Toutes mes réponses sur les forums
-
AuteurArticles
-
ok pour que ce texte signé figure sur le site de l’OVEO.
Jean Pierre
Bonjour, j’ai donné l’accord pour que l’OVEO soit signataire du texte de soutien à la CIIVISE.
Bonne journée
Jean Pierre
Je redonne mon commentaire :est ce que ce texte reste un article signé par Dali et Cathy
ou est il destiné à être signé par l’OVEO ?
S’il est un projet de prise de position de l’OVEO, il me semble qu’il doit également interpeler
les exactions commises par le commando armé du Hamas qui est le point de départ de ce qui est en train de se passer.
Sans nier la responsabilité de la politique de colonisation de l’état d’Israël qui nourrit la v
Je redonne mon commentaire :est ce que ce texte reste un article signé par Dali et Cathy
ou est il destiné à être signé par l’OVEO ?
S’il est un projet de prise de position de l’OVEO, il me semble qu’il doit également interpeler
les exactions commises par le commando armé du Hamas qui est le point de départ de ce qui est en train de se passer.
Sans nier la responsabilité de la politique de colonisation de l’état d’Israël qui nourrit la violence.
Quand à la question de qualifier les assassinats de l’armée israélienne de génocide, personnellement je ne suis pas sur de savoir s’il est pertinent pour l’OVEO de se positionner sur cette question. Tout cela étant très subjectif bien sur.
En tous cas merci d’avoir introduit cette discussion.
jean Pierre
Très bizarre, je venais de le lire la proposition d’article et de poster un commentaire. Tout a disparu.J Pierre
Voici la proposition d’article :
De l’origine radicale du mal : la preuve par Gaza ?
La lutte contre la violence éducative et la domination adulte ne doit pas s’arrêter aux portes de l’Occident, mais doit intégrer une préoccupation décoloniale, à savoir la question de la colonialité et sa déconstruction. L’enfantisme ne doit pas resTrès bizarre, je venais de le lire la proposition d’article et de poster un commentaire. Tout a disparu.J Pierre
Voici la proposition d’article :
De l’origine radicale du mal : la preuve par Gaza ?
La lutte contre la violence éducative et la domination adulte ne doit pas s’arrêter aux portes de l’Occident, mais doit intégrer une préoccupation décoloniale, à savoir la question de la colonialité et sa déconstruction. L’enfantisme ne doit pas rester « blanc », ou « occidentalo-centré », comme le sont encore trop aujourd’hui les luttes féministes.
En 2012, Olivier Maurel a proposé une formule d’une grande pertinence, pour qualifier l’aveuglement de celles et ceux qui, dans le champ des sciences humaines, réfléchissent aux causes et aux processus du phénomène violence : Trou noir [1]. Ce « trou noir », c’est à la fois, celui de l’absence ou de la rareté des recherches sur les effets à long terme de la violence éducative ordinaire, notamment les effets sur les destins social, politique et historique des humains, et celui de la mémoire traumatique des victimes que nous avons presque toutes et tous été de ce type particulier de violence.
Notamment, en histoire et en sciences politiques, il ne vient presque jamais à l’idée des cherchereuses (sauf exception [2]) que les conditions de l’enfance d’un groupe de dirigeants ou d’une population donnés aient pu sérieusement déterminer le cours de leur histoire. Même les fonctionnaires nazis sont, dit-on, au bout du compte, des « gens normaux », « qui n’étaient pas fous, n’avaient pas de problèmes pathologiques particuliers » (Johann Chapoutot [3]) et, pourtant, ils ont adopté cette vision utilitariste et réifiante de l’humain qui les a, par étapes, conduits à la Shoah.
Nous postulons, avec d’autres, et notamment avec Alice Miller [4], que la réification des êtres vivants (qui implique une déshumanisation et, plus généralement, le retrait ou la négation du caractère d’être sensible et pour soi d’un être vivant) est une des conséquences de la violence éducative ordinaire, et que cette dernière nourrit un terreau propice aux actes meurtriers.
