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17 janvier 2021 à 10 h 15 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7259Encore moi (hélas – y’a quelqu’un ou bien tout le monde fait des boules de neige 🙂 ?). Une question : ce matin encore je me demandais comment compléter cet article (toujours pas publié), seriez-vous d’accord pour qu’on le publie tel quel et que j’en fasse un autre sur le thème « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », pour rassembler autant que possible tout ce qu’on peut avoir à dire sur le sujet ?
Parce que là , c’est un article qui
Encore moi (hélas – y’a quelqu’un ou bien tout le monde fait des boules de neige 🙂 ?). Une question : ce matin encore je me demandais comment compléter cet article (toujours pas publié), seriez-vous d’accord pour qu’on le publie tel quel et que j’en fasse un autre sur le thème « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », pour rassembler autant que possible tout ce qu’on peut avoir à dire sur le sujet ?Parce que là , c’est un article qui rend compte d’un autre article qui commente deux livres sur la résilience, mais autant l’autre sujet y est totalement lié (et serait mis en lien), autant il faudrait un article à part entière qui reprendrait un peu les échanges qui ont eu lieu à l’OVEO – je ne sais pas si je pourrais aller jusqu’à consulter les messages de la liste Yahoo, pour cela il me faudrait de l’aide, mais rien qu’avec ce dont je me souviens et avec ce qu’on a dit dans cette discussion, il y a de quoi faire…
Aussi, j’aimerais bien utiliser l’image du bol recollé avec de l’or et la mettre dans cet article, avec en parallèle une image qui symboliserait plutôt le résultat le plus courant des blessures de l’enfance ou dites « de la vie » – je pensais à un vieil ours en peluche tout cabossé, on a déjà vu ce genre d’image mais je ne crois pas qu’elle soit sur le site ? Ou alors (mais j’aime moins l’idée, parce que c’est presque trop réaliste, et puis ce sont presque toujours des images de filles ? à moins d’en trouver une « asexuée »…) une poupée cabossée…
Je vais essayer de commencer cet article mais bien sûr j’attends vos avis (sur l’idée d’article séparé, qui permettrait aussi, peut-être, d’envoyer la lettre d’info sans trop attendre ?). Je n’ai pas (encore) retrouvé qui avait dit (en mieux) quelque chose comme « Ce qui ne me tue pas ne me rend pas vraiment plus fort » (dans une émission de France Inter), j’aurais bien aimé le citer en lien… Il peut y en avoir d’autres bien sûr…
Ah oui, Cyrulnik a encore frappé – entendu ce matin à France Inter, cette fois il n’a pas parlé de résilience (du moins je n’ai pas tout écouté), mais c’est la journaliste (Patricia Martin) qui lui a posé la question, « forcément ». Il vient de sortir un nouveau livre où il réinvente l’eau chaude, c’est-à -dire qu’il dit tout ce qu’on sait déjà mais en nommant autrement les choses… il vient d’inventer (sans avoir jamais parlé d’écologie sociale, je suppose ?) la « psychoécologie », cf. ici : https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-17-janvier-2021
La présentation n’est pas de lui, bien sûr, mais je reste songeuse devant la conclusion : « La psycho-écologie nous dit qu’il faut arrêter de penser qu’une cause provoque un effet. « Nous devons penser éco-système ». (sic, à moins que Cyrulnik n’ait inventé l’écosystème avec un tiret, pour le ou plutôt se distinguer des autres ???)
« arrêter de penser qu’une cause provoque un effet » 🙂 je suppose qu’ils ont voulu dire qu’un effet n’était pas produit par une seule cause, mais dit comme ça, c’est vraiment le comble de l’absurdité et ne va pas aider ceux qui ont déjà du mal à penser logiquement… bref… (pour me consoler je vais écouter la chronique de Christophe Bourseiller – « Ce monde me rend fou… » -, à cause de Cyrulnik j’ai éteint la radio et raté ça et la revue de presse ! le tout sur https://www.franceinter.fr/emissions/le-6-9/le-6-9-17-janvier-2021)
Comme le dit Cyrulnik, « un cerveau seul s’atrophie », bon, c’est surtout pour les bébés et les enfants, un adulte peut survivre plus longtemps (surtout en écoutant la radio, et je précise que je ne vis pas seule, mais avec quelqu’un qui est un peu dur de la feuille et un peu terre à terre, ça peut être pratique 🙂 mais pas pour tout…) mais « je me lannnguis » (avé l’assent ad hoc) de quelques échanges avec vous…
16 janvier 2021 à 21 h 22 min en réponse à : Proposition de court article-réflexion sur le contrôle et la notation #7257Pour la publication, j’ai publié ce que Sophie m’a envoyé, revu avec elle pour des détails minimes, comme tu sais, Cahty, je ne peux pas me permettre (handicap mental sans doute et/ou manque d’énergie qu’il serait trop long d’expliquer et ça n’intéresse personne, quoi qu’il en soit je ne suis pas « multitâches » mais une tâche à la fois, si possible dans la durée…) je ne peux pas me permettre de faire à la fois la publication et l&rsPour la publication, j’ai publié ce que Sophie m’a envoyé, revu avec elle pour des détails minimes, comme tu sais, Cahty, je ne peux pas me permettre (handicap mental sans doute et/ou manque d’énergie qu’il serait trop long d’expliquer et ça n’intéresse personne, quoi qu’il en soit je ne suis pas « multitâches » mais une tâche à la fois, si possible dans la durée…) je ne peux pas me permettre de faire à la fois la publication et l’organisation qui irait avec, donc si quelqu’un à un moment n’a pas signalé ceci ou cela en temps utile, au bon endroit etc., il ne faut pas compter sur moi pour boucher les trous, je pense que chacun doit faire ce qu’il peut quand il peut, en tout cas pour moi le résultat compte plus que la « procédure » (qu’il y ait quelque chose plutôt que rien…).Quant aux articles, non, ils ne peuvent pas tous être mis en page d’accueil, pour au moins deux raisons : pourquoi celui-là plutôt qu’un autre (on a décidé il y a longtemps que seuls les articles pouvant faire office d’éditorial étaient en page d’accueil, et pas les articles ni personnels, ni de fond mais sur des sujets « annexes » (pas spécialement d’actualité), ni les témoignages, ni les critiques de livres, etc.) donc on met en page d’accueil les sujets d’actualité un peu plus brûlante, ceux sur la loi, par exemple – pour celui sur Marianne et Sylvie j’ai demandé combien de temps on le laissait (j’avais proposé un mois, je peux encore l’enlever, ensuite il reste dans sa rubrique), à l’époque il n’y avait aucun autre article à publier, alors que là il y en a eu deux récemment (liberté d’instruction, masque à 6 ans…), si on met autre chose en page d’accueil ceux-là disparaissent – je ne sais pas ce qu’il faut faire pour que les autres articles soient plus visibles, c’est quelque chose dont Sophie s’occupe en ce moment. Mais l’OVEO doit pouvoir publier autant d’articles qu’il y en a à publier, sans qu’ils soient tous en page d’accueil. Donc ça fait au moins deux raisons, distinguer les « éditoriaux » (et articles non signés, donc signés OVEO) et les autres articles, et ne pas avoir à s’arracher les cheveux pour savoir pourquoi mettre l’un en page d’accueil et pas l’autre, sachant qu’on ne mettra pas tout de toute façon – il faut que ceux qui restent en page d’accueil aient une bonne raison d’y être (même si ce n’est pas forcément toujours respecté, mais là encore c’est du boulot de tenir tout ça à jour – encore une bonne raison pour avoir un comité de rédaction…)
