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11 décembre 2020 à 12 h 36 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7040Seule exception pour l’école (ou la scolarisation ?) obligatoire à 3 ans, la Hongrie… (Et en Irlande du Nord c’est 4 ans. Pour la Hongrie, je me demande si c’est un héritage de la période socialiste ?) Dans l’article que je citais (j’ai dépassé le temps pour modifier encore le message précédent 🙂 !) https://www.european-datalab.com/scolarite-obligatoire-en-europe/, article de 2018, il est dit aussi que Macron voulait rendre la scolarité obligatoireSeule exception pour l’école (ou la scolarisation ?) obligatoire à 3 ans, la Hongrie… (Et en Irlande du Nord c’est 4 ans. Pour la Hongrie, je me demande si c’est un héritage de la période socialiste ?) Dans l’article que je citais (j’ai dépassé le temps pour modifier encore le message précédent 🙂 !) https://www.european-datalab.com/scolarite-obligatoire-en-europe/, article de 2018, il est dit aussi que Macron voulait rendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans au lieu de 16, ça a été abandonné faute de « moyens », là encore ? On n’en a plus entendu parler, il me semble…
Autre article intéressant pour remettre en perspective les tenants et aboutissants, https://www.universalis.fr/encyclopedie/education-les-systemes-scolaires-des-pays-developpes/1-la-scolarite-obligatoire/ – qui souligne un point dont on se doutait, mais ça va mieux en le disant : « La préscolarisation des moins de six ans – âge « normal » d’entrée dans le milieu scolaire – demeure très inégale. Très avancée pour les enfants de cinq ans dans la plupart des pays européens où 90 p. 100 des enfants de cet âge sont scolarisés, elle diminue rapidement avec l’âge. Seuls la France, la Belgique, les pays scandinaves et les pays de l’Europe orientale scolarisent massivement les enfants de quatre et trois ans dans des structures publiques, la situation de ces pays correspondant à une volonté politique très forte de socialisation précoce des enfants. Hors d’Europe, aux États-Unis et au Japon notamment, la préscolarisation est peu développée. Lorsqu’elle existe, elle repose largement sur des structures privées. »
Etc. etc. je trouve que ça vaudrait le coup de parler (une autre fois bien sûr) de cette histoire de « socialisation » (d’ailleurs ça peut attendre quelques mois que les livres sur l’antipédagogie paraissent 🙂 !)
11 décembre 2020 à 12 h 10 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7039Dans ce cas (mais j’admets volontiers que j’aurais dû demander des avis, je n’ai juste pas eu le temps mais tout de même signalé les changements – pour moi la solution n’était pas de tout ignorer et de remettre la version antérieure), il ne faut pas demander que l’article soit publié en urgence – dans le seul message que j’ai reçu il était dit qu’il fallait que ce soit « le 8 décembre », en réalité non seulement il n’y avDans ce cas (mais j’admets volontiers que j’aurais dû demander des avis, je n’ai juste pas eu le temps mais tout de même signalé les changements – pour moi la solution n’était pas de tout ignorer et de remettre la version antérieure), il ne faut pas demander que l’article soit publié en urgence – dans le seul message que j’ai reçu il était dit qu’il fallait que ce soit « le 8 décembre », en réalité non seulement il n’y avait aucune urgence, mais il y avait urgence à attendre, puisqu’il aurait fallu attendre l’avis du Conseil d’Etat et voir comment le projet était modifié en conséquence pour compléter, avant de demander la publication à une date précise. Bien sûr, j’aurais mieux fait de ne pas provoquer la discussion directement à partir de l’article publié, mais je continue à trouver qu’on est à côté de la plaque en faisant comme si l’aspect IEF était l’essentiel de ce projet (c’était juste une énième tentative de faire passer cette interdiction, et ce n’est pas encore le président de la « République » qui décide tout seul du contenu des lois et j’espère que c’est pas demain la veille, mais là vous n’aidez pas en persistant à ne parler que de cet aspect, même si c’était le but de l’article)… Pour ne pas parler en l’air j’essaie quand même de savoir ce qu’il en est maintenant de la scolarisation obligatoire à 3 ans. Je trouve ce point tout aussi grave que la scolarisation obligatoire tout court (l’interdiction de l’IEF), et, encore une fois, il n’en est pas question dans l’article sauf par UN mot (le mot « trois »), pas du tout commenté. Et, apparemment, il n’y a pas eu de recul sur ce point, du moins si cet article cite bien tous les changements : https://www.europe1.fr/politique/projet-de-loi-contre-les-separatismes-ce-que-le-gouvernement-a-change-dans-le-texte-4011104 (euh, en fait j’ai copié dans l’article https://www.vie-publique.fr/loi/277621-loi-separatisme-confortant-le-respect-des-principes-de-la-republique) – mais c’est à peu près la même chose dans l’article du Monde, que je ne peux pas copier (réservé aux abonnés, mais on peut le lire quand même sur fond gris foncé, pour une fois) https://www.lopinion.fr/edition/politique/gouvernement-ajuste-projet-loi-separatisme-apres-l-avis-conseil-d-etat-231315), en tout cas voici le passage de l’article d’Europe 1 concernant « L’instruction des enfants et les mesures sur la famille » :
L’article 21 du projet de loi pose le principe de la scolarisation obligatoire de tous les enfants âgés de 3 à 16 ans dans un établissement scolaire à la rentrée 2021. L’instruction d’un enfant en famille, qui devient l’exception, sera soumise à autorisation et accordée uniquement pour un motif médical ou matériel ou en cas de situation particulière de l’enfant. Les établissements d’enseignement privés hors contrat devront répondre à de nouvelles obligations (communication des sources de leur financement…). Un régime de fermeture administrative des établissements non déclarés ou des établissements hors contrat qui n’ont pas remédié aux défaillances constatées par l’autorité publique est créé.
