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Juste une question : pour que toutes ces belles réflexions soient mises à la disposition des visiteurs du site public (problème que j’ai souvent l’impression d’être la seule à ne jamais perdre de vue, mais ça peut n’être qu’une impression, en tout cas le problème est le manque d’efficacité si on ne note rien dans un endroit dédié !!!), pourriez-vous mettre toutes ces idées ET CES TEXTES IMPORTANTS sur une page de wiki consacrée au prochain articleJuste une question : pour que toutes ces belles réflexions soient mises à la disposition des visiteurs du site public (problème que j’ai souvent l’impression d’être la seule à ne jamais perdre de vue, mais ça peut n’être qu’une impression, en tout cas le problème est le manque d’efficacité si on ne note rien dans un endroit dédié !!!), pourriez-vous mettre toutes ces idées ET CES TEXTES IMPORTANTS sur une page de wiki consacrée au prochain article sur ce sujet ?
Sans oublier bien évidemment de mettre les liens des articles (qu’ils soient reproduits, cités pour des extraits ou simplement en note ou en annexe) : ceux du Monde – on pourrait demander l’autorisation de reproduire le plus intéressant, ou sinon en citer des extraits (et là bien évidemment c’est du travail, cependant moins que d’écrire l’article nous-mêmes, si vous trouvez que cet article dit la même chose mieux que nous !), citer des extraits de l’autre ou de plusieurs autres, et quant à celui d’Olivier sur sa page FB, il nous autoriserait sans problème à le reproduire intégralement si on veut.
Je rappelle aussi (ça peut se relier au sujet mais plutôt à publier à part et donner le lien dans d’autres articles, comme celui qui se prépare – j’espère) l’article d’Amandine en attente de publication dans la version que j’ai revue, texte intégral mis dans mon message https://intranet.oveo.org/forum-de-discussion/topic/comite-editorial/page/7/#post-11252 si vous voulez bien le lire (message qui va dans un instant disparaître du tableau de bord…).
Et je souhaiterais traduire dès que possible deux articles d’Alfie Kohn (pas forcément en même temps, j’ai peu de temps mais ça me fait vraiment plaisir de le traduire, j’adore son style), l’un sur les « récompenses qui punissent » (les notes, les primes etc. qui détruisent la motivation intrinsèque), l’autre sur le fait que les enfants ne cessent pas d’apprendre quand ils ne sont pas à l’école, au contraire (article écrit pdt le confinement), et que l’école devrait bien s’en inspirer pour que les enfants apprennent à l’école aussi (= aient envie d’apprendre au lieu de s’entraîner à avoir des bonnes notes pour des contrôles standardisés…). Les liens : https://www.alfiekohn.org/article/rewards-25-years-later/ (Rewards Are Still Bad News (25 Years Later), article de 2018 pour les 25 ans de la parution de Punished by Rewards) et https://www.alfiekohn.org/article/loss/ (Is Learning “Lost” When Kids Are Out of School?) (et je ne sais pas pourquoi j’ai copié cette phrase : « No Grades + No Homework = Better Learning – Alfie Kohn », peut-être est-ce dans le 1er article ?)
Dites-moi lequel des 2 vous paraît le plus urgent/intéressant… avant que j’en trouve d’autres 🙂 !
Quelques nouvelles : 1/ l’article sur le livre d’Olivier Maurel est publié (personne ne s’étant manifesté depuis plusieurs jours), avec en tête une phrase pour dire que c’est ouvert à d’autres commentaires – sous-entendu, d’autre membres de l’OVEO qui auront lu le livre et voudront ajouter quelque chose au CR de Gabriel. Visible en page d’accueil.2/ Je propose ci-dessous une version revue et corrigée
Quelques nouvelles : 1/ l’article sur le livre d’Olivier Maurel est publié (personne ne s’étant manifesté depuis plusieurs jours), avec en tête une phrase pour dire que c’est ouvert à d’autres commentaires – sous-entendu, d’autre membres de l’OVEO qui auront lu le livre et voudront ajouter quelque chose au CR de Gabriel. Visible en page d’accueil.2/ Je propose ci-dessous une version revue et corrigée de l’article d’Amandine – elle est seulement en brouillon sur le site, donc pas visible par tous. NB merci de dire si c’est OK de mettre un petit lien (dans la note de bdp qui sert en même temps de présentation de l’article – à approuver bien sûr indépendamment de l’article, c’est moi qui l’ai faite) vers une page qui explique ce que c’est que l’EHS (donc pourquoi Amandine n’écrit plus, car il y avait des articles d’elle sur le site et certains espéraient qu’elle continuerait…).
S’il y a accord ici pour publier tel quel (ou avec très peu de modifs, j’espère – je n’ai pas mis l’ajout proposé par Cahty sur « soigner les traumatismes », cf. version sur le wiki, ajout très pertinent sur le fond bien sûr, mais un peu redondant avec le reste et pas dans le style de l’article peut-être ?), j’enverrai l’article à Amandine (sous cette forme) pour son approbation « définitive », mais on peut le publier sans attendre son retour, qui peut prendre « un certain temps » (voire des semaines). Aussi, merci à celles/ceux qui trouveraient des liens pertinents (en fonction de ce qui est dit dans l’article) à mettre sous les noms de Jesper Juul et d’Arnaud Deroo, et éventuellement de Jean-Pierre Lepri. J’ai déjà ajouté dans la note des liens vers l’article « Tribune Goldman » et vers celui de David Dutarte sur la « parentalité positive », article qui n’est d’ailleurs pas cité dans le premier, mais cela manque, justement. Bon, alors l’article, version à approuver (si possible… sinon merci de préciser ce qui ne vous convient pas, NB article signé, donc sous la responsabilité de son auteure) :
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À propos des méthodes et autres solutions
Par Amandine Cadars, membre de l’OVEO (1)Il en va de l’éducation comme de la santé, des régimes alimentaires ou encore du jardinage : si l’on rencontre une difficulté et que l’on cherche à la résoudre, les conseils des « spécialistes » pleuvent et il n’y a souvent qu’un pas à faire pour croire que ce serait LA réponse à appliquer pour voir s’estomper cette difficulté à coup sûr. Du coup, lorsque les résultats restent décevants, on se dit que la méthode n’est pas « la bonne », ou qu’on ne la maîtrise décidément pas etc. On reste alors dans cet épuisant et incessant questionnement : que puis-je/dois-je FAIRE de plus ?!