Pour ton smartphone, je ne sais pas ce que tu vois (ne sais pas à quoi ça ressemble), mais il me semble que Sophie avait dit que la liste des articles récents apparaissait en bas (au lieu de la col. de droite sur un écran d’ordi). Raison de plus pour que la page d’accueil ne fasse pas 3 km et pour en enlever des articles au fur et à mesure qu’ils ne sont plus « d’actualité » ?
Suite au prochain numéro… Bon courage pour ta connexion. (PS à part ça, ça m’est égal que l’article de Sophie soit mis en page d’accueil ou pas, elle-même ne l’a pas demandé, sans doute pour les raisons que j’ai dites, qui sont les mêmes pour d’autres articles donc… mais si cela peut t’aider, voici le lien direct : https://www.oveo.org/sur-le-controle-et-la-notation/ et il y a donc aussi l’article d’Olivier https://www.oveo.org/compte-rendu-du-livre-de-wilfried-lignier-prendre-naissance-dune-pratique-sociale-elementaire/ – juste après dans la liste « Articles récents » et signalé aussi sur le wiki sur la page « Archives publications » https://intranet.oveo.org/wiki/archives-publications-sur-www-oveo-org/ que je me suis engagée à tenir à jour, comme tu sais, mais forcément parfois avec des ratés ou des retards que je demande à tout le monde de bien vouloir excuser, en attendant qu’il y ait des volontaires pour ce comité de rédaction… je précise qu’ils sont les bienvenus dès qu’ils se manifesteront – Charles était d’accord mais si cela suppose que je doive lui demander à chaque fois qu’il y a qqch à faire, en réalité ça veut dire que j’aurais aussi vite fait de le faire moi-même ??? A moins de créer une adresse spéciale avec plusieurs destinataires, ou alors qu’il reçoive l’adresse « publication » en plus de Sophie et moi – bref, à discuter par la « coordination »… on peut aussi créer une autre adresse – etc. etc. ce ne sont pas les solutions qui manquent, seulement les volontaires et l’énergie sans doute dans cette période à la fois hivernale et « confinée »… sûrement en Guyane on ne ressent pas la même chose :-)…)
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.12 janvier 2021 à 14 h 05 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7240Je vais d’abord prépublier l’article de Sophie (qui est davantage prêt 🙂 la preuve) mais j’ai envie de compléter encore cet article (en annexe ou pas) après une petite conversation avec Olivier R. qui m’a fait repenser à des trucs, dans le genre « ce qui ne me tue pas me rend plus fort » et surtout valorisation des épreuves, justification a posteriori du temps perdu ou d’autres choses qu’on aurait pu faire mieux ou plus agréablement, mais l’Je vais d’abord prépublier l’article de Sophie (qui est davantage prêt 🙂 la preuve) mais j’ai envie de compléter encore cet article (en annexe ou pas) après une petite conversation avec Olivier R. qui m’a fait repenser à des trucs, dans le genre « ce qui ne me tue pas me rend plus fort » et surtout valorisation des épreuves, justification a posteriori du temps perdu ou d’autres choses qu’on aurait pu faire mieux ou plus agréablement, mais l’épreuve est censée nous avoir « construit », « donc », on a besoin de la valoriser comme positive… Cela me fait penser aussi à une émission entendu hier (La Tête au carré, sur France Inter) sur le cerveau : les informations « négatives » créent un stress, on a besoin de « croire » à des choses positives – quitte à nier la réalité (j’ajoute : le problème étant donc l’idéologie qui se développe autour de ce besoin de se rassurer à tout prix, au détriment donc de ce qui aurait pu être fait pour résoudre le problème…).Je ne crois pas en avoir parlé dans l’article (ou bien si ?) mais, en en reparlant avec Olivier, j’ai repensé aux personnes qui, même à l’OVEO donc (à cause de cette idéologie du karma, en résumé), me disaient que si je n’avais pas lu Alice Miller plus tôt (dans les années 2000 alors qu’elle était éditée en France depuis 20 ans…), c’est que je n’étais « pas prête » et que j’avais « besoin » de lire d’autres choses avant – j’avoue que j’ai failli y croire ! Mais de moins en moins ! Parce que c’est tout à fait la même chose qu’avec les thérapies (lire Alice Miller en est une…) ou avec les méthodes d’éducation… Beaucoup de membres de l’OVEO ont passé ou passent encore du temps à faire des détours, ça peut sans doute arriver qu’on ne soit « pas prêt », mais le plus souvent ce n’est pas cela le problème, mais le manque d’information – raison pour laquelle je suis si attachée à la publication d’articles, pour faire réagir par tous les moyens possibles, trouver pour chacun quel peut être le déclic qui le fera sortir de cette idéologie du « ce qui ne me tue pas me rend plus fort », « ces épreuves m’ont construit(e) », etc. – oui, mais (me dit Olivier et renchéris-je), qu’aurais-je été sans cela, ma vie n’aurait-elle pas été plus belle, plus utile, n’aurais-je pas été plus efficace dans mon action, moins en colère, etc. et donc plus utile à moi-même et aux autres ? Ce qui est valable pour nous l’est pour tous les autres…