Pour assurer aux femmes une égalité de droits, le texte renforce la protection des héritiers réservataires sur les bien situés en France lorsque la succession relève d’une loi étrangère qui ne reconnait pas l’égalité des enfants héritiers. Il traite aussi de la polygamie sous l’angle des titres de séjour et des pensions de réversion et renforce la lutte contre les mariages forcés. En cas de suspicion, l’officier de l’état civil devra s’entretenir individuellement avec les futurs époux. Si des doutes persistent, il aura l’obligation de saisir le procureur de la République.
La délivrance de certificats de virginité devient interdite et sera punie d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. » (fin de citation)
Donc visiblement ce projet de loi qui risque de passer en force mélange dans un même texte la scolarisation à 3 ans (donc avec les mêmes « dérogations » drastiques, pour la restriction de l’IEF, que pour les enfants d’âge dit « scolaire », à ma connaissance 6 ans dans la plupart des pays !) et des mesures pour protéger les femmes immigrées, etc. et tout un tas d’autres mesures de protection dont certaines sans doute très utiles (bien que rendues nécessaires surtout à cause de tout ce qui a été sacrifié dans les décennies précédentes du point de vue de la « cohésion sociale », en laissant à l’abandon ou en privatisant tout ce qui dérangeait, y compris donc suppression par Sarkozy de la police de proximité, au moins sur le principe en lien avec la population, au profit d’une police anonyme et de plus en plus équipée en matériel de guerre… j’ajouterais aussi : avec des flics « élevés », en guise de formation, par des séries américaines violentes… je résume symboliquement et je ferme la parenthèse)
(PS, et sur cette page : https://www.vie-publique.fr/discours/277648-conseil-des-ministres-09122020-respect-des-principes-de-la-republique sur le conseil des ministres du 9/12, il n’est même pas question de cet âge de 3 ans, je cherche donc encore où c’est mentionné, du moins dans les articles récents…)
Le contrôle des écoles privées est renforcé, reste à savoir aussi qui cela concerne réellement, perso je trouve qu’il est grand temps effectivement de contrôler davantage les écoles « coraniques » (et d’autres écoles confessionnelles s’il y en a qui véhiculent des idées extrémistes et à plus forte raison antilaïques et prosélytes), mais ce serait à dénoncer aussi s’il s’agit d’en profiter pour décourager encore plus les vraies écoles alternatives… qui sont l’autre solution avec l’IEF pour sortir un enfant du système de l’Education nationale…
Comme je reçois (depuis longtemps, je ne sais plus pourquoi, peu importe) la lettre de la « Gauche républicaine » (ReSPUBLICA), j’ai eu la curiosité d’aller voir s’ils disaient qqch sur ce projet de loi et, dans les liens, j’ai trouvé cet article qui résume bien la dégradation de la situation de l’EN à toutes sortes de points de vue : http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/la-destruction-programmee-de-lecole-publique-par-la-ve-republique-chronologie-2002-2011/3577
(et, encore une fois, une des pires choses qui soient arrivées au système scolaire est son « américanisation », au sens où on reprend la terminologie, les catégories et les objectifs économiques du système américain, mais en détruisant par surcroît ce qu’il pouvait encore rester d’ouvert et je dirais même d' »artisanal » – culturellement, du point de vue du « savoir » – dans le système français. Dans l’article on voit les étapes du passage à la « mastérisation » et les conséquences sur la formation des enseignants, mais j’ai entendu parler par ma sœur, qui est prof de fac, de la façon dont toutes les fonctions de décision sont maintenant occupées par des administrateurs qui ne s’occupent que de questions financières, et je ne parle même pas des formations à la « communication » qu’on veut faire aux profs – la communication et la manipulation remplacent à la fois le savoir et les relations humaines… en cela le système scolaire est bien raccord avec tout ce qui se passe ailleurs dans la société, les entreprises et je dirais même, à bien des égards, les familles et les individus en général ! heureusement qu’il y a encore des résistances, mais jusqu’à quand ? Ce mélange d’Orwell et d’Huxley ? le voilà, le contexte… Aujourd’hui (presque) tout le monde trouve normale la fuite en avant dans la consommation, ceux qui résistent sont censés être des ringards, et j’en fais partie puisque je n’ai plus ma place ici, soit dit en passant, « puisque » je n’arrive pas et ne veux d’ailleurs pas – c’est de la résistance dans tous les sens du mot – à « m’adapter » aux « solutions techniques » qui consistent à changer de matériel chaque fois qu’il en sort un nouveau, plus grand, plus beau, plus fort… maintenant, si on veut participer aux décisions, il faut en passer par là, comme si c’était une loi, voire une règle « démocratique » évidente !)
