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Pour Stéphanie : je partage, un peu seulement, tes craintes à propos du livre Emanciper l’enfance et de la façon dont il peut être reçu, cependant il me semble que le principal problème n’est pas la critique même de l’éducation…
J’ouvre une parenthèse pour dire que tu trouveras certainement des réponses plus satisfaisantes pour toi dans le livre que Dali devrait publier bientôt, j’espère, sur l’antipédagogie, pas forcément celui d
Pour Stéphanie : je partage, un peu seulement, tes craintes à propos du livre Emanciper l’enfance et de la façon dont il peut être reçu, cependant il me semble que le principal problème n’est pas la critique même de l’éducation…J’ouvre une parenthèse pour dire que tu trouveras certainement des réponses plus satisfaisantes pour toi dans le livre que Dali devrait publier bientôt, j’espère, sur l’antipédagogie, pas forcément celui de Braunmühl, que tu risques de trouver là aussi trop « radical » et surtout trop long pour les habitudes actuelles, mais celui, plus petit, intitulé Peut-on se passer de l’éducation ?, qui fait bien la distinction entre éducation « au sens large » – celui dont tu parles, j’espère – et au sens restreint, l‘intention d’éduquer, qui va bien au-delà de ce dont les enfants ont réellement besoin pour grandir : l’éducation dans ce sens-là n’est pas faite pour les enfants mais pour satisfaire les besoins des adultes, et surtout c’est une idéologie…
… Il me semble que le problème (éventuel) dans le livre n’est pas tant la critique de l’éducation et de l’adultisme que – peut-être ? – le langage parfois employé, qui peut créer une distance avec les personnes qui auraient le plus besoin de le lire… Cependant je trouve que le plus important est bien de faire le lien entre violence éducative/adultisme et, justement, ce qu’on croit devoir inculquer aux enfants et aux jeunes pour qu’ils s’adaptent à la société telle qu’elle est – alors que cette société a précisément besoin d’être transformée, sans violence bien sûr, sinon ça n’a plus de sens de parler de violence éducative… L’adultisme c’est bien de vouloir que les enfants subissent ce que nous avons nous-mêmes subi, comme si c’était normal… C’est une croyance (« c’est comme ça ») mais aussi une forme de vengeance, ne pas accepter qu’on nous ait fait tout cela pour rien, ou pire… Cette idéologie – à l’école en particulier, et surtout en France – détruit littéralement l’avenir des enfants et donc celui du monde, les espoirs d’un monde en paix et qui ne détruise pas la vie sur Terre (d’autres pays ont des pratiques plus démocratiques, pas axées justement sur une prétendue réussite et la compétition, la notation qui détruit la motivation intrinsèque, etc. – inversement, d’autres pays sont bien pires de ce point de vue, mais bon, c’est pas une consolation…). Je suis donc un peu perplexe à propos de la façon dont tu interprètes ce qui est dit dans ce livre Emanciper l’enfance, il ne s’agit pas de dire que les adultes ne doivent plus « accompagner » les enfants ? (Je n’ai lu cela nulle part ?) Mais plutôt que nous avons tous besoin les uns des autres, que les relations entre adultes et enfants sont des relations humaines et non de domination (inégalité en droit et en dignité, ce qui n’a rien à voir avec les différences de « capacités » ou de savoir, qui existent aussi entre adultes…) – là aussi, ce serait un comble de séparer les enfants des adultes de cette façon, comme si justement les enfants étaient d’une autre espèce qui n’aurait donc pas « besoin » de la nôtre, celle des adultes 🙂 ! Tout est lié, non ?
Je voulais aussi – ça a un rapport – signaler un livre que je viens d’acheter (un peu décevant, j’ai préféré ce que l’auteure a dit dans l’émission sur France Inter), Guérir des blessures de son enfance – sous-titré Un chemin vers une société plus pacifique. J’essaierai d’en faire une recension (en plus il n’est pas très long, bien qu’édité chez Odile Jacob… maintenant on a de moins en moins de texte pour le même prix du livre 🙂 !), mais en attendant on peut réécouter l’émission et lire la présentation ici : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-04-juin-2024-7390111 – l’autre invité était intéressant aussi. En tout cas Yasmine Liénard a cité Alice Miller (raison pour laquelle j’attendais un peu plus de ce livre, mais elle n’en parle pas davantage que dans l’émission, presque moins…). Affaire à suivre :-)…
(PS pour Stéphanie : je comprends ta frustration de ne pas pouvoir participer aux discussions en visioconférence, moi-même je ne peux pas y participer, mais pour des raisons principalement techniques 🙂 voire technologiques… ! en même temps cela me permet de prendre du recul… on peut le prendre comme ça et participer d’une autre manière… je voudrais dire qu’il ne faut surtout pas se laisser impressionner comme s’il y avait réellement une hiérarchie à l’OVEO – ce qui serait un comble – et que nous soyons des adhérentes de seconde zone parce que nous ne sommes pas présentes à ces réunions – même si je préférais l’époque où le « qui ne dit mot consent » s’appliquait seulement à ceux qui ne donnaient pas leur avis sur la liste de discussion – ce qu’on peut d’ailleurs toujours faire ici… bref !)
(PPS, à propos de ce que tu dis sur la couverture du livre Emanciper l’enfance, je ne l’ai pas du tout vue comme ça, ces enfants regardent par-dessus un mur auquel ils sont accrochés, plutôt justement hors de portée de la fessée dont tu parles ??? ils ne montrent pas plus leurs fesses que le reste de leur dos ??? je ne sais pas si d’autres ont vu cette photo comme toi, j’espère que non – en réalité ce sont des enfants très indépendants, et dans le lot il y a ceux d’un membre de l’OVEO qui fait l’instruction en famille ! des enfants curieux qui regardent par-dessus un mur – où beaucoup d’adulte à la mentalité « éducatrice » leur interdiraient sans doute de grimper -, pour moi c’est plutôt l’image même de l’enfance libre… je trouvais justement beaucoup trop sages et formatées les autres images qu’on nous a proposées pour cette couverture, avec des enfants souriants, représentatifs de telle ou telle catégorie, sexe, âge, minorité ethnique, etc., là au contraire ça peut être n’importe quel enfant qui joue en liberté – si le réflexe des adultes en voyant ça est de leur donner une fessée, c’est plutôt ce réflexe qu’il faut interroger – et qui est interrogé dans ce livre, peut-être pas toujours très efficacement, mais au moins les auteurs se sont exprimés à peu près librement – même si j’ai trouvé que précisément les plus jeunes étaient déjà bien détruits par l’éducation, au sens où ils se demandaient s’ils avaient le droit de dire ceci ou cela – ils n’avaient pas l’habitude ! je n’y étais pas mais j’ai lu le livre, j’en parle donc seulement de ce point de vue – je n’ai regardé que la première vidéo…) (après tout, le livre d’Olivier Maurel La Fessée a aussi fait ricaner à l’époque, et certains l’ont peut-être pris au premier abord pour un manuel de punition ! mais surtout, il me semble que la position qui « invite » à la fessée est plutôt courbée… sinon il faudrait dire que la photo d’une femme de dos c’est une invitation à lui mettre la main aux fesses – à moins d’être vêtue « décemment »… -, et ainsi de suite… bref bref !)