(Cela me fait aussi penser, mais c’est peut-être un contre-exemple, au film de Capra La vie est belle – parce que là , le héros passe par toutes sortes d’épreuves, mais il n’est pas maltraité par ses parents – même s’il se sacrifie un peu tout de même pour que son frère puisse faire des études, etc. mais ce sont plutôt les événements qui le conduisent à agir autrement que dans ses rêves… et puis, dans les épreuves qu’il subit, il y a justement toujours un choix qu’il aurait pu ne pas faire, même enfant quand il se jette dans l’eau glacée pour sauver son frère, donc à plus forte raison à l’âge adulte – si toutes ces épreuves le rendent plus fort ou en tout cas le « construisent » comme un héros modeste, c’est aussi parce qu’il a fait ces choix en connaissance de cause, il n’a pas été simplement victime des circonstances… bref, c’est ce qu’on aime dans ces films 🙂 ! Même dans Star Wars, au fait… en tout cas la « beauté des cicatrices » n’est pas une valeur en soi, mais seulement pour la beauté du geste qui a précédé – des cicatrices reçues sans nécessité, sans qu’il y ait un sens, voire avec un sens purement négatif, ne peuvent pas rendre « plus fort »… L’émission était aussi sur le besoin dit « de croire », en réalité besoin de sens, supérieur au besoin du cerveau primitif d’être « rassuré »…)
… faut que je vous quitte pour aller voir ma fille (en prévision d’une naissance d’ici fin janvier et elle doit me briefer sur des trucs – malheureusement, j’ai lu Alice Miller trop tard pour qu’elle ait cette confiance en elle… moi j’étais prête depuis longtemps à lire ces livres, mais j’ai pas rencontré les bonnes personnes…) mais j’ajoute juste, sur l’article, que sur la suggestion d’Olivier je vais essayer de retaper la phrase après la citation sur les « quelques pièges » de la résilience (un § qui commence par « C’est le moins qu’on puisse dire, au vu de… » etc. si c’est pas clair pour tout le monde, je préfère changer…)
A plus tard !
11 janvier 2021 à 11 h 05 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7234Pour l’histoire de la mère qui veut habituer son enfant à la télé, je trouve que dire que c’est un jugement de valeur et que cela met en cause sa capacité à être un « bon parent » n’est pas un argument plus pertinent que si tu l’appliquais à n’importe quelle autre forme de violence éducative. A ce compte-là , on pourrait dire qu’aucun de ces parents n’est bien informé ni « conscient » et ce serait un « jugement de valeur » aussi. JePour l’histoire de la mère qui veut habituer son enfant à la télé, je trouve que dire que c’est un jugement de valeur et que cela met en cause sa capacité à être un « bon parent » n’est pas un argument plus pertinent que si tu l’appliquais à n’importe quelle autre forme de violence éducative. A ce compte-là , on pourrait dire qu’aucun de ces parents n’est bien informé ni « conscient » et ce serait un « jugement de valeur » aussi. Je ne suis pas d’accord avec cette forme de timidité sous prétexte de statut social (même assorti de « presque »), d’ailleurs cette ignorance et ce côté beauf peuvent se retrouver dans n’importe quel milieu, je peux te dire que mon voisin d’en face boucher (qui n’est pas dans la misère) est un vrai beauf dépourvu d’empathie (même la mort de son chat ne semble pas l’avoir trop affecté…) et donc on pourrait aussi bien dire qu’on critique les « petits-bourgeois » ou n’importe quelle personne qui met son petit confort ou sa tranquillité avant toute autre considération. Je n’ai aucune idée de ce qu’était le milieu social de cette femme, en tout cas on était dans une clinique privée censée être plus ou moins ouverte à des pratiques d’accouchement en douceur (dont je n’ai malheureusement pas pu bénéficier…), c’était donc d’autant plus surprenant, même il y a trente ans. Il y a des « beaufs peu cultivés » partout et on connaît plein d’histoires de grands bourgeois ou de grands intellectuels ou artistes qui négligent leurs enfants et laissent par exemple des prédateurs sexuels s’en occuper à leur place.Et puis, à ce compte-là , on va aussi s’abstenir de rien dire sur les assistantes maternelles qui mettent les enfants devant la télé dès le matin ? D’abord, je trouve que cela en dit aussi long sur l’indifférence des pouvoirs publics que sur l’ignorance des gens qui font cela. Et pour enfoncer un peu plus le clou, même à l’OVEO, pas mal de gens défendent l’idée que les écrans ne peuvent pas faire de mal « en soi », mais seulement selon la façon dont on les utilise – il y a eu pas mal de discussions là -dessus par le passé, et je trouve que c’est un problème d’être censuré lorsqu’on dit quelque chose sur l’usage des écrans sous prétexte justement que « nous » (à l’OVEO, les « bons parents », ou aussi bien à Led’a puisque la question se pose encore plus avec l’IEF), nous savons nous en servir et pas les autres. C’est seulement depuis peu qu’on a le « droit » de dire des choses comme « pas d’écran avant 6 ans » (ou 3 ans, je ne sais plus, ça dépend des théories et il y a aussi des études scientifiques sur le sujet) – enfin bref, si ça se trouve, cette femme était justement assistante maternelle et gardait aussi les enfants des autres ! Sinon, les femmes qui passent leur journée avec la télé allumée sont plutôt seules ou à la retraite…
Pour l’article d’Olivier Steiner, c’est juste la formule « se mélanger les pinceaux » que je trouve humoristique, mais si ça ne fait plus rire personne (à mon grand dam, alors…) il faudra trouver autre chose avant qu’on supprime tous les mots… Pourtant les films d’Audiard font encore rire (parfois jaune vu le côté misogyne, et encore, on peut rire pour des mots – mais cela mis à part) ? Est-ce que peux chercher de ce côté-là ? (dispersé façon puzzle…) Bon, à suivre alors… Je n’ai plus de grand-mère à tuer pour un bon mot (j’avais écrit : un bon mort 🙂 !!! comme Steiner avec son lapsus « calvaire » au lieu de « calcaire » !), mais quand même, ça m’aide à vivre, en particulier avec des voisins tueurs d’arbres – entre autres…
10 janvier 2021 à 11 h 03 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7227Waw ! j’attends que Charles me dise si je peux publier son anecdote, mais je vous propose ici une annexe à l’article (à élaguer un peu mais ici je fais dans le « il y en a un peu plus, je vous le mets ? » du boucher du Chat de Geluck) – dites-moi ce que vous trouvez intéressant ou à supprimer ? L’article n’est pas encore publié… (ce qui n’est pas entre  »  » est de moi, of course)———R
Waw ! j’attends que Charles me dise si je peux publier son anecdote, mais je vous propose ici une annexe à l’article (à élaguer un peu mais ici je fais dans le « il y en a un peu plus, je vous le mets ? » du boucher du Chat de Geluck) – dites-moi ce que vous trouvez intéressant ou à supprimer ? L’article n’est pas encore publié… (ce qui n’est pas entre  »  » est de moi, of course)————– (témoignage de Charles) :
« Il y a quelques années, ma voisine en Chine me disait qu’elle ne protégeait pas son fils de 3 ans de la pollution de l’air (particulièrement sévère à Pékin) car elle pensait que ses poumons s’habitueraient à la pollution et deviendraient plus résistants.