………….
Alors oui, défendre l’IEF c’est indispensable, mais ignorer tout le reste et ne même pas parler de la scolarisation à 3 ans « en tant que telle », c’est se laisser cuire à petit feu, comme soi-disant la grenouille (image horrible, je me demande si c’est une expérience réelle !!! ou un fantasme… c’est bien rare qu’on laisse sa chance à la grenouille, quelle que soit la température de cuisson…)
PS : Un article un peu plus clair sur le maintien de l’obligation scolaire à 3 ans : https://www.lepoint.fr/education/loi-separatisme-macron-assouplit-l-ecole-obligatoire-a-3-ans-06-12-2020-2404456_3584.php, extrait :
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Si la décision de rendre obligatoire l’école dès 3 ans sera toujours dans le texte présenté mercredi, les mesures d’exception seront plus larges et dépasseront le seul cas des enfants malades stipulé dans la première version. « Le texte est en ce moment dans les mains du ministère de l’Éducation nationale et de Jean-Michel Blanquer. On le reprend en tenant compte des observations faites par le Conseil d’État, car il ne s’agit pas de se retrouver avec un problème de droit sur un point aussi important », concède au Parisien un proche du chef de l’État.
« Que les bonnes exceptions puissent continuer à se faire »
Le Conseil d’État estimait il y a quelques jours que le texte prévu risquait des modifications devant le Conseil constitutionnel. « Il n’est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République », prévenait-il.————
Dernier PS, l’âge « scolaire » en Europe ne commence nulle part avant 5 ans : https://www.european-datalab.com/scolarite-obligatoire-en-europe/ (quel que soit le système, école maternelle, jardin d’enfants etc. il est certain que dans un système où l’école maternelle n’est pas gratuite, ça n’encourage pas l’Etat à la rendre obligatoire !)
10 décembre 2020 à 11 h 55 min en réponse à : rédaction d’un article : Obligation port du masque à partir de 6 ans #7031Je pense que tout cela aurait dû faire partie d’un éditorial plus général qui annoncerait la déclaration de philosophie et éventuellement parlerait des EGLE et rappellerait de façon un peu plus pertinente (genre menaces récurrentes sur la démocratie et les droits des enfants, mais pas seulement pour ça) ce foutu article sur l’interdiction de l’IEF (cf. mon message dans le sujet). Si c’est juste pour dire qu’on met des liens d’articles sur le port duJe pense que tout cela aurait dû faire partie d’un éditorial plus général qui annoncerait la déclaration de philosophie et éventuellement parlerait des EGLE et rappellerait de façon un peu plus pertinente (genre menaces récurrentes sur la démocratie et les droits des enfants, mais pas seulement pour ça) ce foutu article sur l’interdiction de l’IEF (cf. mon message dans le sujet). Si c’est juste pour dire qu’on met des liens d’articles sur le port du masque dans la revue de presse, autant mettre juste un petit bandeau en haut de page pour faire davantage ressortir la revue de presse. Mais sinon c’est un non-événement. Je trouve que ça ne vaut pas le coup de faire un article spécial sur ce sujet (*) alors qu’il y en a déjà plein et que ce n’est pas notre « spécialité », justement – mais surtout parce que, pendant ce temps, plus personne ne réfléchit à ce qui est l’essentiel de notre raison d’être, ni au fait qu’on n’a plus de matériel à envoyer à part la petite brochure.(* PS : à plus forte raison si, comme avec l’article sur la liberté d’instruction, on prétend maintenant ne parler de rien qui soit en dehors du sujet de l’article ! je trouve ça complètement paradoxal, pour un sujet il faudrait respecter cela et pas pour un article sur le port du masque ? encore une fois, ce n’est pas mon idée de ce que devrait être le site de l’OVEO, au contraire, mais j’attire ton attention sur cette absence de logique – il faut savoir à quoi sert l’OVEO, si c’est pour courir derrière les sujets déjà traités ailleurs en plus complet, et ne même pas montrer les liens de cause à effet que les autres n’ont pas relevés, je trouve qu’on peut se reposer un peu plus…)
Sur la forme, je trouve aussi que c’est un peu contre-productif de commencer une annonce quelconque en disant qu’on n’est pas qualifié pour parler de quelque chose :-)… Et puis, tu mettrais cela où, concrètement, en éditorial en page d’accueil ? Autant l’intégrer à un vrai éditorial qui parlerait de toute l’actualité… Et en attendant ajouter peut-être (je fais cette suggestion pour ne pas être trop rabat-joie une fois de plus) une parenthèse après le lien « Revue de presse » pour signaler qu’il y a des liens d’articles sur le port du masque à 6 ans ??? Et garder donc le reste pour un vrai article ???
