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Un nouvel article d’Olivier Maurel dont j’espère qu’on le publiera (je l’ai déjà corrigé, il ne reste que quelques détails à approuver par Olivier mais je vous le soumets sans plus attendre – et ajoute le lien de ce message sur la page de wiki ad hoc où je vous invite à signaler de la même manière – quel que soit le sujet de forum où vous en parlerez – tout ce qui serait à publier et ne l’est pas encore : https://intranet.oveo.org/wiki/Un nouvel article d’Olivier Maurel dont j’espère qu’on le publiera (je l’ai déjà corrigé, il ne reste que quelques détails à approuver par Olivier mais je vous le soumets sans plus attendre – et ajoute le lien de ce message sur la page de wiki ad hoc où je vous invite à signaler de la même manière – quel que soit le sujet de forum où vous en parlerez – tout ce qui serait à publier et ne l’est pas encore : https://intranet.oveo.org/wiki/liens-pour-publication-ressources-revue-de-presse-etc/). Il s’agit de la critique d’un livre que j’avais signalé à Olivier après avoir entendu l’auteur dans une émission sur France Inter (je pourrais essayer de retrouver le lien de l’émission pour l’ajouter, j’ajouterai aussi celui de l’article sur le film Le Ruban blanc, autres liens à voir, si vous en voyez à signaler, n’hésitez pas à le faire…)
L’auteur du livre, à qui Olivier a envoyé son compte-rendu, lui a répondu ceci (qu’Olivier propose de publier en annexe) : « Cher Monsieur,
Merci pour votre message et l’intérêt que vous portez à mon travail. Votre lecture ouvre effectivement des perspectives que je n’ai pas abordées dans mes recherches. Comme vous l’indiquez très justement, mon angle d’approche diffère puisque je ne cherche pas à trouver les facteurs généraux prédisposants. Je cherche plus modestement à montrer comment certaines conjonctures se réunissent pour rendre des hommes plus disponibles que d’autres à se plier aux normes génocidaires. D’autant qu’empiriquement, même si je reconnais bien volontiers être peu compétent sur votre domaine, j’imagine que de nombreux adultes victimes de violence éducative ne deviendront pas des génocidaires même dans des conditions qui pourraient s’y prêter. C’est précisément ce que j’appelle la disponibilité et qui répond à des circonstances variées et complexes qui sont partiellement (et c’est important de ne pas les négliger) indépendantes des facteurs personnels et psychologiques singuliers.
En vous renouvelant mes remerciements pour votre intérêt
Bien cordialement »
et l’article d’Olivier ci-dessous (version corrigée, sous réserve d’approbation par Olivier, et il faut bien sûr votre approbation pour le publier – vous pouvez critiquer sans problème ! je le fais aussi :-)…) – j’espère qu’il y aura quelques réactions, parce que c’est toujours difficile de publier un article sans avis (même favorables !) :
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La Vie ordinaire des génocidaires et l’ordinaire oubli de la violence éducative
Les éditions du CNRS ont publié en janvier dernier La Vie ordinaire des génocidaires, de Richard Rechtman, anthropologue et psychiatre, directeur d’études à l’École des Hautes études en sciences sociales. Rechtman dit avoir passé plus de trente années à travailler sur les génocides et leurs victimes » et appuie son argumentation sur les principaux ouvrages qui ont tenté d’expliquer l’« énigme » des crimes de masse : ceux de Milgram, d’Hannah Arendt, de Christopher Browning, d’Abram de Swaan, de Jacques Sémelin et de bien d’autres. Mais surtout, il a travaillé longtemps en tant que psychiatre auprès de réfugiés du Sud-Est asiatique, et notamment du Cambodge, parmi lesquels se trouvaient d’anciens tortionnaires. Il a également reçu dans ses consultations des jeunes gens afghans et des Erythréens qui avaient fui leur pays pour ne pas être contraints à tuer. Ne serait-ce que pour ce contact direct avec les tortionnaires et les victimes, il mérite d’être écouté avec attention.
Dans son livre, Rechtman oppose deux faits principaux :
1. L’extrême diversité des origines des hommes et des femmes impliqués dans des massacres massifs et des génocides.
2. La similitude de leurs comportements au moment où ils sont impliqués dans un génocide ou un massacre de masse.
Comment expliquer que des hommes et des femmes aussi différents que les tueurs nazis, les exécuteurs khmers rouges, les Hutus impliqués dans le génocide des Tutsis, ou encore les tueurs de Daech auteurs du massacre des Yazidis, en arrivent à des comportements similaires lorsque le génocide commence ? Tout cela compte tenu du fait que ces massacreurs n’étaient pas des monstres mais, pour la plupart, des gens ordinaires qui, en dehors des meurtres qu’ils commettaient, menaient une vie ordinaire. Ce n’étaient ni des pervers, ni des malades mentaux, ni des sadiques, ni même des partisans exaltés d’une idéologie. D’ailleurs, comme le souligne Rechtman, « tuer en grand nombre exige une organisation complexe qui ne saurait répondre aux passions intimes de chacun » (p. 63). Le nombre de tueurs sanguinaires dans les sociétés génocidaires n’aurait jamais été suffisant pour produire le nombre démesuré de victimes résultant des génocides du XXe siècle. Pour atteindre ce résultat, la participation d’une forte proportion de gens ordinaires était indispensable.
