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13 juillet 2023 à 9 h 56 min en réponse à : Formations, conférences et sommets en ligne (infos et échanges) #12101Bonjour tous, merci Célia, pour le compte-rendu, tu parles de propos qui t’ont atterré, ce serait quoi par exemple.
A le lire, j’ai ressenti une sorte de constat assez désespérant et peu de dynamisme. Pour ma part j’ai toujours eu le sentiment que cette loi n’était pas l’expression d’une réelle prise de conscience des politiques mais une façon d’éviter les critiques répétées du Conseil de l’Europe
Nous savons bien que p
Bonjour tous, merci Célia, pour le compte-rendu, tu parles de propos qui t’ont atterré, ce serait quoi par exemple.A le lire, j’ai ressenti une sorte de constat assez désespérant et peu de dynamisme. Pour ma part j’ai toujours eu le sentiment que cette loi n’était pas l’expression d’une réelle prise de conscience des politiques mais une façon d’éviter les critiques répétées du Conseil de l’Europe
Nous savons bien que problème de cette loi est son absence de disposition pour accompagner sa mise en oeuvre. C’est tout à fait cohérent avec cette idée majoritairement ancrée qu’il faut maintenir la domination sur les enfants. La violence éducative en est l’un des leviers essentiels. Elle est cohérente avec la hiérarchisation des places dans notre société.
Pour moi, il me semble que les initiatives comme celle » d’Enfantisme », sont celles qui ont le plus de sens, comme ce qu’ont fait le mouvement « AIDES »et MeToo inceste plus récemment.
Bonne journée
Jean Pierre
Bonjour,Quelques réactions dans la presse, aux propos du préfet …
« Deux claques et au lit »: la « colère » de la députée Maud Petit après les propos d’un préfetRMC – BFMTV
A l’origine de la loi qui interdit les violences éducatives ordinaires, la députée Maud Petit (Modem) dénonce ce mardi, dans « Apolline Matin » sur …Bonjour,Quelques réactions dans la presse, aux propos du préfet …
« Deux claques et au lit »: la « colère » de la députée Maud Petit après les propos d’un préfetRMC – BFMTV
A l’origine de la loi qui interdit les violences éducatives ordinaires, la députée Maud Petit (Modem) dénonce ce mardi, dans « Apolline Matin » sur …« Deux claques et au lit » : mais on est où là ? – MadmoizelleMadmoizelle
À lire aussi : La violence éducative, cette fausse bonne idée. Sa meilleure citation ? La voici : Si ces enfants sont élevés comme des herbes …https://www.madmoizelle.com/deux-claques-et-au-lit-mais-on-est-ou-la-1547437
Bonjour, je suis favorable à la publication de ce texte, j’ai apporté (en gras) des propositions de modifications dans toute la première partie.Je suis favorable à ce que ce texte soit signé par l’OVEO.
jean Pierre
« Le Comité des droits de de l’ONU a repris des recommandations que l’OVEO a faite pour la 6ème audition de la France de mai 2023 via le collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant – AEDE ».
Résumé « Dans ses conclusions rendue
Bonjour, je suis favorable à la publication de ce texte, j’ai apporté (en gras) des propositions de modifications dans toute la première partie.Je suis favorable à ce que ce texte soit signé par l’OVEO.
jean Pierre
« Le Comité des droits de de l’ONU a repris des recommandations que l’OVEO a faite pour la 6ème audition de la France de mai 2023 via le collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant – AEDE ».
Résumé « Dans ses conclusions rendues les 2 juin 2023, le comité des droits de l’enfant de l’ONU salue le vote de la loi en France que l’OVEO a contribué à faire voter et reprend une partie de nos recommandations :
– mener des campagnes d’informations nationales
– renforcer la formation de tous les professionnels en lien avec des enfants
– mettre en place des mesures de sensibilisation sur la violence éducative ordinaire
– remplacer le terme d’autorité parentale par le terme de responsabilité parentale dans les lois »Les 9 et 10 mai 2023 a eu lieu l’audition de la France par le Comité des Droits de l’enfant de l’ONU qui analyse comment un Etat applique la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) de 1989, ratifiée par la France en 1990, et respecte les droits des enfants.
