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Tout à fait d’accord avec Anne-Claire (s’il est encore temps de le dire ? je suppose que oui ?) (à propos du dernier § de ton message). Je dirais même plus, il me semble que la grande majorité des parents pourraient entrer dans deux catégories : ceux qui veulent trop bien faire (en suivant toutes sortes de conseils qui vont de plus ou moins pertinent à carrément absurde) et qui croient n’en faire jamais assez (dans le genre « bon parent », que ce soit dans la « doTout à fait d’accord avec Anne-Claire (s’il est encore temps de le dire ? je suppose que oui ?) (à propos du dernier § de ton message). Je dirais même plus, il me semble que la grande majorité des parents pourraient entrer dans deux catégories : ceux qui veulent trop bien faire (en suivant toutes sortes de conseils qui vont de plus ou moins pertinent à carrément absurde) et qui croient n’en faire jamais assez (dans le genre « bon parent », que ce soit dans la « douceur », la « sévérité » ou un intermédiaire quelconque), souvent se sentent donc « coupables » (alimentant ainsi les chroniques sur « ceux qui font culpabiliser les parents », je me demande toujours de qui ils parlent ? pas de nous, je suppose !) ; et ceux (encore plus nombreux ?) qui ne se posent pas de questions, voire se défendent agressivement (quand on leur dit quoi que ce soit) de s’en poser, puisque leur façon de reproduire la tradition marche très bien, merci et de quoi je me mêle… Donc les parents qui feraient « consciemment » (au moins en partie) du mal aux enfants « pour leur bien » doivent être très minoritaires, presque autant que ceux qui ne font de mal aux enfants ni consciemment, ni inconsciemment (et sans se sentir coupables de ne pas « bien faire » au sens « faire quelque chose aux enfants plutôt que rien », plutôt que de les laisser vivre)…
– à propos de chroniques radiophoniques, je retrouve celle que je trouve (en tant qu’auditrice de France Inter) la plus énervante, Gwenaëlle Boulet (la bien nommée), cf. celle-ci : https://www.franceinter.fr/emissions/ma-vie-de-parents-de-gwenaelle-boulet/ma-vie-de-parents-de-gwenaelle-boulet-du-mercredi-22-septembre-2021 – je ne commente pas, on peut lire le texte ou le réécouter, et c’est tous les mercredis comme ça. Je ne parle même pas des « blagues » des humoristes dans le genre haine des enfants (en tout cas on a encore le droit de dire tout ce qu’on veut dans le genre ! maintenant que les blagues sexistes ou racistes ne sont plus considérées comme acceptables, les enfants sont la dernière catégorie sur laquelle on peut se défouler tranquillement – comme avant, quoi, ou pire peut-être – en tout cas les clichés du genre « les enfants sont cruels entre eux » et autres prophéties autoréalisatrices se portent bien…)
Donc sans répondre vraiment à la question (je n’ai pas non plus lu le texte dont vous parlez), je trouve que le problème est qu’on se place toujours du point de vue des adultes, les enfants n’existent pas, ce qui est discuté est toujours « comment éduquer » (bien), qu’a-t-on ou non le droit de faire aux enfants (pour les éduquer !), jamais la question de savoir s’il faut éduquer les enfants (au sens du dressage, du contrôle, du conditionnement, du jugement porté sur eux a priori, etc. bref, au sens de les traiter comme des êtres inférieurs et pas vraiment humains). Le regard porté sur les enfants est celui du pouvoir et pas celui d’un être humain sur un autre avec qui il peut avoir des relations « normales ».
Tant qu’on ne posera pas la question en ces termes, l’éducation (même au sens le plus basique, s’occuper des enfants, répondre à leurs besoins élémentaires) sera violente d’une façon plus ou moins grossière (violences physiques, insultes, mépris etc.) ou subtile (manipulation, amour conditionnel et autres manœuvres éducatives que les enfants intériorisent au fil des années pour finir par les trouver normales et souhaitables, ce qui arrive plus souvent que la révolte, comme pour les adultes d’ailleurs…).
Bonjour,Je n’ai fait que jeter un coup d’œil faute de temps (j’espère revenir, rappel, en cas de publication d’article je suis toujours à disposition pour relire si on me l’envoie…), mais, mis à part la remarque d’Yveline sur les catégories sociologiques (j’ajouterais que je suis d’accord depuis longtemps avec ceux qui les trouvent inutilement américanisées, on doit pouvoir dire la même chose plus simplement et donc plus clairement, san
Bonjour,Je n’ai fait que jeter un coup d’œil faute de temps (j’espère revenir, rappel, en cas de publication d’article je suis toujours à disposition pour relire si on me l’envoie…), mais, mis à part la remarque d’Yveline sur les catégories sociologiques (j’ajouterais que je suis d’accord depuis longtemps avec ceux qui les trouvent inutilement américanisées, on doit pouvoir dire la même chose plus simplement et donc plus clairement, sans être toujours à la remorque des universitaires – j’allais dire « américains », non, c’est pire : des universitaires français eux-mêmes à la remorque des américains), ce n’est pas juste un « détail de l’Histoire », comme disait Le Pen (père) à propos des chambres à gaz… Le problème est surtout qu’on passe beaucoup de temps à récrire dans un langage à la mode tout ce qui a déjà été dit depuis des décennies – bref.