La diversité des origines ethniques ne permet pas de trouver dans leur passé un facteur commun, la « singularité commune », qui expliquerait que ces hommes et ces femmes en soient arrivés à adopter un comportement semblable au moment où ils ont été impliqués dans une crise génocidaire.
Ce comportement semblable se caractérise par deux critères : la disponibilité, le fait d’accepter d’être impliqué dans les massacres, et l’indifférence stupéfiante manifestée devant le fait de tuer des êtres humains innocents, hommes, femmes, enfants, personnes âgées sans défense, des voisins, parfois même des parents. « La plupart des tueurs, écrit Rechtman, n’ont rien éprouvé de particulier » (p. 42). Pour lui, et avec raison, « l’indifférence des exécuteurs et de leurs complices » est « l’arme de destruction la plus massive » (p. 133).
La diversité infinie des individualités accroît encore le contraste avec la similitude des comportements de ces hommes et de ces femmes qui « tuent comme on va au travail ».
Réfutant successivement les diverses hypothèses qui ont tenté d’expliquer le comportement des génocidaires par leur passé, leur milieu socioreligieux, leur idéologie, leur tendance à la soumission à l’autorité, leurs éventuelles pathologies, l’absence de « mentalisation », la compartimentation de leur psychisme qui leur fait penser que leurs victimes ne sont pas des hommes mais des rats ou des cancrelats, Rechtman en conclut que c’est dans le présent des situations de génocides que se trouve la clé de ces massacres. Il s’agit « d’appréhender les conditions sociales et individuelles qui permettent à des hommes d’être globalement indifférents à la mort des autres » (p. 131), c’est-à-dire la mise en place d’une « administration de la mort » qui organise toute la vie de ceux qui, de gré ou de force, acceptent d’être « disponibles », et s’engagent dans la tuerie avec indifférence, « comme on va au travail ». Cette indifférence, cependant, « ne touche pas toutes les sphères de la vie affective. […] Jamais [Eichman et Duch[1]] n’ont perdu le sens du bien. […] leur sens du bien reposait sur le travail bien fait, sur la rigueur, le soin apporté au respect des procédures. La règle, rien que la règle. […] Cette indifférence […] ne touche que certains aspects de la vie quotidienne » (p. 176).
Toutefois, Rechtman ne pense pas que n’importe qui, placé dans les mêmes circonstances, pourrait devenir bourreau. Il dit avoir rencontré lui-même dans le cadre de son travail un bon nombre de jeunes Afghans, Pakistanais ou Erythréens qui ont fui leur pays précisément pour ne pas devenir des tueurs. Mais quelle différence y a-t-il entre ceux qui acceptent et ceux qui refusent de participer aux massacres ? La seule réponse de Rechtman à cette question est l’éthique : « Les positions éthiques distinguent radicalement au sein des mêmes groupes ceux qui choisiront de tuer, et ceux qui refuseront. » […] « Tout le monde n’accepte pas d’aller tuer son voisin » (p. 249). Mais il n’explique à aucun moment pourquoi certains adoptent ces positions « éthiques » alors que d’autres acceptent de tuer.
Encore une fois, comme je l’ai montré à propos de plusieurs autres ouvrages sur la violence dans mon livre La Violence éducative : un trou noir dans les sciences humaines (L’Instant présent, 2012), le fait de ne pas tenir compte du facteur de la « violence éducative ordinaire » empêche Rechtman de résoudre les difficultés auxquelles il se heurte. La violence éducative ordinaire, c’est le niveau de violence physique, verbale ou psychologique qu’une société trouve normal d’infliger aux enfants pour les éduquer.
Tout d’abord, tenir compte de la violence éducative comme phénomène massif subi par la quasi-totalité de l’humanité depuis des millénaires sur tous les continents permet d’expliquer la similitude de comportements violents que constate Rechtman, malgré l’extrême diversité des sociétés où ont eu lieu des génocides et l’extrême diversité des individus qui y sont impliqués. La violence éducative est le facteur commun que Rechtman a cherché sans le trouver. Ce dont il n’a pas tenu compte, c’est que tous les pays où ont eu lieu des génocides sont, comme aujourd’hui encore un grand nombre de pays du monde, des pays où la violence éducative a gardé le niveau de violence qu’elle a eu partout pendant des millénaires : coups de fouet, de bâton et multiples autres formes de violences conformes aux traditions locales. À l’intérieur de toutes ces sociétés, la majorité des hommes et des femmes ont été soumis, alors qu’ils étaient enfants, à un véritable dressage par la violence qui a profondément perturbé, voire mutilé leurs capacités relationnelles, notamment leurs capacités d’empathie, qui sont le principal frein à la violence. Ce dressage leur a aussi enseigné la soumission à l’autorité. Il leur a appris que, pour une certaine idée du bien (« je te frappe pour ton bien »), on peut faire violence à autrui, notamment à ceux qu’on aime, et à plus forte raison à ceux qu’on n’aime pas et à ses ennemis, surtout s’ils sont désignés par l’autorité comme n’étant pas vraiment humains. Les adultes qui ont admis dès leur petite enfance que la violence et le « bien » vont de pair, sans avoir pu remettre cette idée en question, parce que la violence sur les enfants est profondément inscrite dans les traditions et la culture de leur société, sont tout prêts à devenir réceptifs à des idéologies génocidaires comme celle que diffusait par exemple la radio des Mille Collines du Rwanda, qui « affirmait en permanence le caractère nécessaire et surtout vertueux des crimes contre les populations civiles tutsi » (p. 53). Rechtman montre bien que les génocidaires, contrairement à ce que croient certains, n’ont pas perdu le sens moral, ils l’ont seulement déplacé : « Pour ces tueurs, le mal existe incontestablement, c’est l’idée de désobéir aux ordres, de ne pas accomplir les tâches qui leur ont été fixées, ou pire encore de se montrer indignes de la confiance de leurs supérieurs hiérarchiques. » (P. 94).
