Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurArticles
-
A propos de la proposition d’un code de l’enfance. Je ne sais pas si l’existence d’un code de l’enfance doit être considérée comme forcément un instrument de domination adulte. Son élaboration peut aussi être un lieu où on peut défendre une conception de l’enfant, et lutter contre la domination adulte. Les lois contre la violence conjugale, contre le harcèlement sexuel, contre les discriminations ne renforcent pas la domination masculA propos de la proposition d’un code de l’enfance. Je ne sais pas si l’existence d’un code de l’enfance doit être considérée comme forcément un instrument de domination adulte. Son élaboration peut aussi être un lieu où on peut défendre une conception de l’enfant, et lutter contre la domination adulte. Les lois contre la violence conjugale, contre le harcèlement sexuel, contre les discriminations ne renforcent pas la domination masculine. Idem pour la domination raciste.
L’OVEO a en effet son point de vue à faire valoir, et un texte de l’OVEO sera bienvenu.-
Cette réponse a été modifiée le il y a 4 années et 7 mois par
Daniel DELANOE.
Et le groupe de coordination a toujours été ouvert
Sur la question du groupe de coordination :
Les membres du groupe ont passé quelques mois à rédiger la déclaration de philosophie de l’OVEO, il y avait le lien vers le framapad en permanence accessible sur le wiki, puis le groupe l’a mise sur le forum, puis sur le site.
Je ne comprends pas qu’on reproche au groupe de coordination un manque de fluidité et de transparence.Sur le fond, il y a des choses intéressantes dans les propositions de la commission européenne.
Les remarques faites par Brigitte et ACR sur la proposition de code de l’enfance sont intéressantes, voir en effet ce que ça donne si on remplace « enfant » par « femme » ou « noir ».
Pour autant, faut-il tout rejeter ? Nous nous sommes appuyés sur les textes de l’UE et du conseil de l’Europe contre la violence éducative, et c’était un appui décisif.-
Cette réponse a été modifiée le il y a 4 années et 7 mois par
Daniel DELANOE.
Pour ce qui est du code de l’enfance, voici en pj le texte de la commission européenne, et le lien
https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar:e769a102-8d88-11eb-b85c-01aa75ed71a1.0001.02/DOC_1&format=PDFLa Commission propose d’agir pour faire respecter les droits de l’enfant et soutenir les enfants dans le besoin
/france/file/p0013430014h1jpg_frp0013430014h_1.jpg
La Commission propose d’agir pour faire respecter les droits de l’enfant et souPour ce qui est du code de l’enfance, voici en pj le texte de la commission européenne, et le lien
https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar:e769a102-8d88-11eb-b85c-01aa75ed71a1.0001.02/DOC_1&format=PDFLa Commission propose d’agir pour faire respecter les droits de l’enfant et soutenir les enfants dans le besoin
/france/file/p0013430014h1jpg_frp0013430014h_1.jpg
La Commission propose d’agir pour faire respecter les droits de l’enfant et soutenir les enfants dans le besoin
Copyright ECLa Commission a adopté aujourd’hui la première stratégie globale de l’UE sur les droits de l’enfant, ainsi qu’une proposition visant à établir une garantie européenne pour l’enfance.
24/03/2021La Commission a adopté aujourd’hui la première stratégie globale de l’UE sur les droits de l’enfant, ainsi qu’une proposition de recommandation du Conseil établissant une garantie européenne pour l’enfance, afin de promouvoir l’égalité des chances pour les enfants exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. En préparation des deux initiatives, la Commission, en collaboration avec les principales organisations mondiales de défense des droits de l’enfant, a recueilli l’avis de plus de 10 000 enfants.
Stratégie de l’UE : six domaines thématiques & mesures proposéesLes enfants en tant qu’acteurs de changement de la vie démocratique: la Commission propose une série d’actions, allant de la production de textes juridiques adaptés aux enfants à la tenue de consultations avec les enfants dans le cadre de la conférence sur l’avenir de l’Europe et de la mise en œuvre du pacte pour le climat et du pacte vert. Les États membres devraient également rendre possible la participation des enfants à la vie civique et démocratique.
Le droit des enfants de réaliser pleinement leur potentiel, quel que soit leur milieu social: la Commission vise à mettre en place une garantie européenne pour l’enfance afin de lutter contre la pauvreté des enfants et leur exclusion sociale. À titre d’exemple, elle se penchera aussi sur la question de la santé mentale infantile et elle promouvra l’introduction de repas sains et produits durablement dans les écoles de l’UE. La Commission s’efforcera d’améliorer les normes en matière d’enseignement et d’accueil de la petite enfance à l’échelle de l’UE et de mettre en place un système d’enseignement inclusif et de qualité.