Peut-être signaler l’article de Libé dans la revue de presse ? (je rappelle que j’ai signalé hier dans cette revue de presse un autre article, j’attends de savoir si c’est OK, sinon envoyez-moi un msg perso pour que je sois sûre de le voir, je corrigerais en même temps…). Si je comprends bien, Cahty, tu as donné le lien du même article dont Cécile a mis le texte dans son message ? (au fait, pour ton message où rien ne s’affiche, tu peux le supprimer sPeut-être signaler l’article de Libé dans la revue de presse ? (je rappelle que j’ai signalé hier dans cette revue de presse un autre article, j’attends de savoir si c’est OK, sinon envoyez-moi un msg perso pour que je sois sûre de le voir, je corrigerais en même temps…). Si je comprends bien, Cahty, tu as donné le lien du même article dont Cécile a mis le texte dans son message ? (au fait, pour ton message où rien ne s’affiche, tu peux le supprimer si tu veux…)A propos de discours conformiste sur les enfants (je parle du message de Sophie sur les intervention de Céline Quelen, que je n’ai ni vue ni entendue, je ne vais pas me forcer à écouter Europe 1 ni à regarder Hanouna :-)… sinon il ne me resterait plus aucun temps pour les émissions intéressantes 🙂 !), comme j’ai abonné mes petites-filles à des magazines de chez Bayard Presse, je reçois leurs mailings et je viens de lire avec consternation cette page : https://www.bayard-jeunesse.com/infos/pour-bien-grandir/sommes-nous-trop-bienveillants-avec-nos-enfants/
– c’est pas qu’ils disent qu’on est « trop bienveillants », mais une fois de plus défense et illustration de la « parentalité positive », d’ailleurs rebaptisée depuis quelques années « éducation positive » (ce qui ne veut pas du tout dire la même chose !!! déjà la parentalité positive posait problème, mais là…) – bon, de toute façon c’est un tissu de clichés, je ne commente pas davantage, mais publicité à la fin pour un livre sur la « parentalité positive » (c’est du piggy back, je suppose…)
Cela me fait penser que je voulais signaler l’entretien avec Elisabeth Badinter (le premier depuis la mort de son mari, je crois ?), dans le 7/10 de vendredi dernier 25 avril – je donne le lien de toute la tranche, parce qu’il y a plein d’autres trucs intéressants sur la page (José Bové et Bouli Lanners, la revue de presse sur le racisme, le billet de Charline Vanhoenacker sur les internats de Gabriel Attal) : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-7-10/le-7-10-du-jeudi-25-avril-2024-8400652 – pour réécouter juste Badinter c’est juste avant la revue de presse. Elle a vraiment fait, en positif et en négatif (je veux dire, comme avec Caroline Goldman qu’elle cite d’ailleurs, un mélange de choses qu’on approuve et d’autres qui font sauter en l’air), le programme de l’OVEO pour les 20 prochaines années !
Autre émission super intéressante, ce samedi entre 18h15 et 19 h (ça fait partie d’une série sur le racisme où il y a déjà eu 2 ou 3 émissions et c’est pas fini), https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/en-quete-de-politique/en-quete-de-politique-du-samedi-27-avril-2024-4324337, Francisco Bethencourt (c’est donc pas le fils d’Ingrid), je n’ai pas tout entendu mais vers la fin il a dit des choses très éclairantes sur la complémentarité entre les deux formes d’antiracisme, universaliste et « identitaire » ou « woke », je trouve que ça vaut le coup d’écouter pour mieux comprendre ne serait-ce que les réactions (dont la mienne) à propos de la manif « contre l’islamophobie » : il ne faut pas opposer les deux démarches comme si l’une pouvait se passer de l’autre – il a donné comme exemple (à l’origine des formes actuelles) Martin Luther King vs. les Black Panthers – et on peut aussi penser à Nelson Mandela et à l’ANC… Je trouve que c’est important pour les membres de l’OVEO de garder cet équilibre, ne pas se couper de tout le reste de la société sous prétexte que les gens ne sont pas assez conscients de la domination adulte etc. – certes, mais il y a du débat et l’évolution ne peut avoir lieu que s’il est possible de faire valoir les deux points de vue, universaliste et « identitaire » – ce dernier guetté par le piège du relativisme culturel, qui mène souvent à sacrifier précisément les « universalistes » de la culture qu’on prétend défendre, donc, dans l’exemple de la so-called « islamophobie d’atmosphère » – j’ai entendu l’expression à la radio le lendemain de mon message ! sans l’explication détaillée je ne vois pas qui peut comprendre… -, défendre en France le port d’un voile prétendument « islamique » au risque de favoriser la prise de pouvoir dans le pays concerné de vrais islamistes radicaux qui imposent une loi d’oppression – ce serait pareil bien sûr pour n’importe quelle religion ou idéologie politique fasciste… ce prof a d’ailleurs aussi parlé de racisme blanc, occidental etc. pour dire que ce n’est pas le seul racisme existant, ce qu’on oublie trop facilement… il existe depuis qu’il y a des hiérarchies et des luttes de pouvoir entres groupes humains, au moins depuis l’Antiquité (l’autre invitée est une historienne) – j’aime bien la dernière phrase de la présentation : « Le racisme n’est pas dans la nature humaine. C’est un argument pour asseoir une domination, éliminer des peuples concurrents ou justifier leur asservissement. »
Pour en revenir à José Bové – et à Bouli Lanners qui joue son rôle dans le film Une affaire de principe (tiré d’une histoire réelle au Parlement européen) -, ça remet bien aussi les idées en place sur le militantisme et « ce qui compte », les urgences vitales, les possibilités de résistance… émission réjouissante (et super intéressante) où il discute avec Charline Vanhoenacker : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/bistroscopie/bistroscopie-du-samedi-27-avril-2024-3060323, il parle d’un tas d’autres trucs, bref !
Bonus pour les fans (et les femmes) : Viggo Mortensen hier dans « Totemic » : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic-l-echappee/totemic-l-echappee-du-vendredi-26-avril-2024-3812492 – le mec trop sympa (et bô ! Aragorn !), et il parle aussi de son enfance (teasing) : « Je ne m’en souviens pas, mais ma mère me l’a raconté : bébé, je me suis échappé deux fois de la maison. La première fois, c’est notre chien qui m’a retrouvé dans la forêt, et la deuxième, c’est un voisin, à quatre kilomètres de chez nous. Je ne crois [pas] que je cherchais à échapper à mes parents. Mais plutôt que je voulais apprendre des choses ou explorer. » hi hi hi ! (ça c’est pour celles et ceux qui me prennent pour une méchante sorcière : non, pas méchante… mais difficile à faire passer par écrit…)
(Rodolphe, j’ai pas eu le temps de regarder le lien que tu as mis dans ton message, mais vu l’intitulé, ça entre donc dans la rubrique « haine des enfants » où ça se bouscule au portillon, entre les conscients et les inconscients, les humoristes et les sérieux, les théoriciens et les pratiquants… sujet d’article en tout cas, welcome…)
Merci Anne-Claire – j’ai juste regardé le courrier pour le moment et je m’aperçois qu’il y a une coquille, « sans violence physiques ou psychologiques », je crains d’avoir oublié de signaler le pb d’s manquant (à « violence ») à moins que ce ne soit l’inverse, en trop à « physique ou psychologique » ! (quelle est la formulation dans la loi ?). Tu me diras s’il faut publier sur le site ?Le questionnaire des deux étudiantes : je vi
