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Je ne suis pas une universitaire. J’ai fait des études supérieures (philosophie et logique/mathématiques) mais j’ai arrêté en 5e année (M2) pour ne pas abandonner mes enfants à des gardien.ne.s.
La domination ne s’arrête pas à 18 ans ; elle traverse la société de long en large en adoptant divers masques et justifications.
Bonjour,Cette série documentaire est sûrement très bien mais je suis désolée mais je ne parviens pas à partager votre enthousiasme.
Pour la énième fois, j’ai été abondamment consultée et longuement interrogée. J’ai donné de mon temps et partagé mes ressources. Cette fois-ci, j’ai aidé Clémence Allezard à joindre des membres du collectif Mineurs en lutte car iels étaient introuvables sur le net tandis que j’étais en contact avec l’un d’ent
Bonjour,Cette série documentaire est sûrement très bien mais je suis désolée mais je ne parviens pas à partager votre enthousiasme.
Pour la énième fois, j’ai été abondamment consultée et longuement interrogée. J’ai donné de mon temps et partagé mes ressources. Cette fois-ci, j’ai aidé Clémence Allezard à joindre des membres du collectif Mineurs en lutte car iels étaient introuvables sur le net tandis que j’étais en contact avec l’un d’entre eux. Je lui ai suggéré d’autres personnes à contacter.
Et encore une fois, mes interventions n’ont pas été retenues lors du montage et j’ai à peine été créditée dans le dernier épisode d’un malhonnête « Merci à… pour leur confiance ». Confiance ? Rien que ça ?
Je cherche depuis des années des explications à ces oblitérations récurrentes et je n’en obtiens pas. Devant mes questions, c’est un silence obstiné ou des bafouillements gênés. Mais j’ai quelques pistes d’explication : maternophobie, sexisme épistémique, préférence académique (et donc patriarcale) et incapacité à penser une authentique politisation de l’enfance voire une authentique politisation tout court, qui sorte le politique de l’abstraction pour le remettre dans le vivant d’où il émerge premièrement.
Ce n’est pas seulement la radicalité de ma critique qui dérange ; d’une certaine manière, les journalistes commencent à envisager la question de la domination adulte comme pensable (à condition qu’elle s’arrête aux portes de l’école et du « droit à l’éducation »). Mais, pour la majorité d’entre elleux, cela reste une complète abstraction. Iels pensent l’enfant comme une entité abstraite, coupée des liens vivants et du rhizome dont il dépend ; en premier lieu, coupé de celle qui l’engendre et de ses pourvoyeuses de soins (en l’occurrence, celle du « care », c’est le féminin qui l’emporte).
Un rapide coup d’oeil sur le site de ma maison d’édition permet de constater qu’à côté d’ouvrages sur le respect des enfants, il y a des ouvrages sur le respect des femmes et des mères, sur leur corps, leur physiologie. Trop « essentialiste » pour les « abstractionnistes » ?On ne peut plus penser l’enfance avec la maternité, depuis Simone de Beauvoir. On ne peut pas construire, alors que c’est urgent, un « materféminisme » voire un « féminisme enfantiste ». L’enfant va devoir s’émanciper, tout seul, grâce au droit et aux idées, donc grâce aux institutions. Grâce au vide… Je vois d’ici ce que ça va donner. Je sais d’avance ce que donne l’occultation des liens vivants. Rien.
Quant à la maternophobie, c’est le sous-produit de la culture patriarcale qui refuse aux mères un statut concret et silencise leur point de vue.
Et comme j’ai tendance à penser depuis quelque temps que « mère » est un troisième sexe (j’ai un texte en cours d’écriture sur cette question), je peux aujourd’hui utiliser la formule « sexisme épistémique » puisque partout, notamment dans la sphère académique, tout est pensé du point de vue soit des hommes, soit des non-mères (même quand ce sont des femmes mères qui s’expriment, elles le font du point de vue des hommes ou des non-mères).