Le droit des enfants d’être à l’abri de toute violence: la Commission proposera des textes législatifs visant à lutter contre la violence à caractère sexiste et domestique et formulera des recommandations pour prévenir les pratiques préjudiciables envers des femmes et des filles. Les États membres sont invités à mettre en place des systèmes intégrés de protection de l’enfance et à en améliorer le fonctionnement, ainsi qu’à renforcer leur réponse à la violence dans les écoles et à adopter une législation nationale visant à bannir à jamais les châtiments corporels dans tous les contextes.
Le droit des enfants à une justice qui leur est adaptée lorsqu’ils sont victimes, témoins, suspects, accusés d’avoir commis une infraction pénale ou partie à une procédure judiciaire: la Commission contribuera notamment à la formation judiciaire spécialisée et elle collaborera avec le Conseil de l’Europe pour mettre en œuvre les lignes directrices de 2010 sur la justice adaptée aux enfants. Les États membres sont invités à apporter leur contribution en soutenant, par exemple, la formation judiciaire, et en développant des voies alternatives solides à l’action judiciaire, telles que des solutions de substitution à la détention ou la médiation dans les affaires civiles.
Le droit des enfants de naviguer en toute sécurité dans l’environnement numérique et de tirer parti de ses possibilités: la Commission mettra à jour la stratégie européenne pour un internet mieux adapté aux enfantsRechercher les traductions disponibles de ce lienEN••• et la proposition de législation sur les services numériquesRechercher les traductions disponibles de ce lienEN••• vise à offrir une expérience en ligne sans risque. La Commission invite les États membres à mettre effectivement en œuvre les dispositions relatives à la protection des enfants prévues dans la directive révisée sur les services de médias audiovisuels et à encourager le développement des compétences numériques de base chez les enfants. La Commission invite également les entreprises du secteur des TIC à lutter contre les comportements en ligne préjudiciables et à supprimer les contenus illicites.
Les droits des enfants dans le monde: les droits de l’enfant sont universels et l’UE réaffirme sa détermination à protéger, promouvoir et respecter ces droits à l’échelle mondiale et multilatérale. Cet objectif sera atteint, entre autres, en allouant 10 % du financement de l’aide humanitaire à l’éducation dans les situations d’urgence et de crises prolongées. La Commission préparera un plan d’action pour la jeunesse d’ici à 2022 afin de promouvoir la participation des jeunes et des enfants dans le monde et de renforcer les capacités de protection des enfants des délégations de l’UE. La Commission applique également une politique de tolérance zéro à l’égard du travail infantile.
La nouvelle garantie européenne pour l’enfance
En 2019, près de 18 millions d’enfants dans l’UE (22,2 % de la population infantile) vivaient dans des ménages exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Cette situation engendre un cercle vicieux intergénérationnel d’inégalité, qui produit des effets profonds et durables sur les enfants. La garantie européenne pour l’enfance vise à briser ce cycle et à favoriser l’égalité des chances en garantissant l’accès à un ensemble de services essentiels pour les enfants dans le besoin (enfants de moins de 18 ans exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale).
Dans le cadre de la garantie européenne pour l’enfance, il est recommandé aux États membres de fournir un accès gratuit et effectif aux enfants dans le besoin:
à des services d’éducation et d’accueil de la petite enfance – éviter notamment les classes appliquant la ségrégation;
à l’enseignement et aux activités scolaires – par exemple, des équipements adéquats pour l’apprentissage à distance et des excursions scolaires;
à un repas sain au moins par jour d’école; et
aux soins de santé – par exemple en facilitant l’accès aux examens médicaux et aux programmes de dépistage.
Ces services devraient être gratuits et facilement accessibles aux enfants dans le besoin.
La Commission recommande également que les États membres offrent aux enfants dans le besoin un accès effectif à une alimentation saine et à un logement adéquat: les enfants devraient notamment recevoir des repas sains en dehors des jours scolaires également et les enfants sans abri et leurs familles devraient avoir accès à un logement adéquat.
Lors de l’identification des enfants dans le besoin et de l’élaboration de leurs dispositions nationales, les États membres devraient prendre en considération les besoins spécifiques des enfants issues de milieux défavorisés, tels que les enfants sans-abri, les enfants handicapés, les enfants en situation familiale précaire, les enfants issus de l’immigration ou qui bénéficient de soins alternatifs.
Les fonds de l’UE destinés à soutenir ces actions sont disponibles au titre du Fonds social européen plus (EFS+), qui finance des projets visant à lutter en faveur de l’inclusion sociale et contre la pauvreté et les projets qui investissent dans le capital humain, ainsi qu’au titre du Fonds européen de développement régional, InvestEU et de la facilité pour la reprise et la résilience.
-
Cette réponse a été modifiée le il y a 4 années et 7 mois par
Daniel DELANOE.
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.11 mai 2021 à 8 h 51 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #8936Bonjour,
J’ai eu deux très bons retours sur la déclaration de philosophie de l’OVEO.