Si l’on peut s’amuser (et souvent s’horrifier!) des « recettes » éducatives (ou sanitaires) et de leurs foisonnements plus ou moins farfelus au fil du temps, des époques et des cultures (cf. par exemple L’Art d’accommoder les bébés, de Delaisi-Perceval et Lallemand), il n’en reste pas moins que le besoin de réponse reste toujours très prégnant, à croire que « LA » clé d’une meilleure harmonie générale se dérobe sans cesse, ou que nous ne maîtrisons toujours pas assez bien telle ou telle méthode/technique, qu’il faut encore ajouter des formations, trouver toujours de nouveaux maîtres…
À cela s’ajoute aujourd’hui la donne nouvelle apportée par les neurosciences cognitives et affectives qui « objectivent » certaines réalités, notamment éducatives, qui ne peuvent donc plus se retrouver otages de nos fantasmes et de nos préjugés, notamment en matière de développement du jeune enfant, de ses besoins fondamentaux, mais aussi à propos des réponses inappropriées et délétères (violence verbale, physique, émotionnelle) que l’adulte lui apporte presque toujours. On n’a plus le droit de dire que « chacun voit midi à sa porte », car on sait que si les réponses qu’on leur apporte diffèrent (et rivalisent parfois de non-sens), les besoins des enfants sont bien les mêmes partout…
Et si les techniques/méthodes n’étaient elles-mêmes qu’une étape à dépasser pour développer un art de vivre et d’être en relation véritable, selon le « connais-toi toi-même » socratique qui détermine tout à mon sens ? Car sinon, comment se sentir autonome et souverain si ce sont des « méthodes », des actions qui nous définissent et nous meuvent plus que notre seul être ?! Si l’on se positionnait dans une authentique démarche d’apprendre dans un sens qui nous fait grandir, trouver du sens et développer nos propres compétences, comme le fait tout enfant à la base pour se développer, on chercherait davantage des « modèles » que des « maîtres », mais il faudrait encore veiller à ne pas rester dépendants de ces modèles, et à ce que ces derniers ne s’érigent pas en « maîtres »…
Si l’on part du principe, largement légitimé depuis les études menées notamment sur l’enfant, que « oui, la nature humaine est bonne » (Olivier Maurel), il me semble que nous n’aurions pas tant besoin d’« apprendre » que de « dés-apprendre » beaucoup pour retrouver notre empathie fondamentale et toutes les ressources qui en découlent. Pour autant, les verrouillages sont souvent tels qu’il nous faut « désamorcer » les nœuds qui nous séparent de cette empathie et de cette « bonté » première.
Pour ma part, je suis bien en difficulté lorsque je dois donner le nom de telle ou telle technique/méthode/maître à penser qui m’aurait fait avancer plus qu’un(e) autre dans mon cheminement (que ce soit en matière de santé, d’éducation, ou plus largement dans ma philosophie de vie) : je crois qu’à un moment, elles sont intégrées, littéralement incorporées, pour devenir un tissage unique, propre à notre histoire particulière, et que l’on rejoue sans cesse, pour ne pas en rester prisonnier et gagner toujours en autonomie, au fur et à mesure des questionnements ou des épreuves que la vie nous présente. Et, en cela, toute « méthode », toute ressource extérieure reste soumise à énormément de subjectivité et à tous les biais qui vont avec.
En effet, une technique, aussi efficace soit-elle, reste à interroger en permanence pour ne pas être utilisée à mauvais escient, et l’on sait combien la « pédagogie noire » peut revêtir de multiples visages, parfois fort attrayants. Même lorsque les intentions sont louables, les violences n’en deviennent parfois que plus insidieuses (manipulation, retournement des rôles/positions etc.). Ainsi, une méthode pourrait être comparée, par exemple, à une compagnie aérienne : même reconnue « de qualité », elle ne reste qu’une porte d’entrée, un accès, mais elle n’est ni la destination ni le voyage en lui-même, qui ne peuvent résider qu’au plus intime de chacun, dans une dynamique et un tricotage propre à chacun.
De même que l’on peut, y compris dans une démarche dite consciente et non-violente, « aider » un fœtus à naître avec une ventouse, ou des produits de synthèse ou encore « simplement » (!) en lui tirant sur le cou/la tête (approche par exemple des « salles nature » qui favorisent la physiologie mais restent « prêtes » à intervenir et, de fait, interviennent davantage que ne le ferait une sage-femme à domicile ou dans une véritable maison de naissance indépendante), on peut aider un potager à donner ses fruits en ajoutant des engrais bio et des tuteurs, on peut aider un jeune enfant qui ne sait pas lire à l’âge de 8 ans ou ne maîtrise pas ses tables de multiplication avec une multitude de méthodes et de stratégies (je suis toujours sidérée de constater leur foisonnement sur Internet : peu de monde se pose la question en d’autres termes que celui de LA solution à trouver pour résoudre cela ici et maintenant !), on peut aussi « aider » un enfant à se conformer aux attentes de son entourage et de la société avec divers outils et « habiletés »…
Néanmoins, comme le dit Jean-Pierre Lepri, chercher sans cesse une solution (méthode, pédagogie etc.) à un « problème posé » peut bien au contraire le nourrir : il est donc intéressant de se demander en quoi finalement, au regard de qui/de quoi cela représente un problème réel ?? Alors il peut arriver que la « résolution » ne soit qu’une « dissolution » ! Et si l’on est honnête, on voit bien comment, souvent, on (se) pose littéralement le problème en question en restant coincés derrière les œillères et dans les petites cases que notre éducation, notre culture et société nous présentent comme les « seules » alternatives et les seules finalités.
Or, s’il est toujours louable d’avancer vers plus de cohérence/bien-traitance, un simple « greenwashing » général ne suffit et ne suffira pas, et l’urgence est telle (autant dans le domaine de l’éducation que dans celui de l’écologie et, par conséquent, de la santé) qu’il nous est impossible de nous aveugler bien longtemps : c’est une autre culture qu’il faut développer, un regard collectif qui se reconnecte à une logique globale.
On SAIT aujourd’hui, avec force recoupements d’études et d’expériences de terrain menées partout dans le monde, au-delà donc des contingences diverses (culturelles, politiques, environnementales etc.), ce qui permet une naissance physiologique (qui replace le soignant dans un tout autre rôle que celui qui dirige et qui intervient de manière prophylactique et bien souvent délétère). On sait aussi de mieux en mieux comprendre les logiques subtiles de la microbiologie des sols, des plantes, des écosystèmes et tout ce qui favorise l’abondance des récoltes en matière de production agricole (qui place le maraîcher dans une posture avant tout d’observation et de coopération avec son sol et son terrain)… Si on reprend l’exemple des engrais bio et des tuteurs, on sait que cela « fragilise » la plante et la rend dépendante de nos interventions, alors que connaître ses spécificités, ses alliés naturels etc., permet de la laisser exprimer son plein potentiel). On sait aussi comment un enfant apprend et grandit harmonieusement, selon son rythme et ses modalités propres, et cela vient faire exploser les vieux schémas, qu’il s’agisse de l’instruction des enfants ou, plus globalement, de l’accompagnement de leur devenir. Là aussi, et cela dénouera tous les autres domaines, c’est bien la place, la responsabilité et le rôle de l’adulte (du « soi-disant sachant ») qui sont interrogés, au-delà de sa seule « façon de faire » !