Ce sont ainsi des universitaires qui ont été préférentiellement mis en avant dans cette série. Une amie me suggère, à juste titre, que tout universitaire qui travaille sur les dominations, devrait avoir la décence, voire l’obligation morale, de référer leurs interrogateurs aux personnes, ordinairement silencisées en patriarcat, majoritairement des femmes non reconnues académiquement, souvent des mères, qui sont à la racine des luttes contre les violences faites aux enfants.
Dali
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Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 9 mois par
Daliborka MILOVANOVIC.
Bonjour,Sans être défavorable à la participation de l’OVEO au financement de la venue de Jeffrey Masson, je pense tout de même que cette participation ne devrait pas être trop importante (max 500 euros, selon moi, à discuter en fonction de la trésorerie réelle de l’asso). L’argent part vite et nous en avons besoin pour soutenir d’autres projets, plus directement liés à l’objet de l’association.
Toutefois, je comprends, Daniel, que vous recrutiez d
Bonjour,Sans être défavorable à la participation de l’OVEO au financement de la venue de Jeffrey Masson, je pense tout de même que cette participation ne devrait pas être trop importante (max 500 euros, selon moi, à discuter en fonction de la trésorerie réelle de l’asso). L’argent part vite et nous en avons besoin pour soutenir d’autres projets, plus directement liés à l’objet de l’association.
Toutefois, je comprends, Daniel, que vous recrutiez des fonds là où il peut y en avoir. Je me permets ainsi de te suggérer de solliciter les éditions l’Instant présent, qui sont tout de même l’éditeur du livre de Jeffrey Mason (Enquête aux archives Freud). Cela me semblerait cohérent que l’éditeur participe plus largement au financement.
Mis bout à bout, des micro-financements devraient vous permettre de réaliser votre projet.
Amicalement.
Dali
Aucune objection à ce que tu entres en contact avec la FPL’E, Anne-Claire, au contraire !
Dali
Bonjour à toutes et tous,Comme vous le savez, Cécile organise le colloque universitaire « Misopédie » les 3 et 4 octobre prochains à Limoges. A cette occasion, nous aimerions accueillir une exposition sur la VEO et mettre en avant des associations. Cécile a pensé à l’OVEO, bien sûr. Mais il faudrait aussi, si possible, inviter des assos locales. En connaissez-vous de Limoges et des environs ?
Ensuite, qui serait partant pour renouveler l’expo de l’OVEO ? A qui do
Bonjour à toutes et tous,Comme vous le savez, Cécile organise le colloque universitaire « Misopédie » les 3 et 4 octobre prochains à Limoges. A cette occasion, nous aimerions accueillir une exposition sur la VEO et mettre en avant des associations. Cécile a pensé à l’OVEO, bien sûr. Mais il faudrait aussi, si possible, inviter des assos locales. En connaissez-vous de Limoges et des environs ?
Ensuite, qui serait partant pour renouveler l’expo de l’OVEO ? A qui dois-je m’adresser à ce sujet ?
Merci d’avance pour vos réponses.
Dali
Bonjour,Reçu aujourd’hui sur l’adresse contactez-nous un message d’une personne gênée part notre appel à la marche du 21 avril.
Bonjour,Je me permets de vous faire part de mon étonnement concernant le relai d’un appel à une marche ayant pour intitulé premier « contre le racisme et l’islamophobie » avant « pour tous les enfants ».
Que signifie alors « tous » dans cet appel ? Uniquement ceux qui sont d’une minorité ethnique/visible et/ouBonjour,Reçu aujourd’hui sur l’adresse contactez-nous un message d’une personne gênée part notre appel à la marche du 21 avril.
Bonjour,Je me permets de vous faire part de mon étonnement concernant le relai d’un appel à une marche ayant pour intitulé premier « contre le racisme et l’islamophobie » avant « pour tous les enfants ».