Dans le courant de son livre, Rechtman conteste l’hypothèse qu’une « barrière intérieure » naturelle empêcherait les hommes de transgresser l’interdit du meurtre. D’après lui, « empiriquement », « le nombre et l’ampleur des massacres depuis la nuit des temps » font douter de l’existence de cette « barrière. » Théoriquement, ensuite, « l’extraordinaire flexibilité des conditions historiques ou sociales et la variabilité, presque infinie, des profils de personnalité des hommes et des femmes qui ont accompli ces crimes ne permettent pas d’imaginer qu’il y aurait dans la “nature humaine” une sorte de bioprotection contre l’exercice de cette violence » (p. 115). Mais ces deux arguments ne sont pas aussi solides qu’ils le paraissent. D’abord, rien ne prouve l’existence de massacres entre humains « depuis la nuit des temps ». Les preuves certaines de massacres n’apparaissent vraiment qu’au néolithique, dix à douze mille ans avant Jésus-Christ. Auparavant, pendant la plus grande partie de la durée d’existence de l’Homo sapiens (deux ou trois cents mille ans) où l’homme a été chasseur-cueilleur, il n’en existe aucune preuve. Il est donc possible que l’humanité ne soit devenue vraiment capable de violences extrêmes qu’au moment de l’invention de l’agriculture et de l’élevage, et surtout de la formation des premiers États, qui, en forçant les cultivateurs et éleveurs à payer tribut et à produire bien au-delà de leurs besoins[2], ont pu les obliger à mettre au travail toute leur famille, jeunes enfants compris, ce qui a probablement dû exiger le recours à la force et à des punitions corporelles. Ensuite, la capacité d’empathie, qui est le frein intérieur le plus fort à la violence, la véritable « barrière » non pas « philosophique », comme la qualifie Rechtman, mais émotive et quasi organique, est aussi la première victime de l’endurcissement qu’exige la résistance aux violences subies par les enfants. Or, si l’humanité est effectivement extrêmement variée, l’étude de la violence éducative montre qu’elle a été soumise partout à des traitements tels qu’ils sont devenus un facteur commun capable de détruire la « bioprotection contre l’exercice de [la] violence » qu’est l’empathie.
La particularité de la violence éducative ordinaire, c’est qu’elle est à la fois un phénomène massif qui atteint l’ensemble de la société (et même l’ensemble des sociétés), et qu’elle l’atteint à travers chaque individu qui la constitue.
Ainsi, l’indifférence à l’égard de la souffrance de leurs victimes manifestée par les tueurs s’explique très bien par les altérations de la capacité d’empathie causées par la violence éducative. Un enfant qui subit pendant les années où son cerveau se forme de grandes violences est obligé de s’endurcir, de se blinder pour survivre, ce dont notre organisme est capable. Mais, ce faisant, en parvenant à ne plus ressentir ses propres souffrances, il risque de ne plus ressentir non plus les souffrances des autres. L’indifférence des tueurs peut être le résultat de cette perte de la capacité d’empathie. Même si les génocidaires peuvent garder une part d’empathie pour leur famille ou pour leurs compagnons de tueries, il faut que la capacité d’empathie soit sérieusement réduite pour qu’il suffise que leurs victimes soient désignées comme des êtres non humains pour qu’ils puissent les tuer à coups de revolver, de gourdin ou de machette. Tout cela est encore plus vrai en ce qui concerne l’indifférence des organisateurs des génocides, qui, en plus d’organiser les massacres, en désignent les cibles.
De plus, la violence subie pendant les années où les enfants sont le plus malléables entame leur intégrité, altère leur capacité d’autonomie et d’esprit critique, puisqu’on leur donne l’habitude d’agir ou de s’empêcher d’agir sous l’effet de violentes stimulations extérieures. Il n’est donc pas étonnant que des personnalités ainsi affaiblies se rendent facilement « disponibles » pour exécuter les ordres des autorités, même s’il s’agit de massacrer ses voisins auxquels une bonne propagande a ôté leur qualité d’êtres humains.