Merci Anne-Claire – j’ai juste regardé le courrier pour le moment et je m’aperçois qu’il y a une coquille, « sans violence physiques ou psychologiques », je crains d’avoir oublié de signaler le pb d’s manquant (à « violence ») à moins que ce ne soit l’inverse, en trop à « physique ou psychologique » ! (quelle est la formulation dans la loi ?). Tu me diras s’il faut publier sur le site ?Le questionnaire des deux étudiantes : je viens de jeter un coup d’oeil (en répondant aux questions de la 1ère page sur âge, CSP etc. sinon on ne peut pas accéder à la 2ème, argh) et m’aperçois que je ne peux pas répondre, vu la formulation des questions, dommage… On ne peut cocher qu’une case entre les 3 types d’éducation suggérés (« laisser faire, démocratique, autoritaire »…) et idem pour « l’éducation qu’on donne » à ses enfants (donc suppose déjà d’en donner une) – ça m’a bien amusée (NB ce n’est pas une critique, je sais que mon humour n’est pas toujours compris/apprécié ici, donc j’espère qu’on fera un effort pour comprendre pourquoi c’est amusant) le lapsus « Comment décrieriez-vous l’éducation que vous donnez ? » (lapsus sans doute involontaire mais donc « significatif » 🙂 !)… quant à la formulation « Quels sont les valeurs que vous essayez d’inculquer à votre enfant ? »… on peut choisir et même proposer « autre »… mais je ne pourrais pas répondre à une telle question, je ne voudrais pas plus « inculquer » des valeurs à quelqu’un que je ne supporterais qu’on veuille me faire cela – dommage donc pour le choix tendancieux du mot. Gabriel, je ne sais pas si tu veux transmettre ces remarques à tes correspondantes, mais leur questionnaire ne s’adresse qu’à une partie de la population, à la fois jeune (il y a une catégorie > 50 ans, mais qui parle d’éduquer ses enfants au présent) et qui parvient à se reconnaître dans ce vocabulaire, donc je dirais plutôt conformiste et dans la norme, fût-ce pour la contester… En tout cas je n’attendrais pas grand-chose du résultat d’un tel sondage, c’est sûr que c’est plus difficile de poser des questions ouvertes et de les traiter, mais justement, c’est dommage que des étudiantes en psychologie ne fassent pas ce travail, finalement c’est bien le résultat de l’éducation (et de la pédagogie) : l’enseignement tel qu’il existe actuellement pousse à ne faire que le « service minimum » pour obtenir le résultat qui permet d’avoir la note suffisante pour passer dans la classe au-dessus, cf. Alfie Kohn qui a très bien décrit ces effets paradoxaux (en apparence) de la « motivation extrinsèque » (notes, incitations et récompenses diverses) sur la motivation intrinsèque, la créativité, le travail en général (à tous les âges)… NB il y a des individus qui réussissent à garder leur motivation intrinsèque malgré ce système (de même qu’il y a des individus qui se révoltent lorsqu’on cherche à les rendre obéissants), mais ce n’est pas la majorité… Bon, pour me consoler 🙂 je vais signaler 2-3 trucs à lire/écouter dans l’autre sujet…
A toute vitesse parce que je viens de passer un moment à regarder le doc sur les violences sexuelles (bien que pas spécialement plus urgent que le reste, en tt cas je me le suis copié en Word et je note des trucs dedans, en vue de le rendre publiable of course… on comparera nos versions après…) :1/ j’ai prépublié l’article de Jean-Pierre, Sophie, en ce qui me concerne il est prêt à publier,
2/ ce matin un ami (avec qui j’ai d’ailleurs bossé aujourd
A toute vitesse parce que je viens de passer un moment à regarder le doc sur les violences sexuelles (bien que pas spécialement plus urgent que le reste, en tt cas je me le suis copié en Word et je note des trucs dedans, en vue de le rendre publiable of course… on comparera nos versions après…) :1/ j’ai prépublié l’article de Jean-Pierre, Sophie, en ce qui me concerne il est prêt à publier,
2/ ce matin un ami (avec qui j’ai d’ailleurs bossé aujourd’hui sur un site de publication de livres, très intéressant, je suis prête pour l’autoédition 🙂 !) m’a envoyé le lien d’un article du Guardian (prononcer « Gardiane ») qui m’a paru intéressant pour la revue de presse – c’est à propos du retard de la Grande-Bretagne + Irlande qui n’ont toujours pas de loi d’interdiction (à peu près comme la France jusqu’en 2019), je l’ai ajouté, merci de regarder et de me dire si c’est OK – sinon on pourra toujours l’enlever ou modifier des trucs si vous avez des suggestions (je ne peux pas le faire au brouillon puisque la page ne l’est pas, mais facile à modifier). C’est en anglais mais bon, pas difficile à lire, me semble-t-il, et sinon j’ai fait un mini-résumé…
That’s all for today folks!
Quelques réponses. Un point important : par un hasard intéressant, je viens de retrouver dans le grand bazar de mon bureau un doc Word que j’avais imprimé en 2020, au moment de la discussion sur la déclaration de philosophie, doc où j’avais surtout rassemblé les messages de l’intranet qui parlaient de l’intégration ou non des « violences sexuelles ordinaires » dans la déclaration ! Je viens de revoir ce fichier Word (en supprimant quelques truQuelques réponses. Un point important : par un hasard intéressant, je viens de retrouver dans le grand bazar de mon bureau un doc Word que j’avais imprimé en 2020, au moment de la discussion sur la déclaration de philosophie, doc où j’avais surtout rassemblé les messages de l’intranet qui parlaient de l’intégration ou non des « violences sexuelles ordinaires » dans la déclaration ! Je viens de revoir ce fichier Word (en supprimant quelques trucs qu’on peut retrouver facilement) et j’invite celles et ceux qui vont en discuter à la réunion en visio de ce soir à la lire pour se rafraîchir la mémoire :-), y compris sur ce qu’ils-elles auraient eux-elles-mêmes écrit, ça peut vraiment (vous) aider ! (vous, puisque tout le monde ne participera pas, mais j’espère qu’on aura rapidement au moins un début de retour…)Il y a en particulier des messages de Daniel Delanoë, dont je n’ai pas vu de message récent ici (je peux avoir mal regardé), ça donne une idée assez claire de la façon dont la ou les « VSO » (merci d’éviter le sigle dans les textes publiés, justement la question du singulier ou du pluriel doit se poser aussi, selon les contextes…. je rappelle que Gabriel préfère parler « des » VEO comme concept sociologique, ce n’est donc pas du tout anodin pour l’OVEO de soigner la formulation sur le « continuum » entre VEO et VSO) peu(ven)t être intégrée(s) à la déclaration de philo – et la question de consulter les adhérents avait aussi été abordée (je ne sait pas si cela s’impose encore aujourd’hui, mais mérite discussion et que la décision ne soit pas prise par 2 ou 3 personnes)…
J’ai bien apprécié la contribution de Jean-Pierre dans son message récent https://intranet.oveo.org/forum-de-discussion/topic/comite-editorial/page/36/#post-13276 (cf. la PJ du message, je ne sais pas si c’est destiné à la publication, en tout cas je l’ai déjà copié et un peu corrigé pour l’envoyer à Amandine, donc je vais l’envoyer en perso à quelques membres à toutes fins utiles en plus de l’autre doc), à relire aussi avant la réunion, si elle a toujours lieu ?
