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8 novembre 2019 à 16 h 35 min en réponse à : Que peut faire l’OVEO pour les 30 ans de la CIDE ? #3166Bonjour à tous, je viens de terminer un texte d’analyse sur le rapport du gouvernement sur la VEO, remis au parlement en août dernier. Je propose que ce texte soit signé de l’OVEO, qu’il puisse figurer dans la prochaine lettre dinfo. Merci de donner vos avis.
Jean Pierre
L’OVEO a lu le rapport du gouvernement qui présente un état des lieux
des violences éducatives ordinaires en FranceLe 1
Bonjour à tous, je viens de terminer un texte d’analyse sur le rapport du gouvernement sur la VEO, remis au parlement en août dernier. Je propose que ce texte soit signé de l’OVEO, qu’il puisse figurer dans la prochaine lettre dinfo. Merci de donner vos avis.Jean Pierre
L’OVEO a lu le rapport du gouvernement qui présente un état des lieux
des violences éducatives ordinaires en FranceLe 10 juillet 2019 le parlement a définitivement adopté la loi n° 2019-721 relative à l’interdiction de toute violence physique ou psychologique pour éduquer les enfants. En aout dernier, le gouvernement a remis à l’Assemblée nationale un rapport qui présente un état des lieux relatif aux violences éducatives ordinaires en France (partie 1) et un certain nombre de préconisations pour accompagner les parents et les professionnels afin de prévenir les violences éducatives ordinaires (partie 2).
Quantifier la Violence Educative Ordinaire
Le rapport insiste sur la difficulté à pouvoir recenser la fréquence de la Violence éducative ordinaire. N’étant pas considérée comme répréhensible, la violence éducative ordinaire n’apparait pas dans les statistiques du ministère de l’Intérieur.
Considérée comme ordinaire, c’est-à-dire admise elle n’est pas portée à la connaissance des forces de l’ordre ou des services de protection de l’enfance. Le rapport souligne que cette pratique n’est de fait répréhensible pénalement que si elle dépasse les limites du « droit de correction ». A noter que ce droit de correction n’a pas été aboli par la loi du 10 juillet comme le souhaitait l’OVEO.
Le rapport affirme vouloir « reconnaître juridiquement les VEO comme de véritables violences, inadmissibles au regard de la loi, afin de contribuer au changement de mentalité nécessaire et d’améliorer leur connaissance. »
Sensibiliser l’ensemble de la société
Toute une partie du document rappelle les nombreux effets négatifs de la VEO sur le développement de l’enfant : augmentation du stress, atteinte des capacités cérébrales, développement de l’agressivité et reproduction de la violence, échec dans les apprentissages.
Si cette première partie du rapport rappelle justement et de manière assez complète un certain nombre des conséquences négatives de la violence éducative ordinaire, la seconde partie reste assez décevante quand aux mesures envisagées pour faire reculer cette pratique.
Accompagner les parents et les professionnels
On lit d’abord tout un long récapitulatif des diverses structures existantes de soutien à la parentalité et de leurs actions. les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAAP), les contrats locaux
d’accompagnement à la scolarité (CLAS), les lieux d’accueil enfants-parents (LAEP), la médiation familiale, les espaces de rencontre et les Points Information Familles (PIF). aussi les actions en direction des familles des centres sociaux, les actions collectives mises en place par les travailleurs sociaux de la branche famille, ainsi que l’aide aux vacances.Il est écrit que « ces différents dispositifs de soutien à la parentalité apportent une réponse aux besoins multiples des parents et contribuent à prévenir les violences éducatives ordinaires, d’une part en prévenant les difficultés auxquelles les parents pourraient se trouver confrontés dans leur rôle d’éducateurs, et d’autre part en promouvant un modèle d’éducation et de relations parents/enfants adaptés aux besoins des enfants. »
Les relais assistants maternels et les écoles, via les espaces parents, sont également présentés comme des lieux ressources pour prévenir la VEO.
Nous pouvons réellement relativiser un tel optimisme quand nous constatons régulièrement combien est répandue la VEO sur la majeure partie des lieux d’accueils des enfants.
Une information et une offre de formation extrêmement limitées
Il est envisagé l’envoi d’informations « aux moments clefs de l’expérience parentale » sont cités la naissance, l’anniversaire des 1000 premiers jours de l’enfant, l’entrée à l’école, l’adolescence, le départ du foyer familial …
Concernant la formation des professionnels, le rapport reprend le contenu des formations existantes sur le développement de l’enfant et évoque une « consolidation de la notion de à la bientraitance dans les prochaines années ». Il n’est pas précisé si la violence éducative ordinaire fera ou non partie des sujets abordés.
Les auxiliaires de puériculture, les assistants maternels cités dans la loi n°2019-721 du 10 juillet 2019 relative à l’interdiction des violences éducatives ordinaires sont les seuls professionnels dont le contenu de formation intégrera la prévention des violences éducatives ordinaires.
