Pour info concernant la tribune sur l’IEF, Le Journal du dimanche, qui pour une raison que j’ignore est LE journal lu par tous les politiques et journalistes, vient d’accepter de la publier.
Merci pour vos diverses réponses que je relierai au calme dès que possible afin d’y réagir.
Je suis d’accord avec Daniel pour prévoir un moment lors de l’AG pour aborder le cas de l’IEF dans le cadre de la réflexion sur la VEO.
Belle après-midi.
Dali
Si mon avis compte, je me permets de l’exprimer : je ne suis pas non plus favorable à la publication telle quelle du « commentaire » de Catherine. Je pense en effet qu’il n’est pas très juste vis-à-vis du travail d’Olivier. En revanche, Catherine, tu pourrais rédiger un petit article qui s’intitulerait « L’état de la recherche universitaire sur la domination et la violence adultes », non ?
Merci Jean-Pierre T., Catherine M. et Yveline K. pour votre approbation concernant le fait d’apposer la signature de l’OVEO à cette tribune. Y a t-il des objections d’autres membres ? Je vais copier la tribune ci-dessous pour celles et ceux qui ne parviennent pas à ouvrir le fichier.Yveline, nous n’avons pas vraiment cherché de titre pour l’instant… J’ai pensé que les journalistes pourraient en proposer un (ils le font souvent) en même temps qu&rs
Merci Jean-Pierre T., Catherine M. et Yveline K. pour votre approbation concernant le fait d’apposer la signature de l’OVEO à cette tribune. Y a t-il des objections d’autres membres ? Je vais copier la tribune ci-dessous pour celles et ceux qui ne parviennent pas à ouvrir le fichier.Yveline, nous n’avons pas vraiment cherché de titre pour l’instant… J’ai pensé que les journalistes pourraient en proposer un (ils le font souvent) en même temps qu’ils rédigeraient leur chapeau et ajouteraient leurs intertitres ; après tout, c’est leur travail.
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Alors qu’elle était jusque-là soumise à un régime déclaratif et, de l’avis même de l’ex-ministre de l’Éducation nationale, J.-M. Blanquer [1], à un encadrement juridique suffisant et équilibré, l’instruction en famille (IEF) est, depuis la rentrée 2022, accessible uniquement sur autorisation de l’administration académique.
C’est sous couvert d’un amalgame dénué de fondement entre IEF et séparatisme religieux que le gouvernement a lancé sa première charge contre le principe de la liberté pédagogique pourtant garanti par la Constitution. Puis il a brandi en épouvantail l’argument tout aussi peu probant du « séparatisme social ». Malheureusement, toute lutte, tout contre-argumentaire était voué à l’échec face à l’opiniâtreté gouvernementale, sa mauvaise foi (il faut le dire) et son désir d’autorité ; le sort des familles pratiquant l’IEF était joué d’avance et, un an plus tard, la liberté d’instruire soi-même ses enfants s’est retrouvée tributaire du bon vouloir administratif. En effet, pour obtenir le sésame, il faut dorénavant justifier d’un impératif de santé ou de handicap, d’une pratique artistique ou sportive intensive, d’une itinérance des parents ou d’un éloignement géographique de tout établissement scolaire public ou encore de l’existence d’une « situation propre à l’enfant » (sans qu’on s’embarrasse d’expliciter ce que l’on entend précisément par « situation propre à l’enfant »).
Il est à noter que le projet éducatif familial, celui des parents et de l’enfant lui-même (les parents qui choisissent l’IEF impliquant souvent leurs enfants dans les décisions qui les concernent au premier chef), n’a pas été explicitement retenu comme motif pertinent pour justifier son choix de satisfaire par ses propres moyens au droit de l’enfant à une instruction. En lieu et place d’accepter une telle prérogative des parents ou, pire semble-t-il, d’accorder un tel droit aux enfants eux-mêmes qui ne sauraient, en tant que « sujets mineurs » dans une société adultiste [2], décider pour eux-mêmes, le législateur a produit un cas de « situation propre à l’enfant » susceptible de toutes les interprétations et, ainsi, soumis à tous les arbitraires mais, surtout, qui lui a permis de contourner effrontément le garde-fou constitutionnel.