Heureusement, les effets de la violence éducative peuvent être atténués, chez ceux qui la subissent, par la prise de conscience que cette violence n’est pas « normale ». Il suffit parfois pour cela que quelqu’un, dans l’entourage de l’enfant, lui ait manifesté de la compassion et du respect. Le contraste entre le ressenti de cette attitude et celui de la violence et des humiliations subies, ouvre alors à l’enfant un horizon de liberté, une possibilité d’être davantage lui-même, une capacité d’autonomie qui peut expliquer le fait que « tout le monde n’accepte pas d’aller tuer son voisin » et que les jeunes Afghans ou Pakistanais dont parle Rechtman préfèrent s’exiler plutôt que d’être contraints à tuer.
En poussant « l’archéologie de l’intentionnalité génocidaire » (p. 30), ce qu’a essayé de faire Rechtman, jusqu’au passé individuel le plus lointain et en même temps le plus commun à tous les exécuteurs, on peut atteindre la couche où prennent leur origine non seulement les génocides, mais toutes les formes de violence, depuis les violences familiales, la violence conjugale, la criminalité, les crimes des tueurs en série, la torture, les guerres, jusqu’à ce sommet de la violence, les génocides. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’une violence infligée à tous les enfants pendant des années, par la variété de ses effets destructeurs, soit la « mère » de toutes les violences dont les adultes sont capables.
Bien sûr, les conflits civils, nationaux et internationaux ont des causes très diverses qui n’ont souvent aucun rapport avec la violence éducative, mais c’est le degré de cette forme particulière de violence qui explique le degré plus ou moins extrême de violence que peuvent atteindre les conflits dans les différentes sociétés. Dans les sociétés où la violence éducative a été bannie ou très atténuée depuis assez longtemps, le niveau de violence des conflits reste limité et va rarement jusqu’au meurtre, parce que la capacité d’empathie et d’autonomie de pensée de la majorité de la population n’a pas été altérée. À l’inverse, dans les sociétés où le niveau de la violence éducative est très élevé, on peut tout craindre, surtout dans les situations de crise. Mais même en dehors des situations de crise, dans l’ordinaire de la vie, les violences familiales, la criminalité, la dureté des mœurs (crimes d’honneur, excision, mariage forcé des petites filles…) témoignent du niveau de violence latent des sociétés engendré par la violence sur les enfants.
Hannah Arendt, que cite longuement Rechtman, avait montré la « capacité effroyable [du totalitarisme] d’infiltrer tous les niveaux de la société pour amener chacun à agir selon sa seule direction, y compris ceux qui lui sont naturellement le plus hostiles, sans même avoir besoin de les “convertir” à sa raison ou à son idéologie » (p. 88). Cette capacité est décuplée dans une société qui a appris dès l’enfance que la violence peut être l’instrument du Bien et où la majorité des enfants ont vécu sous un régime familial et scolaire partiellement totalitaire. Comment appeler autrement un mode de vie où l’on est à chaque instant soumis à la menace de la violence et de l’humiliation, et où l’enfant doit, comme le montre Michael Haneke dans son film Le Ruban blanc, baiser la main de son père qui va lui infliger des coups de cravache ?
Rechtman écrit très bien que « les catégories [qu’instaure l’administration de la mort] supplantent toutes les précédentes. […] Le degré de proximité préalable [entre bourreaux et victimes dont certains étaient voisins immédiats, voire parents] ne change rien à l’affaire. […] Ce n’est pas en tant que voisins qu’ils furent assassinés, mais bien en tant qu’ennemis, cafards, cancrelats » (p. 203). Cette réalité épouvantable est moins surprenante si l’on se rappelle que, dans les sociétés où la violence éducative a gardé toute sa violence traditionnelle, pratiquement tous les enfants ont eux-mêmes appartenu pendant de longues années à une catégorie sociale qu’il était parfaitement légitime et normal de traiter avec une violence que nul ne se serait permise à l’égard des adultes en temps de paix. La société découpée en catégories, ils savent par expérience ce que c’est, et cette connaissance contribue à leur satisfaction de passer du côté du manche, preuve de leur passage à la catégorie supérieure.
« Qui pourrait donc imaginer, écrit Rechtman, que ces hommes et ces femmes vivent dans une sorte de clivage, leur permettant de ne pas voir ce qu’ils font ? Ils le savent, et le font néanmoins, même ceux qui n’en tirent aucune jouissance » (p. 233). Mais les enfants qu’avaient été ces hommes et ces femmes n’avaient-ils pas vu, tout au long de leur enfance, leurs parents et leurs maîtres s’acharner sur eux et donner l’exemple d’un même « clivage » entre l’amour, et le souci d’éducation qu’ils disaient avoir pour leurs enfants, et la violence avec laquelle ils les battaient ?
Le livre de Rechtman a le mérite de nous mettre en garde contre toute ébauche d’« administration de la mort » dans la société où nous vivons et de nous appeler à la vigilance. Mais, comme malheureusement la plupart des ouvrages écrits par des spécialistes des sciences humaines, en ignorant la réalité et les effets de la violence éducative, il ne pousse pas assez loin sa tentative d’« archéologie de l’intentionnalité génocidaire ».