Le rapport fait référence à la Stratégie interministérielle de prévention et de lutte contre la pauvreté, et du plan de formation destiné dès 2020 à l’ensemble des professionnels de la petite enfance. Intitulé « Ambition 600 000 », il est indiqué sans plus de précision que ce plan « pourra intégrer des éléments sur les violences éducatives, leur dépistage et les moyens de conseiller et d’accompagner les parents pour prévenir ces pratiques. »
« La Stratégie nationale de soutien à la parentalité », se réduit à envisager la création « d’une plateforme à destination des professionnels et des bénévoles du soutien à la parentalité … Une rubrique spécifique autour de la prévention des violences éducatives ordinaires pourra être proposée ». Est également mis en avant la création par l’agence régionale de santé Grand-Est d’un « parcours en ligne » qui aurait pour objectif de proposer « aux parents des modes de communication et d’éducation alternatifs. »
Une ambition bien modeste au regard des besoins immenses de formation et toujours rien de vraiment certain concernant la prévention de la VEO, il ne s’agit à chaque fois que d’une éventualité.
Enfin, le rapport fait état de la nouvelle formation d’un an à destination des pédiatres ouverte en septembre 2019, avec un diplôme universitaire d’accompagnement à la parentalité et rappelle l’existence du livret des parents créé par l’Etat et la CNAF.
La violence éducative ordinaire est citée tout au long de ce rapport, nous pouvons considérer qu’il s’agit d’une reconnaissance officielle du caractère nocif de cette pratique. Et le travail de l’OVEO a grandement contribué à la prise de conscience de ce phénomène par les responsables gouvernementaux et les élus en général. Il est regrettable par contre que ce rapport ne propose pas de stratégie globale et volontariste de prévention et d’éradication de la violence éducative ordinaire.
Ce rapport se contente de rappeler les dispositifs existants et n’envisage aucun moyen nouveau pour permettre de réels changements dans les attitudes éducatives de la grande majorité des parents. Se reposer sur le travail des associations et des bénévoles sera loin d’être suffisant pour faire en sorte que les enfants soient rapidement préservés de la violence éducative.Bonjour Anne Claire, je pense que ce serait bien que tu communiques le message sur l’intranet afin que nous en prenions connaissance et prenions si besoin une décision.
Jean Pierre
6 novembre 2019 à 18 h 46 min en réponse à : Que peut faire l’OVEO pour les 30 ans de la CIDE ? #3155Je viens de regarder le projet, ça me semble bien.
Si j’ai le temps ce qui est loin d’être possible j’essaie de faire une analyse des derniers projets
gouvernementaux (protection de l’enfance et les 1000 premiers jours de l’enfant)
Jean Pierre
Bonjour à toutes et tous, j’ai relevé une coquille à l’idée reçue n° 4 :
Une éducation respectueuse est un est un engagement de la part de l’adulte ; ce n’est en aucun cas de la négligence.
Sinon, je trouve que c’est un travail utile et intéressant qu’on pourra diffuser.
jean Pierre
3 novembre 2019 à 18 h 44 min en réponse à : Clôture groupe Yahoo et récupération des données de la liste #3138je donne mon accord pour cette solution.
27 octobre 2019 à 16 h 30 min en réponse à : Clôture groupe Yahoo et récupération des données de la liste #3095Merci Charles, j’avoue mon incompétence totale pour pouvoir donner un avis mais je te fais confiance.
Bonjour Séverine, il n’y a pas le sigle de l’OVEO sur les affiches, je trouve que c’est dommage est il possible de le faire figurer ?
Bonjour merci Séverine pour ce partage, je suis aussi favorable à ce que nous relayons cette campagne sur le site de l’OVEO.
2 octobre 2019 à 22 h 39 min en réponse à : Documentaire "Qui aime bien châtie bien" (d’Amalia Escriva) sur France 3 #2856Je viens de voir le documentaire, je me suis demandé ce qu’a voulu nous montrer la réalisatrice en filmant très longuement cette puéricultrice de la crèche qui empêche un enfant, (Charles) de jouer à l’eau avec un autre enfant et un peu plus loin lorsqu’elle oblige un autre enfant à ranger un jeu pour pouvoir jouer avec celui qu’il vient de choisir.J’ai trouvé le comportement de cette « éducatrice » très toxique, très proche de ce que dénonce Alic
Je viens de voir le documentaire, je me suis demandé ce qu’a voulu nous montrer la réalisatrice en filmant très longuement cette puéricultrice de la crèche qui empêche un enfant, (Charles) de jouer à l’eau avec un autre enfant et un peu plus loin lorsqu’elle oblige un autre enfant à ranger un jeu pour pouvoir jouer avec celui qu’il vient de choisir.J’ai trouvé le comportement de cette « éducatrice » très toxique, très proche de ce que dénonce Alice Miller dans les intentions « éducatives » des adultes qui ne visent qu’à faire vivre aux enfants ce qu’ils ont subis dans leur enfance.
ça mériterait sans doute de poser la question à Amalia Escriva, je ne sais pas si vous avez remarqué ce moment du film.
Par ailleurs, je trouve très intéressant de montrer les réticences de l’Education Nationale à aborder cette question et le temps d’change entre Brigitte Oriol et les parents est aussi très riche.
Jean Pierre
29 septembre 2019 à 10 h 08 min en réponse à : Documentaire "Qui aime bien châtie bien" (d’Amalia Escriva) sur France 3 #2845Bonjour
sera t-il possible d’avoir une copie du documentaire dans un délai raisonnable ?
Jean Pierre
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