« La déclaration de l’OVEO est remarquable, quoique sans doute discutable ici ou là (la violence n’est-elle que socialement construite? cf Caïn et Abel, le scorpion et la grenouill etc…) et c’est ce qui en fait la belle dynamique, vraiment bien »
Et une collègue qui a écrit un texte très personnel, je lui demande un texte pour publication. Sa conclusion
« Il est garant d un avBonjour,
J’ai eu deux très bons retours sur la déclaration de philosophie de l’OVEO.
« La déclaration de l’OVEO est remarquable, quoique sans doute discutable ici ou là (la violence n’est-elle que socialement construite? cf Caïn et Abel, le scorpion et la grenouill etc…) et c’est ce qui en fait la belle dynamique, vraiment bien »
Et une collègue qui a écrit un texte très personnel, je lui demande un texte pour publication. Sa conclusion
« Il est garant d un avenir meilleur pour l humanité, j en suis persuadée..
Un fil conducteur assurément… »
Daniel.Je pense que le comité de coordination peut répondre à la proposition de Maud Alejandro.
Je pense qu’elle est particulièrement légitime pour représenter l’OVEO à la télévision coréenne.Daniel
5 septembre 2020 à 16 h 51 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #6126Bonjour,
Je viens de relire la discussion depuis le 27 juillet, avec la réponse de Catherine BARRET à ma proposition de parler DES VEO. Merci pour ta réponse Catherine. Je trouve qu’on avance bien.
1. D’accord avec Catherine sur le fait que pratiquement c’est lourd et mal venu de changer le Nom de l’OVEO.
2. Sur le fond, j’ai l’impression que la question VEO au singulier ou au pluriel se joue autour de la définition de la violence éducative et de l&rsqBonjour,
Je viens de relire la discussion depuis le 27 juillet, avec la réponse de Catherine BARRET à ma proposition de parler DES VEO. Merci pour ta réponse Catherine. Je trouve qu’on avance bien.
1. D’accord avec Catherine sur le fait que pratiquement c’est lourd et mal venu de changer le Nom de l’OVEO.
2. Sur le fond, j’ai l’impression que la question VEO au singulier ou au pluriel se joue autour de la définition de la violence éducative et de l’éducation. Olivier Maurel en a bien posé bien les termes : » Je suis sensible en ce moment à la distinction entre éducation au sens large (tout ce qui concerne les relations entre enfants et adultes ayant « autorité » ou « pouvoir » sur eux) et au sens restreint (ce qu’on fait dans un but éducatif, pour influencer et changer l’enfant, le faire aller dans un sens particulier en vue de le faire devenir ceci ou cela… par opposition donc au fait de mettre les informations et les moyens à sa disposition ».
Si on prend en effet la définition de l’éducation au sens large, la violence éducative ordinaire comprend aussi les atteintes sexuelles mineures non pénalisées dont j’ai mis la liste. Et donc avec ce sens large de l’éducation, je suis d’accord avec le singulier de la VEO. Catherine, pourrais tu nous donner la référence du livre en allemand que tu es en train de traduire, et peut-être nous donner les définitions de l’éducation qu’il propose ? Ce serait un élément précieux.Dans la charte proposée par Jean-Pierre :
il faudrait alors inclure cette définition de l’éducation au sens large, pour bien définir le champ de la violence éducative ordinaire, qui pourrait donc inclure les violences sexuelles ordinaires.
(On s’éloignerait alors de la définition des châtiments corporels de Murray Strauss, le sociologue américain fondateur des études quantitatives sur la VEO, mais on peut s’en éloigner : » « Le châtiment corporel est l’utilisation de la force physique avec l’intention de faire subir à l’enfant de la douleur, mais sans blessure, dans le but de corriger ou de contrôler le comportement de l’enfant ». (Straus 2009, Beating the devil out of them, p 4, traduit par moi). Il y a alors un élargissement du champ, par rapport à la plupart des recherches et publications sur les châtiments corporels lesquels sont basés sur cette définition. Il serait important et intéressant d’expliciter ce changement en le situant historiquement et en l’argumentant, pour garder la trace de l’évolution des idées).
A première lecture, je suis d’accord avec le reste de la charte.Sur la domination adulte :
1 Je ne retrouve pas le passage d’Olivier Maurel où il craignait que le concert domination adulte ne renvoie à une perspective anarchiste marginalisante. ça doit être dans un autre texte. Je ne suis pas d’accord : utiliser le concept de domination masculine ne renvoie pas particulièrement ou spécifiquement à la perspective anarchiste, et la plupart des mouvements féministes ne se situent pas dans l’anarchisme. Les concepts de domination sont des concepts sociologiques critiques qui ne renvoient pas spécialement à l’anarchisme, même si les anarchistes les utilisent, mais ils ne sont pas les seuls.