C’est l’idéologie de la résilience poussée à l’extrême, ce qui ne me tue pas me rend plus fort.
Ça paraît absurde, et pourtant en France, on dit encore souvent (par exemple à des parents qui protègeraient « trop » leurs enfants) que le fait d’être confronté à la violence dans l’enfance prépare à affronter la violence du monde réel à l’âge adulte. »
Moi à propos de la maternité et de cette femme qui regardait la télévision tout le temps et me dit qu’elle mettra son bébé devant dès sa naissance : « Il faudra bien qu’il s’habitue. » [je ne sais pas si ça a un intérêt de citer aussi l’histoire du café ! bien que, à mon avis, ça relève de la même croyance : le bébé in utero doit s’habituer à tout ce que sa mère ingère… on connaît depuis le syndrome alcoolique du nourrisson, et les effets du tabac, donc pour le café à haute dose, ça ne peut pas être anodin non plus… ça faisait longtemps que je ne m’étais pas demandé ce qu’avait pu devenir ce futur bébé qui a maintenant l’âge de ma fille… je suppose qui est « vivant », comme tant d’autres !]
(signalé par Yveline) : Tribune d’Olivier Steiner sur le blog de Libération – je propose de la citer précédée de cette phrase : « Un article qui se mélange un peu les pinceaux dans la chronologie, mais avec quelques formules bien senties… » https://www.liberation.fr/debats/2021/01/05/nous-ne-sommes-pas-des-huitres_1810403 (comme je l’ai dit à Sophie, je trouve que le site manque un peu d’humour volontaire…)
Le 7.1.2021 sur France Inter, à la fin de l’émission « Grand bien vous fasse » https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-07-janvier-2021 sur la rhétorique et l’art de débattre, l’invité Nathan Uyttendaele énumère quelques biais cognitifs qui interfèrent dans une argumentation et cite en particulier le « biais des survivants »… qui correspond très précisément à ce biais cognitif qu’est l’idéologie de la résilience ! En statistique, en effet, ce «  »biais des survivants » consiste à tirer des conclusions d’une étude qui ne prend en compte que les personnes – ou aussi bien les animaux (le chat tombé du sixième étage), les entreprises ou les objets – qui ont survécu à une épreuve. C’est une illustration du biais cognitif courant qui pousse à nier les dommages et les traumatismes subis pour ne voir que l’aspect « positif » : je n’en suis pas mort. Expression certes d’un désir de vivre, mais qui conduit à ériger en croyance la phrase « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », sans faire de distinction entre épreuves subies ou choisies, l’âge, les circonstances, la possibilité ou non d’être aidé, etc.
cf. https://www.ionos.fr/digitalguide/web-marketing/vendre-sur-internet/le-biais-du-survivant-en-marketing/ extraits :
« Biais du survivant : pourquoi ne peut-on pas se contenter de copier les succès marketing ? Chaque année voit son lot de livres analysant les recettes du succès d’entreprises, de sportifs et d’artistes. Ils sont présentés comme des guides vers le succès. Pourtant, ces livres servent principalement au succès de leurs auteurs. Même en appliquant à la lettre les recettes du succès décrites par Steve Jobs, Dirk Nowitzki et Lady Gaga, la majorité des lecteurs échouer[ont]. Pourquoi ?