On aurait tort de croire que cette réification est le propre de la post-modernité. Elle est une disposition mentale qui affecte diverses civilisations probablement depuis des millénaires, mais qui n’est en rien constitutive de l’humanité. Aujourd’hui, c’est par Gaza que nous en avons une preuve supplémentaire : que “le mal” se dépose en l’enfance, par l’éducation, nourrissant, chez les survivants d’une telle destruction de leur sensibilité, la haine des enfants.
À Gaza, la moitié de la population a moins de 18 ans. En bombardant Gaza, le gouvernement israélien sait pertinemment que ce sont des enfants qu’il assassine. Pourtant, si peu d’organisations de « protection » y réagissent en France. Houria Bouteldja se pose la question dans son livre Beaufs et Barbares : Le pari du nous : « Les Blancs aiment-ils les enfants ? », et notamment les enfants des « autres », « les damnés de la Terre », dans la « zone du non-être » (Franz Fanon), les peuples colonisés, « alterisés », réifiés.
Les enfants des autres, ceux qui travaillent dans les mines pour extraire le métal de nos si précieux appareils électroniques, dans les plantations de cacaoyers pour récolter la précieuse fève qui fera la joie des petits Occidentaux ou l’anxiolytique de leurs parents, les enfants vendus au tourisme sexuel, les enfants soldats du Congo ou du Mali, et autres terribles réalités qu’on préfère ne pas imaginer… Les enfants de Gaza, des dizaines de milliers assassinés par des snipers ou sous les bombes, blessés sans soins, brulés par le phosphore blanc, amputés sans anesthésie (on parle de dix enfants par jour), enlevés par l’armée israélienne, torturés, mourant de soif ou de faim, orphelins, uniques survivants de leur famille… Ces enfants-objets, qui « n’ont pas d’âme » [5] semblent nous indifférer ; après tout, Israël est dans son droit, nous répètent les éditorialistes, envers et contre le droit international même.
Mais Gaza, c’est loin, et il y a tant à faire chez nous, pense-t-on. Admettons. Mais sommes-nous vraiment si impuissants ? Nous nous permettons d’en douter fort, tant les intérêts économiques des grandes puissances commerciales mondiales en jeu, et dont nous sommes, engagent politiquement et moralement notre responsabilité. Nous profitons bel et bien de tous ces crimes. Notre pays commerce, il a signé des accords, il vend des armes, il protège ses zones d’intérêt. Et nous avons la sueur, la souffrance et le sang d’enfants sur les mains, ceux qui triment pour notre confort occidental mais aussi ceux de Gaza.
Au risque de paraître excessifs, nous affirmons que notre mode de vie nous rend complices du génocide en cours à Gaza.
Sommes-nous vraiment complices quand nous sommes dans l’ignorance des causalités ? demanderont certains. Et c’est un bon point : ce n’est ni à l’École de la République, ni dans les médias institutionnels et subventionnés qu’on exhibera notre responsabilité dans le malheur de tant de populations exploitées dans ce néo-colonialisme qu’est la globalisation. Et puis, la chaîne des causalités est tellement longue et complexe qu’il y a trop de « paramètres… En réalité, pas tant que cela : cette chaîne, cet héritage de la violence, ce mal, et notre indifférence à celui-ci, prennent leur racine dans l’enfance. Et cela, nous y pouvons quelque chose. Il est temps de tirer les conséquences de la violence éducative et de la mémoire traumatique, et de briser la chaîne.
Cette violence, tant d’Israéliens l’ont reçue en héritage, celui des pogroms, de la Shoah ; un héritage funeste de la violence sans doute entretenu par une éducation militarisée [6]. On peut comprendre les traumatismes. Mais on ne doit jamais accepter que ces traumatismes soient rejoués sur les générations suivantes. Il n’y aura jamais assez de morts d’enfants palestiniens pour équilibrer les morts d’enfants juifs, telle est la réalité. Une telle comptabilité est folie.