2. Sur le fond, oui, le groupe des « adultes » n’est pas homogène, et il est socialement construit. Mais il correspond à des droits et des fonctions, éducatives justement, socialement construites et définies, qui sont précisément au coeur de la VEO. Je pense que la domination adulte est un concept intéressant, que l’on peut combiner avec d’autres, (dominations de classe, racialisée, masculine, dans la perspective de l’intersectionnalité), et qui aussi a le mérite d’englober les femmes : à part Christine Delphy, très peu de féministes se sont intéressées à la VEO, et comme elles passent plus de temps avec les enfants, ce sont elles qui exercent le plus de VEO.
Le concept de domination adulte permet aussi d’ouvrir sur toutes les formes de violences envers les enfants, celles qui sont ordinaires, et celles qui sont extraordinaires, qui sont condamnées, moralement et juridiquement. Comme pour la domination masculine englobe les violences pénalisées et les violences non pénalisées, le partage inégal des tâches ou l’inégalité des salaires.Je propose une nouvelle réunion Visio un soir, plutôt après le 15 septembre pour moi, un samedi après-midi ou un soir.
Daniel
19 juillet 2020 à 18 h 17 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #6055Je trouve très intéressant le schéma proposé par Sophie Blum le 7 juillet.
Je réflechis à une formulation en clair.Il semble que nous sommes concernés par les différentes violences sur l’enfant, socialement admises, licites ou légitimes, les différentes violences ordinaires donc : les violences ordinaires : éducatives, et non éducatives, sexuelles, de genre, physiques, psychologiques, juridiques (auxquelles on pourrait sans doute ajouter d’autres, je pense aux violences idé
Je trouve très intéressant le schéma proposé par Sophie Blum le 7 juillet.
Je réflechis à une formulation en clair.Il semble que nous sommes concernés par les différentes violences sur l’enfant, socialement admises, licites ou légitimes, les différentes violences ordinaires donc : les violences ordinaires : éducatives, et non éducatives, sexuelles, de genre, physiques, psychologiques, juridiques (auxquelles on pourrait sans doute ajouter d’autres, je pense aux violences idéologiques, mais ça devient compliqué)
Ne pourrait-on pas intégrer l’évolution de la problématique en complétant ainsi l’objet :
Observatoire des violences éducatives ordinaires et des autres violences socialement admises sur les enfants.
Daniel Delanoë5 juillet 2020 à 17 h 30 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #6027Bonjour,
J’ai retrouvé l’article sur les violences sexuelles ordinaires, qui date de 2016, sur le blog https://prevention-violencessexuelles.com,
dont j’avais trouvé la recension sur le blog https://entreleslignesentrelesmots.blog/2016/09/29/reconnaitre-la-violence-sexuelle-educative-ordinaire/Je l’ai copié, le voici. L’article commence par saluer et citer le travail de l’OVEO, puis aborde donc « la violence sexuelle éducative ordinaire ». Comme je
Bonjour,
J’ai retrouvé l’article sur les violences sexuelles ordinaires, qui date de 2016, sur le blog https://prevention-violencessexuelles.com,
dont j’avais trouvé la recension sur le blog https://entreleslignesentrelesmots.blog/2016/09/29/reconnaitre-la-violence-sexuelle-educative-ordinaire/Je l’ai copié, le voici. L’article commence par saluer et citer le travail de l’OVEO, puis aborde donc « la violence sexuelle éducative ordinaire ». Comme je l’ai proposé et comme l’a confirmé Olivier Maurel dans son échange Charles Chemin, les violences sexuelles ordinaires ne sont pas éducatives. Il y a donc un désaccord sur ce point, mais la description des comportements des adultes mérite d’en prendre connaissance.
Voici donc l’article :
« L’Observatoire de la violence éducative ordinaire nous aide chaque jour, lorsque l’on lit ses articles, à comprendre ce qu’est la violence éducative ordinaire.Selon Olivier Maurel, on peut définir la violence éducative ordinaire comme étant « tous les comportements qui se veulent éducatifs, mais qui sont des formes de violence physique, verbale ou psychologique tolérées ou préconisées dans une société donnée ».
Les autres membres de l’OVEO nous expliquent aussi que « la violence éducative ordinaire commence avec tout comportement destiné à convaincre l’enfant qu’un adulte sait forcément mieux que lui ce qui est bon pour lui et, à ce titre, doit en être obéi « pour son bien ».
L’adulte se croit moralement supérieur parce qu’il est plus puissant, plus expérimenté. Cela justifie une multiplicité d’abus plus ou moins subtils s’appuyant sur une argumentation de « sagesse », de « raison », que pourra reprendre ensuite l’enfant envers les plus petits ou les plus faibles que soi.
Sans témoin lucide, l’enfant ne peut identifier cet abus et le reproduira à son tour lorsqu’il deviendra parent. Pour lui, ses actes seront justifiés et justifiables de la même manière qu’on les lui a imposés.