(on est déjà le 10 décembre !? argh !)
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 2 mois par
Catherine BARRET.
10 décembre 2020 à 11 h 41 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7029J’aurais certainement dû proposer ces modifications avant de les faire, donc pour ça c’est dommage, mais pour autant je suis consternée de voir qu’effectivement il s’agit donc uniquement de parler de l’IEF (le texte ne parle même pas de l’obligation d’instruction à 3 ans ! je ne sais d’ailleurs pas si c’est ou était dans le projet de loi, mais tel que le texte était écrit, on avait cette impression – j’aurais aimé qu&rsquJ’aurais certainement dû proposer ces modifications avant de les faire, donc pour ça c’est dommage, mais pour autant je suis consternée de voir qu’effectivement il s’agit donc uniquement de parler de l’IEF (le texte ne parle même pas de l’obligation d’instruction à 3 ans ! je ne sais d’ailleurs pas si c’est ou était dans le projet de loi, mais tel que le texte était écrit, on avait cette impression – j’aurais aimé qu’on réponde au moins aux questions posées par le texte lui-même – l’article dit « OVEO », veux-je dire). Je pense que je ne suis pas la seule aussi à être consternée de voir prôner la politique du pire, dont on devrait pourtant savoir, depuis le temps (il est vrai que je suis moins jeune que la plupart d’entre vous, mais c’est plutôt une question d’Histoire), qu’elle ne profite à personne. Du moins puis-je espérer que, quand tu écris, Brigitte, « pourquoi rendre vivable et plus attractif un lieu s’il est obligatoire ? Autant le laisser pourrir, enfin plutôt continuer à pourrir » (qui plus est en citant aussitôt après les EHPAD, les prisons et les hôpitaux psychiatriques – comme si tout cela ne pouvait pas concerner directement nos propres familles), c’est une figure rhétorique et tu ne mesures pas réellement les conséquences. (PS, si tu veux dire par là que l’Etat n’a pas besoin de se soucier d’améliorer l’école puisqu’elle serait obligatoire pour tous, c’est un argument absurde, ce serait même plutôt le contraire ?) Dans un tas d’autres pays européens (y compris en Allemagne où l’IEF est interdite, pour de mauvaises raisons certes puisque ça date d’Hitler ! mais de fait), il y a eu des efforts pour améliorer l’école publique (PS, et, parallèlement un plus grand nombre d’écoles alternatives !), je suis bien placée pour savoir (d’abord parce que cela m’intéressait déjà avant, mais encore plus en ce moment avec les recherches que je fais actuellement pour la traduction du livre Antipédagogie) que les conséquences ne sont pas les mêmes pour toute une société lorsqu’il y a de vrais efforts de « réforme » plutôt que, justement, garder l’école publique pour les pauvres dans n’importe quelles conditions (cf. aux Etats-Unis où les gens dépensent des fortunes pour les études de leurs enfants, et c’est ce qui nous menace si on continue dans cette voie du pourrissement, sans rien demander pour que l’école publique change…). D’abord c’est malhonnête de faire comme si je trouvais secondaire la défense de la liberté d’instruction (j’ai été adhérente à Led’a pendant un temps, ma fille a bientôt 30 ans, mais au moins je sais de quoi on parle). Et, oui, le système scolaire français n’est que le reflet de la haine des enfants qui pourrit toute la société et toute la culture, donc ne pas vouloir qu’il s’améliore (ou alors seulement « dans l’idéal »…), cela revient à dire qu’on se fiche aussi de tout ce qui se passe par ailleurs, du moment qu’on a ses propres solutions marginales. C’est avec le même état d’esprit que d’autres vont vouloir nous convaincre de faire de la CNV (pour résoudre tous les problèmes de la société) ou des stages de