Parce que je suppose que l’heure a été choisie aussi pour permettre à ceux qui le veulent d’aller à la manif, puisqu’elle n’est plus interdite. Donc bon courage à ceux qui feront les deux, s’il y en a…
Je propose à ceux qui iront à la manif de bien ouvrir leurs yeux et leurs oreilles pour se rendre compte si la formulation « contre l’islamophobie », qui m’a tellement fait sursauter (et pas que moi) a des conséquences (et lesquelles) sur les slogans de la manif et l’attitude des manifestants, s’il y a des représentants des Frères musulmans ou autres islamistes (par définition pour moi d’extrême-droite, cf. l’Iran et tous les pays où la loi religieuse est la loi tout court… ça ne concerne bien sûr pas que l’islam, il y a aussi les sectes américaines et les ultra-orthodoxes en Israël, bien que les colons ne soient pas tous des ultra-religieux, du moins je crois, bref), que les femmes voilées puissent manifester, pas de problème, mais reste à savoir pourquoi elles le sont, dans un pays où la loi ne les y force pas (j’ai déjà raconté qq trucs là-dessus donc j’abrège, mais ça me reste sur la patate en tant que vieille féministe – ça n’a rien à voir avec le fait de mettre sur le site de l’OVEO des femmes voilées dans un pays où elles le sont toutes ou presque – le « ou presque » ayant aussi son importante : ont-elles le choix ou pas ? de fait, la religion ne fait que diviser tous les peuples, entre eux et à l’intérieur, tant qu’il existera des pays non laïques, ce sera la guerre – pas la seule cause bien sûr et hélas…)
A propos d’ouvrir les yeux : quand j’allais à des manifs (j’ai commencé dans les années 1960 :-), maintenant j’habite à la campagne et j’évite les déplacements, sinon j’irais encore…) j’aimais bien aussi remonter tout le long pour voir qui étaient les participants, voir les banderoles, entendre les slogans, discuter avec des gens (ma légendaire et « intrusive » curiosité… ma dernière mésaventure d’ailleurs à la manif pour toutes en 2019, discussion avec une très vieille militante qui continuait à se battre contre les agressions sexuelles à l’école, elle disait qu’il y avait des complicités pédophiles dans tous les rectorats !!! que c’était la loi du silence ! mésaventure parce que j’ai voulu discuter un peu et la personne qui l’accompagnait m’a dit de la laisser tranquille – parce que ça la fatiguait, elle avait déjà du mal à marcher… – mais j’en avais parlé ici, je crois, sans que personne ne me réponde, juste pour dire que la question est posée depuis longtemps à l’OVEO, ne serait-ce que par ceux qui ont lu Alice Miller… il s’agit juste de savoir comment relier tout cela, la convergence des luttes.
Et toujours à propos d’ouvrir les yeux : je dis cela aussi parce qu’on connaît bien le phénomène de la cécité (ou de l’aveuglement plus ou moins conscient ou insconscient) à la violence éducative. On peut en faire l’expérience en France même (avec ceux qui prétendent ou croient de bonne foi que plus personne ne donne de fessées, déjà avant la loi de 2019 !), mais beaucoup de gens ont pu voyager ou même vivre dans des pays où les châtiments corporels (entre autres, mais en tant que manifestation physique visible, souvent même pas cachée) sont la norme sans s’apercevoir de rien et en étant persuadés que les parents et les adultes étaient particulièrement affectueux avec les enfants (j’ai moi-même parlé des pays « méditerranéens » pour le contact physique, et on peut penser aussi – Olivier Maurel a écrit là-dessus – au portage des bébés, etc.). Expérience personnelle, j’ai une cousine dont le père était Congolais, enfant, elle a vécu au Congo (Brazzaville, aujourd’hui RDC), elle y est retournée un certain nombre de fois, et quand, dans les années 2000 (après ma découverte tardive d’Alice Miller via La Fessée trouvé chez une amie), je lui ai dit qu’on battait beaucoup les enfants en Afrique, elle est tombée des nues ! Par la suite, quand elle y est retournée, elle a mieux regardé, et cette fois, m’a-t-elle dit, elle a vu ! Cette expérience de la « cécité » m’a beaucoup frappée, mais pensons simplement à notre propre « aveuglement » vis-à-vis de la violence éducative que nous avons nous-mêmes subie, le temps qu’il nous a fallu pour la voir en face, simplement parce que nous n’avions pas de mots à mettre dessus, que c’était « normal » (tout le monde pareil), ou parce qu’il y avait une culpabilité plus ou moins cachée (même lorsqu’on refusait de se sentir coupable, de croire qu’on l’avait vraiment mérité, qu’on pensait que ce n’était « pas juste »… que de temps perdu à chercher ailleurs ce qui avait brisé, sinon notre volonté – car il y a des enfants qui résistent, mais à quel prix… -, au moins notre confiance !)
Donc cette histoire d’aveuglement est valable pour tout, si on ne sait pas ce qu’on cherche, on ne voit pas. Valable pour toutes les formes de violence contre toutes les « catégories » d’humains et d’êtres vivants. La violence religieuse (et ses avatars politiques) ne doit pas être le dernier bastion du déni et de la loi du silence sous prétexte de solidarité « décoloniale »… Merci à celles et ceux qui auront lu ce message…
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Autres sujets : « expo sur la VEO » – elle existe ? je suis volontaire pour participer s’il y a des textes à mettre au point, comme d’habitude 🙂 ! ne pas hésiter à me les envoyer « en perso » parce que je ne suis pas régulièrement… (du verbe suivre)A propos de la réunion en visio sur « les liens entre VEO et VSS » (en rappelant que VEO signifie à l’OVEO « la violence éducative ordinaire – sous toutes ses formes »), il faudrait faire attention (du point de vue de l’OVEO là encore) à ne pas employer ce sigle « VSS », mais bien parler de violences sexuelles – comme le fait Jean-Pierre dans sa proposition ou début d’article. Parce que si on dit ou écrit « violences sexistes et sexuelles », à mon avis on se place déjà d’un point de vue exclusivement féministe, et non seulement on risque d’oublier les petits garçons dans l’affaire, mais je ne crois pas (dites-moi si je me trompe, en tout cas je préfère les concepts clairs qui n’ont pas besoin d’être redéfinis à chaque usage) que « sexiste » signifie autre chose que la discrimination envers les femmes et les filles, donc cela parle de la domination masculine en entérinant les stéréotypes et une forme de ségrégation entre garçons et filles… qui n’a pas lieu d’être s’agissant de violences envers les enfants et les jeunes. Au contraire, ce serait important de défendre l’idée d’un continuum qui n’oblige pas (socialement) garçons et filles à prendre parti pour un modèle quelconque, y compris de « genre », et à s’y conformer (sous peine de s’exposer à la violence d’autres enfants plus « conformes » ! car il reste vrai que les enfants, à partir d’un certain âge et en prenant conscience d’eux-mêmes, en cherchant leur personnalité, éprouvent un désir de « normalité » et avant tout d’acceptation par le groupe et « les autres », et donc l’exemple vient toujours d’en haut, des adultes vers les jeunes et des jeunes vers les plus jeunes… les jeunes enfants tolèrent et trouvent « normales » toutes les différences, voire les admirent et s’en étonnent, mais cette capacité peut être très vite détruite – d’ailleurs, même chez les grands singes on observe des phénomènes d’intolérance, plus ou moins culturelle – plus ou moins marquée selon les groupes et les individus qui y jouent un rôle important, donc d’exemple et de modèle…).