En survolant l’article de Mediapart, je remarque par exemple la citation d’Alain Damasio sur le panneau : « La seule croissance que nous supporterons… » : ben je « suppose » (mais sans pouvoir en être sûre !!! pour dire la fatigue que cause ce langage américanisé – on en a marre de traduire le franglais en français et après ça ne plus avoir le temps de se demander si ce qu’on a lu veut dire ceci ou cela…), je suppose, donc qu’il veut dire « la seule croissance que nous soutiendrons » !!! (celle des arbres et des enfants). Quand quelqu’un dit qu’il ne supporte pas les enfants, ça veut dire que les enfants l’énervent ! Bref, rebref, je pense qu’une grande partie de la confusion actuelle (qui tourne parfois au trouble cognitif donc) vient de ce renversement (au sens de bouleversement, de destruction) constant de tous les moyens d’expression sur lesquels on pouvait compter…
Donc si on me demande mon avis, s’il y a une phrase que je ne mettrais pas sur le site OVEO, c’est bien celle-là (et l’image qui va avec), un slogan qu’il faut expliquer ou retraduire pour la moitié de la population (même en ne comptant que celle qui ne s’en fout pas complètement), ce n’est pas un bon slogan, mais un écran de fumée…
Tout cela dit, bien sûr je ne suis pas contre l’idée de mentionner cette tribune dans la revue de presse du site (sans mettre l’image en exergue !), mais je trouve aussi que le mépris de l’enfance dont il est question ne porte que la partie que je dirais « pédagogisée » (pour citer Braunmühl) des « droits fondamentaux » des enfants – c’est bien sûr essentiel de développer les moyens matériels et humains, les services psy etc. et de lutter contre la maltraitance (et surtout de faire de la prévention), mais, y compris dans l’article, euh, la tribune du Monde en lien https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/11/18/il-est-urgent-de-mener-une-campagne-d-information-sur-la-violence-educative-sa-nature-et-ses-effets_6102484_3232.html (je n’ai pu lire que les 5 premiers § puisque réservé aux abonnés), il n’est toujours question que de détailler « les violences physiques et psychologiques » selon la définition du Comité des droits de l’enfant de l’ONU – autant je ne suis pas pour « abolir l’enfance » au risque de laisser la porte ouverte à toutes sortes d’abus (cf. l’article de Marianne que j’ai cité sur le livre d’Yves Bonnardel), autant la définition de la VEO reste très soumise à la « pédagogie blanche » et les enfants doivent toujours rester dans le cadre, voire « être cadrés » pour les empêcher de mal tourner… Les psy sont toujours formés de cette façon, du moins je le suppose (ça vaudrait d’ailleurs le coup de se renseigner sur leur formation actuelle, je veux dire les psychologues cliniciens, ceux qui vont travailler dans les CMPP etc.) – je veux dire par là que c’est bien de relayer ce genre d’article, mais dans ce cas autant faire directement campagne pour les candidats à la présidence qui auront quelque chose dans leur programme pour remettre des moyens dans l’aide à l’enfance etc. et s’épargner les détails, s’ils ne vont pas plus loin que ça… Au moins on ne sera pas dans les vœux pieux mais dans la réalité.
… Sinon, le rôle de l’OVEO est toujours de dénoncer la VEO sous toutes ses formes – d’ailleurs j’avais envie de proposer, plutôt que changer le nom de l’OVEO pour le mettre au pluriel comme proposait D.D., enfoncer plutôt le clou en sens inverse et parler d' »Observatoire de la violence de l’éducation (ordinaire) » (ou même, sans changer le sigle « Observatoire de la violence (ordinaire) de l’éducation », mais je préfère encore le premier). Parce que « violence éducative » laisse toujours supposer (depuis le début) qu’il n’y a pas de problème à « éduquer » les enfants du moment que ce n’est pas « violent » – or, c’est l’éducation qui est le problème – et la confusion avec l’instruction ou l’apprentissage d’une part, et le « développement » de l’enfant de l’autre. (Bien sûr, c’est la lecture de Braunmühl qui m’a éclairée sur ce qu’Alice Miller voulait dire par là, mais c’est donc peut-être la seule chose à retenir de l’un et de l’autre – c’est l’adulte qui a « besoin » – ou croit avoir besoin – d’éduquer, et non l’enfant qui a besoin d’être éduqué… Il a besoin d’un tas de trucs, mais pas de ça…) (donc juste pour dire que pour moi le problème n’est pas l’essentialisation de l’enfance, mais ce qu’on fait aux enfants pour leur bien… là c’est plus clair…)
Tu es en plein dans le sujet du livre de Braunmühl – il ne parle que de cela, mis à part que justement il laisse de côté le trop vaste sujet des institutions – trop vaste et tellement évident – pour ne parler que de l’éducation comme système à abolir en soi… C’est donc un peu curieux (au sens bizarre) pour moi, ces messages parallèles qui ne se rencontrent jamais…
Bonjour bonsoir, suite à mon message du 17 novembre (n° 9335) à propos de la traduction à paraître du livre d’Ekkehard von Braunmühl (EvB) Antipédagogie, j’ai finalement traduit – pour ceux que cela intéresse et pour mettre en annexe à la VF, vu qu’il n’existe presque rien sur lui en français – l’article publié il y a un an qui lui rendait hommage dans le magazine unerzogen (« non éduqué ») (il en est question dans l&rsBonjour bonsoir, suite à mon message du 17 novembre (n° 9335) à propos de la traduction à paraître du livre d’Ekkehard von Braunmühl (EvB) Antipédagogie, j’ai finalement traduit – pour ceux que cela intéresse et pour mettre en annexe à la VF, vu qu’il n’existe presque rien sur lui en français – l’article publié il y a un an qui lui rendait hommage dans le magazine unerzogen (« non éduqué ») (il en est question dans l’article, sur leur site on peut voir les couvertures des différents numéros pour avoir une idée des sujets, je dirais que c’est l’équivalent de PEPS en plus « militant », et s’adresse autant aux enfants qu’à leurs parents, cela donne des idées ! – mais je n’ai pas eu le temps d’éplucher tout cela, on verra plus tard s’il y a une demande…). Rappel, Braunmühl est donc le « chaînon manquant » juste avant Alice Miller, qui y fait référence dans C’est pour ton bien… (voir msg de l’autre jour, aussi pour ce qui suit).En relisant ma traduction du livre (rappel aussi, livre à paraître aux éditions Le Hêtre-Myriadis), j’ai donc commencé à m’inquiéter à propos d’une allusion à la pédophilie « crime sans victime » et j’ai fait des recherches, pour autant que ce soit trouvable sur Internet – c’est aussi la raison pour laquelle j’ai traduit cet article. Autant il paraît évident (et il est avéré) que Braunmühl, comme beaucoup d' »intellectuels de gauche » (plus pas mal d’écologistes) de l’époque (années 1970), s’est intéressé à la décriminalisation des relations sexuelles entre adultes et jeunes (mineurs) « consentants » (les guillemets pour qu’il soit clair qu’on est là dans la zone grise), autant il paraît presque impossible (à moins d’une révélation post-mortem qui n’a pour le moment jamais eu lieu) qu’il se soit personnellement rendu coupable d’abus sexuels sur des « mineurs » même supposés « consentants » – sa position devait être tout à fait théorique, pour ne pas dire naïve – bref, j’espère que Dali n’hésitera pas à publier ce livre malgré cette réserve (qui ne concerne que deux lignes du livre…). A noter (je ne sais plus si je l’ai dit ici, en ce cas bref rappel) que, mis à part cette allusion directe (dans un livre qui date de 1975, où bien d’autres gens ont dit des conneries – quitte à les regretter plus tard – sans forcément passer à l’acte), la plupart des critiques de fond qu’on peut faire à ce livre rejoignent celles faites par Marianne au livre d’Yves Bonnardel La Domination adulte – mais Braunmühl lui-même (c’est dit dans l’article) a beaucoup écrit par la suite pour se démarquer de ceux qui avaient dévoyé l’antipédagogie en se dédouanant de toute responsabilité envers les enfants et en oubliant carrément leurs droits (y compris à être protégés de toute forme de violence).