Je me souviens par exemple de la frustration d’une amie qui avait finalement retiré sa fille d’une école Montessori qui avait pourtant cristallisé tant d’espoirs auparavant dans leur trajectoire. Elle avait merveilleusement bien analysé la situation : « Elle est très belle cette école, et leur projet est très chouette, mais ils ont “juste” oublié d’y intégrer les enfants » (qui devaient donc, là encore, coller aux projections et aux intentions louables mais néanmoins dirigistes des adultes) !
Il en va de Montessori (dont l’originale regretterait sans doute bien des détournements actuels) comme de la CNV (Communication NonViolente) ou d’autres alternatives encore (la liste est longue !) qui veulent promouvoir la non-violence et « donc » la bien-traitance. Pour autant, il est clair que « promouvoir la non-violence » ne signifie pas forcément s’ancrer dans une authentique bien-traitance : selon le cheminement propre à ceux qui recourent à ces « écoles » ou ces ressources, on n’avance pas tant que l’objectif n’a pas changé, à savoir faire en sorte, avec certes le moins de dommages possible mais aussi avec détermination, que les enfants obéissent, se conforment aux attentes des adultes, que ce soit à l’école, dans la rue, à la maison ou dans un magasin. D’une certaine façon, même « bienveillante » ou « positive », on risque, sans ce changement de regard (ce qui se joue davantage dans ce que l’on est soi-même que dans une action ou façon de faire : c’est bien « l’être » qui détermine alors le « faire »), de rester dans cette démarche d’agir sur l’autre (qui est un sujet souverain pourtant), et ainsi une logique de pouvoir reste sournoisement embusquée, où l’adulte fait porter la responsabilité de la qualité de sa relation à l’enfant à l’adéquation de ce dernier à ses attentes/besoins d’adulte, ou à l’efficacité de la « méthode » utilisée pour cela, ce qui revient finalement au même…
Pourtant, à mon avis, on peut aller bien plus loin – sans forcément que cela prenne des années – et ne pas se contenter de garder les mêmes logiques tout en testant diverses techniques/méthodes (de développement personnel, d’éducation, de soins divers) qui les rendent plus « lisses », plus attrayantes, plus « douces » : simplement en acceptant de changer de lunettes, pour reprendre un terme sociologique.
Or, on le sait indubitablement depuis les travaux d’Alice Miller notamment, cela ne se fera pas sans remettre en cause nos propres éducations/éducateurs, sous peine de devoir toujours rejouer, avec plus ou moins de fracas, cette logique d’éducateur à éduqué qui assèche tant les relations et les potentiels de chacun ! Assumons ce que Freud n’avait pas osé : refusons de continuer à inverser les rôles pour le confort (illusoire !) de l’adulte et de l’ordre établi ! Au lieu de chercher des méthodes/astuces pour faire faire quelque chose aux enfants, acceptons de plonger au cœur de nos enfances pour y déjouer les nœuds qui viennent entraver nos relations et verrouiller les élans naturels de coopération, notamment avec nos enfants ! Jesper Juul nous dit bien comment l’enfant n’a certes pas besoin d’un parent qui le contrôle, lui pose ces fameuses limites ou le juge, mais bien d’un parent « responsable de lui-même », qui l’accompagne en portant sur lui un « regard bien-traitant » (Arnaud Deroo).
Cela passe par chasser les désinformations, d’autant plus nombreuses que tout le domaine de l’information est mouvant et à l’heure actuelle très rapide à se diffuser jusque dans les scléroses de ses préjugés, y compris insidieusement par le biais de divertissements divers (séries et émissions TV, etc.). Ces divertissements répondent aux croyances culturelles et autres préjugés populaires, la circulation d’informations véritables est bien laborieuse et reste bien loin d’égaler les taux d’audience/le lectorat de ceux qui confortent ces croyances…
Cela vient en mettant au jour le morcellement dans lequel nous ont confinés nos éducations et autres conditionnements (morcellements qui nous furent sans doute utiles à certains moments de notre vie pour mieux nous affranchir des superstitions ou des carcans religieux), afin de retrouver l’unité de base qui permet cette confiance dans les interactions subtiles et permanentes du vivant (sur lesquelles on a suffisamment de connaissances objectives aujourd’hui pour s’autoriser cette confiance désormais éclairée). Il est urgent, y compris d’un point de vue écologique, de (re)découvrir les compétences de ce dernier (à travers l’être humain, notamment enfant, mais aussi la microbiologie des sols en agriculture etc.) et d’accepter avec humilité qu’il nous faille bien apprendre en continu à son contact et au contact des autres, dans un écosystème commun, en sortant de cette illusion que l’âge adulte serait celui du parfait accomplissement et qu’il donnerait des droits sur les autres et sur notre environnement, dans une toute-puissance qui modèle et exploite.
Il s’agit alors d’ETRE avant tout, responsable (conscient), humble et empathique, d’accompagner en portant un regard bien-traitant, d’user de parcimonie si l’on doit agir, en reconnaissant la spécificité de chacun, son rythme, ses besoins propres… Oublier un peu « l’objectif » et apprécier le chemin et ses inattendus, cela peut alléger bien des situations, et pas seulement dans notre relation d’adulte aux enfants, même si ce sont bien ces derniers qui nous inspirent aussi cet apprentissage ! Finalement, à travers un véritable appel au « connais-toi-même », et via divers chemins de traverse, on cherche toujours à « aider à faire tout seul » quand il devrait s’agir toujours de primum non nocere et d’« empowerer » à la base en n’entravant rien et en apportant des réponses appropriées au besoin, au lieu de « polluer », de s’autoriser en permanence des intrusions intempestives et de répéter à chaque génération de regrettables erreurs (causées avant tout par des contresens/malentendus renforcés par des « modèles » et empreintes nocifs) avant de jouer les sauveurs, se plaçant ainsi à bien des égards dans une véritable logique de pompiers pyromanes.