Et c’est ce dernier motif qu’un nombre non négligeable de familles, pour qui l’IEF est un véritable mode de vie, ont avancé pour justifier leur demande d’autorisation, projet pédagogique détaillé à l’appui. Malheureusement, près de la moitié de ces familles ont dû essuyer un refus [3].
Les associations dénoncent dès lors une volonté gouvernementale de mettre peu à peu fin à ce choix éducatif [4], d’empêcher les divers modes de vie qui l’accompagnent et, partant, de limiter la diversité éducative et culturelle de notre société, en imposant un modèle éducatif unique, celui de l’école, privée et élitiste pour les plus riches ou pour les enfants de membres du gouvernement tel l’actuel ministre de l’Éducation Pap Ndiaye [5], publique et déclinante pour la majorité des Français.
Harcèlements et violences entre élèves, phobie, échec et décrochage scolaires, troubles anxieux et dépressions, suicides [6], violences éducatives ordinaires (VEO), manque d’effectifs et donc d’accompagnement, classes surchargées… En l’état actuel des choses, l’Éducation nationale faillit à sa vocation et à ses engagements, et « force est de constater que tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes » d’après le président Emmanuel Macron lui-même qui, le 25 août 2022 [7], détaille ainsi ce constat : « beaucoup trop d’élèves malheureux, trop de parents d’élèves anxieux […], de professeurs désabusés ou qui ont le sentiment d’avoir perdu le sens de la mission ».
Alors que les dysfonctionnements de l’École de la République sont de plus en plus évidents, documentés par les chercheurs, reconnus par l’institution elle-même, dénoncés par ses usagers et ses observateurs, même les plus complaisants, que son niveau de dégradation est tel qu’on peut légitimement douter de sa capacité à offrir à chaque enfant la meilleure instruction possible dans les meilleures des conditions, on interdit au même moment aux parents, qui en ont la volonté et la possibilité, d’y remédier par eux-mêmes afin d’offrir à leurs enfants des conditions de vie et d’apprentissages meilleures. Pourtant, l’IEF, désirée, réfléchie, assumée, ne peut être que préférable voire supérieure à ce que propose l’Éducation nationale actuellement [8].
En effet, la grande majorité des parents qui choisissent l’IEF ne lésinent pas sur les moyens (qu’ils soient matériels ou organisationnels, mais surtout d’investissement humain) pour offrir à leur enfant les conditions les plus adaptées et les plus favorables à son développement selon ses besoins et sa sensibilité.
Dans la patrie des Droits de l’Homme où « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, 1948, article 26-3) et où « l’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales » (Ibid., article 26-2) [9], parents et enfants, ensemble, devraient pouvoir mettre en place librement, en fonction de leurs sensibilités et de leurs projets de vie, les conditions de leur développement et de leur bien-être. Car les enfants et leurs parents forment un écosystème et il est absurde de penser leurs développements respectifs de manière séparée. C’est ce co-développement harmonieux qu’un État authentiquement au service, comme il se doit, de ses citoyens devrait garantir, au lieu de, comme il le fait actuellement, déchirer des projets familiaux émancipateurs, en invoquant « l’intérêt supérieur de l’enfant » de façon presqu’incantatoire mais souvent creuse et manipulatoire, afin de parer les critiques de ceux qui, à juste titre, verraient dans cette volonté d’absolu contrôle sur le corps et l’esprit des enfants plus qu’une dérive autoritaire, une tentation totalitaire.