L’OVEO avait assisté à la précédente audition – la 5ème – de la France en 2016 à Genève en tant que membre du Collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant (AEDE).
Depuis cette date, l’OVEO a coordonné le plaidoyer en France et à l’international pour l’abolition de la Violence éducative ordinaire en France jusqu’à son vote le 10 juillet 2019.
Cette fois-ci nous avons participé à la 6ème audition de la France en proposant des recommandations complémentaires à l’AEDE pour faire avancer le droit des enfants de vivre sans violence.
Voici les recommandations que nous avons faites et qui ont été reprises par l’AEDE dans son rapport de novembre 2023 :
– Mettre en œuvre la recommandation du Comité des droits de l’Enfant de 2016 qui vise à modifier la notion « d’autorité parentale » mentionnée dans le code civil (article 371) par celle de « responsabilité parentale ». Au-delà d’un simple changement de terminologie, cette notion de responsabilité parentale place l’enfant en tant que sujet de droits et non comme objet d’une autorité et met fin à une approche exclusivement verticale et hiérarchique de la relation éducative. Ce changement de terminologie n’a pas pour vocation d’atténuer la place et le rôle des parents mais au contraire de les positionner en premiers protecteurs et premiers responsables du bon développement de leur enfant ;
– Introduire le concept de domination adulte, en parallèle à celui de domination masculine, concept qui permet de mieux comprendre les divers phénomènes de violences sur les enfants et leur caractère systémique ;
– Mener une campagne nationale de sensibilisation et de prévention à la violence éducative ordinaire ;
– Former tous les professionnels au contact des enfants y compris les personnels de la justice et de la police, de l’éducation nationale, des structures éducatives, sportives, culturelles afin de mieux prévenir, détecter, soigner et punir la violence éducative ordinaire.Le comité des droits de l’enfant a rendu ses Observations finales et recommandations à la France le 2 juin 2023.
Tout en saluant les progrès réalisés depuis le dernier examen de la France en 2016, le Comité s’est dit préoccupé par un certain nombre de violations persistantes des droits de l’enfant.
« Principes généraux
Le Comité recommande à l’État partie de continuer à prendre des mesures pour mettre en œuvre son Plan de mobilisation contre la violence à l’égard des enfants (2020-2022) et la loi n° 2019-1480 du 28 décembre 2019 relative à la lutte contre les violences domestiques, afin de prévenir les décès d’enfants résultant de maltraitances.
– Chapitre D : Violence faite aux enfants
Châtiments corporels
24. Tout en saluant la loi n° 2019-721 du 10 juillet 2019 interdisant les » violences éducatives ordinaires « , qui a modifié l’article 371-1 du code civil pour inclure que l’autorité parentale s’exerce sans aucune violence physique ou psychologique, le Comité recommande que cette interdiction soit étendue à ses territoires d’outre-mer, en particulier à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le Comité recommande également à l’État partie de mettre en œuvre cette interdiction dans tous les contextes, y compris à la maison et à l’école, et de promouvoir des formes positives, participatives et non violentes d’éducation et de discipline des enfants.E. Milieu familial et protection de remplacement
Le Comité prend note de la stratégie nationale de soutien à la parentalité pour 2018-2022 et recommande à l’État partie :
(a) De prendre des mesures pour évaluer sa mise en œuvre et renforcer la coordination et la visibilité des dispositifs de soutien à la parentalité, sur l’ensemble de son territoire ;
(b) De continuer à augmenter le financement de l’intervention précoce et du soutien aux familles en situation difficile, en particulier les familles monoparentales, isolées ou vivant dans la précarité, y compris par une formation appropriée des travailleurs sociaux, des juges et des autres professionnels concernés ;31c : De remplacer, dans sa législation et ses politiques, l’expression « autorité parentale » par « responsabilité parentale » ou une expression similaire, conforme aux droits de l’enfant. »
Le comité ajoute qu’il faut que la France collecte des données fiables sur la violence faite aux enfants améliore la prévention des violences.