parentalité positive etc. – donc aggraver l’entre-soi qui règne déjà et ne même pas proposer de faire, justement, la relation entre la violence éducative (parentale, culturelle, institutionnelle) et toutes les autres forme de violence (sociale, économique, écologique).Les enfants ne sont certes pas des imbéciles, surtout pas à trois ans (ça prend du temps pour devenir vraiment un imbécile), mais laisser croire qu’ils font vraiment des choix en fonction d’autre chose que les « informations » données par leurs parents, c’est… je ne sais pas comment le qualifier. Et, oui, avec ma fille, quand elle allait à l’école c’était tous les matins que je ressentais cela comme une violence, donc tous les matins le choix était « en question », tu ne sais sans doute pas ce que c’est que de devoir choisir à la fois entre travailler et rester avec son enfant ET entre laisser partir son enfant à l’école et le laisser vivre seul à la maison, sans frères et sœurs ni amis ni contact avec qui que ce soit sauf rares occasions. Je travaille à la maison depuis avant la naissance de ma fille et bien sûr son père travaillait à l’extérieur (voire ne rentrait que le week-end pendant toute une période), et il n’y avait pas non plus d’école alternative à moins de 100 kilomètres, bref…
D’ailleurs quand je parle de « police de proximité » il ne s’agit justement pas de la « police municipale » (celle qui s’occupe des emplacements sur les marchés et des contraventions !) mais bien de policiers qui étaient formés pour être sur le terrain dans les endroits difficiles, comme les éducateurs de rue, donc je persiste et signe, la suppression de cette police a été une vraie catastrophe, même si je suis d’accord que ce n’est pas à nous d’en parler, d’autant moins que c’est un sujet dont il est déjà question ailleurs, mais on n’en parle pas suffisamment, et s’il faut laisser tous les sujets de société importants au Front national et, oui, pousser les hauts cris dès qu’on prononce ou écrit le mot « police », on n’est pas sorti de l’auberge non plus. Ce n’est pas hors sujet, si tu lis les livres ou ne serait-ce que les articles d’Olivier Maurel, la violence dans la rue et celle de la police est essentiellement liée (mis à part leur formation bien sûr, et les moyens qu’on met pour cela, mais elle-même liée à cette question de culture et d’idéologie) au niveau de la violence éducative et à ses conséquences sur les individus – parents, policiers, enseignants, médecins, etc. Enfin bref…
Au fait, si tu ne pars pas du principe (erroné) que je ne suis pas pour la liberté d’instruction et que c’est pour ça que je parle de police (raccourci carrément absurde), tu peux comprendre que je trouve davantage du rôle de l’OVEO de proposer justement des solutions, au moins d’ouvrir des voies (comme on était censé le demander dans la déclaration de philosophie) vers d’autres solutions pour toute la société, contre la violence éducative sous toutes ses formes. Et là ce n’est pas ce qu’on est en train de faire en limitant la portée d’un article à la répétition de ce qui a déjà été dit dans des articles précédents et à l’expression d’une vertueuse indignation, qui plus est pour s’apercevoir après que le projet de loi est complètement chamboulé de toute façon puisque le Conseil d’Etat l’a rejeté (encore une fois, l’article ne précise même pas la différence entre les deux points, liberté d’instruction et instruction obligatoire à 3 ans). Donc j’aurais mieux fait de ne pas publier l’article du tout et d’attendre que ça se passe. Je regrette tout ce temps perdu pour rien et me pose (pas pour la première fois) des questions sur la pertinence de ma présence. Mais je ne prends pas de décisions impulsives, donc ça attendra encore.