(Comme le disait Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe, le sexe biologique est une donnée de départ : mis à part un très faible % de cas d’hermaphrodisme – qui conduisent d’ailleurs à d’autres formes d’abus et de violence médicale -, dans l’espèce humaine on naît d’un sexe ou de l’autre, la construction sociale qui vient ensuite et oblige à se conformer à des rôles est tout autre chose, c’est dans ce sens, faut-il le rappeler, qu’elle a écrit « On ne naît pas femme, on le devient »… et c’est en ce sens aussi que les petits garçons et les petites filles doivent avoir le droit de choisir leur « rôle » et leurs « modèles » sans pour autant être obligés de changer de sexe – même si ça reste une possibilité, mais dans beaucoup de cas les personnes concernées ont été victimes de formes de violence qui les ont poussées à ce choix… bref)
C’est pour toutes ces raisons que je souhaiterais que ce point soit discuté (le 21 entre autres) et qu’on essaie (à l’OVEO) de parler de toutes les formes de violence sexuelle envers les enfants (et de leurs rapports avec « l’éducation » ou la domination adulte) sans oublier que le « sexisme » est avant tout cette culture stéréotypée et intolérante qui fait autant de mal aux garçons qu’aux filles (donc voir dans quel contexte on peut parler de violences « sexistes », et si le concept est clair ! s’il a besoin d’être qualifié, il faut l’éviter dans les sigles et les « slogans »…) (moyennant quoi, digression, je m’insurge chaque jour, dans ma petite campagne, contre cette culture macho qui pousse les hommes à être dix fois plus bruyants que les femmes – je viens de lire dans Causette un article sur le sujet qui m’a donné envie d’en parler 🙂 -, avec leurs tondeuses à gazon et leurs débroussailleuses qui traquent le moindre brin d’herbe, contre tous les principes de la permaculture, ou aussi bien esthétiques ! c’est juste un exemple, il y a aussi les bagnoles, les mobylettes qui pétaradent, les armes à feu, et que les filles s’y mettent ne me paraît pas du tout un progrès, à ce compte-là je préfère qu’elles fassent de la boxe ou même du MMA, mais on n’est pas obligé non plus de cracher par terre… juste pour donner quelques exemples de « virilité » agressive… finalement, dans l’affaire, Macron et Attal remplacent leur manque d’image de gros machos par des armes réputées féminines, hélas, de manipulation et de séduction ! cherchez l’erreur… je trouve important de sortir de cette culture stéréotypée, véhiculée aussi – mais au moins il est possible de l’adapter, de la formuler d’une autre façon – dans les stéréotypes des cultures traditionnelles, chinoise, indienne, etc., cf. le yin et le yang, qu’il faut cesser de qualifier d’énergies « masculine » et « féminine » tout en disant que les deux existent dans chaque sexe, mais bon, faut le dire vite…) Merci à ceux qui m’auront lue jusqu’à la fin 🙂 !
(re)bonjour les amis, d’abord, comme je viens de lire son message (je ne reçois les notifications que du comité éditorial), je souhaiterais répondre à Stéphanie sur la haine des jeunes en France :Oui, tu as raison, il y a plus de haine des jeunes (et des enfants en général) en France que dans beaucoup d’autres pays (qui ont d’ailleurs pour la plupart voté bien avant la France des lois d’interdiction conformes aux recommandations de la CIDE), il me semble que ce
(re)bonjour les amis, d’abord, comme je viens de lire son message (je ne reçois les notifications que du comité éditorial), je souhaiterais répondre à Stéphanie sur la haine des jeunes en France :Oui, tu as raison, il y a plus de haine des jeunes (et des enfants en général) en France que dans beaucoup d’autres pays (qui ont d’ailleurs pour la plupart voté bien avant la France des lois d’interdiction conformes aux recommandations de la CIDE), il me semble que cette tradition culturelle peut relever d’une combinaison de nombreux facteurs, je citerais par exemple (et en vrac) la rencontre entre des traditions de plus grande froideur envers les enfants et des pays méditerranéens où on est plus expansif, plus chaleureux avec les enfants mais parfois aussi plus violent (d’une violence plus directe…) – dans les pays germaniques, cf. la pédagogie noire, et on se souvient aussi des films de Bergman pour la Suède… si la Suède a réagi, c’est grâce à des individualités, Astrid Lindgren en particulier – quant à l’Allemagne, elle s’est beaucoup remise en question, du moins une grande partie de la population des générations de l’après-guerre s’est interrogée sur l’origine de la violence, l’Allemagne était « l’autre pays de la pédagogie » (en Europe, avec la France) et les méthodes de l’école y ont été beaucoup plus remises en question qu’en France – quant aux « méthodes éducatives » parentales ou professionnelles, en France elles ont visiblement été beaucoup plus influencées par le libéralisme économique, pendant que d’autres pays continuaient (jusqu’à il y a peu…) à se vouloir des démocraties « sociales », où l’enfance était moins un objet de consommation que l’objet d’une certaine sollicitude, fût-elle condescendante…
D’autres facteurs culturels et politiques jouent, je ne saurais les énumérer tous, mais on voit bien qu’en France, la prétention universaliste et laïque, que je serais la première à revendiquer dans d’autres circonstances, se double d’un manque total d’humour (si on excepte justement celui qui est fait aux dépens des enfants, d’ailleurs le sens de l’humour est censé consister à être capable de se moquer des gens et, pour la victime, de supporter de bonne grâce la moquerie !) et d’empathie, la haine des enfants est presque devenue une spécialité culturelle… Je suppose que, par sa position géographique et par son histoire particulière (politique et culturelle), la France a du mal à renoncer à ce centralisme et cette grandiosité tellement en décalage avec la réalité de ce qu’on appelle « l’enfance », lorsque cela se combine avec l’individualisme et l’esprit d’entreprise américains, les enfants n’ont plus grand-chose à faire sur Terre, si ce n’est prendre patience jusqu’au jour où ils pourront à leur tour détruire et exploiter… Je ne sais pas (plus) vraiment comment ça se passe dans les autres pays européens, mais j’ai l’impression que cette haine des jeunes et des enfants est très associée à la haine et au mépris des « écologistes » en général, cf. aussi actuellement la folie en faveur du nucléaire (folie objectivement dangereuse, qui rejoint donc les menaces nucléaires militaires de dictatures où les enfants sont particulièrement maltraités)…
Voilà ce que j’aurais envie de te dire en vrac et très approximativement – on pourrait aussi parler de l’histoire de la décolonisation, cf. la fameuse manif (qui vient d’être interdite !) du 21 avril, et de la confusion des genres qui règne actuellement puisqu’une manifestation qui aurait dû être contre le racisme et pour la paix (contre toutes les guerres, qui tuent toujours des enfants, mais bien sûr, plus la proportion d’enfants est grande, plus les enfants sont massacrés…) devient une manif « contre l’islamophobie » (donc pour la liberté religieuse, qui n’avait rien à faire là, me semble-t-il ?) – en tout cas, en France, il y a assurément un gros problème d’intégration des descendants en particulier des immigrés d’Algérie, à cause de cette guerre qui ne disait pas son nom (la décolonisation la plus ratée de l’histoire des décolonisations ?), problème qui fait de ce pays un point chaud du conflit israélo-palestien…
(on peut même faire remonter cela aux décrets Crémieux de 1870 avec la naturalisation française des Juifs d’Algérie ! et plus tard l’affaire Dreyfus qui a divisé la France, etc. etc. tout cela donc jusqu’à la guerre d’Algérie, suivie dans les années 1960-70 de l’importation massive de travailleurs algériens… bien sûr ça a existé dans d’autres pays, cf. les Turcs en Allemagne, mais plus récemment, et la Turquie n’était pas une colonie allemande ! il y a donc un lourd contentieux et une relation d’amour-haine qui ressort régulièrement – et quand la religion s’en mêle, alors là on est fichu, parce que tout est possible sans la religion, les races n’existent pas, mais si on commence à vouloir faire respecter des traditions prétendument religieuses, en réalité de domination masculine, adulte et autres, on en arrive à toutes sortes de situations de méfiance, de violence et de haine… raison pour laquelle je suis si inquiète et indignée de cette formulation « islamophobie », comme si c’était réellement un résumé clair et pas jeter de l’huile sur le feu – ou apporter de l’eau au moulin des extrémistes islamistes, alors qu’il existe tant de gens – et de militants – qui ne voudraient que la paix, et aussi le droit de ne pas avoir de religion !)
Mais, tout cela dit, il est clair aussi que le président Macron, par sa personnalité (froide et d’une empathie purement intellectuelle, pas du tout émotionnelle, donc toujours décalée par rapport à toutes les situations – je l’ai vu par exemple dans une émission télé dont j’ai oublié le nom, mais où il discutait avec des autistes : très à l’aise dans ces échanges purement intellectuels, aucun problème pour admirer la créativité de ces jeunes… il paraissait même sincèrement content ! d’apprendre des choses, sans doute… mais aussi de se montrer à son avantage ?) et par son parcours de jeune loup arriviste, a réussi le tour de force de permettre (par simple calcul, car la France était de toute façon très en retard) le vote d’une loi interdisant « les violences physiques et psychologiques » (débrouille-toi avec ça) contre les enfants, d’ailleurs pas en tout lieu/circonstance (gros vide juridique !), et en même temps de ne rien faire (voire de jeter de l’huile sur le feu, là encore) pour diminuer cette haine culturelle (et ce mépris) des enfants et des jeunes en France.