Car si les préférences et les projets des parents sont ici méprisés (et leur compétence(s) parentale(s), notamment celle des mères, programmatiquement disqualifiée [10]), ceux des enfants, nous préférons dire « les jeunes personnes », tout aussi légitimes, sont tout simplement ignorés. L’enfant, cet être qui « ne parle pas », n’a jamais voix au chapitre. Qui parmi les décideurs a réellement entendu et tenu compte de ces points de vue de centaines d’enfants qui leur ont été adressés par courrier pendant toute la durée des débats parlementaires ? Ont-ils réellement en vue l’intérêt supérieur de l’enfant ceux qui ne sont pas même capables de l’impliquer dans les décisions qui le concernent et les projets qu’ils conçoivent pour lui, sans lui et à sa place ? Voient-ils vraiment les enfants d’abord comme des personnes qui ont une conscience, une sensibilité, une volonté, une dignité ? En leur refusant d’être d’authentiques acteurs de leur éducation, ne les traitent-ils pas plutôt comme des « sujets mineurs », aux droits tronqués ou émoussés ? Or si les enfants peuvent avoir plus de droits que les « sujets majeurs », ils ne peuvent certainement pas en avoir moins ! Et un droit à l’instruction ne peut en aucun cas être contorsionné, perverti en refus d’autorisation à s’instruire de la façon qu’on a choisi, en accord avec ses parents ; il s’agirait là, en réalité, d’un retrait de droit. Quant à l’obligation d’instruction, elle s’impose à l’État et aux responsables légaux qui ont une obligation de mise en œuvre des moyens du développement des jeunes. C’est justement de cette obligation que les parents qui choisissent l’IEF prennent la pleine responsabilité. Ils le font en étendant le champ des droits des enfants, non en le réduisant.
Car chaque enfant a le droit d’étendre le champ de son expérience, de diversifier son environnement, au-delà des murs de l’école, et ses rencontres, au-delà des enfants de son âge.
Chaque enfant a le droit d’apprendre dans la joie et non sous la contrainte, de développer sa curiosité et son sens critique [11].
Chaque enfant a le droit au respect de son individualité, de ses envies et de ses élans, de son corps et de ses besoins.
Chaque enfant a le droit de vivre selon ses rythmes biologiques et d’apprentissage, et de bénéficier de relations humaines variées et de qualité, au lieu de subir une socialisation artificielle et forcée.
Chaque enfant a le droit à une attention et un soin particuliers portés à ses émotions, ce qui permettra le développement d’une bonne conscience de soi, racine d’une suffisante confiance en soi et en les autres qui peinerait à se déployer dans un univers hostile, nécrosé par l’évaluation et la compétition.
Chaque enfant a le droit de ne pas endurer le stress généré par des systèmes de notations et de sanction dont la nocivité est aujourd’hui démontrée.
Et nous, adultes, que nous soyons parents ou éducateurs, nous avons le devoir de leur permettre d’exercer ces droits humains les plus élémentaires [12]. Aucune raison d’État, aucune raison d’adulte ne devrait avoir la précédence sur ces droits.
Ainsi, les droits des enfants, et notamment celui de bénéficier d’une instruction adaptée et personnalisée, notamment si l’offre de l’État en matière de diversité pédagogique est limitée ou inadaptée (ce dont seules les familles devraient être juges !), ne peuvent et ne doivent pas être subordonnés à une décision administrative, de toute façon illégitime à accorder ou refuser un droit humain fondamental.
Pour toutes ces raisons, nous réclamons que le régime déclaratif soit réintroduit, comme seul compatible avec les droits humains et à même de garantir le respect et la dignité des jeunes personnes et de leurs parents. Nous demandons que l’IEF soit réellement reconnue par les pouvoirs publics comme une option éducative libre, un mode d’instruction à part entière, dont la force est de respecter les besoins réels de l’enfant (plutôt que ceux, extrinsèques, des adultes, d’une institution ou d’un gouvernement) et de favoriser ses apprentissages, son autonomie, sa motivation, sa joie, son bien-être au quotidien.
La diversité éducative relève de la diversité culturelle ; elle est indispensable à la bonne santé et à la résilience des écosystèmes que sont les sociétés humaines ; elle constitue un garde-fou contre les totalitarismes. En tant que telle, elle est un enjeu civilisationnel.