« L’éducation à l’obéissance est donc le premier acte de violence éducative ordinaire, le pilier sur lequel d’autres violences plus visibles vont pouvoir s’appuyer. Car elle établit comme incontestable l’autorité parentale à laquelle l’enfant doit obéir. En fait, l’obéissance « par principe » de l’enfant est instaurée pour les seuls besoins de l’adulte. »
« Aucun enfant n’agit naturellement de façon dangereuse ou volontairement blessante, envers soi-même ou autrui. Dressé à obéir, il sera peut-être docile, « sage », répondra peut-être aux attentes de l’adulte, mais sera-t-il alors vrai ? Tout enfant porte en soi les besoins d’attachement, d’imitation et de sensibilité à l’autre qui lui permettront de devenir un adulte responsable et bienveillant sans dressage, grâce à l’accompagnement modeste, attentif et affectueux des adultes qui l’entourent, à condition que ceux-ci ne cachent pas leurs refus et exigences personnels légitimes derrière une prétendue autorité pour le « bien » de l’enfant…
On l’admet difficilement si l’on se sent incapable soi-même d’être un parent « à la hauteur » : la crainte du jugement de ses propres parents intériorisés n’est pas loin. Si l’on ne se sent pas capable de « bien » accompagner son enfant, il est illusoire de croire que par l’éducation à l’obéissance on va limiter les dégâts.
Quoi qu’il en soit, définir la violence éducative ordinaire n’a pas pour but de soutenir les parents mais, en disant la vérité, de leur faire prendre conscience de ce qui, sous le prétexte d’éducation, fait violence à leurs enfants… donc à l’enfant qu’ils ont été. »
Or, s’agissant de la question des violences sexuelles, bien souvent le parent semble encore moins conscient de ses actes et du fait qu’il pratique de telles violences sexuelles éducatives ordinaires au quotidien.
Que sont les violences sexuelles éducatives ordinaires ? Que recouvrent-elles ?
Il s’agit de toute situation entre l’enfant et le parent qui crée un inconfort pour l’enfant vis à vis de son corps, de ses parties intimes, de ses parties génitales. Il s’agit de toutes ces situations dans lesquelles se retrouvent un enfant du fait d’un comportement d’un parent et plus largement d’un adulte qui ne l’aide pas à pouvoir se sentir libre, sans emprise, sans domination dans son rapport avec son sexe, ses parties intimes, son intimité et sa pudeur.
Ces situations sont plus que nombreuses et elles débutent dès la naissance. Bien trop souvent, ces actes, gestes et paroles sont disqualifiés, justifiés, niés voir même sacralisés. Mais, ils génèrent en réalité un rapport de domination entre l’enfant et le parent. Il n’y a plus aucun rapport d’égalité entre eux. Il n’y a dans ce contexte aucune bienveillance du parent à l’égard de son enfant. Le corps de l’un est ainsi laissé au bon vouloir, à la bientraitance ou à la maltraitance de l’autre.
Ces violences sexuelles éducatives ordinaires, dont on parle peu, ont pour conséquence une anesthésie générale de la société sur les comportements adéquats à adopter avec son enfant pour respecter à tout instant son corps et ses parties intimes, que ce soit dans le cadre de l’exercice global de l’autorité parentale, des soins d’hygiène, des moments d’affection portés à son enfant, des soins médicaux et qu’ils s’exercent au domicile familial, chez d’autres membres de la famille ou au sein d’établissements scolaires par exemple.
Cette omniprésence, cet entretien et cette fausse invisibilité des violences sexuelles éducatives ordinaires, leur quotidienneté couplée à un fonctionnement hypersexualisé de notre société a pour effet de renforcer le tabou de l’inceste, d’accroître les difficultés pour lutter activement contre la culture du viol et, de façon plus globale, nuit à l’interdiction légale de tous les actes pédocriminels et aux moyens qui permettent de les faire cesser.
L’adoption d’une démarche préventive et toute attitude de prévention des violences sexuelles commises à l’encontre des enfants, sont, dans ce contexte quasi impossibles.
La nécessité de reconnaître dans l’éducation que l’on donne à son enfant, dans ses pratiques éducatives les violences sexuelles éducatives ordinaires est donc un préalable.
Ne pas reconnaître l’existence des violences sexuelles éducatives ordinaires, c’est soutenir que les violences sexuelles sont peu nombreuses, exceptionnelles et ne touchent pas les enfants. Or, le nombre de faits rapportés et les décisions judiciaires prises pour protéger les enfants nous démontrent tout le contraire.
Aussi, est-il indispensable de prendre conscience de ses propres conduites en tant que parent, de ses pratiques au sein de sa propre famille, afin que déjà ses propres enfants soient pleinement respectés en tant que personne.
Si les viols, agressions sexuelles sur mineur.es et autres actes de pédocriminalité rapportés par les médias font grand bruit, ceux-ci ne sont que la face visible de l’ensemble des violences sexuelles éducatives ordinaires qui font le quotidien des enfants.
Afin de vous accompagner dans cette prise de conscience et cette reconnaissance de pratiques éducatives sexuelles maltraitantes, voici une table des violences sexuelles éducatives ordinaires que nous avons pu recenser.