Je ne sais plus si j’en ai parlé ici, mais j’avais entendu à France Inter il y a qq semaines un auteur qui a écrit un livre sur « l’extrême-centre » (représenté donc par Macron) et la façon dont il repousse vers les extrêmes aussi bien la droite que la gauche – favorisant de plus la montée de l’extrême-droite, contre qui la gauche se retrouve obligée de voter pour lui lorsqu’il s’agit de « faire barrage ». Le système électoral français n’aide pas non plus à avoir des représentants de tous les partis qui pourraient, comme dans d’autres pays, faire des commissions sur des sujets de société et voter des lois transversales dans l’intérêt des jeunes ou sur d’autres sujet, écologie en particulier, donc d’écologie sociale en général….
Stéphanie, j’espère t’avoir un tout petit peu aidée (il faut bien que je m’arrête quelque part) à comprendre cet « esprit français », je ne pense pas que Gabriel Attal soit fou (peut-être pas à sa place, c’est autre chose), et si Macron a disjoncté, c’est seulement parce que son système ne fonctionne pas ou alors qu’il n’a plus rien à faire (puisque pas rééligible), donc il s’en fout, ne pense qu’à sauver la face et à être en représentation dans des circonstances diverses (célébrations historiques, jeux Olympiques ou autres), et Belloubet n’est pas pire qu’une autre, mais elle est dans ce gouvernement et donc dans cet engrenage… et elle aurait sûrement été plus à sa place au ministère de la Justice, qu’elle a occupé de 2017 à 2020 sans trop démériter, je crois (mais je ne me rappelle pas non plus :-)…)
Pour Dali : avant de répondre à cette personne qui a écrit à l’adresse de contact, tu peux déjà lire mon message précédent, où je fais part du même étonnement et d’autres encore ! (j’ai l’impression que personne ne l’a lu… j’abrège pour ce soir, aussi parce que mon imbécile d’ordi ne veut rien me laisser écrire après le lien suivant, et ne me laisse pas non plus lire la suite de ton message – je ne sais donc pas ce que cette pePour Dali : avant de répondre à cette personne qui a écrit à l’adresse de contact, tu peux déjà lire mon message précédent, où je fais part du même étonnement et d’autres encore ! (j’ai l’impression que personne ne l’a lu… j’abrège pour ce soir, aussi parce que mon imbécile d’ordi ne veut rien me laisser écrire après le lien suivant, et ne me laisse pas non plus lire la suite de ton message – je ne sais donc pas ce que cette personne a écrit d’autre -, à moins que ce ne soit un bug de l’intranet… donc à demain en tout cas ! PS : j’ai aussi lu – pour l’envoyer à Amandine – l’article de Jean-Pierre, que je trouve très pertinent, là aussi, personne n’a commenté, c’est chacun pour soi ou quoi ?) https://intranet.oveo.org/forum-de-discussion/topic/comite-editorial/page/36/#post-13264Bonjour à tou(te)s, de retour pour un petit passage rapide* sur l’intranet.Je signale tout d’abord (je reviens ensuite sur la lettre d’info à propos des manifs à Paris) qu’après petit échange de sms avec Sophie et à la suite d’une relance de cette adhérente, j’ai mis dans les « prochains événements », à la demande donc de cette nouvelle adhérente qu’il ne faut pas décourager d’entrée, l’annonce (le we prochain) d’un p
Bonjour à tou(te)s, de retour pour un petit passage rapide* sur l’intranet.Je signale tout d’abord (je reviens ensuite sur la lettre d’info à propos des manifs à Paris) qu’après petit échange de sms avec Sophie et à la suite d’une relance de cette adhérente, j’ai mis dans les « prochains événements », à la demande donc de cette nouvelle adhérente qu’il ne faut pas décourager d’entrée, l’annonce (le we prochain) d’un petit « festival de la non-violence éducative », oui, sic (perso je continue à trouver cette expression particulièrement ambiguë et bizarre, mais j’ai l’esprit logique, ce doit être pour ça… à noter que l’expression doit être de Catherine Dumonteil-Kremer qui a lancé cette journée du 30 avril, visiblement sans penser aux implications). Dans la mesure où cette adhérente proposera du matériel OVEO (que je lui ai envoyé à sa demande) et souhaitait qu’on signale l’événement, on doit le signaler. Moyennant quoi je l’ai fait succinctement et en ajoutant un § de « disclaimer » pour dire que l’OVEO ne soutient/préconise aucune méthode d’éducation ni technique de développement personnel. C’est un compromis pas historique 🙂 mais qu’on a déjà souvent fait, l’OVEO ne doit pas se couper de la plupart de ses membres en décidant que des personnes de bonne volonté ne sont pas les bienvenues et n’ont pas voix au chapitre – d’ailleurs il y a eu d’autres compromis, même récemment, qui ne valaient pas mieux, et je ne suis pas sûre du tout que la plupart des gens qui vont manifester « pour l’Enfance et la Jeunesse » le 29 avril n’aient aucune pratique de violence éducative ni de manipulation, contrôle etc. envers les enfants. D’ailleurs, laisser les jeunes s’exprimer, c’est parfois s’exposer à les entendre dire qu’une petite fessée ne fait pas de mal ou est parfois bien méritée… et ça m’étonnerait qu’il n’y ait pas dans cette manif une bonne proportion d’adeptes de la CNV ou de Faber-Mazlisch et un certain nombre de coaches en parentalité, dont certains membres de l’OVEO… bref, tout cela pour justifier le fait de ne pas refuser (qui plus est sans explication aux intéressés, parce que moi on ne m’a même pas prévenue que cela avait été discuté !) de signaler un petit événement sympathique dans le Finistère. Allez plutôt discuter avec elles pour les convaincre que c’est pas la peine de faire de la CNV pour être contre la violence éducative – ce que je ferais si j’en avais seulement l’occasion (des vacances à Crozon, c’est pas de refus !) – je le dis et le redis depuis une bonne douzaine d’années, surtout depuis le jour où une nouvelle adhérente (lors d’une rencontre) m’a dit que la copine qui l’avait fait adhérer à l’OVEO (dont elle était donc déjà membre) insistait pour qu’elle fasse de la CNV avec elle, et cette nouvelle adhérente m’a confié qu’elle n’en avait pas très envie (!!! comme je la comprends !) et a donc été très soulagée quand je lui ai dit que ça ne faisait absolument pas partie du package, que les membres de l’OVEO étaient libres de faire ce qu’ils voulaient en privé mais que l’OVEO ne posait pas ce genre de condition ! Et qu’il n’était pas nécessaire de faire de la CNV pour être un « bon parent », quoi que cela veuille dire… (A mon avis il vaut même mieux ne pas en faire, mais chacun peut y trouver ce qu’il veut, si ça fait vraiment partie de son cheminement… même si je continue à penser que c’est plutôt un détour et une perte de temps, mais, comme Voltaire, je me battrai pour que les gens qui ne sont pas d’accord avec moi aient le droit de s’exprimer 🙂 !)