L’OVEO note que l’ONU ne fait aucun commentaire sur les nombreuses résistances qu’il y a eu en France à faire voter la loi d’interdiction de la violence éducative ordinaire, avec l’épisode notamment
: dans sa première phase :du vote de la loi en décembre 2016 et l’annulation par le Conseil constitutionnel en 2017, et dans sa seconde phase lors du vote en 2019 : le remplacement du mot « châtiment corporel » par « punition corporelle » et le rejet de tout amendement visant à élargir cette interdiction à tous les lieux de vie des enfants, à former tous les professionnels et à inclure cette information dans le carnet de santé. Depuis le vote de la loi il y a 3 ans, aucune campagne d’information nationale n’a été faite en France pour informer sur le vote de cette loi et aucune mesure de sensibilisationnationale. Les associations relèvent sur le terrain un manque d’information et de formation. Pour beaucoup de parents encore, les punitions corporelles ne sont pas considérées comme de la violence.Depuis près d’un an,
laparole est donnée dans les médias à des personnalités qui promeuvent des méthodes d’éducation empreintes de violence, comme isoler un enfant et lui retirer un amour dès l’âge de 12 mois. Ces prises de position dénigrent les acteurs et actions de celles et ceux qui cherchent à promouvoir un accompagnement respectueux des enfants et contreviennent à cette recommandation du Comité des droits de l’Enfant. Il s’agit de paroles médiatisées incitant à la violence à l’encontre des enfants. Nous attendons que le Ministère de la Santé abritant un Secrétariat d’Etat dédié à l’Enfance réagisse publiquement et condamne fermement la recommandation de ce genre de pratiques dans les médias.Le Comité des droits de l’enfant fait un état des lieux qui devra guider le gouvernement et les institutions françaises pour les 5 prochaines années. L’OVEO continuera à suivre et contribuer à ce que la France respecte ses engagements internationaux et tienne compte des observations du Comité afin que ne cesse de progresser l’accompagnement respectueux des enfants, sans punitions corporelles ou psychologiques d’aucune sorte.
des enfants.Nous remercions pour son engagement militant, son travail de terrain et de coordination le Collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’enfant (AEDE) avec qui nous avons collaboré pour ce rapport à l’ONU vers une nouvelle étape dans le droit des enfants à vivre sans violence éducative ordinaire et sans qui tout cela n’aurait pas été aussi efficace.
Grâce à notre engagement et notre travail militant dans l’association, grâce à nos actions en tant que membres de l’OVEO,
mais aussi celle des fondateurs, présidents successifs, des parrains et marraineset de l’action coordonnée avec les autres associations oeuvrant dans ce champ nous avons permis à la France de se doter d’un outil qui doit inviter tous nos responsables politiques à avancer d’avantage vers une interdiction du recours à la violence éducative ordinaire.Même s’il reste encore beaucoup à faire, cette audition marque la reconnaissance du travail que nous avons accompli avec indépendance et ténacité durant toutes ces années !
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Voici pour rappel le texte que nous avions proposé à l’AEDE et qui figure dans leur rapport envoyé au Comité des droits de l’enfant l’ONU en novembre 2022.« Depuis l’audition de 2016, la France a avancé sur la mise en œuvre de l’article 19. Le 10 juillet 2019, une loi a été votée avec l’ajout d’un alinéa à l’article 371-1 du Code Civil : « L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». La loi prévoit également la formation des assistantes maternelles et la rédaction d’un rapport sur les mesures d’accompagnement. De plus, la France s’est dotée d’un plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants (2017-2019), renouvelé pour 2019-2022. Cependant, le collectif AEDE souhaite attirer l’attention du Comité sur des failles que la France devrait combler.
Malgré l’interdiction figurant dans la loi de 2019, trop d’enfants souffrent encore de violence éducative ordinaire, qu’elle soit psychologique ou corporelle. A noter, que l’usage de ce terme au singulier permet de souligner le caractère structurel de celle-ci et d’englober sous son concept la multiplicité de formes que peut prendre l’exercice de la domination des adultes sur les enfants. En effet, la violence éducative ordinaire ne consiste pas seulement en une liste de pratiques, comportements à bannir, tels que les châtiments corporels, l’humiliations, l’intimidations, les punitions, les jugements, le chantage, et autres formes de violence psychologique ; elle devrait être comprise comme la volonté de l’adulte de contrôler l’enfant, même sous couvert de bonnes intentions, sans tenir compte de ses besoins et de ses droits.