Que signifie alors « tous » dans cet appel ? Uniquement ceux qui sont d’une minorité ethnique/visible et/ou musulmans ?
Pourquoi pas contre la grossophobie, le sexisme, le harcèlement, la judéophobie, l’antireligiosité etc …
Quelle utilité réelle que cette marche pour faire progresser la prise en compte des enfants, dont on a vu qu’ils peuvent être blessés et tués par d’autres enfants, que des enfants peuvent détruire quantité d’infrastructures, menacer leurs pairs et également des adultes ?Il me semble que l’OVEO se prête ainsi à une instrumentalisation ayant très probablement des racines politiques et partisanes, et basée sur une analyse très superficielle de l’état de la société.
Qui est derrière cette marche ? Quelle association, ayant quel but, quels statuts, quelle représentativité ? La seule chose qu’on trouve sur le site en la matière est une liste de signataires individuels.Cordialement,
Agnès TroullierBonjour à toutes et tous,Merci, Gabriel, d’avoir pris les devants en rédigeant cette esquisse de positionnement sur la question des violences sexuelles. Ce que je proposais initialement était que nous en discutions afin de pouvoir nous positionner.
Je redonne le contexte pour nos camarades : Céline Quelen a sollicité mon et notre opinion sur l’ouvrage de Marine Manard, et sur la tribune préparée par StopVEO, je suis venue ici vous signaler ce « petit » enjeu qui a rapid
Bonjour à toutes et tous,Merci, Gabriel, d’avoir pris les devants en rédigeant cette esquisse de positionnement sur la question des violences sexuelles. Ce que je proposais initialement était que nous en discutions afin de pouvoir nous positionner.
Je redonne le contexte pour nos camarades : Céline Quelen a sollicité mon et notre opinion sur l’ouvrage de Marine Manard, et sur la tribune préparée par StopVEO, je suis venue ici vous signaler ce « petit » enjeu qui a rapidement pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, puisque de plus en plus de monde réagit au fait que Manard a rangé les VSS dans la catégorie de la violence éducative ordinaire. Constatant cette effervescence, j’ai proposé à Gabriel et quelques autres que nous ouvrions une discussion. C’est chose faite ! En suite de quoi, nous pourrons rédiger un texte résumant notre position. Gabriel a fourni une bonne base, mais vérifions que nous sommes bien toutes et tous d’accord sur tout.
L’idéal ne serait-il pas un échange en visio dès que possible ?
Je suis en déplacement, j’ai lu le draft de Gabriel mais pas simple pour moi de commenter et de faire de nouvelles propositions. J’essaye dans les prochains jours.
Dali
Oui, Sophie, j’ai tiqué sur cette affirmation aussi !
Merci pour ta réponse Gabriel.Je pense que personne n’a jamais vraiment défini la violence éducative par l’intention, certainement pas ici, et probablement pas à StopVEO, mais bel et bien par la relation.
Je pense également que personne, parmi les militants anti-VEO (pluriel ou singulier), n’a jamais limité la violence éducative à une quelconque forme. « Physique » et « psychique » sont des termes pratiques qui permettent de désigner les deux catégories de
Merci pour ta réponse Gabriel.Je pense que personne n’a jamais vraiment défini la violence éducative par l’intention, certainement pas ici, et probablement pas à StopVEO, mais bel et bien par la relation.
Je pense également que personne, parmi les militants anti-VEO (pluriel ou singulier), n’a jamais limité la violence éducative à une quelconque forme. « Physique » et « psychique » sont des termes pratiques qui permettent de désigner les deux catégories de traumatisme qu’un corps humain est susceptible de subir (même si, du point de vue matérialiste qui est le mien par exemple, cela revient au même, cela reste des traces imprimées dans la « chair », la matière, les cellules du corps).
