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En lisant la suite de la discussion, je suis d’accord pour soutenir le droit à l’IEF, mais il semble difficile de ne pas évoquer en même temps la protection de l’enfant dans la famille contre la VEO et les autres violences, surtout de la part de l’OVEO.
Bonjour,Sur la question de l’instruction en famille et de la signature de la tribune
Je réponds à Anne Duruflé et Cahty Malherbe.
Je suis d’accord avec l’une et avec l’autre.
Je pense que et la famille et l’école sont des lieux où se produisent des grandes violences, sont le relais de la violence sociale, et que et la famille et l’école peuvent être aussi des lieux d’épanouissement pour les enfants, et sont le plus vouent
Bonjour,Sur la question de l’instruction en famille et de la signature de la tribune
Je réponds à Anne Duruflé et Cahty Malherbe.
Je suis d’accord avec l’une et avec l’autre.
Je pense que et la famille et l’école sont des lieux où se produisent des grandes violences, sont le relais de la violence sociale, et que et la famille et l’école peuvent être aussi des lieux d’épanouissement pour les enfants, et sont le plus vouent un mélange variable de violence et d’épanouissement, selon les contextes historiques et sociaux.
L’école peut sauver de la violence familiale et devrait pouvoir le faire mieux et plus souvent quand celle-ci se produit. La famille peut soutenir l’enfant vis-à-vis de la violence de l’école et devrait pouvoir l’en protéger plus quand celle-ci se produit.
A ma connaissance il n’y a pas d’étude comparant la VEO dans la famille à la VEO dans l’école.
Mais la domination dans la famille est structurellement plus totalitaire que celle de l’école : on peut changer d’école, on ne peut pas changer de parent. La dépendance matérielle et affective vis à vis des parents est totale jusqu’à un certain âge, dans les conditions sociales actuelles de la domination adulte. Une des plus grandes violences est l’inceste, qui touche un enfant sur dix, et qui a lieu dans la famille et pas à l’école.
Il faut donc protéger l’enfant à la fois dans la famille et dans l’école. Ne parler que de la famille ou que de l’école expose à des contradictions insolubles, conduit à idéaliser l’une de ces institutions en méconnaissant la violence de l’autre, et conduit à nier les apports possibles de l’une en idéalisant ceux de l’autre.
La domination adulte se produit dans des modalités pour certaines communes et pour certaines différentes dans les deux institutions.
La résistance à la domination adulte et la défense du statut de l’enfant comme sujet sont aussi à l’œuvre dans les deux institutions, de façons différentes et surtout aléatoires. Elles dépendent de l’engagement, conscient ou non, de chaque parent ou chaque enseignant ou équipe enseignante dans une de ces directions ou non, dans une combinaison de résistance et de reproduction de la domination adulte, variable en fonction du contexte social et historique et en fonction de la marge de manœuvre des acteurs.
Donc pour ma part je ne suis pas favorable à une tribune qui veut protéger l’enfant de la violence à l’école en pouvant le garder dans la famille sans dire comment le protéger de la violence dans la famille. Mais je n’ai pas travaillé sur la question de l’instruction en famille, et je n’ai sans doute pas tous les éléments.
Je pense surtout que cette question est trop complexe pour être résolue en quelques lignes sur l’espace de la discussion générale et qu’elle devrait être débattue à l’Assemblée Générale de l’OVEO qui a lieu le samedi 22 octobre prochain.
Pour alimenter la réflexion : L’Etat, comme l’ont décrit les sociologues Norbert Elias et Pierre Bourdieu , dans sa dimension sociale et démocratique peut être protecteur et limiter les dominations, masculine, adulte et de classe, qui sont plus intenses dans les états non démocratiques. L’Etat dans sa dimension régalienne, à l’inverse relaye ces dominations. L’Etat se situe à un point d’équilibre variable entre forces de domination et forces démocratiques. La façon dont l’Etat intervient dans la famille et dans l’école dépend de ce rapport de force. La limitation de l’IEF par l’Etat porte sans doute cette double valence.