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et l’autorité parentale
obliger à une excision ou à une infibulation sa fille
faire circoncire avec ou sans anesthésie son garçon
imposer des opérations chirurgicales sur le sexe des enfants
imposer des examens gynécologiques ou urologiques à son enfant
sacraliser la virginité de son enfant
faire vérifier ou vérifier la virginité de son enfant
imposer ou refuser un avortement
imposer ou refuser une naissance
imposer une stérilisation
refuser de dire à un enfant qu’il est né d’un viol
poser des regards objectivant sur les parties sexuelles de son enfant
se moquer de la taille du sexe de son enfant, de ses poils naissants, de la taille de ses seins, de sa vulve
faire des comparaisons de taille de fesses, de seins, de sexe de son enfant avec ceux d’un adulte ou d’un autre enfant
faire des brimades à caractère sexuel ou sexiste à son enfant
faire des remarques déplacées qui projettent dans le temps son enfant comme un objet sexuel
cultiver une éducation sexiste et qui impose une domination masculine
menacer son enfant « qu’on va lui couper le zizi »
donner des fessées et tapes sur les fesses
lui imposer le naturisme
pester quand l’enfant veut encore aller aux toilettes ou demande à boire
imposer des contacts physiques de son enfant avec des tiers : toucher de main, main sur la tête, main sur la joue, main sur l’épaule, main sur la cuisse, main sur la fesse, main sur la poitrine…
imposer l’ingurgitation d’aliments qui écœurent ou dégoûtent
s’immiscer dans l’intimité de son enfant, dans ses relations amoureuses
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et la dimension affective
imposer à un enfant de faire des câlins à un tiers inconnu
Imposer à son enfant de faire des câlins avec son parent alors que l’enfant se dérobe
Imposer à un enfant de faire ou recevoir des bisous et baisers
embrasser son enfant sur la bouche
chatouiller, pincer, caresser le sexe et ou les parties intimes de son enfant
embrasser le sexe de son nourrisson
embrasser le sexe de son enfant
embrasser, lécher ou chatouiller l’anus de son enfant
obliger son enfant à se dévêtir à un moment où il le refuse ou est dans l’incapacité d’exprimer s’il le souhaite ou non
imposer à un enfant de voir ses ou l’un de ses parents sous la douche
se promener nu et s’exhiber devant son enfant
refuser en tant que parent de remonter sa propre braguette ou ne pas remonter celle de son enfant
se gratter sciemment les parties intimes devant son enfant
mettre dans l’inconfort un enfant par le jeu qu’on lui impose et qui ne respecte son corps
imposer à son enfant de dormir avec lui
imposer à son enfant qu’il vous masse ou se laisse masser
autoriser la prise d’hormones pour le changement de sexe de son enfant alors qu’il n’est pas en mesure de comprendre les conséquences à long terme que cette prise générera
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et les soins d’hygiène, les attitudes corporelles de l’enfant et sa tenue vestimentaire
refuser de nettoyer la tétine d’un enfant
imposer le sein à un enfant alors qu’il n’en veut plus
changer son enfant devant toute la famille
déshabiller avec brusquerie son enfant
avoir des gestes brusques et qui ne respectent pas l’intégrité corporelle de l’enfant au moment du change, au moment du bain, au moment du séchage de l’enfant, chez le médecin, chez un des membres de la famille, devant un.e inconnu.e
manipuler et porter son enfant sans prêter attention à ses parties génitales : sangles trop serrées dans le siège bébé, porte bébé qui écrase les testicules, exercent des pressions sur le pubis des fillettes
obliger un enfant à se rendre à la piscine et à se mettre en maillot de bain
tapoter les fesses de bébés pour qu’il fasse son rôt
décalotter son garçon
ne pas donner à son garçon des conseils pour apprendre à se décalotter seul
nettoyer le vagin de sa fille alors qu’il est auto-nettoyant
imposer des douches vaginales à sa fille
ne pas apprendre à son enfant à nettoyer son sexe
refuser à son enfant de se déshabiller seul.e
nettoyer le sexe, les fesses et l’anus de son enfant alors qu’il est en âge de le faire lui-même
procéder à des soins injustifiés d’hygiène et qui mettent dans l’inconfort l’enfant
interdire à son enfant de se masturber
ne pas laisser son enfant se masturber ou se toucher
ne pas indiquer à son enfant qu’il a le droit de se masturber et de toucher toutes les parties de son corps, que son corps lui appartient et qu’il peut le faire dans un endroit adapté
ne pas expliquer à son enfant comment se laver les parties intimes
ne pas expliquer comment utiliser du papier toilette
ne pas expliquer comment utiliser des sanitaires, comment relever la lunette des toilettes, nettoyer au besoin le toilette
ne pas adapter les sanitaires à l’âge de l’enfant : hauteur, diamètre de l’ouverture de la lunette, absence de pot, absence de marche pour monter sur le toilette