9 décembre 2020 à 11 h 19 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7026Ce que je trouve bien, c’est que mes propositions ont fait réagir 🙂 !Mais ce que je trouve triste, c’est qu’on ne réponde pas aux principaux arguments du gouvernement pour essayer d’imposer cette mesure, et qu’on ne voie pas la relation entre la montée de la violence sociale (d’ailleurs dans d’autres pays aussi, je ne sais pas comment la Suède traite le problème – ou ne le traite pas non plus ?) et le traitement des problèmes de la mondia
Ce que je trouve bien, c’est que mes propositions ont fait réagir 🙂 !Mais ce que je trouve triste, c’est qu’on ne réponde pas aux principaux arguments du gouvernement pour essayer d’imposer cette mesure, et qu’on ne voie pas la relation entre la montée de la violence sociale (d’ailleurs dans d’autres pays aussi, je ne sais pas comment la Suède traite le problème – ou ne le traite pas non plus ?) et le traitement des problèmes de la mondialisation et du libéralisme à outrance par des mesures policières… dont l’interdiction de l’IEF et l’obligation de scolarité à 3 ans font justement partie ! Mais bien avant cela, et vous n’avez pas l’air de vous en souvenir, il existait des éducateurs de rue et une « police de proximité » que les habitants connaissaient et qui n’était pas armée en style Robocop – cela créait une forme de cohésion sociale sans doute pas très révolutionnaire, mais au moins le niveau de violence avait beaucoup diminué dans les quartiers chauds, il y avait des maisons des jeunes, etc. tout cela dans les années 1960-70 et encore 80. Il faudrait vérifier à quel moment la police de proximité a été supprimée, mais je suis à peu près sûre que c’est par Sarkozy (peut-être quand il était ministre de l’Intérieur sous Chirac !), et depuis, tout va de mal en pis. (Bien sûr, ce n’est pas le seul problème de violence sociale, économique, écologique etc. mais au moins cette police de proximité était un élément parmi tous les autres qui contribuaient à empêcher la destruction des relations sociales, bien sûr que je ne suis pas pour un encadrement militaire ou policier des jeunes, mais il s’agit de « présence » d’adultes de référence, de lieux de rencontre, de discussion etc. Vous connaissez encore des jeunes qui vont dans des MJC ???)
Donc avant de pousser les hauts cris parce que j’ai parlé de « police » en réponse justement à une mesure policière antidémocratique de la part de l’Etat, il faut peut-être réfléchir à la relation avec le problème que ce projet de loi était censé traiter, les fameux « séparatismes », en réalité l’exacerbation par les réseaux sociaux de l’ignorance (ne serait-ce que par la diffusion de fausses informations ou encore d’informations privées qui permettent le harcèlement de n’importe qui), de l’atomisation des idées, de l’intolérance, de l’entre-soi que vous dénoncez par ailleurs, comme Anne-Claire quand elle me parle de l’extrémiste de certains groupes féministes par exemple (et on pourrait dire la même chose pour d’autres « mouvances »). Mais pour en revenir au terrorisme et à l’extrémisme intégriste (mis à part des services de renseignement pour détecter les menaces directes de passage à l’acte), si on veut qu’il y ait de la prévention sur le terrain, ce n’est donc certainement pas en faisant une loi pour envoyer tout le monde à 3 ans à la même école (avec d’ailleurs de moins en moins de moyens humains, en nombre et en formation) qu’on pourra faire avancer le problème…
Je n’ai pas voulu provoquer davantage, sur le site de l’OVEO je suis prudente, donc parler de « police de proximité » et d’éducateurs de rues (pour éviter le passage à l’acte terroriste en réintégrant ces jeunes dans ce que d’aucuns appellent « la République », mais je dirais plutôt « la population des citoyens », pas forcément très éclairés mais bon, chaque chose en son temps…), c’était plus symbolique qu’autre chose, mais juste histoire de dire qu’on comprenait quel était le problème et que c’était une mauvaise réponse, une fois de plus. Alors que là, on a tout juste l’air d’être un lobby pro-IEF qui ne pense même pas aux enfants qui, eux, vont à l’école et vont rencontrer tous ces problèmes sans que personne ne leur parle d’aucune solution ni d’aucun idéal à part ressasser les « valeurs de la République » en style leçon de morale et devoirs des enfants contre droits des adultes – leurs droits d’enfants toujours remis à plus tard. Il y avait moyen de le dire en quelques phrases, l’article sur la violence de l’école, on l’attend toujours, et dans ces conditions je ne vais certainement pas contribuer, d’ailleurs vous pouvez facilement piocher dans les dizaines ou centaines de messages que j’ai déjà écrits sur le sujet (je ne suggère pas sérieusement que vous le fassiez, hein, c’est du second degré et de l’autodérision, juste pour dire que je ressens ce décalage et le déplore – on est toujours à 6 pieds au-dessous de ce qu’on pourrait et devrait faire… excusez ma colère et surtout ma déception. Mais pourquoi suis-je étonnée ? je ne devrais pas !) (Ce que l’article semble dire actuellement, en tout cas pour moi il peut être interprété ainsi, c’est qu’on devrait demander tous les matins à un enfant s’il veut bien aller à l’école, et sinon il reste à la maison – c’est à peu près aussi simpliste que ça. On ne dit même pas qui choisit et quand – en réalité c’est toujours le parent qui choisit pour l’enfant en dernier ressort ! Donc même la solution est un problème en soi !) (bref, je vais faire autre chose de ma journée…)
(PS, quant aux EGLE… ils ne sont toujours pas « annoncés » sur le site !)