Daniel Delanoë
Bonjour,
D’accord avec Jean-Pierre pour que le texte de Cahty apparaisse comme un article à part entière.
Daniel
Merci pour la lettre de l’OVEO, très bien.
Je ne trouve pas le mailing, le lien renvoie sur un écrit de janvier 2022
Daniel D
Bonsoir,D’accord avec Sophie sur les violences féminines. Murray Straus a d’ailleurs montré que les hommes font plus de VEO à temps égal passé auprès des enfants mais comme les femmes passent plus de temps avec les enfants, elles font la majorité de la VEO. On pourrait le rajouter pour que ce ne soit pas implicite.
Michel J ne définit pas les « dominations féminines » : on ne sait pas s’il parle de VEO physique ou psychologique, de mauvais traitement, d’
Bonsoir,D’accord avec Sophie sur les violences féminines. Murray Straus a d’ailleurs montré que les hommes font plus de VEO à temps égal passé auprès des enfants mais comme les femmes passent plus de temps avec les enfants, elles font la majorité de la VEO. On pourrait le rajouter pour que ce ne soit pas implicite.
Michel J ne définit pas les « dominations féminines » : on ne sait pas s’il parle de VEO physique ou psychologique, de mauvais traitement, d’inceste, d’emprise, de carence. Mais donc d’accord avec Sophie qu’elle est à inclure dans la domination adulte, en spécifiant éventuellement qu’elle est exercée par des hommes et par des femmes.
Je laisserais de côté les relations « amicales » entre adultes et enfants et je suis d’accord avec Yveline. je suis d’accord avec équidignité.
Je reprends le texte de la déclaration qui est discuté :
« La domination adulte, comme les autres dominations – masculine, de classe, raciste et coloniale, sur le vivant et la nature, etc. – s’exerce, selon les cas, par la contrainte, l’appropriation, la subordination, la privation de droits, la violence, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle ou symbolique. »
Globalement d’accord avec Sophie et Cahty
Pour la liste des dominations, je proposerai :
» La domination adulte, comme les autres dominations, qui sont généralement associées – domination de classe, domination coloniale et post-coloniale, domination raciste, domination masculine et domination sur les minorités sexuelles, domination validiste sur les minorités hors normes et handicapées, violences sur les animaux et la nature, – »
Je ne sais pas s’il faut ajouter ici la domination validiste sur les minorités handicapées ou hors normes. En principe oui. Je me suis demandé si ça ne dilue pas un peu le propos, mais à la reflexion, non, ça a sa place.
J’en profite pour vous joindre le programme du séminaire que je co-organise à partir d’octobre : » Les dominations sont-elles un impensé de la psychanalyse ? «
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Bonjour,Je pense qu’il faut accepter cette demande. Je trouve ça très bien que les écoles d’éducateurs s’intéressent à la VEO, et cherchent à inviter des personnes qui ont travaillé sur le sujet. Il faudra aussi que l’Education Nationale le fasse, et j’ai déjà fait des « interventions » dans des sessions de formation continue à des instituteurs, à la ville de Vitry sur Seine, c’était très apprécié.
Depuis 5 ans, je donne un cours par an
Bonjour,Je pense qu’il faut accepter cette demande. Je trouve ça très bien que les écoles d’éducateurs s’intéressent à la VEO, et cherchent à inviter des personnes qui ont travaillé sur le sujet. Il faudra aussi que l’Education Nationale le fasse, et j’ai déjà fait des « interventions » dans des sessions de formation continue à des instituteurs, à la ville de Vitry sur Seine, c’était très apprécié.
Depuis 5 ans, je donne un cours par an sur la VEO au DU de psychotraumatologie de l’Université de Paris, et je veux bien donner un cours à cette école.
Daniel Delanoë, psychiatre et anthropologue.
Sur le texte du Dr BB, pédopsychiatre en CMPP, publié sur un blog de Mediapart, je suis d’accord pour sa publication sur le site de l’OVEO. Il décrit le manque scandaleux de moyens pour la pédopsychiatrie, qui constitue une vraie violence envers les enfants. Ce n’est pas de la violence éducative, c’est de la violence sociale, qui peut contribuer à générer de la violence éducative.