Je tiens à la disposition de ceux que cela intéresserait et qui lisent l’allemand quelques infos supplémentaires : des articles sur l’école d’Odenwald d’où est sorti entre autres Daniel Cohn-Bendit (NB cette école n’a rien à voir avec EvB, mais avec le sexologue qu’il cite à deux ou trois reprises dans son livre, et qui n’a été dénoncé que récemment – après sa mort – pour avoir cautionné, voire encouragé, toutes sortes d’abus sexuels sur des mineurs), sur le « groupe de travail » qui a publié entre 1979 et 1983 des articles sur la décriminalisation de la pédophilie – EvB n’y a apparemment pas eu de fonction officielle, seulement écrit quelques articles, mais, curieusement (?), Katharina Rutschky (l’auteure du livre sur la pédagogie noire cité par Alice Miller) a siégé brièvement au CA de cette association, comme Helmut Kentler (le sexologue en question) et d’autres personnes connues en Allemagne, des sociologues, des juristes, etc. et dans le tas au moins un pédophile actif qui a été plus tard condamné – bref, un bazar du genre de celui qui existait en France à la même époque (et qui a continué par la suite, mais plus discrètement, jusqu’à ce que les affaires qu’on sait éclatent…)
A propos de l’école d’Odenwald, un article du Spiegel traduit en anglais : https://www.spiegel.de/international/germany/the-roots-of-abuse-decades-of-molestation-haunt-odenwaldschule-a-707658.html
Merci à celles et ceux qui liront cet article de Mike Weimann, qui parle des 50 années de militantisme de Braunmühl pour les droits des enfants – sans aucune allusion donc à cette période (où d’ailleurs l’auteur de l’article ne l’a pas connu puisqu’il vivait en R.D.A.) mais vraiment, ça me paraît bien difficile d’imaginer qu’il ait pu avoir autre chose à se reprocher qu’une passion intellectuelle poussée un peu trop loin dans ses retranchements (pour ne pas appeler ça de la naïveté).
J’ajoute qu’il y a dans l’article des liens intéressants, ceux vers le site du collectif KRÄTZÄ dont parle aussi Yves Bonnardel, mais sur le site il y a des choses qui pourraient vraiment intéresser l’OVEO (des questionnaires pour les enfants comme on voulait en faire à une époque, des listes de reproches faits à l’école, etc. tout cela donc à traduire mais on pourrait les publier sur le site – je ne pense pas qu’il existe de traduction française, à vérifier), et à la fin (dans le § sur l’auteur de l’article) le lien d’une affiche rouge qui me dit quelque chose, il me semble qu’elle avait été signalée sur la liste Yahoo à l’époque mais on n’a pas publié le lien sur le site OVEO (je viens de vérifier), je donne le lien direct ici pour simplifier (…) https://www.gotobednow.com/shop/fr (l’affiche est vendue mais on peut aussi se contenter de lire le texte sur le site !) (pendant que j’y suis, je regarde le prix : 6 € sur le site wakami en lien, mais la VF pas dispo sauf si on achète les 8 langues ensemble… et sur Amazon la VF coûte 13 €… la présentation est intéressante aussi…) That’s all folks !
Euh, PS, à supposer que le livre d’EvB ne soit pas publié (!) ou alors que Dali ne veuille pas mettre l’article (ici en PJ) en annexe ou sur son site, il serait bien sûr à la disposition de l’OVEO pour publication (moyennant quelques corrections éventuelles le moment venu – j’ai pas cherché à faire plus sans savoir si ça servirait !). A bientôt…
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Je viens de faire quelques corrections de pure forme sur l’article proposé par Sophie et Cahty sur cette page : https://intranet.oveo.org/wiki/video-karl-zero-1-5/– de pure forme, donc, sauf pour la formule « devoir d’obéissance inconditionnelle aux adultes », voir ma remarque en intro de l’article, et je repose la question plus explicitement ici : pour moi, l’opposé de cette formule – et ce que comprendront (peut-être inconsciemment !) la plupar
Je viens de faire quelques corrections de pure forme sur l’article proposé par Sophie et Cahty sur cette page : https://intranet.oveo.org/wiki/video-karl-zero-1-5/– de pure forme, donc, sauf pour la formule « devoir d’obéissance inconditionnelle aux adultes », voir ma remarque en intro de l’article, et je repose la question plus explicitement ici : pour moi, l’opposé de cette formule – et ce que comprendront (peut-être inconsciemment !) la plupart des lecteurs (une fois l’article publié et accessible à tous sans « explication de texte ») – est qu’il existe à l’inverse, pour les enfants, un « devoir d’obéissance conditionnelle aux adultes » (genre : seulement si c’est raisonnable, etc. – et on se demande comment des enfants – tous les enfants, tout le temps – pourront apprécier ce côté raisonnable !) et non un « non-devoir d’obéissance », c’est-à-dire, pour moi, des relations normales entre êtres humains qui se parlent, vivent ensemble, discutent en cas de problème (et quand on dit à quelqu’un, dans l’urgence, de faire ou ne pas faire quelque chose pour ne pas se mettre en danger, genre « pousse-toi ! » ou « attention ! », ce n’est pas un « ordre », ce n’est pas de l’obéissance qu’on lui demande, mais de faire ce qu’on lui dit par simple bon sens – idem quand on montre à quelqu’un comment faire quelque chose : il n’obéit pas, il imite ou s’inspire de ce qu’on lui dit – quant aux lois, elles ne sont justement pas faites pour ceux qui feraient sans elles ce qui est raisonnable et rationnel, bien que le côté rationnel des lois soit souvent discutable, mais bon, l’idéologie politique ou économique est un sujet en soi) – donc pour moi la notion d’obéissance ne se justifie que dans un rapport de pouvoir (et à plus forte raison de domination), pas dans une relation normale, ce vers quoi on voudrait voir évoluer les relations entre adultes et enfants – au-delà donc du principe de responsabilité des adultes qui doit les faire s’abstenir (mais c’est rare) de demander aux enfants des choses absurdes et inutiles, voire dangereuses et néfastes à court ou long terme, et protéger les enfants (si possible) de ces mêmes choses, ou les aider à s’en sortir quand le mal est déjà fait.
(j’aime pas trop non plus la formulation un peu triviale « le jeune » – « ah ben qu’est-ce qu’y va faire, le jeune ? » – mais bon, c’est un détail…)
Bonjour,Je ne suis pas sûre que l’article de Jean-Pierre apporte grand-chose – sans m’opposer pour autant à ce qu’on le cite bien sûr, mais dans ce cas peut-être citer en plus le nouvel article publié par Marc-André Cotton (qui n’est pas de lui mais traduit de Psychohistory), qui apporterait un éclairage plus intéressant sur le film – article de 2018 mais publié seulement en juin 2021, je suppose pour préparer le visionnage du fil
Bonjour,Je ne suis pas sûre que l’article de Jean-Pierre apporte grand-chose – sans m’opposer pour autant à ce qu’on le cite bien sûr, mais dans ce cas peut-être citer en plus le nouvel article publié par Marc-André Cotton (qui n’est pas de lui mais traduit de Psychohistory), qui apporterait un éclairage plus intéressant sur le film – article de 2018 mais publié seulement en juin 2021, je suppose pour préparer le visionnage du film en France et des tables rondes – cf. https://regardconscient.net/archi21/2106papiersaryens.html.