La méconnaissance sur le sujet est réelle et les répercussions graves sur l’enfant ne sont pas prises suffisamment au sérieux par les auteurs de la violence, ainsi que par l’ensemble de la société. La France devrait mener la campagne nationale d’information et de sensibilisation à la violence éducative ordinaire prévue à l’article 3.
L’article 2 prévoit, lui, la formation des assistantes maternelles. Cette disposition devrait non seulement être appliquée ; mais également, elle devrait être élargie à l’ensemble des personnels en lien avec des enfants et dans tous les milieux : justice et police, éducation nationale, structures éducatives, sportives, culturelles. Cette action devrait permettre de prendre en compte les effets et punir les actes de violence ordinaire.
En outre, le syntagme « violence corporelle » de l’article 371-1 du Code Civil devrait être remplacé par « punition corporelle ». En effet, sur les 63 pays à avoir aboli les châtiments corporels, la France est le seul pays à ne pas avoir utilisé les termes de « châtiment corporel » ou « punition corporelle » dans la loi pour indiquer clairement ce qui est interdit. Le terme « punition corporelle » figurait dans le texte de loi initiale en novembre mais il a été retiré lors de la navette parlementaire suite à une tractation politique. Les ONG ont proposé des amendements pour le réintroduire et la majorité des députés et sénateurs ne les ont pas votés. Or, sur le terrain, en France, de très nombreux professionnels et parents n’ont pas compris que les violences dites « légères », telles que les claques, fessées, tapes, pincements, etc., sont comprises dans cette interdiction. En effet, peu d’adultes perçoivent la violence de ces pratiques. L’appellation « punition corporelle » permettrait ainsi de clarifier l’interdit et de faire comprendre peu à peu à tous que le principe même de punition est problématique, car violent, et à bannir. »
Recommandations :
– Mettre en œuvre la recommandation du Comité des droits de l’Enfant de 2016 qui vise à modifier la notion « d’autorité parentale » mentionnée dans le code civil (article 371) par celle de « responsabilité parentale ». Au-delà d’un simple changement de terminologie, cette notion de responsabilité parentale place l’enfant en tant que sujet de droits et non comme objet d’une autorité et met fin à une approche exclusivement verticale et hiérarchique de la relation éducative. Ce changement de terminologie n’a pas pour vocation d’atténuer la place et le rôle des parents mais au contraire de les positionner en premiers protecteurs et premiers responsables du bon développement de leur enfant ;
– Introduire le concept de domination adulte, en parallèle à celui de domination masculine, concept qui permet de mieux comprendre les divers phénomènes de violences sur les enfants et leur caractère systémique ;
– Mener une campagne nationale de sensibilisation et de prévention à la violence éducative ordinaire ;
– Former tous les professionnels au contact des enfants y compris les personnels de la justice et de la police, de l’éducation nationale, des structures éducatives, sportives, culturelles afin de mieux prévenir, détecter, soigner et punir la violence éducative ordinaire.
21 juin 2023 à 18 h 00 min en réponse à : Formations, conférences et sommets en ligne (infos et échanges) #11915Bonjour Gabriel, quelques observations à la propos de ton travail,
que je viens de lire et dont j’ai particulièrement apprécié la partie
qui concerne les entretiens.Bien à toi
Jean Pierre
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La Violence Educative Ordinaire est politique</p>J’ai un regard différent sur le processus de production et de reproduction de la violence éducative (que j’emploie toujours au singulier, pour en souligner le car
Bonjour Gabriel, quelques observations à la propos de ton travail,
que je viens de lire et dont j’ai particulièrement apprécié la partie
qui concerne les entretiens.Bien à toi
Jean Pierre
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La Violence Educative Ordinaire est politique</p>J’ai un regard différent sur le processus de production et de reproduction de la violence éducative (que j’emploie toujours au singulier, pour en souligner le caractère systémique). Je trouve que le travail due D Dussy est très inspirant pour comprendre le processus de la Violence éducative ordinaire.