Ces recettes sont erronées. Les auteurs de ces livres sont soumis au biais du survivant et déforment leur analyse en ne considérant que la vie des personnes ayant réussi. En effet, de nombreux entrepreneurs, sportifs et artistes ont appliqué les mêmes « recettes du succès » sans rencontrer la moindre réussite. »
« Les psychologues appellent biais du survivant (Survivor Bias) la tendance de l’être humain à se focaliser sur des personnes ou des contenus qui sont passés avec succès à travers un processus de sélection de quelque nature que ce soit. Cette focalisation entraîne différentes conclusions erronées et pousse les gens à surestimer systématiquement leurs propres perspectives de succès. »
« Pourquoi l’être humain est-il sujet au biais du survivant ? Du fait de l’évolution, le cerveau humain est programmé pour détecter ce qui est à la marge. C’est pourquoi nous sommes fascinés par les histoires des outsiders ayant réussi. Par conséquent, les informations portant sur des succès restent davantage ancrées dans notre mémoire que les autres messages. […]
Dernier point et non des moindres, le fait de prendre ces succès pour exemple donne aux gens un sentiment de contrôle. Nous voulons croire qu’il existe des recettes pour réussir. Lorsque nous prenons conscience du biais du survivant, nous devons péniblement reconnaître que ces formules soi-disant simples n’existent pas et que la chance, le hasard et de nombreux autres facteurs individuels entrent également en ligne de compte. »
(cité par Yveline) Un article assez ancien puisque datant de 2003 (avant la grande mode de la résilience) : https://www.maieusthesie.com/nouveautes/article/resilience.htm#2%20Entre%20mauvais%20et%20pr%C3%A9cieux – intéressant à citer parce que c’est un site de thérapeute qui explique bien en quoi la résilience suppose le problème résolu… (à voir comment dire ça mieux, en tout cas ça vaut le coup de jeter un coup d’œil pour commenter). Cet article renvoie aussi à une page datant de 2005 (pour la dernière mise à jour) avec toute une liste d’articles pour ou contre « la résilience », dont celui d’Alice Miller : http://sylviecastaing.chez.com/resiliens.htm…
9 janvier 2021 à 17 h 29 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7223Merci Charles, je serais tout à fait pour ajouter une annexe avec des témoignages perso, dont le tien (et aussi bien le lien de l’article d’Olivier Steiner, puisqu’il est « perso » aussi :-)…)J’ajoute à ce que tu dis un truc que j’avais raconté une ou deux fois (il y a longtemps, donc je me répète, tant pis), avant la naissance de ma fille, il y a donc près de 30 ans, j’ai dû passer deux jours à la maternité sous Salbutamol (argh) à caus
Merci Charles, je serais tout à fait pour ajouter une annexe avec des témoignages perso, dont le tien (et aussi bien le lien de l’article d’Olivier Steiner, puisqu’il est « perso » aussi :-)…)J’ajoute à ce que tu dis un truc que j’avais raconté une ou deux fois (il y a longtemps, donc je me répète, tant pis), avant la naissance de ma fille, il y a donc près de 30 ans, j’ai dû passer deux jours à la maternité sous Salbutamol (argh) à cause de risques d’accouchement prématuré, j’avais dû subir une chambre à deux avec une bonne femme qui regardait la télé tout le temps y compris quand je l’ai suppliée, le soir, d’éteindre, parce que j’étais fatiguée. Non seulement j’ai dû attendre la fin de son émission (que je ne qualifie pas, ça vaudra mieux), mais, à part qu’elle était sous Salbutamol à haute dose (plus que moi et depuis un bon moment) et que, apparemment, personne ne voyait d’inconvénient à ce qu’elle boive un grand bol de café à son petit-déjeuner (ça m’a étonnée, mais on m’a dit que du moment qu’elle avait « l’habitude »… ah bon, et si elle buvait un litre de vin par jour, on aurait dit quoi ?), à part ça, donc, quand j’ai essayé de négocier avec elle en parlant du bébé (je ne sais plus si j’ai eu la naïveté d’utiliser cet argument, je suppose que j’ai bien dû faire ça, vu ce qu’elle m’a répondu), elle m’a dit qu’il faudrait bien qu’il s’habitue, qu’il serait devant la télé tout de suite, etc. – bref, j’en ai été sidérée…
En tout cas l’argument était bien une fois de plus que l’enfant doit s’habituer à subir ce qui fait plaisir aux adultes, et que ça ne peut de toute façon pas lui faire de mal (sinon, « bien sûr », ils le feraient pas ça ! de là à dire que c’est pour leur bien…)
(Pour Sophie : je t’avais d’abord mal lue, donc je comprends que tu proposes de ne pas s’encombrer du lien de cet article, mais à voir s’il y a d’autres avis ?) Effectivement, l’article de Steiner (Olivier, pas Rudolf) ne fait aucune allusion à aucune source, c’est pour ça que je dis qu’il n’est pas informatif, il répète seulement ce qu’il a lu un peu partout sans citer personne. Si on le cite, ce sera juste pour montrer qu’il n’y a pas beaucoup d’articles sur le sujet… ou qu’on n’a pas pris la peine de chercher, ce qui est pire (pour notre « réputation »)… et comme l’idée était de commenter un article intéressant et pas d’être exhaustif… Dans un compte-rendu de livre on ne cite pas toute la revue de presse (du livre en question) ni les « like » 🙂 des internautes… Bref, je ne suis pas sûre que, sur ce sujet comme sur d’autres, on soit « obligé » de tout citer, et donc perso je citerais cet article seulement si on en cite d’autres à côté (je n’ai pas eu le temps de chercher, mais n’hésitez pas à le faire !), ou alors comme témoignage perso de l’auteur (histoire de ne pas me contredire moi-même :-)…) et pour montrer qu’ils sont rares… si c’est le cas !
9 janvier 2021 à 16 h 10 min en réponse à : Proposition de court article-réflexion sur le contrôle et la notation #7219Bonjour tout le monde,Merci, Sophie, de cette proposition d’article ! Puisqu’il y a déjà plusieurs avis pour sa publication, je te propose de me l’envoyer en perso quand tu estimeras qu’il est prêt en ce qui te concerne (on verra alors pour les corrections éventuelles) – en attendant j’aurais envie de profiter de l’occasion pour suggérer qu’on annonce en annexe à l’article que la traduction du livre d’Alfie Kohn entièrement sur
Bonjour tout le monde,Merci, Sophie, de cette proposition d’article ! Puisqu’il y a déjà plusieurs avis pour sa publication, je te propose de me l’envoyer en perso quand tu estimeras qu’il est prêt en ce qui te concerne (on verra alors pour les corrections éventuelles) – en attendant j’aurais envie de profiter de l’occasion pour suggérer qu’on annonce en annexe à l’article que la traduction du livre d’Alfie Kohn entièrement sur la motivation intrinsèque (donc contre les notes et les évaluations au sens « jugement de valeur ») est en préparation aux EIP…
(Sophie, tu peux toujours demander à Claudia quand la parution est prévue, pas avant un an à mon avis et ce n’est pas annoncé sur le site ni sur le blog : https://blog.linstantpresent.eu/tous-nos-auteurs/alfie-kohn, il n’y a d’ailleurs pas de rubrique « à paraître »… -, donc c’est pour ça que je ne suggère pas d’attendre pour publier des choses sur le sujet 🙂 ! mais je pourrais toujours écrire un § pour le présenter – voire, plus simple, traduire la présentation de son site : https://www.alfiekohn.org/punished-rewards/ – ou juste une partie, parce que j’ai un peu trop l’habitude de faire le boulot à la place des éditeurs :-), mais bon, c’est des copines quand même… en tout cas je me suis acheté la dernière édition 2018, j’ai prêté l’exemplaire qui me restait à quelqu’un et je ne sais plus qui ! si la personne me lit, c’est encore temps de me le rendre…)
Et bien sûr il y a les bouquins en préparation sur l’antipédagogie, mais comme c’est traduit de l’allemand et que les Allemands ne sont pas aussi arriérés (sous prétexte de modernité !) que les Américains (et que les Français à leur remorque) avec les histoires de gestion au rendement et de notation, ces livres parlent beaucoup du contrôle, mais très peu de la notation – donc ce serait peut-être un peu hors sujet, bien que le livre de von Braunmühl soit entièrement sur la domination adulte (au nom de la pédagogie et de l’éducation) – bref, à voir ce qu’en pense Sophie. (Je suis d’accord de ne pas essayer de tout mettre dans un seul article 🙂 !)