Il me semble qu’à l’inverse, Jean-Pierre ne fait guère plus que défendre Alice Miller contre des attaques supposées, et ce n’est pas vraiment le propos du film. Jean-Pierre nous avait dit (mais je ne sais plus si c’était sur l’intranet ou ailleurs) qu’il avait déjà vu le film en février et n’avait pas été convaincu par l’explication de l’attitude d’Alice Miller envers son fils par le traumatisme de guerre. Je ne sais pas s’il a changé d’avis depuis (son article ne permet pas de le savoir), mais nous sommes plusieurs à avoir trouvé au contraire cette explication très convaincante (NB ça n’empêche absolument pas que ce qu’elle dit par ailleurs sur ses parents et son éducation soit vrai !), et même particulièrement éclairante sur son attitude en général avec les gens, l’expression de son visage dans les émissions de télé (qui m’a vraiment frappée), ce que dit la journaliste au début du film et ce que j’ai expérimenté personnellement quand je lui ai envoyé les traductions d’articles qui ont fini par être publiées sur son site, mais ça a pris des mois, voire des années (je ne sais pas si les personnes qui répondaient aux messages pour elle faisaient obstacle, mais d’après ce qui est dit dans le film, au contraire elle contrôlait tout, donc je pense que c’est seulement quand elle a compris que j’étais à l’OVEO d’Olivier Maurel etc. que ça a débloqué sa méfiance) – même si je comprends qu’à l’inverse, c’est difficile à admettre pour des thérapeutes qui travaillent dans son esprit depuis des années, Jean-Pierre donc, mais aussi Françoise Charrasse, dans les critiques du livre de Martin Miller (elle a rencontré Alice Miller, été formée par elle, cela sans doute facilité par le fait qu’elle parle allemand, mais Alice Miller n’était donc pas totalement inaccessible – peut-être cela s’est-il aggravé par la suite, jusqu’à ce qu’elle commence cette thérapie avec Oliver Schubbe, qu’on voit dans le film…) (on sait que les conséquences du traumatisme peuvent s’aggraver – ou même se révéler – avec l’âge, et qu’on peut se soigner à tout âge…)
– bref, pour moi tout ce qui est dit dans le film est logique, à mon petit niveau ça m’a rassurée aussi sur le fait que cette méfiance venait d’elle (que je n’y étais pour rien) et était « anormale », c’est-à-dire traumatique au sens qui est expliqué dans le film (elle dit elle-même je ne sais plus où qu’elle est restée « enfermée dans un bunker », c’est une part essentielle de la réalité même si cela n’enlève rien à la valeur de son travail (que son fils reconnaît aussi, puisqu’il s’en sert dans son activité de thérapeute) – vraiment ce film était utile pour montrer toute la complexité d’Alice Miller et expliquer des choses qui seraient restées incompréhensibles sans cela. Sans compter donc que certains d’entre nous aussi ont une histoire avec la guerre… « La force de faire face à notre histoire » (slogan de Regard conscient) ça veut dire aussi ne rien laisser dans l’ombre et dans le déni…
A propos – puisque c’est l’autre sujet qui m’occupe en ce moment et là ma responsabilité est engagée -, je ne sais pas qui ça intéresse puisque je n’ai pas (encore) eu de réponses à la suite de mon message (il est encore temps pour un bon moment, je suppose !) dont je redonne le lien puisqu’il est passé à la p. précédente : https://intranet.oveo.org/forum-de-discussion/topic/discussion-generale-ecrivez-dans-ce-sujet/page/52/#post-9335, je me suis aperçue que Marianne (qui me manque d’autant plus, mais c’est trop tard pour regretter) avait quasiment donné tous les arguments utiles à propos de cette histoire de pédophilie « crime sans victime » dans sa critique du livre d’Yves Bonnardel : https://www.oveo.org/reflexions-au-sujet-du-livre-la-domination-adulte-dyves-bonnardel/ – ça vaut vraiment le coup de le relire, ou de le lire pour ceux-celles qui ne l’ont pas encore fait. Je crois que je n’avais pas encore le livre à l’époque, et je comprends beaucoup mieux maintenant ce qu’elle voulait dire. Si vous ne lisez pas tout, au moins ce qui est sous le sous-titre « Céder n’est pas consentir », elle y revient sur cette histoire des années 1970-80, parle de Libé, de Catherine Baker (amplement citée par Bonnardel), etc. Cela confirme ce que je pense (et espère) : Braunmühl a été emporté par ce courant de « liberté » au-delà de ce qui était bon pour les enfants (= les « mineurs »), si on peut publier et lire Bonnardel et Catherine Baker et y trouver une inspiration libertaire et « antipédagogique », on peut (pour ne pas dire on doit, vu la richesse de ce livre pour la critique de l’éducation) lire Braunmühl, moyennant quelques mises en garde ou notes de bas de page… J’en suis là pour le moment – puisque aucun abus ne lui a été reproché à titre personnel… Affaire à suivre…
Cahty, je réagis au commentaire que tu cites :Aujourd’hui, on va parler de domination adulte. À une époque où tout semble à défendre face à la réaction, il est fondamental d’aspirer à plus de démocratie et de solidarité, pour plus de monde.
Attention : j’invite à la plus grande prudence celles et ceux qui s’intéresseraient à la littérature consacrée à la domination adulte. C’est un sujet très important, mais trop souvent utilisé comme prétexte aux ab
Cahty, je réagis au commentaire que tu cites :Aujourd’hui, on va parler de domination adulte. À une époque où tout semble à défendre face à la réaction, il est fondamental d’aspirer à plus de démocratie et de solidarité, pour plus de monde.
Attention : j’invite à la plus grande prudence celles et ceux qui s’intéresseraient à la littérature consacrée à la domination adulte. C’est un sujet très important, mais trop souvent utilisé comme prétexte aux abus commis par des adultes sur les enfants. La question de la capacité des enfants à consentir n’est pas anodine, et souvent traitée avec beaucoup de légèreté. Méfiez vous de celles et ceux qui laissent entendre le contraire.