(note) : Nous ne publions qu’aujourd’hui cet article écrit en 2017 par cette adhérente que son état de santé (EHS/MCS) empêche depuis 4 ans de participer à nos discussions connectées… Article toujours d’actualité dans une période où les médias relancent le débat sur les méthodes dites alternatives, la « parentalité positive » etc., vs. le bon vieux « time-out » et la punition.[↵]
17 février 2023 à 14 h 47 min en réponse à : Sur les contrôles, évaluations et notations à l’école #11251Merci pour ce sujet. Alfie Kohn est certainement l’auteur qui a étudié le plus à fond (et en citant vraiment beaucoup de sources sur le sujet, études sociologiques, neurosciences etc.) la question de la motivation intrinsèque et de la façon dont la compétition et la notation (= évaluation mesurable et destinée à classer l’enfant sur une échelle de « valeur », par opposition au « retour d’information » = appréciation utile sur son travail, droit à l’erMerci pour ce sujet. Alfie Kohn est certainement l’auteur qui a étudié le plus à fond (et en citant vraiment beaucoup de sources sur le sujet, études sociologiques, neurosciences etc.) la question de la motivation intrinsèque et de la façon dont la compétition et la notation (= évaluation mesurable et destinée à classer l’enfant sur une échelle de « valeur », par opposition au « retour d’information » = appréciation utile sur son travail, droit à l’erreur etc.) la détruisent, détruisent non seulement la motivation mais même le sens moral et le sens inné de la justice et de l’entraide (observables chez la plupart des animaux) ou au minimum les dévoient…(PS important, le site https://www.alfiekohn.org/ était apparemment inaccessible depuis plusieurs mois, je ne sais pas si quelqu’un d’autre avait essayé, mais là ça marche ! On pourrait donc regarder s’il y a de nouveaux articles à traduire ! et cf. aussi ses 2 conférences disponibles maintenant en streaming – qu’il dit, j’ai pas regardé, j’espère que quelqu’un le fera -, conf. sur les notes et le travail à la maison ! https://www.alfiekohn.org/grades-homework-better-learning/ en anglais of course… ah, pardon, c’est pas gratuit, dommage. Reste les articles…)
Comme on n’a pas de nouvelles de la traduction de Punished by Rewards (dont les EIP ont pourtant acheté les droits à ma connaissance, mais je pense que c’est un projet trop lourd pour elles, déjà le premier Alfie Kohn traduit, Aimer son enfant inconditionnellement, a été une vraie galère, je voulais traduire ces livres mais ne pouvais pas le faire sans être payée – je n’étais pas à la retraite à l’époque ! – mais j’ai relu la traduction- du premier, donc – et je préfère ne pas en parler davantage… je n’ai pas lu le suivant en français) – j’ai eu la curiosité d’aller voir sur le site des EIP et le livre n’est même pas annoncé, cf. https://blog.linstantpresent.eu/tous-nos-auteurs/alfie-kohn/ – le site n’est peut-être pas à jour, j’ai l’impression qu’il a été délaissé au profit de la page FB https://www.facebook.com/editionsinstantpresent/ mais je n’y trouve rien sur AK non plus, bref, si quelqu’un a des nouvelles ??? Dali ??? En tout cas j’en avais traduit une 20ne de pages à l’époque, pour proposer à des éditeurs (qui sait, Odile Jacob aurait pu l’accepter, mais j’ai eu une proposition entre-temps et ai laissé provisoirement tomber = pas envoyé l’essai par courrier, ce que je regrette maintenant, je n’ai pas toujours les bonnes priorités…), donc je peux au moins en faire des citations, voire chercher d’autres extraits pertinents, et mettre le sommaire sur l’intranet si vous voulez… Depuis, j’ai racheté le livre dans la réédition de 2018, je ne sais pas ce qui a changé par rapport à l’ancienne… peut-être seulement une postface de 2018 qui met l’accent sur des points importants comme les effets négatifs des compliments, praise, louange etc. mais donc réactualisation importante – et il y a 65 pages de notes et 35 pages bien tassées de bibliographie ! A noter qu’il ne cite ni John Holt ni Jan Hunt mais d’innombrables livres, articles et études en sociologie, psychologie sociale, sciences de l’éducation, études donc qui démontrent ces effets délétères des notes et des récompenses (en plus des punitions). C’est vraiment triste que ce livre soit toujours indisponible en français, je suppose que je serais encore capable (physiquement) de le traduire 🙂 mais bon… je crois que c’est Eva Humair qui avait commencé, aucune idée où ça en est, Dali peut-elle nous renseigner ?
Peut-être devrait-on aborder cette question de la notation à l’école (pour rester dans un sujet pas trop vaste et pondre un article sur le sujet) en la replaçant dans celle du contrôle social en général et des perversions (dans les relations entre adultes et enfants mais aussi entre tous) qu’entraîne la fuite en avant du « progrès technique », qui ne fonctionne plus que selon la logique « si on peut le faire, il faut le faire », sans presque aucun garde-fou et en l’occurrence aucun du côté de l’Etat, qui devrait protéger les enfants au lieu de les soumettre de plus en plus à ce contrôle social au service de la « croissance » ou plutôt de la finance (logique du profit pour les déjà riches et non de l’utilité sociale pour tous, comme dans les autres domaines considérés comme « improductifs », à part l’enseignement : la santé, la culture – sa partie non rentable -, les services à la personne etc., je dois en oublier) –
… et faire le lien aussi avec l’invasion de l’informatique et de l’intelligence artificielle y compris dans les domaines et pour les indidivus qui devraient en être protégés, les plus jeunes, les plus faibles, les plus pauvres etc. (moi-même je ne cesse de ramer avec mon ordi pour avoir accès à des sites gouvernementaux – cf. Ma Prime Renov’ si quelqu’un a essayé 🙂 ! – pour ne donner qu’un exemple des conséquences de cette course de vitesse pour modifier sans cesse les objets les plus utiles, sous prétexte de les « améliorer » – mais avec pour principal effet un abrutissement et une démobilisation croissants, plus le temps de rien – c’est raccord avec la déclaration de cet enfant, « on n’apprend rien, on travaille tout le temps » ! je pourrais ajouter : on ne crée rien, on galère et on subit ! j’ai peut-être expliqué un peu trop longuement, mais il faut faire la relation entre cette fuite en avant/course au profit et la maltraitance croissante à l’école… Les enfants n’ont même plus le loisir de s’en foutre des notes – comme on pouvait encore le faire quand j’étais enfant et peut-être vous aussi – donc c’est la double, la tripe peine… tout cela dit bien sûr sans négliger le fait qu’il existe des enseignants qui essaient de résister, ou des écoles qui résistent, etc. mais c’est pas la question, la question est la logique du système et vers quoi il mène – dans une période où beaucoup de puissants sont déjà dans la logique d’abandonner la planète pour en chercher une autre ! les cons ! Je dis ça parce que j’ai revu la dernière partie d’Interstellar à la télé hier soir – film très long -, à part les drapeaux américains à tout bout de champ – indispensable même en cas de fin du monde !!! -, j’ai été frappée par le fait que la question de ne pas en arriver là ne semble pas prioritaire par rapport à la recherche d’autres planètes habitables…)