… En tout cas ça va nous faire plein d’articles à annoncer en ce début d’année ! Entre celui-là , le mien sur la résilience, et un CR de livre envoyé par Olivier Maurel (Sophie, j’ai reçu le retour d’Olivier mais dans un fichier .pages – PS à l’instant il me le renvoie en Word donc je vais regarder tout de suite – il faudra me dire si on le publie direct ou s’il faut passer par l’intranet – vu le sujet, je proposais juste de l’annoncer ici et qu’on le lise direct sur le site… en plus il est très long 🙂 donc plus facile à lire une fois publié avec une petite mise en page…).
Pour en revenir à l’article de Sophie, merci d’avoir parlé de la notation à tout va sur Internet – cependant je ne suis pas sûre que tant de gens que ça soient sensibles à l’absurdité de ce système, puisque la plupart ont des comptes Facebook qui les encouragent à tout voir en termes de « like » (= même pour dire qu’on a apprécié un article ou quoi que ce soit, on peut se contenter de mettre des étoiles sans rien justifier et sans « se mouiller »…) comme si c’était normal de tout évaluer, dans la hâte et même si on n’a pas d’éléments pertinents pour le faire (et quand bien même on les aurait, ce ne serait pas plus défendable de s’arroger ces droits – et ça l’est encore moins d’un point de vue écologique, pollution numérique etc. bref… je trouve qu’il y a un côté « infantile » à ces notations, au sens du mot où il s’agit de maintenir les gens dans un mode de fonctionnement qu’on a déjà encouragé et développé chez eux dès leur plus tendre enfance, dans la famille et à l’école, donc dans la droite ligne de l' »autodomestication » du genre humain, de même que la domestication des animaux les maintient dans un comportement et surtout un mode de vie « immature », où ils ne font que ce qu’on leur dit, mangent ce qu’on leur donne, etc. comparaison limitée puisque certains animaux ou certaines espèces sont capables de retourner à l’état sauvage, mais pas la majorité…)
(Bon, on pourrait m’objecter que les animaux s’évaluent et « concourent » entre eux lorsqu’ils se battent pour la place de dominant, pour se reproduire ou avoir accès à la nourriture, mais d’abord, la nature n’est pas « parfaite » :-), et surtout, tout cela est une question d’évolution et d’adaptation pour la survie, avec des résultats pas forcément exemplaires pour nous – êtres humains – qui sommes censés être capables de choisir quelle culture nous voulons voir continuer et quelles mÅ“urs devraient disparaître – aussi pour notre survie… En tout cas les animaux ne se mettent pas de notes 🙂 ! Et ils se donnent un peu plus de mal pour préserver leur survie, sans que pour autant on ait besoin d’en parler en termes de « mérite » ou de « compétitivité »… et puis, on sait maintenant que la nature ne sacrifie pas toujours les plus faibles !
… curieusement, à cet instant à France Inter commence une rediffusion de l’émission de Jean-Claude Ameisen « Sur les épaules de Darwin » !!! tout à fait raccord ! Sauf qu’il cite aussi Freud, mais bon, juste au passage parmi d’autres, sur l’attachement mère-enfant – émission pas encore présentée mais voir ici : https://www.franceinter.fr/emissions/sur-les-epaules-de-darwin et sinon en direct jusqu’à 17 h…)
A plus tard !
7 janvier 2021 à 18 h 59 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7208Je viens de lire l’article d’Olivier Steiner (je l’avais juste survolé tout à l’heure) et je ne suis pas sûre qu’il vaille le coup d’être cité à moins d’en extraire les meilleures phrases – ce n’est d’ailleurs pas un article du journal mais une tribune du blog… en tout cas je choisirais plutôt des citations plus explicites… enfin bref, je suis partagée, finalement je n’ai pas trop envie de cautionner forcémeJe viens de lire l’article d’Olivier Steiner (je l’avais juste survolé tout à l’heure) et je ne suis pas sûre qu’il vaille le coup d’être cité à moins d’en extraire les meilleures phrases – ce n’est d’ailleurs pas un article du journal mais une tribune du blog… en tout cas je choisirais plutôt des citations plus explicites… enfin bref, je suis partagée, finalement je n’ai pas trop envie de cautionner forcément (en le citant) un article qui reprend surtout des infos prises à droite à gauche, par exemple son « historique » du début n’est pas très précis, je mets mes commentaires entre [ ] et les ital sont de moi aussi :« A l’origine, le terme était physique […] Puis le terme est devenu une qualité de l’esprit, celle de résister aux traumatismes et aux aléas de la vie, le fameux (et fumeux) «pouvoir de rebondir». [déjà là , c’est ce qu’il dit qui est un peu « fumeux »… aléas de la vie, ce n’est pas non plus les souffrances de l’enfance] Ce fut ensuite [quand ça ?] au tour des ONG qui voulaient renforcer la «résilience des plus vulnérables». C’est arrivé ensuite [?] dans le monde de l’entreprise et de l’économie, les ressources humaines se sont mises à considérer la résilience comme une qualité d’embauche sine qua non, une sorte de «monnaie positive» [? un peu trop valise comme concept ?]. Puis [sans transition…] le télétravail s’est imposé, devenant une norme au nom de la résilience en temps de confinement, et ça a contaminé tout le vocabulaire comme un cancer qui métastase : résilience du marché de l’auto, balles de tennis à haute résilience, résilience climatique, etc. Jusqu’au champ lexical des politiques : la «start-up nation» se devra d’être résiliante [sic], on donna même ce nom à une opération militaire ainsi qu’à une capsule spatiale. Puis [???] c’est devenu une valeur morale, un but, un objectif, une injonction : une vertu sans vertu [là j’aime bien la formule]. Et le développement personnel de nous répéter qu’il faut aller de l’avant, avancer, ne pas se plaindre, positiver, se relever, bla-bla-bla. » [oui, certes, mais ça, c’était déjà là avant Cyrulnik – il est vrai que les méthodes de développement personnel sont arrivées par diverses voies et donc la « résilience » avait pris du retard par rapport à d’autres – et est-ce encore la peine d’enfoncer le clou ?]