C’est en plein dans les questions que je me pose actuellement à propos du livre de Braunmühl (rappel, ce livre date de 1975, donc la belle époque de Gabriel Matzneff et al.). Autant je ne le soupçonne pas (pour diverses raisons) d’avoir été lui-même un pédophile actif, autant je suis perturbée par la découverte de sa participation – pour des échanges probablement purement « intellectuels » et spéculatifs, car c’était ce genre d’homme, un chercheur passionné et vaguement naïf, et j’ai connu cela avec ma propre mère, qui n’aurait jamais cautionné un viol mais était dans le déni sur les pratiques de ses amis, dont Matzneff par l’intermédiaire de Sollers et Cie (cela pour vous donner le contexte) – donc la participation de Braunmühl à une association pour la dépénalisation de la pédophilie, du moins (j’imagine dans son esprit et dans l’esprit de l’époque…) au sens de relations supposées consenties entre adultes et « mineurs », en principe pubères et capables de donner leur avis – donc tout cela dans l’esprit de libération (sexuelle entre autres) qui a conduit à tous les abus qui ont été dénoncés par la suite (mais pas à l’époque !).
Je connaissais l’histoire de l’école (alternative) d’Odenwald, où des abus sexuels ont eu lieu surtout dans les années 1970-80 – et je m’étais un peu plus renseignée là-dessus l’an dernier, pendant la traduction pour Dali d’un autre livre sur l’antipédagogie lui aussi pas encore publié (celui de Schulz, inconnu bien sûr mais pour ceux qui ont lu des messages où j’en parlais), mais livre récent et où je n’ai rien vu de « douteux » – je cherchais justement à savoir si von Schoenebeck, l' »émule » dont Braunmühl s’était désolidarisé à cause justement de son dévoiement de l’antipédagogie, avait quoi que ce soit de ce genre à se reprocher, et comme je n’avais rien trouvé de tel sur Internet, j’en étais restée à l’idée que les « abus » de l’antipédagogie dont Braunmühl parlait étaient seulement une question d’interprétation de la notion de « responsabilité personnelle » ou de choix, au sens où les adultes n’étaient pas responsables des choix des enfants – moyennant quoi Braunmühl s’était désolidarisé (quelques années après son livre de 1975) de l’association « Amitié avec les enfants » de Schoenebeck, justement au nom du droits des enfants au respect et à la protection des adultes, adultes qui devaient se montrer responsables, non de ce que deviendraient plus tard les enfants (donc qui n’avaient pas à les « faire devenir » quoi que ce soit), mais de leurs propres actes – bref, cela paraissait peu compatible avec une défense de la pédophilie (même dans sa version « soft » = zone grise), de la part de quelqu’un qui a été toute sa vie un militant des droits des enfants et l’a prouvé par ses écrits (bon, je ne peux pas trop détailler mais comme il n’y a pas de sources en français, je dois expliquer un peu…) (aïe, j’en laisse brûler le fond d’une casserole de riz !)
J’ai donc fait – hier seulement – quelques recherches à propos de cette phrase du livre sur laquelle j’avais tiqué, phrase où, au passage donc (c’est la seule mention de ce mot dans tout le livre), il se félicite que la pédophilie ne soit plus considérée – comme auparavant – comme une « maladie » (psychiatrique), mais comme « un crime sans victime » (!) – je m’étais demandé si j’avais bien compris, mais de fil en aiguille, je reconstitue l’histoire – ce serait trop long de tout raconter – et je finis par apprendre que Braunmühl a participé (comme d’autres intellectuels de l’époque qui s’interrogeaient – la plupart « théoriquement », sous l’influence de psychanalystes et de pédophiles flamboyants, et en tant que militants de gauche ou libertaires – sur ces questions de tolérance, de droit à la différence, etc. en mélangeant d’ailleurs allègrement homosexualité et pédophilie…) à un groupe de travail pour la dépénalisation des relations sexuelles entre adultes et mineurs qui a œuvré (officiellement) de 1979 (je crois) à 1983… Bref, je n’ai à cette heure aucune idée s’il a regretté par la suite ces prises de position, il ne semble pas l’avoir fait publiquement et explicitement (du moins dans la mesure où on peut en trouver trace sur Internet !), mais c’est le cas de bien d’autres intellectuels de l’époque… Il a pu, finalement comme Alice Miller à propos de son fils, rester dans le déni de la réalité de ce qu’il cautionnait même sans le vouloir réellement. Je l’espère et le crois possible, au vu de ce qu’il a inspiré par la suite – et c’est là que je raccroche les wagons avec la « domination adulte », avant de ne plus m’en sortir :-)…
Parce que Braunmühl est cité pour ce premier livre (le seul qui a vraiment été un best-seller) non seulement par Alice Miller dans C’est pour ton bien (cf. l’article OVEO Existe-t-il une « pédagogie blanche » ?), mais aussi par Yves Bonnardel dans La Domination adulte – j’avoue que je n’ai lu (et il y a un certain temps) que le début du livre, donc je l’ai feuilleté pour trouver les occurrences (si quelqu’un en voit d’autres, n’hésitez pas à me les signaler) – je précise aussi que j’ai cherché dans ce livre en m’apercevant que c’était ‘YB qui avait traduit le tract « Éduquer est ignoble » mis en lien à la fin de l’article OVEO, tract dont il parle aussi dans son livre, mais avec quelques inexactitudes (le fameux « collectif de mineurs » était surtout une assoc ou un groupe pour l’égalité des droits entres adultes et enfants, créé justement à l’initiative de Braunmühl – NB je ne veux surtout pas dire par là que c’était un repaire de pédophiles, je ne le crois pas du tout, en tout cas pas plus que toutes les autres assoc y compris pour défendre l’instruction en famille – interdite en Allemagne – ou les écoles alternatives – nombreuses en Allemagne ! après tout, l’Éducation nationale aussi attire des pédophiles, sans parler des Églises, donc il ne faut pas inverser les relations de cause à effet – faire attention, oui, mettre tout le monde dans le même sac, non…)
– mais pour en finir avec Bonnardel, je serais curieuse de savoir s’il y a quoi que ce soit de « douteux » dans sa revendication « libertaire » de l’abolition du statut de mineur. Je me souviens que, dans la critique de son livre, Marianne (…) n’avait pas apprécié par exemple la partie sur le travail des enfants… Et je trouve qu’il y a des relations entre les deux – dire que les enfants « ont le droit » de faire des choses en principe réservées aux adultes, l’intention peut aussi bien être très louable que tordue (toujours la question du choix « libre » et du « consentement »… à quoi j’ajoute l’exemple donné par les adultes, et un tas d’autres choses auxquelles on pourrait penser…) NB Yves Bonnardel précise bien (à propos du travail) qu’un « droit » n’est surtout pas une obligation – Braunmühl ajouterait : ni pour les enfants, ni pour les adultes ! – mais bon, vous voyez le problème, tout cela peut effectivement être utilisé dans un sens contraire aux droits des enfants*…
Donc j’en suis là, avant d’avoir corrigé tout le livre (pour le rendre vraiment lisible), j’ai écrit une préface où j’essaie d’intégrer ces nouveaux facteurs (si nouveaux que certains rapports sur le sujet sont annoncés pour 2021**), en espérant qu’il sera possible de publier le livre malgré ces questions, parce que c’est vraiment un livre important dans l’histoire de la critique de l’éducation, il a été traduit dans plusieurs langues et serait un support de réflexion (et une source) vraiment précieux. En tout cas, si tout cela vous intéresse, vous pouvez me demander en privé cette préface (provisoire of course, d’ailleurs j’envisageais de l’utiliser pour faire une critique du livre pour le site OVEO).