Point plus essentiel car concerne beaucoup plus de gens et la réputation de l’OVEO dans son ensemble : en recevant cette lettre d’info (que je découvre donc, et j’en profite pour dire que je désapprouve aussi l’emploi erratique des majuscules et des minuscules 🙂 ! mais là c’est vraiment un détail…), et en allant sur le site de la marche du 21 avril https://marche21avril2024.fr/ (qui, curieusement, s’affiche sous un onglet « Love Nature » – et doit-on vraiment passer par toutes ces redirections bizarres pour accéder à une adresse aussi simple ? Pourquoi ne pas donner directement le lien en clair, comme je le fais ici ??? là aussi je désapprouve, même si je crois vaguement savoir que ça fait partie du fichage informatique – mais donc par nous !?!), j’ai la surprise – même si je devrais avoir l’habitude dans cette sinistre période où on mélange tout – de voir que c’est une marche contre le racisme et l’islamophobie… d’où je conclus que « l’islam » est non pas une religion mais, je ne sais pas, une « race » ? une ethnie ? un « genre » ??? Je sais qu’on en a déjà parlé à propos de l’article sur Gaza…
(au fait, entendu quelqu’un ce matin prononcer le mot « hécatombe » – ça me paraît une bonne façon de ne pas parler à tort et à travers de « génocide », même si je suis plus ou moins d’accord que c’en est un, mais ne s’agit-il pas davantage de conflits de territoire – hérités de la décolonisation et de la fin des empires du XIXe siècle, britannique, ottoman et autres – que de « racisme » et de volonté d’éradiquer un peuple en tant que tel !? bref, toute guerre est affreuse, mais « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », et ce n’est donc pas fini, avec la perte de la mémoire historique et la baisse des facultés cognitives de la plupart des humains dans ce monde hypertechnologique – et là j’ai une pensée pour notre amie EHS Amandine Cadars, dont le corps n’a pas résisté et qui survit dans l’isolement… En tout cas, le mot « hécatombe », pour impropre qu’il soit puisque ça désigne étymologiquement le sacrifice de 100 boeufs, au moins n’a pas d’entrée cette connotation « raciale » qu’on met plus que jamais à toutes les sauces, comme si c’était le fin mot de tout…)
… on a déjà parlé de racisme « anti-Arabes » à propos de l’article sur Gaza, mais alors là, avec cette marche « contre le racisme et l’islamophobie » (!!!), on frise le révisionnisme. Je vous copie-colle ici le vrai poème d’ambiguïté qu’on lit dans la colonne « islamophobie » (je souligne les mots qui me font sursauter) :
« Autour du musulman, de la femme voilée, se généralise un vaste système de discrimination qui autorise n’importe qui à se méfier, à exclure, à signaler, au mépris des dernières digues platement humanistes qui séparent le racisme ambiant de la barbarie, dont une seule image, photographie puis dessin (bientôt symbole ?) résume tout : une mère avec son enfant. L’enfant pleure l’humiliation de sa mère, dont un odieux politicien d’extrême droite vient d’exiger la disparition pour que la séance d’un conseil régional se tienne. Il pleure la honte de sa mère, sa propre honte, et gageons que demain il pleurera sa honte d’avoir eu honte. Non seulement ces larmes n’ont pas bousculé le monde politique – droites et gauches confondues -, mais elles semblent même avoir fait redoubler de virulence les tenants de l’ordre dominant dans son escalade islamophobe. Quand le visage meurtri d’un enfant n’arrête plus, mais au contraire stimule un imaginaire morbide, on sait qu’un seuil est franchi, et qu’on touche du doigt le réel brûlant de la guerre civile – le moment où le prochain, devenu étranger de l’intérieur, peut être atteint à n’importe quel prix. »
Pour moi c’est un fatras de sentimentalisme qui mélange absolument tout et réussit (?) l’exploit de passer sans aucune transition ni explication de « femme voilée » à « mère », sans parler de l’exploit qui consiste à désigner sous le nom de « musulman » (comme au bon vieux temps de la guerre d’Algérie !!!) toute personne qui ressemble à un « Arabe » – comme si tous les « Arabes » étaient musulmans (ne parlons même pas du fait que tous les musulmans ne sont pas « Arabes »), comme si les Palestiniens (ou les Algériens !) athées et laïques tout à coup n’existaient plus, alors qu’ils sont déjà persécutés (et parfois assassinés !) par les intégristes islamistes (que je ne confonds certes pas avec les braves travailleurs ou autres CSP de musulmans qui croient en un Dieu qui n’est qu’un nouvel avatar de ceux des deux autres monothéismes… bien sûr que les musulmans ont autant le droit de « croire » que tous les autres « croyants », chrétiens, juifs ou autres ! même si ça peut devenir un problème en soi que la plupart des êtres humains ne préfèrent pas « savoir » – croire est tellement plus simple et plus rassurant… juste pour dire que je n’en ai rien à faire des religions, si je devais croire à quelque chose, à la rigueur je serais plutôt animiste ou un truc de ce genre, qui au moins a un rapport avec une réalité observable, les éléments, la forêt, les animaux… et ne met pas l’espèce humaine au centre du monde et de la « Création », avec les conséquences que l’on voit sur la destruction de tout ! cette parenthèse me paraît nécessaire pour dire d’où je parle, parce qu’il ne me manquerait plus que d’être considérée comme raciste, maintenant, parce que je ne me prosterne devant aucun prophète ! oui, ça me met en colère, et je ne soupçonne personne ici d’être complice, seulement de naïveté !!!)
Comment peut-on défendre légitiment le droit à la vie des Palestiniens (et de tous les peuples et de tous les humains !) en les définissant par une religion ? en ignorant les exactions des ayatollahs, des mollahs, des Frères musulmans etc. et la violence (éducative ! masculine !) qui pousse des femmes à porter un voile pas seulement pour se protéger du soleil, mais pour ne pas être un objet de convoitise, donc à être dans le déni du fait que ce « choix » (certes « culturel ») leur est en réalité imposé ! Comme d’ailleurs on impose – par les mêmes déclarations naïves et ignorantes – aux Palestiniens et à tous les « Arabes » d’être des « musulmans » !!! Bon, j’ai pas le temps de continuer, mais je voulais vous faire part de mon inquiétude, plus encore que de ma perplexité et de ma colère, devant ce déni et cette confusion des genres… A bientôt, je vous laisse réfléchir là-dessus, mais penser que Gabriel soutient apparemment sans réserves ce genre de discours, ça me fait peur (pour nous, pour vous tous !).
——— * je mets ces notes en fin de message pour qu’elles ne repoussent pas le « lire la suite » avant les choses plus intéressantes ou urgentes :
1/ Yveline, merci de ta proposition de parler de l’enfance des auteurs, un sujet qui me tient à coeur ou en tout cas m’intéresse aussi (même si je ne vois pas pourquoi on devrait absolument reprendre ce sigle américain ACE, il doit y avoir moyen de le dire avec nos propres mots ???), mais je ne vois pas non plus comment on pourrait publier quoi que ce soit si tu ne proposes pas toi-même au moins un début d’article ??? Une fois de plus, n’hésite pas à le faire, je sais que ce n’est pas facile d’écrire et de trier ses idées, et de les mettre à la portée (à la disposition !) des autres, mais encore faut-il avoir ces idées en tête, ça ne peut pas sortir de quelqu’un qui n’a pas déjà cette réflexion ! Et comme je te l’ai déjà dit aussi, je suis à disposition pour retaper les articles de ceux qui hésitent – au fait, c’est ce que j’ai répondu aussi au message de Sophie à propos des podcasts à mettre sur le site, donc valable pour tous les membres – mon problème, c’est que j’ai trop de choses à faire pour ma capacité de travail – appelons ça comme ça – et que je ne peux absolument pas me lancer dans de nouvelles choses sans une puissante motivation intrinsèque, et donc les propositions des autres me passionnent mais je ne peux pas faire et encore moins commencer à leur place, seulement aider – relire, propoposer des modifs, des ajouts… ce que j’aurais d’ailleurs fait pour la lettre d’info à propos de la manif du 21 avril si j’avais su !!!