ne pas acheter de produits d’hygiène intime à son enfant et qui lui seraient nécessaires selon son âge
ne pas changer suffisamment son enfant
ne pas laver le linge intime, ni l’entretenir, ni acheter du linge adapté
ne pas apprendre à être propre à son enfant avec bienveillance, le lui enseigner trop tôt
lui imposer d’uriner ou de déféquer plus tard, de se retenir, ou dans un endroit sale ou mal adapté
ne pas informer sa fille sur ce que sont les règles, quand elles arrivent
laisser sans hygiène la douche ou les sanitaires du domicile familial
obliger l’enfant à dormir dans des draps souillés
obliger l’enfant à porter des vêtements souillés
obliger l’enfant à laver ses propres vêtements souillés
obliger l’enfant à nettoyer son urine
faire porter des couches à un enfant qui n’en a plus l’âge
ne pas acheter de serviettes hygiéniques ou tampons à sa fille ou en nombre suffisant
imposer de mettre de la crème sur les fesses ou parties intimes d’un enfant sans raison
refuser d’acheter un soutien gorge
refuser d’acheter des caleçons ou des slips pour un meilleur confort de l’enfant
refuser à l’enfant son intimité, sa pudeur, qu’il.le prenne sa douche seul.e, qu’il.le aille aux toilettes seul.e
imposer ou refuser une épilation
imposer des bains à plusieurs
pester sur les odeurs des parties intimes de l’enfant
utiliser des cosmétiques sur les parties intimes de l’enfant
sexualiser la tenue vestimentaire de son enfant
laisser son enfant sans sous vêtements à la vue d’autrui
inscrire son enfant à un cours de pole dance
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et les maux de l’enfant
imposer le suppositoire comme seul remède aux maux de l’enfant
réaliser des prises de températures rectales alors que d’autres méthodes existent
imposer le lavement comme seul remède à la constipation de l’enfant
prendre à la légère des mycoses du nourrisson
prendre à la légère des fissures anales
ne pas s’inquiéter d’un saignement anal ou vaginal
ne pas s’inquiéter du signalement de douleurs aux fesses par l’enfant
penser que le refus de s’alimenter est une colère alors qu’il peut cacher d’autres souffrances
ne pas s’inquiéter des pleurs de son enfant au moment du change et de ses sursauts ou cris alors qu’on le change
refus de donner des médicaments qui soulagent les douleurs de règle
refus de donner des médicaments qui soulagent un phimosis
refus d’emmener son enfant à une consultation médicales pour cause de douleurs pubiennes ou aux parties intimes
imposer l’intromission d’ovule dans le vagin de sa fille alors qu’elle est en mesure de le faire elle-même
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et la structure familiale
refuser de parler avec sa.son conjoint.e de l’existence des violences sexuelles et de faire une prévention commune
refuser de parler de l’inceste avec sa.son conjoint.e
s’abstenir de rejeter des attitudes des membres de la famille, gestes, paroles qui heurtent les parties intimes de l’enfant et sa sensibilité
refuser d’écouter son enfant qui ne veut pas se rendre chez un des membres de la famille
avoir des attitudes parentales hypersexualisées devant son enfant
faire des sous-entendus à caractère sexuels en présence de son enfant
laisser poser son enfant de façon suggestive pour prendre une photo de lui
se moquer d’une posture de son enfant et la sexualiser
diffuser des photos de son enfant par internet qu’il soit dénudé ou non
emmener son enfant dans un lieu ou un endroit dont on sait qu’il va l’insécuriser et l’inconforter dans son rapport à son propre corps
laisser trainer des objets sexuels dans son domicile
visionner un film pornographique en présence de son enfant
invectiver sa-son conjoint.e sur son manque d’appétence sexuelle devant son enfant
raconter à son enfant ses fantasmes et ses pratiques sexuelles
comparer physiquement sa femme et sa fille, son conjoint et son fils, faire des comparaisons physiques entre les enfants d’une même famille ou des membres de la famille
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et les modes de garde et la scolarité de l’enfant
ne pas prévenir son enfant des 3 visites médicales scolaires obligatoires et ne pas expliquer à son enfant qu’un médecin ou quiconque ne peut lui toucher ses parties intimes
ne pas expliquer à l’enfant qu’à la maternelle, il y aura des sanitaires collectifs
ne pas laisser à l’enfant des mouchoirs en cas d’urgences urinaires ou fécales
ne pas signaler à l’établissement scolaire les problèmes exposés par l’enfant et liés aux sanitaires : hygiène, voyeurisme, manque de papier toilette, manque d’intimité
ne pas laisser sortir un enfant de la classe pour aller aux toilettes
ne pas discuter avec son assistante maternelle des pratiques d’hygiène corporelle et de change, mise sur le pot, décalottage, prise de la température de son enfant ou avec tout autre interlocuteur qui s’occupera de votre enfant