L’action la plus urgente, la plus profondément efficace, même si ses effets ne seront pas immédiats, c’est de comprendre comment la violence ordinaire dans l’enfance, le fait d’avoir été chosifié, de s’être vu dénier la qualité de personne et d’être sensible, fait de chacun de nous une bombe à retardement, indifférente à la souffrance d’autrui, comme nos éducateurs l’ont été face à la nôtre ; et de véritablement protéger, choyer et rendre leur pouvoir propre à tous les enfants, afin que dans le miroir de nos yeux reconnaissant pleinement leur sensibilité, iels reconnaissent celle de tous les êtres vivants. Car aucune violence n’est anodine, en particulier celle que l’on subit dans l’enfance et l’adolescence. Si on le comprend, tout le reste en découlera.
Pour conclure, nous souhaitons laisser la parole à Thimothé, un jeune de 15 ans, qui, le 10 février 2024, à Dunkerque, dénonce le génocide à Gaza et en Palestine [7].
« […] enfants de France où nous vivons en paix, [nous] devons soutenir les enfants opprimés du monde entier. Depuis la Nakba de 1948, l’État d’Israël fait la guerre aux enfants en attaquant les lieux de refuges comme les écoles et les hôpitaux. La puissance occupante arrête chaque année et met en prison des centaines d’enfants innocents âgés parfois d’à peine 12 ans qui ont pour seul crime le fait de jeter des pierres. Ils sont enlevés à leur domicile la nuit, arrachés de leurs familles, sont ligotés et torturés en détention par les forces israéliennes qui procède à ces arrestations sans mandat. Certains sont battus, privés de sommeil, et sont soumis à la torture physique et psychologique. Depuis le 7 octobre les arrestations n’ont fait que s’accroître, il y a plus de 200 arrestations d’enfants depuis cette date, sans que les enfants soient accusés d’un seul crime, l’État d’Israël les détient dans les prisons israéliennes et les définissent comme terroristes. Les colons israéliens font la guerre aux enfants en les privant de toute liberté dans une prison à ciel ouvert comme s’ils avaient peur de l’avenir. Les officiers israéliens se présentent comme l’armée la plus morale du monde mais la vérité est tout autre, ils tuent l’humanité chaque jour en faisant subir la guerre aux enfants. Depuis le 7 octobre, la situation empire pour les Palestiniens et le projet génocidaire israélien est mis en œuvre chaque jour par son armée. Ce véritable génocide et le nettoyage ethnique doivent stopper.
Les habitants de Gaza souffrent, en quatre mois 28 000 habitants dont plus de 11 300 enfants ont été tués, les vies des palestiniens et de ces enfants sont dévastées, 17 000 enfants sont éloignés de leurs famille, l’état d’Israël détruit Gaza et ne laissent aucune aide humanitaire entrer, ils coupent l’eau, toute nourriture et tout espoir d’aide. L’État d’Israël est à l’apogée du génocide qu’il veut exercer sur la Palestine depuis des années. Comme d’habitude, les médias et les États occidentaux se taisent et confondent, le terroriste, c’est l’État d’Israël et les terrorisés, ce sont les Palestiniens. Nous savons que notre mobilisation est juste et maintenons mettre tout en œuvre pour faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils arrêtent de financer et de participer eux aussi à ce génocide. Continuons la lutte pour les Palestiniens et les enfants palestiniens comme pour tous les opprimés du monde.
Merci Timothé.
[1] La Violence éducative : Un trou noir dans les sciences humaines, Olivier Maurel, L’Instant présent, 2012.
[2] https://www.daliborka-milovanovic.fr/la-psychohistoire-de-lorigine-radicale-du-mal/
[3] https://www.troiscouleurs.fr/article/interview-johann-chapoutot–la-zone-d-interet
[4] Pour Catherine B. : Mettre l’ouvrage le plus emblématique qui aborde le rapport entre pédagogie noire et nazisme.
[5] Voir le documentaire Almost friends : https://www.youtube.com/watch?v=92xeX0pTo1k
[6] Sur le service militaire obligatoire et l’importance qu’il revêt dans la formation des jeunes : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-comment-ailleurs/c-est-comment-ailleurs-le-service-militaire-en-israel_2586746.html
Des parents israéliens témoignent du militarisme dans l’éducation des jeunes Israëliens : https://www.facebook.com/ajplusfrancais/videos/311716833257011/
[7] https://www.youtube.com/watch?v=sKe5SeM8gocBonjour,
Je viens de lire votre proposition d’article.
l’ouvrage d’Alice Miller qui fait le lien entre la pédagogie noire et le nazisme est « C’est pour ton bien » Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant ».