1 – Selon Jean-Michel Blanquer, auditionné le 18 juin 2020 au Sénat, cet arsenal législatif, encore renforcé par la « loi sur l’école de la confiance » et ses contrôles inopinés, permet d’atteindre un « bon équilibre juridique » : « On ne peut pas être dans une liberté absolue, sans cadre. Cette liberté d’instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant mais qui doit s’équilibrer avec d’autres principes, notamment les droits de l’enfant. C’est pourquoi j’ai pu dire à l’Assemblée nationale et au Sénat qu’il fallait encadrer davantage, et c’est ce que nous avons fait. À l’heure actuelle, je pense qu’il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019. La mise en œuvre débute ; nous sommes en phase ascendante, mais l’objectif de 100 % de contrôles réalisés n’a pas été atteint ni cette coopération bien comprise avec les familles ; il y a donc encore des progrès concrets à faire. Mais sur le plan juridique, je crois que nous sommes parvenus à un bon équilibre. » http://videos.senat.fr/video.1660553_5ee9470313657.audition-de-jean-michel-blanquer-ministre-de-l-education-nationale-et-de-la-jeunesse
2 – L’adultisme est un système de valeurs dans lequel les enfants occupent une place inférieure à celle des adultes dans la hiérarchie ontologique et juridique qui structure la société. Dans une société adultiste, l’état adulte (entre 25 et 65 ans environ) est érigé en état de perfection, de complétude, d’achèvement et d’autonomie de l’être humain, ontologiquement supérieur à l’état d’enfant caractérisé par son insuffisance et par la nécessité ontologique de son hétéronomie. Les sociétés adultistes distinguent ainsi un statut mineur (l’enfant) et un statut majeur (l’adulte) plutôt que d’admettre le principe égalitaire du statut unique de la personne qui met tout être humain, quelle que soit sa condition d’âge, au même niveau de dignité et de droit.
3 – “Le scandale de l’instruction en famille sous autorisation”, Les Enfants d’abord (lesenfantsdabord.org). On note de grandes différences de traitement selon les académies (près de 100 % d’acceptations pour certaines et 100 % de refus pour d’autres).
4 – Ce qui est contraire aux déclarations, et aux promesses, de J.-M. Blanquer qui deux ans auparavant, annonçait que « l’instruction en famille bien faite pourra continuer ». Dans le même temps, la porte-parole du gouvernement, Marlène Schiappa avouait le projet gouvernemental d’en finir avec l’IEF, auquel cas ces nouvelles dispositions légales, tout à fait transitoires, ne seraient qu’un jalon d’une stratégie plus globale d’interdiction pure et simple, ce qui permet au pouvoir en place d’éviter l’affrontement brutal en rognant une liberté petit à petit, dans l’indifférence des non concernés.
6 – Lire par exemple : https://www.observatoire-sante.fr/harcelement-scolaire-chiffres-causes-et-consequences/
8 – Nous insistons toutefois sur le fait que l’IEF ne doit, en aucun cas, être exclusivement comprise comme une « remédiation » aux insuffisances de l’école publique (ce qu’elle est parfois). Même dans le cas d’une école publique de qualité (ce que doivent viser avant tout les décideurs politiques), l’IEF doit rester un choix légitime.
10 – Il nous semble percevoir dans le programme éducatif gouvernemental, non seulement une attaque globale contre la liberté pédagogique et les pédagogies dites alternatives, mais également une restriction matérielle grandissante, adossée à une disqualification idéologique, des compétences parentales voire de la compétence parentale au sens juridique du terme (autorité parentale), en particulier quand celle-ci rechigne à se faire le relais de l’autorité de l’État et de ses institutions auprès de l’enfant.
11 – Les recherches en neurosciences ont montré l’importance de l’enthousiasme dans les processus d’encodage des informations dans la mémoire.
12 – Voir les articles suivants du code civil.
Article 371-1 : L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038749626/
Article 432-4 : Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner ou d’accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100000 euros d’amende. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006418501/
Daliborka Milovanovic et Chloé Oudin Gasquet
Merci pour tes commentaires Catherine ! En fait, nous ne modifierons plus le fond de la tribune à ce stade. Ta remarque sur le fait que la famille soit l’institution la plus « criminogène » est pertinente mais il me paraît difficile de l’insérer dans l’économie globale du texte, et ce d’autant plus qu’il est extrêmement important de contextualiser cette affirmation.