Une violence sexiste est de ce point de vue un cas particulier de violence psychique (avec des effets biochimiques indiscutables). Ou plus exactement un propos /un geste / une attitude sexiste (à la réflexion j’ai du mal avec « violence sexiste » mais je ne vais pas rentrer dans des débats terminologiques maintenant) est une violence infligée à une personne qui a des répercussions dans tout son corps.
J’ai plusieurs fois été étonnée de lire que tu pensais que le spectre des violences était limité par les premiers militants, notamment pour Maurel (et même pour Miller). Je sais bien que ce n’est pas le cas même si nous sommes sans doute allés plus loin dans l’analyse (ou alors avons-nous simplement trouvé de nouveaux mots ou concepts ?).
Nous nous posons la question du continuum des violences depuis longtemps déjà ici, et faisons le lien entre domination adulte, exprimée dans la relation d’éducation, et violences sexuelles. C’est ce qui semble nous distinguer de StopVEO d’ailleurs.
Il y a tant de choses qui sont imposées aux enfants et qui ne sont jamais identifiées comme des violences : les obliger à se lever le matin pour aller à l’école, à finir leurs légumes, à faire leurs besoins quand le sonnerie le décide, à faire des bisous… Mais aussi les laisser pleurer, ne pas les porter, ne pas les allaiter… Ne pas leur donner la proximité physique dont a besoin le primate Homo sapiens, voilà bien une de ces violences radicales dont personne ne parle, un vrai tabou, bien plus que celui des agressions sexuelles, dont tout le monde admet que c’est inacceptable.
On pourrait demander un exemplaire en service de presse de ce livre, non ? C’est Dunod, je peux les contacter.
Dali
Bonjour toutes et tous,Lundi, j’ai reçu un message de Céline Quelen dont je n’ai pu prendre connaissance que le lendemain.
Elle me contacte pour m’informer que dans un ouvrage qui vient de paraître chez Dunod, Éduquer sans violence, « Marina Manard, neuropsychologue, donne une définition très problématique des VEO. Notamment, elle évoque une forme de consentement pour les enfants, et inclut les violences sexuelles dans les VEO. »
Pour un aperçu du cont
Bonjour toutes et tous,Lundi, j’ai reçu un message de Céline Quelen dont je n’ai pu prendre connaissance que le lendemain.
Elle me contacte pour m’informer que dans un ouvrage qui vient de paraître chez Dunod, Éduquer sans violence, « Marina Manard, neuropsychologue, donne une définition très problématique des VEO. Notamment, elle évoque une forme de consentement pour les enfants, et inclut les violences sexuelles dans les VEO. »
Pour un aperçu du contenu de son ouvrage voir pdf joint ou le site de l’éditeur : https://www.dunod.com/vie-pratique/eduquer-sans-violence-violences-educatives-ordinaires-expliquees-aux-parents
Céline ajoute : « StopVEO aimerait se positionner officiellement, afin de ne pas avoir d’amalgame avec notre définition, et notre discours en général. », chose faite aujourd’hui même ici : https://stopveo.org/2024/04/04/communique/
Céline aimerait également avoir mon avis mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de lui répondre plus amplement car depuis mardi, je suis sur des articles en cours d’écriture et sur le livre des rencontres.
Bref, je voulais vous tenir informé.e.s de ces échanges. Je vais peut-être l’appeler pour lui expliquer en quoi nos définitions diffèrent. Car si on parle des VEO au pluriel, en effet, y ajouter les violences sexuelles peut paraître problématique mais si on parle de la violence éducative ordinaire, à savoir celle qui caractérise la relation éducative dans le paradigme de la domination adulte, alors on comprend comment les violences sexuelles font partie du continuum des violences qui ressortissent de la violence éducative ordinaire.
En même temps, Céline a peut-être d’autres arguments contre la définition de Manard. Je vais regarder cet extrait de plus près, je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire. Mais bon, un livre chez Dunod, ce n’est pas à prendre à la légère.
Dali
Pièces jointes :
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