Quand on a un peu étudié la violence éducative et ses effets, on peut comprendre pourquoi. Nous avons presque tous subi des formes diverses de violence éducative physique, verbale ou psychologique, mais, comme nous les avons subies dans notre petite enfance de la part des personnes auxquelles nous étions le plus attachés, il nous est presque impossible d’imaginer qu’elles puissent être à la source de la violence et du mal. D’autant plus qu’elles ont inscrit en nous très tôt la conviction que c’est notre propre culpabilité qui obligeait nos parents à nous les faire subir pour notre bien. Il n’est donc pas étonnant que les spécialistes des sciences humaines qui étudient les origines de la violence passent en revue toutes les hypothèses possibles, mais ne se retournent presque jamais vers leur propre petite enfance et vers le point qu’elle a en commun avec toutes les enfances depuis des millénaires.
[1] Un des exécutants khmers rouges du génocide cambodgien.
[2] [Catherine : ici j’ai ajouté une question pour Olivier que je résume un peu : 1/ à propos de « l’apparition des premiers Etats » : je dirais plutôt de sociétés à la hiérarchie complexe, avant qu’on puisse parler d’Etats ? 2/ et à propos de la primauté de la violence imposée à des adultes (par d’autres adultes), avant même d’être imposée aux enfants, en quelque sorte par ricochet… donc avant de devenir violence « première » pour les êtres humains vivant dans ces sociétés – mais tout ça se discute (et on manque de preuves !), c’est un peu une histoire de poule et d’œuf, mais j’imagine, ou il me semble, qu’avant le passage à la violence contre les enfants, que cela se soit fait rapidement ou progressivement, il a d’abord fallu que les adultes eux-mêmes y soient poussés par une nécessité extérieure – comme c’est encore le cas aujourd’hui, finalement… puisque ce n’est pas la « nature humaine », mais une évolution (pré)historique…]Je pars donc demain matin sans avoir vu d’autre proposition, j’espère qu’on pourra publier quelque chose à mon retour mi-juillet (rappel et précision, je serai joignable uniquement par sms ou appel sur mon portable, qui n’est pas un Smartphone, pas de connexion Internet, ni intranet ni emails perso, ça a l’air dur à comprendre pour la plupart des gens :-)…), si des adhérents ici veulent participer à un article, ou contribuer pour faire faire un portraitJe pars donc demain matin sans avoir vu d’autre proposition, j’espère qu’on pourra publier quelque chose à mon retour mi-juillet (rappel et précision, je serai joignable uniquement par sms ou appel sur mon portable, qui n’est pas un Smartphone, pas de connexion Internet, ni intranet ni emails perso, ça a l’air dur à comprendre pour la plupart des gens :-)…), si des adhérents ici veulent participer à un article, ou contribuer pour faire faire un portrait (dessin) qu’on voudrait offrir à Emmanuel et Eliane (et qui, au fait, pourrait peut-être être mis en vignette dans l’article ??? à voir pour les droits…), ils pourront me contacter en privé et on verra à ce moment-là. J’ai l’impression aussi que même à Leda, plein de gens ne sont pas au courant. Bref, maintenant elle peut attendre, hélas… Cahty, on ne lâche rien, d’accord ? A bientôt, bises à tou(te)s.25 juin 2020 à 21 h 06 min en réponse à : Référencer le site de l’OVEO sur la plateforme AlterWeb.Info ? #6011A priori ça paraît intéressant (j’ai pas eu le temps d’aller voir) ! Sophie, s’il y a accord pour le faire, pourras-tu veiller à ce que la présentation soit bien relue en plus d’être approuvée ici ? C’est toujours plus facile de corriger avant qu’une fois que c’est publié sur un autre site où on doit galérer ensuite pour demander des rectifs…
Je ne prends pas trop de temps pour répondre à tout ça (mille excuses) mais il me semble que dans les problèmes de collecte des données qui justifient toutes ces restrictions, il y a surtout le fait que la plupart du temps elles sont collectées surtout à des fins mercantiles – même pour les associations, les échanges et ventes de fichiers permettent de faire des mailings pour demander des dons, donc ne parlons même pas des données collectées par des entreprises à but lucratif&Je ne prends pas trop de temps pour répondre à tout ça (mille excuses) mais il me semble que dans les problèmes de collecte des données qui justifient toutes ces restrictions, il y a surtout le fait que la plupart du temps elles sont collectées surtout à des fins mercantiles – même pour les associations, les échanges et ventes de fichiers permettent de faire des mailings pour demander des dons, donc ne parlons même pas des données collectées par des entreprises à but lucratif… -, donc je trouve que c’est dommage d’effacer des fichiers d’adhérents sans rien conserver – sur Dolibarr il me semble qu’il y a des données bien antérieures à 2014 ? par ex. les anciens « numéros d’adhérent », Olivier Maurel