(… Vraiment la question de la compétition est au coeur de l’écologie et aussi bien du féminisme – faire l’impasse sur la question des enfants dans ces luttes ou ne pas la considérer comme prioritaire et déterminante, c’est risquer de perdre toute chance que l’humanité survive – ou ne serait-ce que les autres espèces vivantes, même sans nous… Vraiment, c’est une course de vitesse terrifiante contre la folie des dictateurs, des chefs d’Etat et grands industriels partisans du nucléaire et autres pesticides – destruction écologique + contrôle social, d’un côté, et l’abrutissement programmé des individus à la « base », de l’autre côté. C’est le défi du XXIe siècle – notre petit OVEO doit faire sa part de colibri en dénonçant toute forme de compétition et d’éducation à la violence sociale et écologique – je classe la violence sexiste à l’intérieur des les deux autres, après tout la domination des mâles existe dans beaucoup d’espèces, d’ailleurs pas forcément avec violence en dehors de périodes de rut et autres considérations reproductives dont l’espèce humaine s’extrait avec plus ou moins de pertinence et de succès, c’est donc avant tout un problème d’écologie sociale et pas un problème en soi… idem pour l’adultisme, l’âgisme et autres subdivisions de l’intolérance en général…)
… Un autre angle pour aborder cette question du contrôle pourrait être aussi de faire le lien avec la folie des méthodes et autres techniques de spécialistes (sous couleur de sciences de l’éducation ou dans le genre coaching et développement personnel, rappel, je ne suis pas contre dans l’absolu mais seulement dans la mesure où ce n’est plus un choix laissé aux individus ! mais devient un dogme imposé, ou encore une solution faute de mieux pour supporter des contraintes absurdes, ou la pression sociale même qui crée ce besoin) – [PS, j’ai un peu dérivé ensuite, mais je voulais surtout dire que cette pression pour imposer l’usage de méthodes (fixer des limites, etc. Caroline Goldman Supernanny) ou pour accepter la folie du contrôle scolaire incesssant pèse d’abord sur les parents – sans compter les professionnels – avant de peser (et qu’ils la fassent peser !) sur les enfants] – on retrouve la hiérarchie de la violence physique sous forme de violence sociale, avec les enfants comme dernier maillon de la chaîne – et cela crée une hiérarchie entre les enfants eux-mêmes, la compétition a toujours fait cela (bien qu’avec l’effet paradoxal que les enfants bien notés sont les plus mal considérés et les plus harcelés et exploités – belle réussite du système… mais donc cette folie du contrôle rend les enfants eux-mêmes incapables de faire front collectivement contre leur propre oppression), l’accroissement de la pression compétitive détruit non seulement toute forme de créativité et d’originalité individuelle, mais aussi toute forme d’entraide et d’esprit de résistance non destructeur ! (résister = refuser, faire autrement, ne pas se soumettre, alors que détruire – soi-même ou les autres ou même le matériel – est une forme de suicide, social sinon physique, car ça existe aussi bien sûr) – je me demande ce que Braunmühl dirait maintenant de la capacité qu’ont naturellement les enfants de résister à ce système (l’éducation, la pédagogie), capacité qui pour lui existait tant que la violence physique et la peur n’étaient pas trop grandes (baisse de l’intensité des châtiments corporels déjà dans les années 1970-80). Aujourd’hui la peur peut être celle de l’avenir et même du présent sous une pression sociale aussi intense et impitoyable, subie par les parents eux-mêmes, même lorsqu’ils sont de bonne volonté… Bon, vaut mieux que j’arrête là, je vais peut-être trop loin (ou parfois pas assez ?) mais c’est plus pour alimenter la réflexion sur ce sujet, il en restera ce qu’il en restera… Bon aprème !
Je propose une nouvelle fois de publier l’article d’Amandine sur « les limites » et peut-être (j’ajoute cette suggestion) de le faire sur une page où on commenterait d’abord cet article du Monde (avec des citations puisque réservé aux abonnés, des phrases commentées il me semble que c’est le plus efficace pour démonter un raisonnement spécieux) (et peut-être d’autres articles du même tabac), le problème étant que c’est un mélangJe propose une nouvelle fois de publier l’article d’Amandine sur « les limites » et peut-être (j’ajoute cette suggestion) de le faire sur une page où on commenterait d’abord cet article du Monde (avec des citations puisque réservé aux abonnés, des phrases commentées il me semble que c’est le plus efficace pour démonter un raisonnement spécieux) (et peut-être d’autres articles du même tabac), le problème étant que c’est un mélange de « bon sens » (et même de gros bon sens, qui veut que son enfant fasse n’importe quoi ou se mette en danger ? mais n’est-ce pas pareil avec n’importe quel ami à qui on dirait de faire attention, etc. ? est-ce pour autant « de l’éducation » ??? non, on peut parler normalement à un enfant !) et de théories dangereuses débouchant sur des méthodes qui le sont encore plus (si elles sont appliquées, of course…)Encore une fois et je le répète inlassablement, je trouve qu’on ne doit pas parler de « non-violence éducative » ni même de « non / violence éducative » ou d' »éducation non violente »… Mais de relations avec les enfants, de façon de les traiter (à égalité de dignité et de droits sinon de capacités et de connaissances), de liberté, etc. (si on peut dire « etc. » !)
Merci pour l’ouverture du nouveau sujet (j’espère qu’il y aura des contributions !). Pour la revue de presse : je ne suis pas pour signaler cet article sans commentaire. D’abord je ne sais pas ce que c’est que « l’éducation positive » : ce qu’on veut ? ou quelque chose qui est défini quelque part, où et par qui ? Je ne sais pas qui a écrit l’article OVEOMerci pour l’ouverture du nouveau sujet (j’espère qu’il y aura des contributions !). Pour la revue de presse : je ne suis pas pour signaler cet article sans commentaire. D’abord je ne sais pas ce que c’est que « l’éducation positive » : ce qu’on veut ? ou quelque chose qui est défini quelque part, où et par qui ? Je ne sais pas qui a écrit l’article OVEO https://www.oveo.org/leducation-positive-ou-bienveillante-est-elle-une-mode/ ni jusqu’à quel point je l’ai relu (sur le fond sinon sur la forme), mais vu la date (septembre 2018) je devais être en plein déménagement. En tout cas je tique d’autant plus maintenant que j’ai lu Braunmühl et révisé un peu les concepts philosophiques –(le mot « positif » signifiant qu’on fait quelque chose, en l’occurrence à l’enfant, et « négatif » qu’on s’abstient – en l’occurrence de manipuler son comportement, fût-ce par du « renforcement positif »… voir aussi à ce sujet la « psychologie positive » https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_positive – tous ces termes ont pour arrière-plan une intervention « éducative » sur la personnalité, toujours sous-tendue par l’idée que l’être humain ne peut pas se développer et apprendre par lui-même, dans un environnement favorable, avec des relations humaines « normales » – ni violentes ni abrutissantes -, etc. etc. ce serait trop long de développer à nouveau – et voir aussi le « positivisme » d’Auguste Comte avec toutes ses ramifications – cf. https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2011-2-page-49.htm – finalement, la pédagogie à outrance est bien une conséquence de cette folie de vouloir développer jusqu’à l’infini, jusqu’à l’absurde et au-delà, à la fois les théories et les pratiques éducatives, d’expérimenter cela sur les enfants jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien rien en eux de l’animal humain, ni l’animal ni l’humain, mais seulement une caricature, des stéréotypes… voilà ce qu’est l’éducation dans une société hyperdéveloppée – et régie par le profit, donc un développement essentiellement matériel et destructeur, auquel on s’épuise à résister si on refuse de se soumettre…)