Dans son livre, le berceau des dominations, Dorothée Dussy insiste sur plusieurs choses : le fait que la question des agressions sexuelles ait été « monopolisée par les spécialistes du travail social et de la psychologie » et qu’il faille « reconnaître les positions de domination à l’intérieur de la famille ». Elle développe également cette question essentielle de silenciation des agressions sexuelles, processus que l’on retrouve pour la violence éducative.
D’une manière générale, je trouve que ce qu’elle relève des processus de silenciation, de domination et de socialisation dans le déni des agressions sexuelles est tout à fait semblable à ce qui se passe pour la violence éducative ordinaire.
<p style= »text-align: center; »>
………./………</p>Je pense que lorsqu’on dit que « l’intime est politique », cela signifie que tous les aspects de cet intime, sont à prendre en considération. Et si je me suis beaucoup intéressé à l’attachement c‘est parce que je trouve que la théorie de l’attachement nous donne de très bonnes clés de compréhension du fonctionnement humain. Pour Bowlby, l’attachement est une caractéristique biologique dans la mesure où elle est la garante de la survie de l’espèce. Un bébé seul ne survit pas. De plus elle se manifeste de manière instinctive. Elle parle de l’ intime par le besoin du bébé humain de la relation à l’autre et à la fois dans la dimension plus émancipatrice de sujet social et politique par son besoin d’exploration du monde. Politique et psychologique sont intimement liés, ils se nourrissent l’un l’autre et n’ont pas à être hiérarchisés, selon moi.
Se réapproprier le discours sur la VEO, consiste à relier ces deux aspects dans une dialectique créatrice et utile pour penser le monde et les rapports sociaux.
<p style= »text-align: center; »>………………/……………….</p>Pour moi, l’attachement, l’amnésie traumatique et particulièrement le déni ainsi que les désordres émotionnels engendrés par la VEO sont des éléments essentiels pour penser la production et la reproduction de la VEO et pour en définir les voies de son éradication.
On est violent avec l’autre parce qu’on a été soi-même violenté. Et les rapports de domination et de hiérarchisation des places se nourrissent de cette difficulté fondamentale à se départir de cette violence intériorisée.
Pour comprendre comment l’exercice de la domination dans les familles ou des adultes en général, c’est à dire dans toutes les sphères de la vie sociale perdure, il faut prendre en compte la dimension psychologique de ce que c’est que intérioriser la violence .
Tant qu’on n’est pas revenu sur les violences que l’on a soi même subi ou infligé à d’autres, on n’arrive pas à déjouer les mécanismes de reproduction de la violence, on les reproduit.
Quand on devient enseignant, on rejoue sur cette scène de l’école ou de la classe, des rapports de domination où l’on occupe la place de celui qui inflige la violence.
Même phénomène quand on devient parent. Tant qu’on n’a pas déconstruit la violence qu’on a ressenti, on la fait ressentir à d’autres. »
<p style= »text-align: center; »>
J’ai relevé cette phrase de ton travail :</p>« Pour cette même raison, un combat de cour de récréation ou une situation de harcèlement entre élèves de même âge, en l’absence d’intentionnalité éducative et de rapports de domination âgistes, ne relèvent pas du cadre conceptuel des violences éducatives ordinaires. »
Je pense que la manière dont les enfants règlent leurs conflits est intimement liée à la manière dont les conflits intra-familiaux sont abordés chez eux et depuis leur toute petite enfance. Et que la dimension émotionnelle est essentielle à prendre en compte dans la manière dont les enfants réagissent aux conflits qu’ils rencontrent dans l’espace scolaire.