(** en l’occurrence, si je me souviens bien, un rapport sur le scandale récemment révélé du placement d’enfants chez des pédophiles notoires à l’initiative du fameux sexologue – spécialiste d’éducation sexuelle à l’époque tout à fait officiel et admiré – que Braunmühl cite plusieurs fois dans le livre, mais toujours très brièvement, l’éducation sexuelle n’étant pas le sujet de son livre mais plutôt une évidence de l’époque, sans qu’il soit possible de savoir s’il était réellement ou faussement naïf sur ce sujet, s’il avait ou non connaissance de ce que cela pouvait entraîner au-delà de la théorie pseudo-romantique du « crime sans victime »…)
(* J’ai oublié aussi de dire, à propos de Bonnardel, qu’il cite à de nombreuses reprises Catherine Baker, auteure d’Insoumission à l’école obligatoire, qui n’est pas non plus – ou encore bien moins ? – exempte de reproches dans ce domaine !)
Voilà – j’ai à peu près tout mis dans un seul message, si je n’ai pas de réponses en privé, je reviendrai voir ici, merci d’avance de votre aide… J’ai aussi demandé l’avis de Marc-André Cotton et attends ses impressions sur ma préface, car la question l’intéresse aussi, bien entendu – jusqu’à quel point les éditions Myriadis-Le Hêtre (qui ont publié aussi le livre de Sylvie Vermeulen) peuvent-elles se permettre de publier ce brûlot de l’après Mai-68 sans s’exposer à je ne sais quoi ? Ce n’est pas François Maspero… difficile de naviguer à vue entre le document historique incontournable et le « politiquement correct » poussé jusqu’à la censure…
Merci d’arrêter de dire que je « me plains » (sinon je serai obligée de dire que je vous plains aussi !), puisque j’ai renoncé à participer autrement qu’en apportant une information de loin en loin – donc je ne cherche pas d’arguments ni pour participer, ni pour ne pas le faire (sans compter que je fais « ce que je peux » et n’ai pas de temps libre à occuper, bref, merci de ne pas lire mes messages trop sélectivement, voire de m’oublier carMerci d’arrêter de dire que je « me plains » (sinon je serai obligée de dire que je vous plains aussi !), puisque j’ai renoncé à participer autrement qu’en apportant une information de loin en loin – donc je ne cherche pas d’arguments ni pour participer, ni pour ne pas le faire (sans compter que je fais « ce que je peux » et n’ai pas de temps libre à occuper, bref, merci de ne pas lire mes messages trop sélectivement, voire de m’oublier carrément si ce n’est pas pour me demander quelque chose de concret…)Par contre, en cherchant sur Internet si le livre de Katharina Rutschky Schwarze Pädagogik (livre de 1977 longuement cité par Alice Miller dans C’est pour ton bien) avait été traduit en français (apparemment non, mais même pas en anglais ? il y aurait une traduction en italien, je n’ai pas cherché plus…), je tombe sur une page tellement extraordinaire que je vous la cite ici – ça permet de comprendre tout le boulot qui reste à faire, j’allais dire que ça se passe de commentaire, mais peut-être pas pour tout le monde (dans le general public), apparemment le blog d’origine, « Apprendre à éduquer » (cf. https://apprendreaeduquer.fr/category/au-quotidien/ pour avoir une idée de ce qui reste et de ce que signifie pour la majorité des gens la « parentalité bienveillante ») a retiré la page en question, ouf, mais donc le chapitre de C’est pour ton bien mis sur le site OVEO n’est décidément pas superflu… Je copie ici la page in extenso au cas où elle serait supprimée aussi (qu’on en garde une trace si jamais un jour quelqu’un propose de nouveau d’élaborer une « pédagogie blanche », sans doute sur le modèle magie noire vs. magie blanche… parallèle intéressant :-)…) (il y a d’autres liens sur la page, cf. les dièses, mais j’ai pas regardé où ça aboutissait) :
https://digital-learning-academy.com/degats-de-pedagogie-noire-depasser-incarner-pedagogie-blanche/#
La manière dont nous avons été élevés laisse une empreinte sur chacun de nous et souvent aussi, insidieusement, sur nos descendants. Que nous ayons été bien ou mal traités dans les tout débuts de la vie et après colore notre vie et nos actions de façon quasiment indélébile. – Anne Ancelin Schützenberger
Les principes de la #pédagogie noire
Le concept de pédagogie noire a été créé par Katharina Rutschky (et repris par Alice Miller) pour expliquer et décrire les méfaits d’une #éducation qui veut briser la volonté de l’enfant, guidée par la croyance dans la nature mauvaise de l’enfant et la nécessite de faire obéir les enfants aux adultes (parents et enseignants). L’objectif de la pédagogie noire est de faire des enfants des êtres dociles et malléables.
Selon Alice Miller, les principes, souvent inconscients, de la pédagogie noire sont les suivants :
les adultes sont les maîtres de l’enfant,
les adultes tranchent du bien et du mal tels des dieux de l’Olympe,
leur colère est le produit de leurs propres conflits mais ils en rendent l’enfant responsable,
être parent, c’est être sacré et ce sont les parents qui ont besoin d’être protégés de la mauvaise nature des enfants de peur d’être « bouffés »,
les sentiments vifs qu’éprouve l’enfant pour son « maître » constituent un danger (La pédagogie noire repose sur la répression et la négation des sentiments quels qu’ils soient. Il ne faut pas montrer trop d’amour sous peine de passer pour un être mièvre, il ne faut pas non plus exprimer de colère.),
il faut le plus tôt possible, sans qu’il s’en aperçoive, ôter à l’enfant sa volonté propre pour qu’il ne puisse pas trahir l’adulte (Les moyens de l’oppression sont : les pièges, les mensonges, la manipulation, l’intimidation, la privation d’amour, la honte, l’isolement, l’humiliation, le mépris, la moquerie jusqu’à l’utilisation de la violence. Le ridicule et l’humiliation peuvent tout autant blesser un enfant que des coups.)