– toujours est-il que j’ai de plus en plus de mal à supporter qu’on parle « d’éducation positive » (à noter que l’article OVEO cité plus haut passe directement de « l’éducation positive » du titre à la « parentalité positive », autre tour de passe-passe…) ou de parentalité positive, bienveillante, etc. comme s’il n’y avait pas lieu de questionner le concept d’éducation lui-même (« éducation » voulant dire en français tout ce qu’on veut, de l’élevage à l’instruction en passant par le dressage et la « formation du caractère », l’apprentissage – par le sujet qui apprend – et l’enseignement – à la personne « enseignée » -, comme si tout était équivalent et désignait les mêmes réalités, actives ou passives, spontanées ou artificielles, acceptées / voulues ou subies…). Il est certes inévitable que les concepts évoluent, mais il faut d’autant plus les redéfinir clairement et ne pas oublier d’où ils viennent, je trouve qu’on a la mémoire de plus en plus courte, je ne pense pas à nous à l’OVEO mais plutôt à la société en général, aux médias (sans parler de l’utilisation croissance de l’intelligence artificielle, qui risque de finir par s’alimenter elle-même en boucle ?) – ce matin par exemple j’ai entendu Claude Askolovitch (orthographe phonétique) s’étonner qu’on emploie un terme « humain » (sic), résilience, pour parler d’une entreprise ! Alors que, il y a encore deux ans, il se serait probablement souvenu que le mot « résilience » est un terme de physique (capacité d’un matériau à reprendre sa forme d’origine après un choc, résistance aux chocs) mis à la mode beaucoup plus récemment (années 2000 ?) en psychologie…
Bon, j’arrête, mais moi je suis pour les prises de position « contre l’éducation positive » 🙂 ! … mais pour des raisons diamétralement opposées à celles de Caroline Goldman. Il faut qu’on arrête de ratiociner sur les méthodes d’éducation « non violentes » qui ne seraient « pas du laxisme, au contraire », etc. et qu’on commence à se demander ce qu’est l’éducation elle-même, avant tout qualificatif. Après tout c’est comme ça que l’OVEO a été créé, inspiré par Alice Miller (elle-même inspirée par l’antipédagogie, contre l’éducation !). Je rappelle que le titre allemand de « C’est pour ton bien » est « Au commencement était l’éducation ». Bien sûr il y a des considérations linguistiques qui font que les mots ne recouvrent pas exactement la même chose selon les langues (cf. l’impossibilité de dire « élevage » pour les enfants, alors qu’on peut en anglais, raising), mais raison de plus pour les définir et s’interroger là-dessus. (S’interroger aussi sur les mots « positif », « bienveillant », etc.)….
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 11 mois par
Catherine BARRET.
Pour l’émission de France Inter où j’ai entendu cette phrase sur le « travail » à l’école, ce n’était peut-être pas une chronique mais dit par un invité, en tout cas c’était dans cette émission : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mercredi-08-fevrier-2023-9245390 – semaine spéciale sur les retraites et ce jour-là sur le sens du travail, en particulier pour les jeunes – les « bouPour l’émission de France Inter où j’ai entendu cette phrase sur le « travail » à l’école, ce n’était peut-être pas une chronique mais dit par un invité, en tout cas c’était dans cette émission : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mercredi-08-fevrier-2023-9245390 – semaine spéciale sur les retraites et ce jour-là sur le sens du travail, en particulier pour les jeunes – les « boulots à la con », qui font donc suite au travail à la con à l’école, au sens où, comme l’a écrit Alfie Kohn il y a maintenant 40 ans (!!!), la notation fait qu’on ne travaille plus pour apprendre mais juste pour obtenir la note nécessaire, voire minimale, pour passer dans la classe supérieure… idem pour l’orientation professionnelle… Ce serait chouette d’avoir un article sur cette (timide) révolte des jeunes – en tout cas, ce qui me frappe chaque fois que ces sujets sont abordés dans les médias (du moins à France Inter), jamais il n’est question de contester le bien-fondé de la notation. Encore hier (dans le 7-9h30 ?) il était question de notation différente selon les lycées, plus sévère dans les « bons » lycées etc. ce qui faussait les résultats… mais à aucun moment l’utilité des notes n’a été mise en doute. Bref… c’est encore pire qu’avant, en lisant Alfie Kohn (cf. msg précédent) il y a 10 ans je ne comprenais pas ses histoires de « gold star » etc. (sans parler de la « standardisation »…), je ne connaissais que les notes et les classements (ou les « bons points » :-)…), mais maintenant toutes les combines pratiquées dans les écoles des Etats-Unis sont là – jusqu’à quand ? Si quelqu’un est sur le terrain pour en parler, on pourrait ouvrir un sujet spécial (sinon on le met en réserve jusqu’à la prochaine fois…)Bonjour, désolée de ne pas être plus présente, j’ai entre autres passé pas mal de temps à aider Amandine Cadars (j’en ai déjà parlé ici, à noter que j’attends tjrs des réponses à propos de la publication de son article de 2017 ??? voir liens + bas), mais pour ce qui est de la recension de Gabriel, je viens d’aller voir sur le lien httpsBonjour, désolée de ne pas être plus présente, j’ai entre autres passé pas mal de temps à aider Amandine Cadars (j’en ai déjà parlé ici, à noter que j’attends tjrs des réponses à propos de la publication de son article de 2017 ??? voir liens + bas), mais pour ce qui est de la recension de Gabriel, je viens d’aller voir sur le lien https://docs.google.com/document/d/1uLf18uDKWDXnqkmEjQ2J_G73yUhyv0cwmaTptTnowqg/edit et j’ai l’impression que certaines de mes corrections ont disparu (ponctuation ?) – bon, pas grave, de toute façon faut que je relise l’ensemble. Je propose de le mettre tout de suite en prépublication et qu’il soit publié sans attendre le 21 février, parce que j’avais déjà proposé un délai de 8 à 10 jours le 6 février (ce qui nous amène au 16…) alors que l’article était déjà là depuis plusieurs jours, mais bon, on verra. En tout cas je vais le prépublier maintenant, je ne suis pas sûre d’être dispo à temps sans cela.Pour ce qui est de la signature, Gabriel, note qu’on n’a pas besoin de mettre ton nom complet si tu préfères rester anonyme, on peut mettre juste ton prénom ou prénom + initiale (à toi de choisir), en tout cas la signature est d’usage quand un texte ne reflète pas totalement l’avis de l’OVEO ou qu’il appelle des compléments (autres points de vue, compléments d’info…), ce qui est le cas ici – si ce n’est pas signé on ne peut pas non plus mettre une phrase pour inviter à d’autres commentaires, or, c’est ce qu’on essaie de faire pour les revues de livres vraiment intéressants, cf. celui d’Yves Bonnardel à titre d’exemple, ou celui de Martin Miller…