Cela est évoqué brièvement dans ton mémoire :
« La négation de son propre traumatisme semble en apparence avantageuse pour toutes les parties prenantes de la culture de la banalisation des violences éducatives : elle ne remet pas en cause les rapportsde pouvoir âgistes qui légitiment ces violences, elle préserve juridiquement et moralement les parents auteurs de violences et elle protège l’image de soi-même comme enfant bien éduqué et bon parent… »Comme le dit Alice Miller :
« Tous les conseils pour l’éducation des enfants trahissent plus ou moins nettement les besoins de l’adulte… dont la satisfaction n’est pas nécessaire au développement de l’enfant et à ce qu’il y a de vivant en lui… » écrit Alice Miller
12 juin 2023 à 15 h 03 min en réponse à : Suivi des réunions mensuelles de coordination (ouvertes à tous/toutes) #11864Je soutiens le proposition de signature de l’OVEO à la pétition de Mémoire traumatique
et favorable à relayer la demande de la CIVISE.
jean Pierre
Bonjour,l’Office Départemental de Protection de l’Enfance (ODPE) m’a contacté pour une demande d’intervention à Bordeaux pour un colloque à l’Université.
C’est très loin pour moi. ( 8h de train X 2)
Je voulais savoir si quelqu’un de la région proche de Bordeaux serait
en mesure de répondre à cette proposition.
( avec l’annuaire des adhérents, je n’ai pas réussi à trouver des adresses par département)
Voici
Bonjour,l’Office Départemental de Protection de l’Enfance (ODPE) m’a contacté pour une demande d’intervention à Bordeaux pour un colloque à l’Université.
C’est très loin pour moi. ( 8h de train X 2)
Je voulais savoir si quelqu’un de la région proche de Bordeaux serait
en mesure de répondre à cette proposition.
( avec l’annuaire des adhérents, je n’ai pas réussi à trouver des adresses par département)
Voici en copie le courrier d’Adeline Gouttenoire, la responsable de l’ODPE de Gironde.
Bonjour Monsieur
Je suis désolée de vous écrire tardivement après nos échanges du début du mois.
Pour ce qui est de l’intervention dans le colloque du 30 juin 2023, il s’agirait de présenter les études ou statistiques permettant de faire un été de lieu depuis la loi prohibant les violences éducatives. L’intervention pourrait être de 30 mn et pourrait prendre la forme d’une interview avec des questions que l’on préparerait ensemble. Les intervenants aux colloques universitaires ne sont pas rémunérés mais les frais de déplacement et d’hébergement sont pris en charge
Bien à vous
Bonjour, pour ce qui concerne les conflits autour de l’hygiène, je ne donnerai qu’un point de vue basé sur ce qui me semble le plus important. Pour moi dans ce genre de conflit, il est souvent important d’avoir en tête que le refus d’un enfant de se laver les dents peut avoir pour origine un autre besoin qui n’a pas été satisfait et qu’on ne parviendra pas forcément à décoder. Les enfants nous présentent leurs souffrances ou leurs besoins sousBonjour, pour ce qui concerne les conflits autour de l’hygiène, je ne donnerai qu’un point de vue basé sur ce qui me semble le plus important. Pour moi dans ce genre de conflit, il est souvent important d’avoir en tête que le refus d’un enfant de se laver les dents peut avoir pour origine un autre besoin qui n’a pas été satisfait et qu’on ne parviendra pas forcément à décoder. Les enfants nous présentent leurs souffrances ou leurs besoins sous des formes parfois très énigmatiques et nous ne pouvons pas tout décoder. Sans parler de la pression sociale, les injonctions à se dépêcher, le non respect du rythme des enfants. Donc pour moi, il est plus important de montrer à l’enfant que nous entendons que derrière ce refus de se laver les mains ou les dents, il y a autre chose que nous ne saisissons pas, mais qui demande à être accueilli. Donc, moi je lâche prise sur les exigences d’hygiène pour me centrer sur ce besoin de l’enfant de faire un pas de côté par rapport à l’obligation de se laver les dents. (ans nécessité de longues explications) Il me semble que cela donne une légitimité à l’expression (certes maladroite peut-être) de ce besoin de s’extraire de l’arbitraire de nombreux aspects de ce qu’il peut vivre.La question du « comment faire avec les adultes
en responsabilité d’enfants »
Je remercie Stéphanie pour sa question qui est essentielle dans la mesure où elle nous invite à nous interroger collectivement sur les questions qui parfois nous sont posées lors de nos rencontres ou interventions avec les familles. (qui nous posent des questions sur le « comment faire « avec leurs enfants). On peut répondre qu’on ne donne pas de conseils etLa question du « comment faire avec les adultes
en responsabilité d’enfants »
Je remercie Stéphanie pour sa question qui est essentielle dans la mesure où elle nous invite à nous interroger collectivement sur les questions qui parfois nous sont posées lors de nos rencontres ou interventions avec les familles. (qui nous posent des questions sur le « comment faire « avec leurs enfants). On peut répondre qu’on ne donne pas de conseils et s’en tenir là, mais on peut aussi essayer de trouver un autre biais dans le respect de la personne et des besoins des enfants.La parole sur l’espace membre
L’espace membre doit pouvoir être un espace où la parole peut se déployer en toute sécurité, dans le respect de là où chacun se trouve à un moment donné de sa réflexion et de son engagement. Pour moi, les personnes qui s’engagent à l’OVEO sont là parce qu’elles ont pris conscience de la violence éducative et de la domination adulte.