Cette pédagogie noire (ou éducation traditionnelle) repose plus sur des rapports de pouvoir que des rapports de respect et d’amour.La pédagogie blanche
La pédagogie blanche est une manière douce et ferme (fermeté sur le comportement, souplesse sur les émotions) d’élever les enfants, en aidant à leur développement, en encourageant leurs efforts sans porter de jugement sur eux.
La pédagogie blanche fait référence à la lumière, comme une manière « éclairée » d’accompagner les enfants.
Le petit être humain naît inachevé et a besoin d’un accompagnement respectueux, bienveillant et tendre d’un point de vue physique pour grandir. La pédagogie blanche présente les caractéristiques suivantes :
respect de l’enfant (ses besoins autant physiologiques qu’émotionnels, besoins de contact physique et d’attachement),
respect de ses droits (droit aux soins, à une vie privée, droit de jouer, de donner son avis, d’apprendre…),
accueil des émotions des enfants (toutes les émotions sont légitimes, tous les comportements ne le sont pas),
volonté de tirer du comportement de l’enfant deux types d’enseignement : apprendre à l’enfant les comportements appropriés pour une vie en société et acquérir une meilleure connaissance en tant qu’adultes sur la nature de l’enfant (ses besoins, sa personnalité, ses goûts, ses habitudes, son type d’intelligence…).
Repéré depuis Les dégâts de la pédagogie noire et comment la dépasser pour incarner la pédagogie blancheBrève (euh, tout est relatif…) intervention pour faire part d’une idée qui m’est venue avant de vous lire (d’abord, merci Sophie de ton message, justement j’allais « encore » parler de toi…), à propos du « fonctionnement actuel », puisque le problème (me semble-t-il et semble-t-il à d’autres) est justement la faible participation et le manque d’information des adhérents (pour leur donner envie de revenir discuter ici ???), pourquoi neBrève (euh, tout est relatif…) intervention pour faire part d’une idée qui m’est venue avant de vous lire (d’abord, merci Sophie de ton message, justement j’allais « encore » parler de toi…), à propos du « fonctionnement actuel », puisque le problème (me semble-t-il et semble-t-il à d’autres) est justement la faible participation et le manque d’information des adhérents (pour leur donner envie de revenir discuter ici ???), pourquoi ne pas relancer l’idée – qui date des années 2009-2010 mais avec trop d’ambition à l’époque, et sans doute aussi trop de choses à annoncer, ce qui n’est plus le cas, hélas – l’idée de mailings aux adhérents, et pas seulement de lettre d’info comme elle existait jusqu’ici (envoyée, je le rappelle, à la fois aux adhérents et à toute personne inscrite pour cela, donc il me semble que c’était autour de 2000 abonnés ?) ?Pour votre prochaine réunion du 17, je ne sais pas si c’est opportun (ni si ça vaudrait le coup) d’en avertir tous les adhérents (quoique, au moins ce serait « démocratique »… et pas grand risque d’être envahi ???), mais dans la durée, il me semble que, puisque le système de l’intranet n’encourage pas la participation (contrairement à la liste Yahoo où la plupart des inscrits recevaient tout dans leur messagerie, y compris d’ailleurs ceux que cela débordait et qui auraient pu consulter la liste en mode « aucun mail », rappel juste pour dire qu’on est passé d’un extrême à un autre), lorsque des sujets de discussion importants sont ouverts, un mailing à tous les adhérents aurait le mérite de leur rappeler qu’ils peuvent participer – ou même, qui sait, leur proposer de participer sous une autre forme (envoyer un message à quelqu’un qui relaierait, etc. bref, je ne sais pas ce qui serait le plus pratique ni quel succès cela aurait).
D’où la mention de Sophie encore une fois, puisque le problème est justement que (dans la pratique sinon en théorie) tous les outils informatiques dépendent d’elle, y compris l’envoi des mailings (je ne sais pas qui d’autre a les outils, ou la capacité pour le faire avec les outils actuels, mais je suis bien placée pour savoir que c’était donc un problème pour elle aussi, et que c’est aussi la raison pour laquelle la lettre d’info a été plus ou moins « automatisée » = ne contient plus guère que l’information sur les derniers articles parus, et quand il n’y en a pas ou pas assez, comme actuellement, il n’y a plus de lettre d’info – bref). Donc je vous pose la question, à la fois à propos des outils informatiques (y compris le site d’ailleurs) et à propos de l’information aux adhérents en général, même en dehors de toute annonce « officielle » ou de « gestion » de l’assoc, style convocation à une AG ou appel des cotisations – pourquoi demander aux gens d’adhérer ou de réadhérer si on n’a rien à leur proposer et surtout ne leur demande rien qui pourrait ensuite être partagé ? (je vais à la ligne !)
… car on ne peut proposer que ce qu’on a, et pour cela il faut plus d’adhérents actifs, CQFD, dans un premier temps au moins il faut qu’il soit clair pour eux qu’on n’a plus grand-chose à leur « offrir » (j’ajoute à titre personnel que je trouve difficile de proposer des articles si d’autres ne le font pas aussi, ou alors il ne faudrait pas qu’on me reproche de prendre l’OVEO pour « mon » association – comme je l’ai dit à je ne sais plus qui, il ne faut pas confondre appartenir à une assoc et qu’elle vous appartienne ! je suis seulement dans le premier cas, et au contraire plutôt « dépossédée » de toute capacité de participer, au sens où non seulement j’ai été chassée par le « bashing », mais suis techniquement exclue des réunions virtuelles, bref, déjà expliqué, place aux jeunes, OK, mais il faut faire de la place à tout le monde, et ne pas finir comme Alice Miller dans son bunker – pour ceux qui ont vu le film de Daniel Howald… film sur lequel, soit dit en passant, il serait chouette d’avoir un article à plusieurs voix, comme on l’avait fait pour le livre de Martin Miller…)
J’avais mis certains de ces points dans les propositions d’ordre du jour sur le wiki, mais j’ai tout effacé il y a quelques jours, parce que je ne veux pas lutter contre des volontés contraires et que je suis fatiguée, donc s’il y a de la bonne volonté et des propositions concrètes, on verra, mais sinon, tant pis (rappel, il y a aussi le pb du matériel, une fois le stock du petit livret épuisé, je ne continuerai pas – question de motivation ! de pouvoir « y croire » – à envoyer un matériel sur lequel je n’aurais eu aucun moyen d’intervenir sur le contenu et/ou la forme, ne serait-ce que pour approuver – et dans ce cas il faudrait commencer à chercher qui l’enverra, s’il existe – rappel, le dépliant peut être mis à jour sur le site bien avant d’être réimprimé, selon moi il faut en passer par cette étape, surtout en l’absence d’avis suffisamment nombreux – et je m’arrête là pour cette fois) – bon courage à tou(te)s et bonne réunion alors !