n° 1 🙂 etc. (à un certain moment, je crois quand Olivier R. était trésorier, on redonnait un nouveau n° d’adhérent quand la personne réadhérait après une interruption, je me souviens qu’il y a eu des variantes, voire des erreurs :-)…) – moi je trouvais que ces numéros étaient pratiques pour faire des statistiques, entre autres, mais bon, je n’ai jamais été trésorière ni chargée des adhésions, donc je me contentais de rechercher parfois des adhérents pour donner leurs coordonnées à d’autres, dans les limites de leur accord pour figurer sur l’annuaire… ça donnait aussi une bonne idée de l’évolution de l’assoc, telle année il y avait plusieurs adhérents dans tel département, l’année d’après plus un seul, etc., ou bien Untel ou Unetelle avait déménagé et ne pouvait plus être contact local… Bref, ça me paraît logique, pour une assoc militante sans but lucratif, de garder cette mémoire des noms des anciens adhérents et des années où ils ont été présents – je suis tout à fait d’accord pour ne pas garder d’autres données sur eux si ça gêne (les montants des cotisations bien évidemment, les adresses qui peuvent d’ailleurs avoir changé…) mais au moins les noms et les années d’adhésion, oui, je trouverais ça vraiment justifié, et je pense que c’est toujours sur Dolibarr, Olivier avait tout rentré, en principe.Il ne faut pas tout effacer pour de fausses raisons, il y a bien une finalité justifiée et cela entre donc (me semble-t-il) dans le cadre du texte cité. En résumé, je serais vraiment choquée qu’on supprime les noms et les dates, mais pas qu’on supprime les adresses, par exemple, encore moins les montants de cotisation… Et je conserverais aussi les « numéros d’ordre », même un peu aléatoires vu les changements de système qu’il y a eu (je ne me rappelle plus quel était le système avant Dolibarr, mais je dois voir Olivier en juillet, Sophie, s’il y a des questions à lui poser, il a plus de mémoire que moi :-)…)
PS j’en profite pour signaler (ou confirmer à ceux à qui j’en ai déjà parlé) que je serai absente et sans connexion Internet (juste avec un tél. portable pour les sms 🙂 !) à partir du 1er ou du 2 juillet, en principe jusqu’au 11, peut-être un ou deux jours de plus. Donc s’il y a quoi que ce soit à faire, à relire, publier, etc. il faut que ce soit avant, sinon ce sera après (logique…), n’hésitez pas à me contacter en perso si j’ai du mal à suivre ici ou si j’ai raté des trucs…
Message perso reçu d’Olivier Maurel à qui j’ai demandé s’il avait bien eu la nouvelle, je vous cite la partie qui concerne Marianne, il a envoyé ce message à Emmanuel et Eliane (donc je le verse au dossier à l’appui de l’article) :« C’est avec tristesse que j’apprends, par le message de Catherine Malherbe, le décès de Marianne.
Je n’ai pas eu l’occasion de la rencontrer mais nous avons souvent correspondu et j’ai toujours a
Message perso reçu d’Olivier Maurel à qui j’ai demandé s’il avait bien eu la nouvelle, je vous cite la partie qui concerne Marianne, il a envoyé ce message à Emmanuel et Eliane (donc je le verse au dossier à l’appui de l’article) :« C’est avec tristesse que j’apprends, par le message de Catherine Malherbe, le décès de Marianne.
Je n’ai pas eu l’occasion de la rencontrer mais nous avons souvent correspondu et j’ai toujours apprécié son engagement, son sérieux, sa rigueur.
Son souvenir nous aidera à agir en faveur du respect des enfants.
Olivier Maurel » (et il ajoute pour moi : « Je ne pouvais pas en dire plus car je ne connaissais pas assez Marianne. »)
Par ailleurs j’ai recherché sur le site les articles qu’elle a écrits ou auxquels elle a contribué (elle n’aimait pas beaucoup écrire, sinon elle l’aurait fait davantage…) :
Articles et contributions de Marianne (en particulier des critiques de livres, qui manquent beaucoup aujourd’hui !) : https://www.oveo.org/reflexions-au-sujet-du-livre-la-domination-adulte-dyves-bonnardel/ (juillet 2017)
https://www.oveo.org/anna-wahlgren/ (février 2017)
https://www.oveo.org/roald-dahl-moi-boy/ (déc. 2016)
https://www.oveo.org/immenses-et-minuscules-un-spectacle-sur-la-violence-educative/ (nov. 2010)
Contribution à des articles (mais je propose de ne pas les signaler nommément dans l’article, il s’agissait plutôt de la mise au point des articles, donc ceux qui voudront les retrouver sur le site pourront toujours le faire avec le moteur de recherche, comme j’ai fait) :
https://www.oveo.org/est-il-juste-de-restreindre-la-liberte-dinstruction/ (août 2016)
https://www.oveo.org/arte-au-pays-de-la-fessee-interdite-toujours-dactualite/ (mars 2015) (j’avais fait le CR complet mais les personnes citées ont contribué pour ajouter ou rectifier certains détails qui me manquaient)
un petit § dans la critique de « C’est pour ton bien » (mars 2009) : https://www.oveo.org/cest-pour-ton-bien/
