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Bonjour Catherine,
Merci pour ces réflexions.
Je pense aussi que l’OVEO serait très pertinent à dénoncer la violence engendrée par une éducation sexiste et par l’hypersexualisation. Que l’éducation soit différenciée en fonction du sexe à certains moments de la croissance ou pour certains aspects de la vie biologique me paraît assez évident : on n’accompagne pas des filles de la même manière que les garçons, ne serait-ce que parce que les transformations q
Bonjour Catherine,Merci pour ces réflexions.
Je pense aussi que l’OVEO serait très pertinent à dénoncer la violence engendrée par une éducation sexiste et par l’hypersexualisation. Que l’éducation soit différenciée en fonction du sexe à certains moments de la croissance ou pour certains aspects de la vie biologique me paraît assez évident : on n’accompagne pas des filles de la même manière que les garçons, ne serait-ce que parce que les transformations qu’iels subissent tout au long de leur croissance (et même après) sont elles-mêmes différenciées. Mais la pression sociale est écrasante.
Je relis en ce moment des choses que j’ai écrites il y a fort longtemps comme « l’enfance est queer » mais au sens de Darwin, parce que, même quand elle semble imiter l’adulte, elle a tendance à être non normative, et guidée par des lois de mutation, ce qui, avec l’environnement, en ferait un déterminant de diversité culturelle (et conséquemment, biologique). Mais, à l’aune de mes lectures anthropologiques actuelles, je préciserais ce propos car il semble que la « queerité » de l’enfance est plus ou moins empêchée selon le modèle éducatif en vigueur. Bref, j’ai toute une « théorie » à construire sur cette base ! 😀
Je pense que les incitations qui sont faites aux enfants de changer de sexe (comme si c’était possible) ou de « surjouer » le sexe nouvellement assigné sont une reconduction de cette pression sociale à la différenciation sexuée. Et finalement une négation même de leur « queerité », ie de ce potentiel de transformation culturelle.
Dali
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Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 10 mois par
Daliborka MILOVANOVIC.
Bonsoir,À écouter absolument la piste 5, « C’est ça l’éducation » du groupe Le Dernier Calme, extrait de l’album, Elle est chez qui la violence ? (paroles ci-dessous) : https://lederniercalme.bandcamp.com/album/elle-est-chez-qui-la-violence?t=5
La domination de l’adulte est justifiée par la vision négative
de l’enfant dans notre société
Elle est présentée comme naturelle puisque l’enfant est supposé
incapable de savoir ce dontBonsoir,À écouter absolument la piste 5, « C’est ça l’éducation » du groupe Le Dernier Calme, extrait de l’album, Elle est chez qui la violence ? (paroles ci-dessous) : https://lederniercalme.bandcamp.com/album/elle-est-chez-qui-la-violence?t=5
La domination de l’adulte est justifiée par la vision négative
de l’enfant dans notre société
Elle est présentée comme naturelle puisque l’enfant est supposé
incapable de savoir ce dont il a besoin
Que ce soit par les coups, les insultes, les humiliations, les punitions
ou encore les horaires imposés
Notre modèle d’éducation repose sur la manipulation et la violence
physique et psychologiqueA l’école c’est ton avenir que tu construit
Dès l’âge de 4 ans tu fais ce qu’on te dit
Les adultes qui t’entourent ont le pouvoir sur ta vie
Si ça te va tant mieux, sinon t’es puni
On te demande d’oublier tes idées, tes envies
Ton imagination et ton avis
Le prof a toujours raison, tu dois l’écouter
Lui obéir t’assures la tranquillitéA la maison tu construit ton identité
Dès ta naissance tout tes gestes sont contrôlés
Les adultes qui t’entourent ont le pouvoir sur ta vie
Si tu les écoutes tant mieux, sinon t’es puniL’horaire de tes journées est programmé
Tes parents décident de tes activités
Ton ressenti n’attire pas leur attention
Il n’est que rarement pris en considérationC’est ça l’éducation dans ton enfance
Des rêves, des vies brisés en silence
Des traumatismes pour mater la conscience
Comme méthode d’apprentissage la violenceRôle de princesse ou de fée
De militaire, de policier
Dès l’enfance tu es endoctriné
Ton inconscient est modeler
A l’image de notre société
On cherche à te normaliser
On t’inculque une moralité
Un genre auquel t’identifier
Ta vision de la réalité
Ta notion du bien et du mal
Ton langage comme tes pensées
Sont des constructions socialesA l’adolescence ça ne va faire qu’empirer
Tu restes un animal qu’il faut dresser
Un être mineur dont il faut se méfier
C’est la pression sociale qui te fera céder
Quand on te parle de ton avenir
C’est entre étude et boulot qu’il faut choisir
Quand tu découvres ta sexualité
C’est dans un cadre hétéro-normé
C’est ça l’éducation à l’adolescence
Des rêves, des vies brisés en silence
Des traumatismes pour mater la conscience
Comme méthode d’apprentissage la violenceUne enfance pour apprendre
Une vie pour désapprendreHello Gabriel,Demander un agrément n’engage en rien l’association, si ce n’est que si des établissements scolaires veulent faire intervenir l’OVEO, l’intervention sera facilitée. Par exemple, Eva Guland avait un agrément afin de faire ses représentations et ses ateliers dans les collèges.
Et comme, par ailleurs, un projet d’écriture d’une formation est en cours de réflexion à l’OVEO depuis plusieurs années, peut-être à un moment sera
Hello Gabriel,Demander un agrément n’engage en rien l’association, si ce n’est que si des établissements scolaires veulent faire intervenir l’OVEO, l’intervention sera facilitée. Par exemple, Eva Guland avait un agrément afin de faire ses représentations et ses ateliers dans les collèges.