refuser de faire de la prévention en collaboration avec l’établissement scolaire de votre enfant, ne pas se rendre aux réunions
prendre à la légère le harcèlement sexuel à l’école
ne pas soutenir son enfant victime d’insultes sexistes
ne pas considérer le refus de l’enfant d’aller à l’école, de croiser une personne, un autre enfant ou de se rendre chez une personne qui en a la garde
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et le corps médical
laisser son/un médecin déshabiller son enfant sans lui donner aucune explication
laisser son/un médecin toucher les parties intimes de son enfant sans lui donner aucune explication
laisser son/ un médecin décalotter son fils
laisser son enfant seul avec un médecin sans précaution particulière
accepter de faire pratiquer un toucher rectal à son enfant alors qu’il n’est pas nécessaire et peut être suppléé par une autre pratique médicale
accepter de faire pratiquer un toucher vaginal à son enfant alors qu’il n’est pas nécessaire et peut être suppléé par une autre pratique médicale
contractualiser la circoncision ou l’excision de son enfant avec un établissement de soins, sa mutuelle ou tout autre organisme d’assurance
Les violences sexuelles éducatives ordinaires et la prévention des violences sexuelles et l’information sur la sexualité
justifier auprès de ses amis l’absence de prévention des violences sexuelles et d’information à la sexualité en disant « chez nous, on ne parle pas de ça », « on ne parle pas de ces choses là »
refuser de donner des contraceptifs à son enfant ou imposer la prise de contraceptifs
refuser de donner de l’argent à un enfant pour qu’il achète ses moyens de contraception
refuser de parle de la sexualité avec son enfant
demander à un enfant de garder le silence sur ce dont il a été témoin comme violences sexuelles
s’abstenir de mettre un contrôle parental sur les outils de communication s’agissant de l’accès à la pornographie et à toute ressource média ayant un caractère sexuel
ne pas expliquer ce que sont les violences sexuelles, la pornographie, la prostitution
croire que laisser son enfant seul avec un outil de prévention des violences sexuelles suffit
ne pas expliquer à son enfant comment on fait les bébés
ne pas nommer les parties intimes par les mots du langage courant : pénis, testicules, vulve, clitoris, vagin, fesse, anus, sein, bouche…
créer des mots tabous
ne pas faire de prévention au sein des fratries
autoriser ou laisser faire des jeux à caractère sexuels ou stéréotypés
autoriser ou laisser visionner seul et librement de films sans aucun contrôle parental
désinformer, mal informer ou s’abstenir d’informer sur la recrudescence du sida et des mst en France
dire à son enfant qu’il.le peut se prostituer et nier que la prostitution est de la violence sexuelle tarifée
dire à son enfant que la pornographie est un métier
ne pas expliquer ce qu’est la pornographie et que c’est de la violence sexuelle
refuser de croire que l’âge du premier visionnage d’un film pornographique pour les garçons est de 9 ans et pour les filles de 11 ans
ne pas écouter les paroles d’un enfant qui sont à caractère sexuel, les banaliser et ne pas se demander pourquoi il.le parle de cela
dénigrer les sentiments amoureux qu’un enfant peut ressentir
ne donner aucune indication sur le fait qu’un rapport sexuel entre un mineur et un majeur en France est interdit par la loi
S’interroger sur ses attitudes, gestes et paroles en tant que parent, tenter de corriger certaines pratiques éducatives, en parler avec un tiers, c’est déjà offrir à votre enfant un espoir de trouver ou re-trouver un cadre plus bienveillant pour lui permettre de grandir.
Etre conscient des violences sexuelles éducatives ordinaires qu’on inflige à son enfant, reconnaître qu’elles sont nuisibles à son enfant, s’excuser, en parler avec son enfant, se faire accompagner et changer sont ensuite des étapes indispensables pour permettre à votre enfant de retrouver son intégrité corporelle.
Tout enfant, dès sa naissance, a droit au respect de son corps, à son intégrité corporelle et psychique.
Prévenir les violences sexuelles, c’est reconnaître la violence sexuelle éducative ordinaire.
Publié le 21 septembre 2016 sur le site Prévention des violences sexuelles
https://prevention-violencessexuelles.blogspot.fr/2016/09/reconnaitre-la-violence-sexuelle.html
En complément possible :
Dr Muriel Salmona : Châtiments corporels et violences éducatives. Pourquoi il faut les interdire en 20 questions-réponses, de-la-violence-faite-aux-enfants/
La fessée : première violence sexuelle chez les mineurs, la-fessee-premiere-violence-sexuelle-chez-les-mineurs/
Yves Bonnardel : La Domination adulte, l’oppression des mineurs, ce-nest-quen-ayant-lambition-de-realiser-nos-reves-quon-peut-pretendre-leur-donner-une-chance/
ÉVALUEZ CECI :
-
Cette réponse a été modifiée le il y a 4 années et 7 mois par
-
AuteurArticles