En effet, ce fait, ainsi posé, sans le relier causalement aux méta-structures de pouvoirMerci pour tes commentaires Catherine ! En fait, nous ne modifierons plus le fond de la tribune à ce stade. Ta remarque sur le fait que la famille soit l’institution la plus « criminogène » est pertinente mais il me paraît difficile de l’insérer dans l’économie globale du texte, et ce d’autant plus qu’il est extrêmement important de contextualiser cette affirmation.
En effet, ce fait, ainsi posé, sans le relier causalement aux méta-structures de pouvoir dans lesquels il s’insère semble proposer une causalité selon moi inversée de la violence adulte, qui risque de faire peser la responsabilité sur les seuls individus (c’est d’ailleurs la tendance actuelle : on s’indigne, dans les médias et l’opinion publique, jusqu’à réclamer le rétablissement de la peine de mort (sic), des maltraitances de certains parents sur leurs enfants, admettant certes parfois dans une quête de sens face à l’inconcevable, que ces derniers ont eux-mêmes été maltraités, mais sans jamais remettre en cause l’ontologie adultiste sous-jacente). L’institution famille me semble davantage un relais qu’une origine absolue. Elle est une origine dans la chaîne des causes immédiates en tant qu’elle prend en charge le maintien d’un tropisme social. Mais la responsabilité collective doit être à tout prix reconnue.Bonjour,Je remets le message ci-dessous dans la discussion générale sur la suggestion de Catherine. Et je charge la version du document qui a été commentée par Catherine Malherbe.
***
J’ai corédigé avec une camarade une tribune destinée à être publiée dans un grand média. Nous sommes en phase de recrutement de cosignataires pour en augmenter le poids et la diffusion.
Peuvent signer aussi bien les particuliers que les collectifs. À dessein, je n’ai pas encore transmis le tex
Bonjour,Je remets le message ci-dessous dans la discussion générale sur la suggestion de Catherine. Et je charge la version du document qui a été commentée par Catherine Malherbe.
***
J’ai corédigé avec une camarade une tribune destinée à être publiée dans un grand média. Nous sommes en phase de recrutement de cosignataires pour en augmenter le poids et la diffusion.
Peuvent signer aussi bien les particuliers que les collectifs. À dessein, je n’ai pas encore transmis le texte aux associations spécialisées (LED’A, LAIA, Félicia et alli) ; je pense qu’il aura une portée plus large si ces associations ne sont pas de la partie, au moins dans un premier temps. Car nous peinons à susciter une quelconque sympathie de la part des non concernés… Je préfère donc solliciter un public plus large que celui des IEFeurs, notamment des personnalités impliquées dans la lutte pour les droits et le bien-être des enfants et de leur famille.
Selon moi, l’OVEO est, à ce titre, un cosignataire évident. Toutefois, si cela ne vous semble pas pertinent, je n’en prendrai pas ombrage et me permettrai simplement de vous suggérer de cosigner à titre personnel.
En PJ, le texte.
Merci pour votre soutien.
Daliborka
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Bonjour,Je poursuis ce fil avec cette actualité qui vient confirmer mes craintes quant à la présence grandissante de la police au sein ds écoles :
Lors de ces ateliers, il se serait agi de montrer les « savoir-faire des forces de sécurité telles que techniques d’interpellations ou démonstrations cynophiles, découverte des gestes
Bonjour,Je poursuis ce fil avec cette actualité qui vient confirmer mes craintes quant à la présence grandissante de la police au sein ds écoles :
Lors de ces ateliers, il se serait agi de montrer les « savoir-faire des forces de sécurité telles que techniques d’interpellations ou démonstrations cynophiles, découverte des gestes techniques professionnels en intervention, comprenant maniement de bâtons de défense, menottage, palpation « afin que lors d’un prochain contrôle, les gestes des policiers ne soient pas interprétés » ».
Si ce n’est pas du conditionnement, je ne vois pas ce que ça peut être. La FCPE s’interroge à juste titre sur l’objectif de ces ateliers proposés à des enfants de quartiers populaires, davantage susceptibles d’avoir affaire à la police.
C’est tout simplement révoltant…
Daliborka
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