Concernant le texte d’Isabelle Titti Dingong mis par Catherine Malherbe :Je propose de le publier en faisant un dossier sur la crise sanitaire, avec
1. Les effets des mesures de confinement et des gestes barrières, en particulier le masque, qui semblent faire l’objet d’un accord, à vérifier
2. La question du vaccin chez l’enfant, en indiquant
2.1. Les avis du Comité scientifique sur son indication chez l’enfant (protéger l’enfant ou protéger l&rsquo
Concernant le texte d’Isabelle Titti Dingong mis par Catherine Malherbe :Je propose de le publier en faisant un dossier sur la crise sanitaire, avec
1. Les effets des mesures de confinement et des gestes barrières, en particulier le masque, qui semblent faire l’objet d’un accord, à vérifier
2. La question du vaccin chez l’enfant, en indiquant
2.1. Les avis du Comité scientifique sur son indication chez l’enfant (protéger l’enfant ou protéger l’adulte), ses effets indésirables, le rapport bénéfice risque, et la question des droits des enfants non vaccinés.
2.2. Le texte d’Isabelle Titti Dingong
Bonjour,Voici la tribune publiée dans Le Monde intitulée » Il est urgent de mener une campagne d’information sur la violence éducative, sa nature et ses effets » que nous avons rédigée Manuèle Lang, Ophélie Perrin (Enfance libre) et moi, Daniel Delanoë, signée avec notamment l’aide de Marie Rose Moro par plus de 160 universitaires, personnalités, professeurs de psychiatrie de l’enfant et de adolescent, professeurs de pédiatrie, avocats et magistrats, prof
Bonjour,Voici la tribune publiée dans Le Monde intitulée » Il est urgent de mener une campagne d’information sur la violence éducative, sa nature et ses effets » que nous avons rédigée Manuèle Lang, Ophélie Perrin (Enfance libre) et moi, Daniel Delanoë, signée avec notamment l’aide de Marie Rose Moro par plus de 160 universitaires, personnalités, professeurs de psychiatrie de l’enfant et de adolescent, professeurs de pédiatrie, avocats et magistrats, professionnels de l’enfance, sociétés savantes… Nous l’avons proposée au Monde qui l’a acceptée et l’a publiée dans le numéro paru le 18 novembre 2021, daté du 19 novembre, print et web.
Nous avons privilégié pour le choix des signataires la légitimité académique, scientifique et professionnelle, en prévoyant d’associer les autres acteurs, militants, associatifs, essayistes dans une deuxième étape dont nous vous reparlerons. Et ça a bien fonctionné.
Je crois que c’est la première fois que ces acteurs se mobilisent ainsi contre la violence éducative ordinaire.
J’avais demandé au Monde une publication autour du 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant et la protection de l’enfance, ce qui fut fait, avec une double page concernée à cette journée et sur la même page 31 une autre tribune rédigée par les anciennes défenseures des droits demandant un code de l’enfance. L’ensemble fait bloc.
Je crois que c’est la première fois que se mobilisent ainsi contre la violence éducative ordinaire.
Un moment important donc, si ce n’est historique, dans l’évolution de la société française sur cette question à la fois massive et méconnue : la plupart des professionnels que nous rencontrons ignorent l’existence de la loi du 10 juillet 2019, et sont de ce point de vue démunis face aux parents ou face à des professionnels recourant à ces violences.
Le Monde a mis les 8 premiers signataires, par ordre alphabétique (c’est la règle du Monde pour les tribunes collectives), et a mis le lien vers le site de la Maison des Adolescents de Cochin (Service de Marie Rose Moro) où est consultable la liste de tous les signataires. Celle-ci est encore ouverte et peut accueillir d’autres signatures individuelles, ou institutionnelles. Pour cela m’envoyer un mail à daniel.delanoe@wanadoo.fr
Je vous joins le pdf de la version web et du scan de la page papier, page 31.
Daniel
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