Et chacun (ne) là où il-elle en est doit pouvoir en sécurité (j’insiste) poser les questions qui interrogent son engagement pour y trouver des éléments de réponse et d’évolutions de la part des autres membres de l’OVEO.
Renvoyer quelqu’un à la lecture de la charte ou de la déclaration de philosophie peut lui signifier qu’il n’est pas ou plus dans la ligne « politique » de l’association et qu’il devrait relire les fondamentaux de l’OVEO pour pouvoir reformuler sa question afin qu’elle soit « acceptable » par le groupe. Cela lui indique aussi qu’il devrait trier parmi ses préoccupations afin de ne retenir que ce qui va être conforme à la ligne de l’association.
Qui parle au nom de l’OVEO ?
Quand la réponse de Camille F, je la trouve inadmissible, parce qu’elle est maltraitante et méprisante à l’égard du questionnement de Stéphanie.
De plus le « nous » qu’elle utilise pour la fin de sa réponse est illégitime, la parole de Camille F n’est pas celle de l’OVEO.
Le propos de Camille F est pour moi, un exemple évident d’une posture de domination, un rappel à l’ordre, comme ceux auxquels la plupart des enfants sont confrontés continuellement. De telles attitudes ne devraient pas avoir leur place à l’OVEO.
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 8 mois par
Jean Pierre THIELLAND.
4 mai 2023 à 15 h 00 min en réponse à : Suivi des réunions mensuelles de coordination (ouvertes à tous/toutes) #11747Bonjour,
J’ai visité ce site après avoir écouté le podcast : « Autodéfense des enfants »
http://reseau-cap-francophone.org
CAP : CLÉS POUR L’AUTONOMIE ET LA PRÉVENTION
Programme de prévention des violences envers les enfants
Je trouve qu’il serait intéressant que l’OVEO réfléchisse à l’idée de proposer à ses adhérents(tes) qui seraient intéressés(ées) et
Bonjour,
J’ai visité ce site après avoir écouté le podcast : « Autodéfense des enfants »
http://reseau-cap-francophone.org
CAP : CLÉS POUR L’AUTONOMIE ET LA PRÉVENTION
Programme de prévention des violences envers les enfants
Je trouve qu’il serait intéressant que l’OVEO réfléchisse à l’idée de proposer à ses adhérents(tes) qui seraient intéressés(ées) et motivés(ées) de suivre une formation pour ensuite intervenir dans les espaces fréquentés par des enfants (écoles, centres de loisirs, collèges …)
Je n’ai pas de contact avec ces associations mais peut-être à l’OVEO y a t-il des personnes qui pourraient avoir des précisions sur les formations et voir ensuite si cela serait envisageable de proposer que l’OVEO devienne aussi une association qui soit intervenante auprès des enfants et ados.
Jean Pierre
Bonjour,
pour info, une intervew sur RFI d’Olivier Maurel, G Lazimi et Céline Quélen que l’on pourrait relayer en revue de presse.
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 8 mois par
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