Enfin bref, j’hésite, du coup. D’un autre côté j’aime bien certaines de ses formules, le lapsus « calvaire » pour « calcaire », et ensuite « Une sorte d’idéologie de la croissance appliquée au malheur. Car la résilience qui était le nom d’une faculté ou d’une qualité exceptionnelle [dans quel sens, au fait ? rare, ou remarquable mais largement partagée ?] est devenue une idéologie aux inquiétants accents darwiniens [et là ça me gêne qu’il ne précise pas de quel « darwinisme » il parle, qui n’a pas grand-chose à voir avec Darwin…] une croyance en une sorte de résurrection qui est de moins en moins appelée ou souhaitée mais plutôt exigée et attendue. » (oui, certes…)
et pour la suite cela s’adresse plus à la gestion gouvernementale de l’épidémie et au fait qu’il a été malade et que ça ne lui a pas fait de bien, il n’est donc pas « résilient », mais finalement ça se mélange un peu avec l’idée précédente que « résilience » s’oppose à « résistance » (la Résistance – au fait, Pétain était donc « résilient » 🙂 ! là c’est bien raccord avec ce que je disais hier…) Bref, j’attends d’autres avis pour me dire que c’est utile de citer cet article – qui pose peut-être plus de questions qu’il n’aide à comprendre (désolée de ces tergiversations, j’essaie d’analyser honnêtement et de ne pas m’enflammer trop vite :-)…) (voir aussi l’autre tribune de cet auteur : https://next.liberation.fr/culture/2014/08/07/qui-a-le-droit-de-parler_1077088, encore plus dans le genre billet d’humeur pas très original ni informatif…) (quel que soit l’intérêt du sujet, hein !)
Pour l’image du bol réparé à l’or, je continue à la trouver contre-productive en l’absence de commentaire – elle illustre l’idéologie de la résilience et l’aphorisme « ce qui ne me tue pas me rend plus fort » (voire : je suis mort et je m’en suis sorti quand même », ce qui est le comble de la résilience 🙂 ! mieux que « j’ai reçu des fessées et je n’en suis pas mort » ! et puis, justement, le problème avec la résilience, c’est que ça marche sûrement très bien avec des matériaux inertes – comme ce bol ou aussi bien une soudure : l’objet va peut-être recasser, mais n’importe où sauf à l’endroit de la soudure ! – mais justement, avec des êtres vivants, pas très bien... j’ai envie de dire que c’est au nom de la même idéologie qu’on se fout de moi quand je veux faire éteindre un réverbère au-dessus de mon jardin – les plantes supportent très bien, me dit-on ! – ou quand je souffre de voir tailler à mort des arbres ou des arbustes pour « faire propre »… ou tondre à mort les pelouses… oui oui, le gazon supporte très bien, mais le reste ?)
Une dernière pour la route : penser à l’expression « pas de bol ! » :-)… (mais, là aussi, il faudrait expliquer avec une série de bols 🙂 ! des cassés, des pas cassés, des recollés, etc. !)
7 janvier 2021 à 12 h 42 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7206Merci Sophie pour les images ! Pour moi il n’y en a qu’une qui illustre clairement l’article et en plus elle est belle, je la copie ici (apparemment quand on copie le lien ça met l’image direct…) puisqu’on a changé de page
(en plus, ça évoque bien aussi l’iceberg ! la partie émergée « résiliente » et tout le reste qui sMerci Sophie pour les images ! Pour moi il n’y en a qu’une qui illustre clairement l’article et en plus elle est belle, je la copie ici (apparemment quand on copie le lien ça met l’image direct…) puisqu’on a changé de page
(en plus, ça évoque bien aussi l’iceberg ! la partie émergée « résiliente » et tout le reste qui se noie…)Celle sur le masque (avec les enfants) pourrait plutôt être mise en lien (ou ajoutée comme 2ème image ?) dans l’article sur le masque ? Et toutes les autres ont seulement le mot « résilience » dans le titre, mais l’image à elle seule ne dit pas grand-chose, voire c’est une image de résilience « efficace » – enfin, à part peut-être le « pot cassé » ! Mais elle demanderait un commentaire, non ? genre qui paie les pots cassé, qui recolle les morceaux, peut-on toujours recoller les morceaux, etc. – d’ailleurs c’est seulement à la réflexion que je trouve qu’elle illustre bien aussi – mais à voir si on peut mettre une image qui « demande réflexion » (ou commentaire) pour être mise en lien avec le sujet de l’article…

Et puis (après 2ème réflexion :-)…), c’est quand même un pot tellement bien recollé que j’ai eu un doute, donc je suis allée voir ce que signifiait « kintsugi » et j’apprends (ben mon compagnon a vu ça à la télé ! donc c’est à la mode aussi !) que c’est l’art japonais de la réparation des céramiques avec… de l’or ! (du moins à l’origine, d’ailleurs c’est d’autant plus éloquent : à chacun selon ses moyens et non selon ses besoins…) Donc c’est au contraire, là aussi, un symbole de l’efficacité et de la « beauté » de la résilience (on est chez les esthètes de la douleur), tout à fait dans l’esprit de Cyrulnik, il y a plein d’articles sur Internet (si vous le saviez déjà , moi pas), cf. par ex. https://autrement2main.com/kintsugi-rendre-plus-belles-nos-blessures/ : « l’art de rendre plus belles nos blessures »… « Pourquoi vouloir cacher nos blessures ? » (sous-titre) : jusque-là tout va bien, comme dirait von Braunmühl, mais aussitôt après ça se gâte – lisez sur la page parce qu’on ne peut pas faire de copié-collé, donc je cite juste des petits bouts, cf. la fin du § « Une philosophie de vie » :
« Des hommes et des femmes que la vie a cabossés [« la vie », personne n’y est pour rien…], mais qui ont réussi à s’en remettre et qui n’en ont pas gardé d’amertume ou de ressentiment. Au contraire, ils ont progressé, ils se sont à la fois reconstruits et agrandis, améliorés, bonifiés. Ils ont pardonné aux autres mais surtout à eux-mêmes ! » [le ! n’est pas de moi !]