SVP donnez des avis pour l’article d’Amandine, cf. https://intranet.oveo.org/forum-de-discussion/topic/comite-editorial/page/5/#post-10913 avec le lien de la page de wiki où j’ai copié l’article : https://intranet.oveo.org/wiki/article-de-2017-damandine-cadars-a-propos-des-methodes/, il y a seulement eu un petit ajout de Cahty, j’aimerais savoir si d’autres l’ont lu et ce qu’ils/elles en pensent… Je trouverais dommage de ne pas publier cet article avec la signature d’Amandine (texte très personnel dans son style inimitable…), un texte signé n’a pas besoin de représenter une ligne officielle de l’OVEO (ligne qui, par ailleurs, change régulièrement 🙂 et a toujours évolué depuis je n’ose pas dire combien de temps… 2005 ça va faire 18 ans cette année !!! on aura bientôt des adhérents qui n’étaient pas nés quand l’OVEO a été créé !!!). En tout cas je vais redemander à Amandine si c’est OK pour elle de publier comme ça (elle vient juste de rentrer chez elle après deux semaines éprouvantes dans la maison que son père a vendue en viager sans le consentement de ses filles… il se croyait immortel… ceux qui veulent des nouvelles peuvent m’en demander, histoire affligeante et c’est pas fini…) et après il faudrait se fixer là aussi un délai de publication. Et mettre cet article en lien avec celui sur Caroline Goldman… (à défaut d’autres complétements que cette histoire ne mérite d’ailleurs peut-être pas…)
A propos, pas eu le temps de vous faire part de mes réflexions sur le sujet (j’ai pas noté grand-chose, malheureusement) mais à France Inter entendu plusieurs émissions qui me donnent à penser qu’il serait grand temps de reparler des notes à l’école vs. motivation intrinsèque, réel apprentissage etc., par exemple une chronique édifiante de Baptiste Beaulieu dans l’émission « Grand bien vous fasse » (faut que je retrouve le jour) où j’ai noté une phrase que j’ai citée à Amandine… qui m’a dit qu’une cousine lui a cité presque exactement la même phrase prononcée par son fils de 7 ou 8 ans : « L’école c’est nul, on n’apprend rien, on ne fait que travailler » !!! Donc à propos des contrôles et évaluations incessants et notés au quart de point (de plus en plus détaillé) où il ne s’agit que de remplir des cases – donc corvées sans intérêt. Me fait bien sûr penser à Alfie Kohn, a-t-on des nouvelles de la traduction (?) de Punished by Rewards par les éd. L’Instant présent ??? Le sujet est plus que jamais d’actualité…
7 février 2023 à 11 h 58 min en réponse à : Suivi des réunions mensuelles de coordination (ouvertes à tous/toutes) #11208Je ne sais pas si c’est le moyen (visioconférence) qui pose problème en soi (je serais tentée de penser que oui :-), au moins pour une part) ou si c’est un problème de coordination (un comble pour un « groupe de… coordination » 🙂 !) ou de manque de disponibilité des membres (un peu tout ça sans doute), mais je me demande – aussi à la lumière des expériences précédentes – si c’est vraiment une bonne idée de faire ces réunions en visio, surtouJe ne sais pas si c’est le moyen (visioconférence) qui pose problème en soi (je serais tentée de penser que oui :-), au moins pour une part) ou si c’est un problème de coordination (un comble pour un « groupe de… coordination » 🙂 !) ou de manque de disponibilité des membres (un peu tout ça sans doute), mais je me demande – aussi à la lumière des expériences précédentes – si c’est vraiment une bonne idée de faire ces réunions en visio, surtout précisément si le but est la coordination du groupe et de l’OVEO en général (je ne parle même pas de prendre des décisions, parce que, de fait, ce groupe n’est pas censé décider tout seul sans en référer à l’ensemble des membres actifs… et la nature même de l’OVEO fait qu’il n’y a pratiquement jamais à décider de choses urgentes, actions etc. – ou si c’était le cas, organiser une visioconférence serait là encore le pire moyen…) – encore une fois, je n’ai rien contre (à part d’un point de vue écologique…) le fait que des membres se réunissent en visioconférence pour faire quoi que ce soit d’utile ou de pertinent, groupe de travail ou de réflexion sur un sujet, etc. (le problème étant bien toutefois d’avoir une trace pour que les autres membres en profitent… donc quelqu’un doit à chaque fois se dévouer pour faire un compte-rendu, qui de plus ne peut être que partiel sinon partial… on perd de l’information – du moins s’il y a des infos importantes – et peut-être aussi du temps ? encore une fois, ça dépend sûrement des circonstances et du sujet, mais bon, là je parle du fonctionnement du « groupe de coordination » en soi)…… je vous laisse réfléchir là-dessus, et je sais que pour certains ou certaines, écrire n’est pas simple, et lire parfois encore moins (bien qu’à mon avis, pour la lecture, ce ne soit pas une question de quantité, on lit bien des livres, mais plutôt une question d’organisation, de savoir sur quoi on écrit et à qui on s’adresse – pour cibler le message… le plus souvent ici on écrit pour tout le monde et en essayant de « couvrir le cas », mais c’est différent d’une vraie conversation…) – mais il me semble que les réunions de ce groupe (dont je ferais potentiellement partie selon les besoins ou les sujets – ouvert à tous ça veut dire qu’on n’est pas forcément là tout le temps) pourraient aussi, au moins de temps en temps, se dérouler par écrit, je ne sais même pas comment on fait un « chat » (à part ceux qui font miaou) mais j’imagine que d’autres sauraient – sans pour autant aller encore se livrer pieds et points liés à Google ou autres Big Brothers – il y a sûrement des moyens dans les logiciels libres ? En cherchant (sur Google…) « framachat » 🙂 je tombe sur cette page : https://framalibre.org/tags/chat – sûrement quelqu’un de plus doué que moi pour ça pourrait jeter un coup d’oeil pour choisir le meilleur pour nos besoins ?
Ce que je trouverais intéressant, ce serait de pouvoir discuter de cette façon à bâtons rompus, et ensuite copier-coller la discussion pour en supprimer tout le blabla et mettre le résultat sur l’intranet, en qq sorte la substantifique moelle, sans risquer d’oublier des trucs importants mais sans « éditer » non plus (récrire), ce qui empêche souvent de comprendre le raisonnement qui a conduit aux éventuelles conclusions (le raisonnement ou ses failles, savoir si on a oublié des éléments qui devraient intervenir…).