Bonsoir, je viens de lire le message d’Anne-Claire, je comprends bien sûr que tu préfères ne pas répondre directement à mes questions (interrogations), mais cela me semble faire partie des conséquences de l’état d’esprit défaitiste et un peu terroriste aussi (pour les multiples contraintes de forme et difficultés de lecture – suivre, retrouver le fil, demander la permission pour tout) qui règne depuis que nous ne sommes plus sur une simple liste de discussion.Bonsoir, je viens de lire le message d’Anne-Claire, je comprends bien sûr que tu préfères ne pas répondre directement à mes questions (interrogations), mais cela me semble faire partie des conséquences de l’état d’esprit défaitiste et un peu terroriste aussi (pour les multiples contraintes de forme et difficultés de lecture – suivre, retrouver le fil, demander la permission pour tout) qui règne depuis que nous ne sommes plus sur une simple liste de discussion.Pour ce que dit Yveline, il est certain que les nouveaux adhérents ne sont plus accueillis (on ne fait que répondre à leurs questions… à condition qu’ils en posent ! et qui pose des questions comme ça, d’emblée, quand on ne lui demande ou lui propose rien personnellement ?)
Yveline, je sais que ça ne te pose pas de problèmes (pas plus qu’à moi) de mettre les pieds dans le plat, mais pour ce qui est de la publication, j’ai proposé de faire moi-même les corrections, mais c’était une façon de redire que je pouvais reprendre la publication quand on voulait, pas de dire que personne n’allait le faire sans cela – et donc cela a été fait, tant mieux. Pour le reste, Sophie semble beaucoup trop choquée que je n’aie pas voulu attendre qu’elle en parle elle-même ici – je l’ai fait parce que justement je ne voulais pas que cela dépende de son seul bon vouloir (qu’on en parle ou pas, parce que, après tout, ce n’est pas faute d’avoir dit que je trouvais injuste et absurde d’avoir été écartée de cette tâche qui était la seule qui me correspondait vraiment !), et si j’écris de nouveau sur l’intranet, c’est dans l’espoir que des choses se débloque, que du non-dit cesse, et pas pour faire de la provocation gratuite (ni de la provocation tout court). J’ai des choses sur le cœur depuis longtemps, et donc je ne pouvais pas garder ça pour moi comme si c’était un secret de famille à garder soigneusement et coûte que coûte. Si le fait d’en avoir parlé est perçu comme une trahison, je ne sais pas quel mot je dois employer pour ce qu’on m’a fait… bref – pour le reste j’attends moi aussi de voir ce qui sortira de cet échange, mais j’espère que nous serons invités à donner notre avis sur le résultat, aussi pour relancer la discussion et pas seulement pour prendre acte.
Cahty, le temps de relire mes messages, si tu parles de ceux que j’ai écrits depuis une semaine, il doit falloir environ 5 minutes pour tout lire, surtout en sautant ce qui concerne l’article sur le film d’Alice Miller etc. ? Je n’espère pas vraiment qu’on me réponde, et à vrai dire, si personne ne le fait, j’en prendrai acte et saurai que ce n’est pas la peine de proposer quoi que ce soit… Une seule chose doit être claire : ma seule raison d’être à l’OVEO, je veux dire d’y être membre actif et pas seulement adhérente passive (soutien de principe), c’est de participer d’une façon ou d’une autre à la publication de traces écrites, que ce soit sous forme d’articles ou de matériel. Tout le reste est du blabla et une façon de se torturer l’esprit (et de torturer les autres) en pure perte, donc visioconférence ou autre, si je ne peux pas voir (lire) le résultat et participer à ce qu’il deviendra pour le public, je ne sers à rien.
Je ne vais pas revenir encore une fois sur le côté peu pratique de l’intranet pour retrouver (dans un format gérable sur un écran) les messages qui concernent un sujet déjà discuté, mais en l’absence donc de moyen pratique de s’y retrouver, il vaudrait mieux que chacun cherche dans sa mémoire et mette par écrit tout ce dont il ou elle se souvient, prendre du temps pour cela et confronter ensuite les résultats pour en tirer quelque chose en commun – ou choisir l’écrit le plus pertinent et le compléter – je ne suis pas sûre qu’en visioconférence on parvienne à un résultat pertinent si on ne part pas d’un support de ce genre, je ne sais pas si c’est le cas pour cette discussion sur le mot « éducation »… bref… on verra bien
Bien sûr il y a aussi l’accueil des adhérents et surtout les relations suivies avec eux, leur information, et là c’est une autre paire de manches. Il y avait un annuaire des adhérents, on a cru bon (contre mon avis et quand je dis cela, je parle bien de mon avis en tant qu’adhérente comme les autres ! c’est juste que j’ai le droit de le donner) de le supprimer (cesser de le mettre en forme imprimable, cesser de l’envoyer, quel que soit l’usage qui en était fait). Je proposais aussi de faire des mailings aux adhérents, finalement c’est aux adhérents qu’il aurait fallu demander s’ils en voulaient, pas à ceux qui justement étaient déjà au courant de tout parce qu’ils suivaient les discussions : bien sûr cela demandait un peu d’investissement en temps, mais en faisant cela sans trop de prétention(s), sans ambition particulière (autre que garder le contact et rappeler aux adhérents qu’ils pouvaient venir participer, voire qu’on avait besoin d’eux, de leur avis, de leurs compétences, de leurs encouragements…), ç’aurait été possible. Je crois que l’OVEO a beaucoup souffert d’ambitions démesurées par rapport à ses moyens (lobbying pour la loi – une loi sur laquelle on pourrait revenir, ce serait encore un bon sujet d’article… -, vouloir impliquer des personnalités alors que justement elles ont d’autres endroits où s’exprimer et pas de temps pour nous, c’est nous qui devons les interpeller ou leur demander des choses…, vouloir des moyens techniques performants aux dépens des relations avec les adhérents et de la prise en compte de leurs demandes, exprimées ou non…) – et je crois que s’enfoncer davantage dans cette voie est sans avenir, mais qu’il y a au contraire un avenir (comme pour toute la société !) dans un retour à des moyens simples et à des relations simples, sans sous-entendus, non-dits, suppositions prises pour argent comptant (si elle a dit ça, c’est que… c’est parce que… c’est pour… mais surtout ne pas poser la question !) bon, je m’arrête là pour ne pas vous soûler (et m’épuiser) davantage mais peut-être juste réfléchir sur tout ça… sur les occasions manquées, le pardon des offenses réelles ou imaginaires… la tolérance pour les « non-conformes » qui débordent toujours un peu du cadre… le « jamais trop tard pour bien faire »… (enfin, si, mais ça laisse un peu de temps quand même…). Bon, quoi qu’il arrive, j’aurai essayé… Pardon pour la longueur, vous n’êtes pas obligé(e)s de (tout) lire…
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