2/ Yveline, plutôt que de te répondre en perso (puisque j’ai omis de te prévenir), à toutes fins utiles, finalement je ne suis pas dans l’Essonne en ce moment vu que ma soeur (tiens, le logiciel ne propose plus de corriger les oe ?) s’est cassé le coude fin mars (aïe ! + l’os scaphoïde du poignet, fréquent dans les chutes paraît-il, faites gaffe, les Parisiens, avec les plots en béton des pistes cyclables ! vraiment pas à taille humaine… fait partie de la violence urbaine ???) – c’est reporté à je ne sais pas quand au mois de mai, pas avant le 6 mai en tout cas… Pour celles et ceux de l’OVEO que je pourrais voir à cette occasion, ce serait avec plaisir si on peut se rencontrer à Paris, par exemple… mais pas d’événement OVEO parisien annoncé pour ce mois-là…
Bonjour tout le monde, de passage en coup de vent, je cherchais un endroit pour signaler deux émissions entendues à France Inter (après en avoir parlé à Dali et à Yveline, autant tout partager !), merci de ces messages, je trouverais ça bien moi aussi que l’OVEO intervienne davantage s’il y a des membres en mesure de le faire (tout en respectant la déontologie :-)…), d’autant plus si cela sert à faire contrepoids aux innombrables interventions (et livres, et messBonjour tout le monde, de passage en coup de vent, je cherchais un endroit pour signaler deux émissions entendues à France Inter (après en avoir parlé à Dali et à Yveline, autant tout partager !), merci de ces messages, je trouverais ça bien moi aussi que l’OVEO intervienne davantage s’il y a des membres en mesure de le faire (tout en respectant la déontologie :-)…), d’autant plus si cela sert à faire contrepoids aux innombrables interventions (et livres, et messages sur les réseaux sociaux, et blogs, etc.) sur la « parentalité positive » ou même « créative » (mais où va se nicher la créativité !!!), et autres cuisines pour adapter l’éducation à des conceptions « bienveillantes »… (Bien sûr il faut prendre les gens dans l’état où ils sont, mais faut-il pour autant passer directement aux « recettes qui marchent » sans passer par la réflexion globale ? Question rhétorique of course).En tout cas je voulais donc signaler deux émissions entendues l’une après l’autre sur France Inter samedi, mais je propose de les écouter l’autre après l’une :-), pour se consoler de la 2ème avec la 1ère ! La 2ème donc : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/en-marge/en-marge-du-samedi-23-mars-2024-2033324 (on peut aussi se contenter de lire l’article), avec Gilles Lazimi qui, apparemment, a fait voter presque tout seul la loi de juillet 2019 – en tout cas il est question de son (?) assoc « Stop aux violences éducatives ordinaires », sic (mais donc ce n’est pas la même chose que « StopVEO » dont Anne-Claire vient de parler le 24 ? ou bien si ? après tout, le sigle VEO est justement fait pour entretenir la confusion, « fait pour » pouvant signifier aussi bien que c’est fait exprès… ou pas ! mais le résultat est là…). J’ai été dégoûtée de ne pas l’entendre citer une seule fois qui que ce soit d’autre que sa collègue Emmanuelle Piet. Je ne sais pas qui sont les gens qui, d’après Dali, disent du mal de lui (suis curieuse de savoir !), mais décidément je préfère les hommes gentils qui le restent et à qui la notorité ne monte pas à la tête, et que les autres annoncent la couleur (euh, pas qu’ils passent à l’acte, quand même ! avec leurs grosses machines non plus)…
Tout cela alimente nos réflexions (je suppose et espère pas seulement la mienne, donc) sur les stéréotypes de genre… Occasion de dire (en très résumé) que je trouve que l’OVEO devrait s’engager davantage pour lutter contre les assignations sexistes, tant pour les filles que pour les garçons… et par conséquent toute l’étendue du spectre ou toute la largeur de la courbe de Gauss, entre hyper-virils et les hyper-femmes, dont je me demande tout à coup s’ils sont bien aux extrémités du spectre et pas au milieu ??? en tout cas socialement, sinon biologiquement !!! c’est peut-être justement ça le problème, la normalité de tous serait de se situer quelque part entre les deux, peu importe où, alors que la société a tendance à encourager les extrêmes (me fait aussi penser à « l’extrême-centre » macronien qui pousse le reste de la société à devoir choisir entre extrême-droite et extrême-gauche, pour notre plus grand mal puisque la nature ne fonctionne vraiment que par adaptation progressive, les catastrophes étant certes « créatrices » d’autre chose, sinon « créatives », mais pas le fonctionnement normal dans la durée… je referme cette parenthèse que j’avais déjà déplacée sinon tout le § y passait !)…
… et donc, si la tolérance envers les différences n’est pas le fonctionnement « habituel » (culturel ? naturel ?) des groupes humains (et, selon certaines théories, ce serait plus ou moins pareil chez les chimpanzés, mais avec plus de capacités d’adaptation et moins de stéréotypes figés – chez les humains ils le sont par la culture écrite, mais aussi ou surtout par les systèmes politiques et économiques, sans oublier la religion et autres croyances, et bien sûr la pesanteur imposée par le fait que l’espèce humaine occupe – et détruit – toute la planète et que tout communique, ce qui rend d’autant plus difficile pour des individus isolés de faire changer les choses, alors que dans un petit groupe c’est possible…) – si la tolérance des différences n’est pas le fonctionnement culturel habituel dans la plupart des sociétés, dont la nôtre, ce serait une bonne raison pour intégrer expressément ce facteur dans toute intervention sur l’enfance et la domination adulte et la violence éducative (violence de l’éducation). On est plutôt en phase de régression de ce point de vue, après les années 1970 et la contestation sur l’éducation sexiste des petites filles et petits garçons. (Sans parler de la question d’avoir ou pas des enfants, et pour quoi faire, pour en faire quoi et qu’ils fassent quoi à l’avenir – dans l’avenir qu’on leur laisse. Pour ce message je préfère me concentrer sur l’assignation sexiste, que les enfants soient déjà là ou pas)…
Lutter contre les stéréotypes de genre va forcément plus loin que le rose pour les filles et le bleu pour les garçons, rayons spéciaux dans les magasins etc., inclut cela bien sûr, mais il s’agit surtout des rôles qu’on encourage, permet, tolère ou pas de la part des garçons et des filles dès le plus jeune âge, de l’attitude des « adultes » envers eux (le message pouvant aussi être implicite, non exprimé ! et d’autant plus efficace !). Bien sûr tout cela est « évident », mais en parle-t-on suffisamment et va-t-on jusqu’au bout de la réflexion ? ça pourrait être dans le rôle de l’OVEO. Plutôt que d’aller dans le sens de l’industrialisation des transitions de genre parce que les enfants sont mal dans leur peau, qui est plus que leur peau (je n’épilogue pas davantage sur ce sujet, il faudra sûrement y revenir plus tard et ailleurs, dommage que ça n’ait pas été abordé aux rencontres du 21 octobre, en tout cas je ne crois pas avoir rien lu de tel, sujet délicat certes – accusations faciles de « transphobie » etc. on marche sur des oeufs 🙂 c’est le cas de le dire 🙂 !!!)
Et comme je dois m’arrêter là, pour vous consoler de tout, mieux que lire l’article ou mes élucubrations, écoutez cette réjouissante émission entre Charline Vanhoenecker et la primatologue Sabrina Krief, entendue samedi dernier entre 19 et 20h, vous ne serez pas déçus du voyage ! https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/bistroscopie/bistroscopie-du-samedi-23-mars-2024-1316930
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