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Cette réponse a été modifiée le il y a 5 années et 2 mois par
Catherine BARRET.
8 décembre 2020 à 17 h 55 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7008PS, je viens de finir provisoirement (cet article m’a sucré ma sacro-sainte pause tea time 🙂 !), mais notez qu’il m’a semblé important de souligner – ce qui n’était pas dit du tout dans l’article proposé – que ce projet de loi était un « deux en un » puisqu’il supprimait la liberté d’instruction tout en imposant l’obligation d’instruction à 3 ans au lieu de 6 ! On ne peut pas ne pas relever ça. Ce que j’ai ajouPS, je viens de finir provisoirement (cet article m’a sucré ma sacro-sainte pause tea time 🙂 !), mais notez qu’il m’a semblé important de souligner – ce qui n’était pas dit du tout dans l’article proposé – que ce projet de loi était un « deux en un » puisqu’il supprimait la liberté d’instruction tout en imposant l’obligation d’instruction à 3 ans au lieu de 6 ! On ne peut pas ne pas relever ça. Ce que j’ai ajouté sur les normes et objectifs imposés par le système scolaire est pour remplacer ce que je disais sur les « alternatives » pas encouragées en France (pas seulement l’IEF donc, mais les écoles alternatives, autorisées bien sûr mais à des conditions pas faciles, que je sache, et en tout cas pas encouragées sur le principe, donc ne pouvant pas servir de ressource même pour l’EN, dans une sorte d’émulation, dirais-je…).Et j’ai essayé de reformuler la question de la violence imposée par la loi, dans le texte il y avait une espèce de mélange entre la violence faite aux enfants par les parents (pour les envoyer à l’école) et la violence intrinsèque de l’école elle-même, je trouvais vraiment ce texte confus (désolée) donc j’espère que la version que je propose répond en partie, bien sûr je ferai les corrections demandées (j’ai dû faire un peu vite…) mais merci de bien réfléchir avant, pour que ça ne fiche pas l’article en l’air (articulation logique des §, répétitions, clarté, etc.) mais au contraire l’améliore :-)… (et je précise que, pendant ce temps, j’ai pas eu le temps de lire les méls perso, donc je regarderai tout ça plus tard !)
PPS je trouve que ce serait bien aussi de vérifier à quel âge est l’obligation « d’instruction » (sinon scolaire) dans la plupart des autres pays – n’est-ce pas 6 ans partout, en tout cas jamais 3 ans ? (parfois par manque de moyens, mais je veux dire, dans les pays « développés » et « démocratiques » !)
8 décembre 2020 à 17 h 27 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #7006NB je viens de publier l’article avec quelques modifs pour le rendre plus cohérent (sur la forme et le fond), mais il faut le relire déjà sous cette forme ! J’ajouter à la fin les dernières précisions de vos message – mais après ça, je vous laisser regarder et m’envoyer ensuite les corrections à faire, parce que je ne peux pas y passer tout l’après-midi… Merci de lire toutes les phrases 🙂 … Je me suis demandé aussi dans quelle(s) rubrique(s)NB je viens de publier l’article avec quelques modifs pour le rendre plus cohérent (sur la forme et le fond), mais il faut le relire déjà sous cette forme ! J’ajouter à la fin les dernières précisions de vos message – mais après ça, je vous laisser regarder et m’envoyer ensuite les corrections à faire, parce que je ne peux pas y passer tout l’après-midi… Merci de lire toutes les phrases 🙂 … Je me suis demandé aussi dans quelle(s) rubrique(s) mettre l’article, Sophie, tu regarderas si c’est OK ? Ajoute éventuellement les liens d’autres articles et autres infos utiles, et je repasserai derrière ensuite (demain, peut-être ???)7 décembre 2020 à 20 h 08 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #6996Je demande surtout que le sens de l’article soit clair, et pour certaines phrases ce n’est pas le cas. (je fais court 🙂 ! à demain…)
7 décembre 2020 à 11 h 13 min en réponse à : Projet de loi d’E.Macron pour l’interdiction de l’Instruction En Famille #6974Bonjour, je viens de compléter la page du wiki avec beaucoup plus que ce que Cahty a relevé (faute de temps ? en tout cas j’avais proposé beaucoup plus de modifs ou de compléments pour préciser l’article, et j’en ai encore rajouté…), merci de regarder tout cela aujourd’hui, parce que si l’article doit être publié demain, il faut répondre à mes propositions. Je ne fais qu’abonder dans le sens de ce qui a déjà été dit, bien sûr. Mais, par exBonjour, je viens de compléter la page du wiki avec beaucoup plus que ce que Cahty a relevé (faute de temps ? en tout cas j’avais proposé beaucoup plus de modifs ou de compléments pour préciser l’article, et j’en ai encore rajouté…), merci de regarder tout cela aujourd’hui, parce que si l’article doit être publié demain, il faut répondre à mes propositions. Je ne fais qu’abonder dans le sens de ce qui a déjà été dit, bien sûr. Mais, par exemple, la remarque de Cahty sur la parenthèse à propos du plan sur « les séparatismes » m’a incitée à aller voir quelles étaient les anciennes dénominations, et cela oblige presque à citer la phrase de « l’Élysée » qui justifie le plan renommé – je copie-colle ici la note *** que j’ai ajoutée :*** cf. https://www.20minutes.fr/politique/2870255-20200930-lutte-contre-separatismes-pourquoi-emmanuel-macron-autant-tarde – version 1/ séparatisme islamiste, extrait (c’est moi qui souligne en ital et en gras) :
En février, Emmanuel Macron parlait d’un plan de lutte contre le « séparatisme islamiste ». Le 4 septembre, au Panthéon, il évoquait « un projet de loi de lutte contre le séparatisme ». Son entourage emploie désormais le terme au pluriel. « Ce n’est pas un détail, car il s’agit d’englober ainsi toutes les formes de sécession vis-à-vis des lois de la République », indique l’Elysée.