ça suppose aussi, bien entendu, de se donner rendez-vous pour une réunion, mais elle pourrait s’étaler un peu plus qu’une visioconférence, permettre par exemple à des membres de s’absenter pour un moment (ou d’arriver plus tard) sans être largués, etc. tout cela sans le côté intrusif de la visio. Perso je me contenterais bien d’un trombinoscope pour savoir à quoi ressemblent les membres que je ne connais pas :-). Et je trouve aussi qu’on peut avoir des échanges personnels (par e-mail ou lors de rencontres réelles) pour ce genre de chose (savoir qui est quelqu’un au-delà de son profil affiché)… Bon, j’arrête sur le sujet, mais j’avais envie de proposer ça, au vu de ce ratage dont bien sûr personne n’est responsable, mais à mon avis inhérent à la conception même du groupe…
Pour « Camille » (et les autres) : ton message s’est croisé avec le mien (le temps que je l’écrire…), mais j’ai relu l’article proposé par Gabriel et ajouté quelques questions et commentaires, voir le GoogleDoc https://docs.google.com/document/d/1uLf18uDKWDXnqkmEjQ2J_G73yUhyv0cwmaTptTnowqg/edit (le tout surligné en jaune sauf lesPour « Camille » (et les autres) : ton message s’est croisé avec le mien (le temps que je l’écrire…), mais j’ai relu l’article proposé par Gabriel et ajouté quelques questions et commentaires, voir le GoogleDoc https://docs.google.com/document/d/1uLf18uDKWDXnqkmEjQ2J_G73yUhyv0cwmaTptTnowqg/edit (le tout surligné en jaune sauf les petites coquilles, pour ne pas surcharger – je suppose qu’il y a un historique, si Gabriel veut voir…).Je suis d’accord pour dire que le CR de Gabriel ne fait pas suffisamment apparaître les réserves d’Olivier (qui ne parle pas du tout de « bon sauvage » ! en tout cas pas pour dire que c’est sa version de l’histoire…), ces réserves sont peut-être insuffisantes dans le livre, mais il ne néglige aucun point et l’idée est bien de dire qu’il n’est ni possible ni souhaitable de revenir en arrière. Peut-être qu’ajouter une note de l’OVEO sur ce point pourrait suffire pour le moment, mais perso (comme je l’ai déjà dit) je serais contente qu’il y ait d’autres commentaires sur la page = « article polyphonique », sans mépriser le travail d’Olivier mais en appuyant donc sur certains points – et je trouve que le plus important dans son livre est bien sa conclusion sur l’avenir, l’importance de sortir de la violence éducative pour que l’humanité survive (en paix, sans détruire notre espèce et les autres…)
J’ajouterais aussi qu’il manque (mais là c’est un problème récurrent) une définition de l’éducation, en français le mot sert à désigner pratiquement toute relation avec les enfants de la part des parents, enseignants et autres personnes « en charge » – alors que précisément, chez les chasseurs-cueilleurs, le plus intéressant est qu’on n’essaie pas d’éduquer les enfants (c’est de l’antipédagogie, en quelque sorte !!!), mais qu’ils apprennent par eux-mêmes en imitant les adultes ! Et c’est justement l’apparition de l’agriculture, de l’écriture, des grands groupes, villes, Etats etc., qui a déclenché l’idéologie éducative et donc la violence éducative – puisque justement l’éducation n’est pas « naturelle », les autres primates laissent grandir leurs petits, s’en occupent, leur montrent tout ce dont ils ont besoin, mais ce n’est pas ce qu’on appelle de l’éducation… bref bref, je ne sais pas si c’est clair…
Merci beaucoup Gabriel pour ce compte-rendu, je le relis dès que possible (j’ai déjà repéré une ou deux coquilles, mais pas la peine de le faire au compte-gouttes), j’attends les autres avis et l’accord de tous pour la publication, s’il y a suffisamment d’avis pour, ça peut être publié très bientôt, je propose dans 8 à 10 jours maxi (par ex. pour la Saint-Valentin à défaut de la Saint-Gabriel 🙂 !) s’il n’y a pas de demandeMerci beaucoup Gabriel pour ce compte-rendu, je le relis dès que possible (j’ai déjà repéré une ou deux coquilles, mais pas la peine de le faire au compte-gouttes), j’attends les autres avis et l’accord de tous pour la publication, s’il y a suffisamment d’avis pour, ça peut être publié très bientôt, je propose dans 8 à 10 jours maxi (par ex. pour la Saint-Valentin à défaut de la Saint-Gabriel 🙂 !) s’il n’y a pas de demandes de modif ou suffisamment peu pour que ça se règle rapidement. Je rappelle aussi que l’article est déjà prépublié avec le sommaire et l’extrait de l’intro envoyés par Olivier, donc il ne reste qu’à ajouter ce compte-rendu et à cliquer sur « Publier » 🙂 –– NB nous dire aussi, à Sophie et à moi, si on prévoit ou non une phrase pour dire que d’autres commentaires sur le livre pourront être ajoutés par la suite. ça peut aussi être implicite – je rappelle que les critiques de livres sur le site OVEO sont en principe « polyphoniques » (on peut voir plusieurs exemples dans la rubrique), dans la mesure évidemment où des membres ont envie de donner leur avis, d’ajouter qqch à ce qui a déjà été écrit. Donc ces pages « Livres » doivent de toute façon rester ouvertes à des mises à jour – je le signale parce que ce n’est pas forcément le cas d’autres articles – bien que personnellement je sois pour se garder cette possibilité quel que soit l’article…
– disons que la mise à jour n’est ni systématique ni attendue, mais quand le cas se présente on doit pouvoir la faire, d’ailleurs c’est ce qu’on fait depuis des années, même si beaucoup de pages qui en auraient besoin ne sont justement pas mises à jour – mais quand on le fait, du moment que la date est indiquée, il n’y a pas de problème pour les visiteurs… Sophie, je crois que ce que tu préfères éviter, c’est plutôt la mise à jour peu de temps après la publication de l’article ? mais quand l’article existe depuis plusieurs semaines ou mois, ça peut au contraire être une façon de le remettre à l’honneur, par exemple le remettre en page d’accueil quand il en a été enlevé, ou autre moyen à voir ??? (on pourrait par exemple signaler dans les lettres d’info les articles qui ont été complétés !)
A propos (car c’est un autre endroit où on pourrait signaler les mises à jour d’articles ???), je viens de m’aviser d’un truc sur le site : je me demande si le fait que la page « Revue de presse et actualités du site » soit dans un bandeau violet n’induit pas en erreur les visiteurs. Moi-même j’ai eu du mal à la retrouver au début (quand elle est passée en bandeau), mais je ne sais pas si c’est parce que j’avais l’habitude de la voir plus bas, signalée de la même façon que les autres pages (matériel, adhérer etc. etc.) sous l’intitulé « Important ». Ou bien si c’est justement parce que ce bandeau violet ressemble à un menu ??? Bref, ça m’intéresserait de savoir si d’autres ont eu cette impression.
Autre chose : est-ce que la formulation « actualités du site » ne devrait pas conduire à y signaler plus de choses ? J’ai l’impression que c’est redevenu une simple revue de presse… (je vérifie dans la revue 2020-2021 qu’il y avait bien des articles internes signalés, mais ce n’est plus le cas en 2022, peut-être revenir à cette formule ? rapport avec la page Facebook ??? que je ne vais jamais voir donc je ne sais pas comment elle se porte, si elle signale seulement les articles ou d’autres choses – voire des choses qui ne sont pas sur le site !? c’est arrivé…)
(Au passage, comme je corrige qq coquilles sur cette page 2020-2021, je note cette phrase bizarre : « Mais comment apprendre à dire « non » lorsque, en même temps, tout au long de l’enfance, on apprend à obéir ? La question se pose en forme de dissonance cognitive. » – je voudrais bien corriger cela mais quel est vraiment le sens ? est-ce la formulation de la question, ou la façon dont la question se pose /est posée (aux enfants ?), qui crée une dissonance cognitive ??? si la personne qui a écrit cette phrase peut expliquer…)
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Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 11 mois par
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