Il y a aussi les stands OVEO, mais plutôt partagés avec son assoc Parent’AGE, cf. en 2017 : https://www.oveo.org/events/evenements-autour-de-la-jnve-en-france/
lien de Parent’AGE : https://parentage34.bobu.eu/ (qui va continuer ? quelqu’un d’autre reçoit-il l’adresse parentage34@bobu.eu ??? si vous le savez… Je ne connais pas Marjorie, qui a créé le groupe avec Marianne en 2006, fait-elle toujours partie de l’association, d’autres personnes ont-elles pris le relais ? c’est peut-être important de le dire aussi – et déjà de le savoir…)
J’ai regardé aussi la plaquette de l’assoc, qui date apparemment de 2017, en tout cas pas mise à jour après le vote de la loi (mais c’était peut-être volontaire aussi… vu le contenu de ladite loi…) : https://parentage34.bobu.eu/plaquette.pdf – où il y a aussi quelques ressources qui m’étonnent un peu, mais cela faisait partie de ses paradoxes… je n’ai pas toujours (ou toujours pas) compris comment elle pouvait concilier son côté libertaire avec les recettes des méthodes éducatives citées… peut-être d’autres ont mieux compris que moi et pourraient m’expliquer – ce que je sais, c’est que Marianne disait toujours qu’on prenait les gens, à l’OVEO ou ailleurs, au stade où ils en étaient dans leur réflexion et leur évolution, je pense que c’est ça l’idée, cependant c’est difficile à mettre en pratique et surtout à expliquer clairement – en tout cas il faut le rappeler souvent… ce n’est pas parce qu’on accepte des compromis qu’il ne faut pas continuer à discuter sur les idées… En fait j’aimerais vraiment que celles et ceux qui ont compris sa démarche me l’expliquent – peut-être y a-t-il une confusion dans mon esprit entre la rigueur qu’elle demandait pour l’organisation et justement cette tolérance que je trouvais peut-être excessive envers des méthodes éducatives et pas seulement envers les personnes (ce sont deux choses très différentes !). Je ne sais pas. J’aimerais que son long passage à l’OVEO et son trop bref passage sur cette terre nous aident au moins à comprendre tout cela… J’espère que Cahty, par exemple, écrira quelque chose. Mais qu’il y aura d’autres contributions…
Sur la page http://www.oveo.org/tracts-affiches-et-brochures-pour-diffuser-linformation-sur-la-violence-educative-ordinaire/ je remarque que la présentation des affichettes avec l’arbre de Noël ne mentionnent pas Parent’Age (contrairement aux tracts un peu plus bas), et aussi que le lien est externe (https://parentage34.bobu.eu/pere_noel_et_veo.pdf) alors que c’est « coédité » avec l’OVEO – Sophie, ne faudrait-il pas rapatrier le fichier sur le site OVEO, ou alors c’est déjà fait ??? (Aussi les fichiers des tracts en image plus bas ?)…
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Merci. Pour les liens du site OVEO je pourrais m’en occuper. As-tu envie d’écrire quelque chose toi-même, puisque tu la connais depuis plus longtemps que la plupart d’entre nous ? On pourrait aussi demander des contributions à des membres de l’OVEO comme Dali, Victorine, et tous ceux qui voudraient… Si vous voulez envoyez-moi les propositions de contribution en privé (ou plutôt à moi et à Cahty, les deux, comme ça on se mettrait d’accord et on pourraitMerci. Pour les liens du site OVEO je pourrais m’en occuper. As-tu envie d’écrire quelque chose toi-même, puisque tu la connais depuis plus longtemps que la plupart d’entre nous ? On pourrait aussi demander des contributions à des membres de l’OVEO comme Dali, Victorine, et tous ceux qui voudraient… Si vous voulez envoyez-moi les propositions de contribution en privé (ou plutôt à moi et à Cahty, les deux, comme ça on se mettrait d’accord et on pourrait le proposer rapidement ?)… Y a-t-il des objections sur le principe (de faire un article) ?Merci Anne-Claire. Après coup je suis d’accord avec Cahty qu’Emmanuel rectifiera pour les histoires de dates (et qu’il s’en fout, même s’il risque de s’en apercevoir malgré tout) – quant au mot « intransigeance », il ne m’avait pas choquée (je l’ai effectivement compris dans un sens positif… même s’il y avait aussi parfois un excès de rigueur… cependant souvent justifié par notre manque de rigueur à nous –Merci Anne-Claire. Après coup je suis d’accord avec Cahty qu’Emmanuel rectifiera pour les histoires de dates (et qu’il s’en fout, même s’il risque de s’en apercevoir malgré tout) – quant au mot « intransigeance », il ne m’avait pas choquée (je l’ai effectivement compris dans un sens positif… même s’il y avait aussi parfois un excès de rigueur… cependant souvent justifié par notre manque de rigueur à nous – moi comprise, parce que ma propre rigueur porte surtout sur les mots – c’est important aussi, chacun son rôle… donc chacun est intransigeant à sa manière… je ne mets pas de smiley aujourd’hui of course…)Je pense renvoyer un message perso à Emmanuel et leur écrire de toute façon, donc tu peux faire pareil, je pense qu’il n’est pas à ça près maintenant et surtout il appréciera les messages perso.