Et l’article comporte encore de nombreuses ambiguïté, position de l’OVEO vis-à-vis de la manipulation « et des méthodes de communication qui… », ou de toutes les méthodes de communication ? (une question de virgule qui change le sens selon qu’on la met ou pas…), les « méthodes de communication » sont-elles toutes de la manipulation, et est-ce tout cela qui vise à obtenir l’obéissance ? Je n’ai pas participé à l’article, donc j’ai besoin de savoir ce que les auteur(e)s ont vraiment voulu dire !
A côté de ça, « tous et chacun » (je n’aime pas la formule bateau, mais pour moi le pb n’est pas le masculin « neutre ») est vraiment un détail.
Autres points importants (question de formulation mais aussi de sens), voir si le projet porte atteinte aux « droits des enfants et des familles à faire des choix les concernant » (oui, mais à expliciter), voir s’il faut parler de « se conformer à une unique norme éducative et pédagogique » (sous-entendu : on peut en avoir plusieurs ! mais ça reste des normes !) ou pas plutôt de « se conformer à une norme » quelle qu’elle soit ! et que veut dire le mot « pédagogie » dans « obsolescence des pédagogies »… Bon, je vous laisse réfléchir là-dessus jusqu’à demain (qui est le délai annoncé)
J’ajoute (j’ai oublié de le mettre sur la page de wiki) que le Conseil d’Etat se prononce aujourd’hui sur la constitutionnalité de ce projet de loi, donc ce n’est pas un point des moindres, et il faudra tenir compte du résultat dans l’article ! Supposons que le Conseil le déclare inconstitutionnel, va-t-on quand même publier l’article en le modifiant, histoire de marquer le coup ? Et s’il le déclare OK, il faudra d’autant plus commenter…
Merci Anne-Claire, il faut au moins 3 membres, 4 ou 5 serait mieux s’agissant d’assurer des relais, mais merci. Ce matin dans mon lit j’ai pensé à un autre argument à propos du nom, je pense qu’intuitivement c’est la raison pour laquelle le nom « comité de rédaction » est systématiquement choisi et non discuté, c’est une raison pratique et esthétique, dire « comité de publication » fait perdre (en temps de parole) deux syllabes à chaque foisMerci Anne-Claire, il faut au moins 3 membres, 4 ou 5 serait mieux s’agissant d’assurer des relais, mais merci. Ce matin dans mon lit j’ai pensé à un autre argument à propos du nom, je pense qu’intuitivement c’est la raison pour laquelle le nom « comité de rédaction » est systématiquement choisi et non discuté, c’est une raison pratique et esthétique, dire « comité de publication » fait perdre (en temps de parole) deux syllabes à chaque fois qu’on le dit en entier ! On peut abréger « comité de rédaction » en « la rédaction », « la rédac », etc. alors que « comité de publication », ce n’est pas seulement 2 lettres de plus, mais deux syllabes, et qui ne coulent pas toutes seules ! Et que tu ne peux pas abréger en « la pub » 🙂 ! Donc pensez-y, en tout cas, pour moi qui entends les mots dans ma tête, c’est la seule solution « naturelle » et je pense que toutes les rédactions du monde issu des langues latines fait comme ça pour la même raison (et pour le reste du monde, le mot qui veut dire la même chose se traduit comme ça aussi). Considérations purement pratiques et esthétiques mais pas insensées… -
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