« Ils ont recollés [sic] les morceaux de leur vie brisée : ils ont pleuré, ils ont travaillé à ne plus trop pleurer […]. Peu à peu leurs cicatrices se sont recouvertes de l’or de la bienveillance et de la sagesse. »
Mais qui ne voudrait pas être un tel trésor de sagesse ! J’espère que je n’aurai pas trop de la vingtaine d’années qui me reste à vivre dans le meilleur des cas… Oui, sauf que notre problème, ce n’est pas ceux qui y arrivent comme ça, mais ceux qui essaient et qui n’y arrivent pas… d’ailleurs, même à l’OVEO, je me souviens de discussions épineuses avec des membres qui me disaient que « si » j’avais souffert plus longtemps (et fait du mal à ma fille !) en ne découvrant pas Alice Miller plus tôt (déjà quand elle a commencé à publier c’était tard pour moi, mais j’ai perdu 20 ans de plus…), c’était peut-être parce que je « n’étais pas prête », que j’avais besoin de passer par d’autres choses avant, etc. etc. – oui, ben maintenant je dirais carrément que tout cela relève de la théorie du karma qui veut qu’on « mérite » les épreuves qu’on subit (et que donc tout cela est de notre faute, CQFD)… je ne sais pas s’il y a encore beaucoup d’adhérents qui croient à ces justifications, mais je le crains…
Bon, j’ai plus le temps, mais je remets le lien de l’article signalé par Yveline : https://www.liberation.fr/debats/2021/01/05/nous-ne-sommes-pas-des-huitres_1810403 (on l’ajoute comme ça, ou bien tu veux écrire qqch pour commenter ?)
et j’aurais voulu citer une émission très intéressante aussi mais plus tard, je donne juste le lien : https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-07-janvier-2021 (NB c’est à la fin, l’histoire du « biais des survivants », je trouve que c’est une bonne façon de parler de ce biais cognitif qu’est l’idéologie de la résilience !)
6 janvier 2021 à 18 h 15 min en réponse à : Proposition d’article sur la résilience (pour publication) #7191Article prépublié (donc au brouillon) ici : https://www.oveo.org/?p=9494&preview=true, j’ai juste ajouté une note (4) à propos du langage militaire officiel devenu « Opération Résilience » etc., le reste plutôt de la mise en page pour la clarté… Je copie ici la note ajoutée (j’allais tout copier, mais il faudrait remettre toute la mise en forme, pas pratique ! même les liens ne passent pas, donc je les rajoute pour ceux qui voudraient aller voir)[4] Comme lâ
Article prépublié (donc au brouillon) ici : https://www.oveo.org/?p=9494&preview=true, j’ai juste ajouté une note (4) à propos du langage militaire officiel devenu « Opération Résilience » etc., le reste plutôt de la mise en page pour la clarté… Je copie ici la note ajoutée (j’allais tout copier, mais il faudrait remettre toute la mise en forme, pas pratique ! même les liens ne passent pas, donc je les rajoute pour ceux qui voudraient aller voir)[4] Comme l’indique l’article, Emmanuel Macron a baptisé https://www.defense.gouv.fr/actualites/operations/operation-resilience « opération Résilience », en mars 2020, la mission de soutien de l’armée aux autorités civiles dans la lutte contre la pandémie, et le Haut comité français pour la défense civile (association loi 1901) est devenu https://www.hcfdc.org/ « Haut comité français pour la Résilience nationale (Résilience France) » (sic !), présenté sur son site comme « une plateforme d’échanges entre l’État, les assemblées parlementaires, les collectivités, les entreprises et les experts sur les questions touchant à la sécurité-sûreté et à la résilience organisationnelle et structurelle des organisations publiques et privées »  qui « participe in fine à la protection des populations et à l’objectif de résilience nationale défini dans les livres blancs de la sécurité et de la défense nationale » (re-sic)…
Sophie, en ce qui me concerne tu peux publier quand tu veux, à voir s’il y a des propositions pour d’autres ajouts, dans l’article ou en complément (genre « page thématique » avec plusieurs contributions…) – bien sûr ça peut attendre, la proposition ne date que du 2 janvier donc laisser le temps à d’autres de donner leur avis ? je vous laisse voir ça (la coordination…)
Pour illustrer on pourrait chercher un dessin humoristique style Zébulon, un ressort qui se détend ? (ça montrerait l’absurdité de faire croire que les êtres humains fonctionnent comme des pièces métalliques – même un ressort finit d’ailleurs par s’user… mais bon, ce serait symbolique :-)…) (j’avais pas la télé à l’époque du « Manège enchanté » et d’ailleurs j’étais déjà grande 🙂 mais c’était tellement connu que c’est arrivé jusqu’à nous… cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Man%C3%A8ge_enchant%C3%A9 et n’importe où sur Internet, je ne sais pas si on trouve des images… bref, tu vois l’idée…)
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