Souhaitez vous que ce texte devienne un texte de l’OVEO, ou une tribune signée par vous deux ?
Jean Pierre
Bonjour, je suis signataire à titre individuel, du texte fédérateur du collectif Soutien Ciivise à l’origine du texte.J’ai mentionné mon appartenance à l’OVEO.
Et il m’est demandé si l’OVEO accepterait d’être signataire.
Y a t-il une opposition à ce que je leur donne l’accord pour la signature du texte de l’association ?
Merci de vos réponses.
(je joins le mail que j’ai reçu)
<
Bonjour, je suis signataire à titre individuel, du texte fédérateur du collectif Soutien Ciivise à l’origine du texte.J’ai mentionné mon appartenance à l’OVEO.
Et il m’est demandé si l’OVEO accepterait d’être signataire.
Y a t-il une opposition à ce que je leur donne l’accord pour la signature du texte de l’association ?
Merci de vos réponses.
(je joins le mail que j’ai reçu)
Bonjour Monsieur Thielland,
Merci pour votre signature via le formulaire.
Nous revenons vers vous avec deux questions :
La première concernant OVEO dont il nous semble que vous avez été (êtes ?) le président. Pensez-vous que l’association puisse être signataire elle-aussi ?
L’association « Vers une autre relation adulte enfant » nous a signalé lors de sa signature qu’elle avait été signataire d’une tribune avec OVEO, Claf’outils et le collectif Enfantiste (signataire également)
La deuxième, est pour vous informer que nous sommes en train de co-construire une carte géographique et thématique des signataires, avec des catégories d’acteurs (association, collectif, professionnel indépendant, élu-e, personnalité). Carte qui serait publique à la fois pour faciliter l’interconnaissance et la coopération entre les signataires, et la promotion du texte fédérateur (une carte étant plus parlante qu’une liste à la Prévert de signataires).
Nous voulons savoir si vous acceptez d’y figurer et à quel titre (professionnel ou/et personnalité en tant qu’auteur de votre livre).
Nous vous remercions par avance.
Le collectif Soutien Ciivise à l’origine du texte fédérateur
Bonjour Camille et merci pour cette info.
Je pense comme Sophie que l’OVEO doit être signataire.
jean Pierre
Pour info, une tribune parue dans le journal « L’humanité ».
Bonne journée
Jean Pierre
Bonjour,pour info, en pièce jointe, deux articles, Libé et Le Monde à propos de la mise en cause de
la vice-présidente de la nouvelle Ciivise. (accusée d’agression sexuelle).
Ce qui illustre le changement de point de vue de la nouvelle direction de la Ciivise est la réaction de
son nouveau président, qui déclare soutenir sa co-présidente. Il eut été préférable qu’il s’abstienne de tout commentaire
pour garantir la confiance des 30000 victimes qui se sont conf
Bonjour,pour info, en pièce jointe, deux articles, Libé et Le Monde à propos de la mise en cause de
la vice-présidente de la nouvelle Ciivise. (accusée d’agression sexuelle).
Ce qui illustre le changement de point de vue de la nouvelle direction de la Ciivise est la réaction de
son nouveau président, qui déclare soutenir sa co-présidente. Il eut été préférable qu’il s’abstienne de tout commentaire
pour garantir la confiance des 30000 victimes qui se sont confiées à la commission ancienne formule.
jean Pierre
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.28 janvier 2024 à 22 h 09 min en réponse à : Édition du livret des Rencontres sur la VEO et la DA 2023 #12818Bonjour Sophie, bonjour à tous
ma préférence va à la troisième proposition.
émanciper l’enfance
Jean Pierre
-
Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années par
Jean Pierre THIELLAND.
-
Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années par
-
AuteurArticles