Et comme, par ailleurs, un projet d’écriture d’une formation est en cours de réflexion à l’OVEO depuis plusieurs années, peut-être à un moment sera-t-il possible de proposer des formations ou des ateliers dans les collèges et les lycées.
En tout cas, c’est ainsi que je vois les choses. J’ai même déjà quelques idées en tête et je suis sûre que Rodolphe aussi.
Mais bien sûr, discutons-en !
Des bises.
Dali
Bonjour,
Je suppose que vous avez vu passer cela : https://www.vie-publique.fr/loi/288160-loi-du-18-mars-2024-violences-intrafamiliales-inceste-autorite-parentale
Dali
Merci Rodolphe ! Je te réponds un peu plus tard. (Je dois finir l’avant-propos de notre livret des rencontres.)
Dali
Merci pour la bonne nouvelle Gabriel !
J’avoue que j’ai raté un wagon sur ce coup là ! Je ne savais que vous aviez avancé dans le projet. J’en suis restée au moment où tu argumentais pour que ces secondes rencontres aient bien lieu en 2024, et tu nous avais convaincues. Mais je ne savais pas qu’une réunion avait déjà eu lieu sur ce projet avec des membres de l’OVEO.
Pas de répit pour les militants, donc ! 😀
Hello Célia,
C’est une excellente nouvelle ! De mon point de vue, ce serait une belle opportunité pour l’OVEO. Merci de proposer notre association. Donc je suis pour et j’ai envie de te dire « Fonce ! ». 🙂
Bises.
Dali
Salut Rodolphe,
Et ça te brancherait d’entamer cette démarche d’obtention de l’agrément avec l’un.e d’entre nous ?
On pourrait s’y mettre tous les deux ?
Dali
Bonjour Anne-Claire,Moi aussi, ces paroles d’Olivier Lek-Lafferrière que j’ai eu l’occasion d’écouter m’ont beaucoup émue (et j’ai vraiment ravalé ma salive au passage sur le fait d’être étranger partout dans le monde car je sais très bien ce que c’est, la « double absence »).
Ce que je constate, c’est qu’on nous dicte une forme canonique de l’expression à l’opposition au génocide en cours. Une expression qui
Bonjour Anne-Claire,Moi aussi, ces paroles d’Olivier Lek-Lafferrière que j’ai eu l’occasion d’écouter m’ont beaucoup émue (et j’ai vraiment ravalé ma salive au passage sur le fait d’être étranger partout dans le monde car je sais très bien ce que c’est, la « double absence »).
Ce que je constate, c’est qu’on nous dicte une forme canonique de l’expression à l’opposition au génocide en cours. Une expression qui est en forme de « oui, mais » (ou « oui mais même » ou « oui mais quand même). Ce « oui mais » (technique argumentative que j’ai baptisée « ouimaimisme » depuis fort longtemps) est une façon de relativiser le caractère absolu d’une vérité ou d’un fait (on massacre massivement des femmes et des enfants) et, au fond, de valider la nature de « conséquence logique et naturelle » de ce que subissent les Palestiniens (« c’est à cause du 7 octobre »). Ce « oui mais », on me l’a sorti quand mon ex m’a battue au point que je me retrouve à l’hôpital : « oui mais il a vu rouge, il était terriblement blessé »…
Adopter le « oui mais », c’est obéir à une injonction, celle de valider la relativisation si l’on veut être entendu. C’est jouer le jeu de la « cancel culture ». Je suis à la fois outrée et lasse de ces procédés qui se sont intensifiés depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, mais qui ont cours depuis des décennies, en réalité (et pas à cause des réseaux sociaux contrairement à ce qu’affirment certains esprits chagrins), et qui nous mènent à l’auto-censure.
Car nous n’affirmons rien de faux, ni même d’excessif. Simplement, nous prenons position pour dénoncer le massacre en cours, non pas comme « une regrettable mais logique conséquence » d’une forme condamnable de résistance (le massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas), mais comme une politique assumée du gouvernement israëlien actuel, et en réalité, une politique de colonisation et d’apartheid qui a cours depuis des décennies dans le silence.
Et nous proposons une grille de lecture, d’une part celle de la mémoire traumatique et d’autre part de la violence de la mondialisation qui est un genre de néo-colonialisme/impérialisme occidental. Cette grille de lecture est compassionnelle et compréhensive, et suggère notre responsabilité collective, du fait de nos modes de vie, dans les violences liées à la mondialisation.
Apparenter notre discours à celui du Hamas relève, selon moi, d’une incitation à se conformer à la forme canonique d’expression convenue depuis des décennies au sujet de la question palestinienne, et donc de répondre à l’injonction par l’auto-censure. Je le vis personnellement comme du terrorisme intellectuel. Et je ne me plaindrai même pas des commentaires infantilisants que j’ai pu recevoir en forme de « je suis une béotienne qui manque de culture historique et qui ne comprend rien », j’ai décidé de passer outre.
Je vous suggère moi aussi une lecture, en accès libre, celle de cet éditorial du Monde diplomatique auquel je suis abonnée : « Punitions collectives ».
https://www.monde-diplomatique.fr/2024/03/BREVILLE/66629
3 mars 2024 à 14 h 25 min en réponse à : Suivi des réunions mensuelles de coordination (ouvertes à tous/toutes) #13036Hello,
J’aurai 10 minutes de retard.
Dali
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Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année et 10 mois par
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