Je rectifie ici une erreur que j’ai faite, sans aucune importance mais pour rectifier auprès de ceux/celles à qui je l’ai dit, à propos de nos signes diamétralement opposés (Marianne et moi), elle n’était pas Sagittaire mais Verseau (AS Sagittaire, d’où l’erreur, mais c’était juste pour nos signes chinois, Rat et Cheval…). Les Verseaux sont souvent des gens très idéalistes, un peu intransigeants aussi, et qui ont souvent beaucoup d’amis, attachent plus d’importance aux amis et aux groupes qu’à leur intérêt propre… Je trouve que cela définissait bien Marianne (en se limitant bien sûr au résumé le plus simple et simpliste, parce qu’il y a plein d’autres choses mais c’est pas le lieu, donc j’abrège…)
Pour en revenir au fait que je n’ai pas pu/su retenir Marianne, je suis encore horrifiée de la coïncidence (à quelques mois près) entre sa maladie et son départ de l’OVEO. Bien sûr on peut difficilement penser que ce serait carrément « de notre faute » (voire de la mienne), mais quand même, ça aussi c’est dur. Précisément à partir de juin-juillet 2019 j’ai passé des mois à m’occuper du déménagement de mes parents (donc été beaucoup absente ici et pratiquement pas écrit sur l’intranet jusque fin novembre… justement le mois où sa maladie s’est déclarée) – mais comme j’avais laissé passé le coche et qu’ensuite il y a eu tellement de choses à discuter (utilement ou pas…) et… et… et… Si j’avais su, si nous avions su, nous aurions fait, dit, écrit quelque chose, mais voilà, il est trop tard. J’espère au moins que ce sera une leçon pour l’avenir, dans une assoc on ne peut pas retenir les gens qui veulent partir, mais les laisser partir en réagissant aussi peu, j’espère qu’on ne le fera plus et surtout qu’on n’aura plus l’occasion de le faire dans des conditions aussi dramatiques… J’avais besoin de dire ça ici avant d’écrire à Emmanuel, parce que bien sûr ce n’est pas à lui que je peux dire ça… il ne manquerait plus que ça…
Je me demande carrément si nous ne devrions pas faire un petit article pour le site OVEO pour rendre hommage à Marianne et à son engagement pour la cause des enfants – à Leda, dans son assoc Parent’age dont nous avons mis quelques tracts sur le site OVEO (page Tracts, donc, en lien direct dans la col de droite), et donc à l’OVEO pendant dix ans… Qu’en pensez-vous ???
Vu ton message, Sophie, donc ça répond en partie à mes questions (posées par email en réponse à l’envoi du projet de mailing aux adhérents) – cependant l’extraction depuis l’Espace membre suppose que les adhérents y mettent bien toutes les infos dont on a besoin pour l’annuaire ??? Comment comptez-vous faire pour les y inciter ? Perso j’ai été vraiment choquée de voir des adhérents qui ne donnaient même pas leur nom, donc là tu proposes que ce soVu ton message, Sophie, donc ça répond en partie à mes questions (posées par email en réponse à l’envoi du projet de mailing aux adhérents) – cependant l’extraction depuis l’Espace membre suppose que les adhérents y mettent bien toutes les infos dont on a besoin pour l’annuaire ??? Comment comptez-vous faire pour les y inciter ? Perso j’ai été vraiment choquée de voir des adhérents qui ne donnaient même pas leur nom, donc là tu proposes que ce soit obligatoire, ou quoi ? Et pour le département (ou la ville, ou le pays) ?Ou alors tu veux dire que le fichier sera sur l’intranet, mais non visible ? (Dans ce cas, je trouverais d’autant plus choquant que l’intranet soit accessible à des personnes non membres… jamais eu la réponse à cette question !) Et que va-t-on faire de l’ancien fichier ? je sais qu’on n’est pas censé garder les données plus de X années, mais bon… il y a aussi une histoire de l’OVEO, ce n’est pas une question d' »exploitation des données »… déjà que les gens ont la mémoire très courte…) (on ne va pas supprimer tout ce qui date d’avant l’intranet, si ?)
J’ai un peu de mal à comprendre ce qui sera sur l’annuaire : seulement nom-prénom, email, département (etc.), et ce que tu appelles « description » serait seulement dans le profil sur l’Espace membres ??? C’est ça ? Je trouve un peu dommage, parce que justement, sur l’Espace membres la visibilité est faible (tout est trop étalé trop fin, comme sur une tartine géante où il n’y aurait qu’une couche infime de confiture…), on n’a pas une vue d’ensemble des adhérents (nombre, répartition géographique) et en même temps de leur profil – comme pour les messages, quoi, c’est trop dispersé dans trop de rubriques… Enfin bref…
Bonjour Jean-Pierre,Je viens seulement d’apprendre la nouvelle aujourd’hui – parce que je n’ai pas allumé ma connexion hier…
Merci de ce message de la part de l’OVEO, j’aimerais savoir si tu l’as déjà envoyé, ou si tu comptes l’envoyer et à qui, à Emmanuel ? à Cahty ? En tout cas, je l’ai signalé à Cahty, mais dans un souci de vérité, il faut rectifier le début du message : « Marianne était membre de l’Observatoire d
Bonjour Jean-Pierre,Je viens seulement d’apprendre la nouvelle aujourd’hui – parce que je n’ai pas allumé ma connexion hier…
Merci de ce message de la part de l’OVEO, j’aimerais savoir si tu l’as déjà envoyé, ou si tu comptes l’envoyer et à qui, à Emmanuel ? à Cahty ? En tout cas, je l’ai signalé à Cahty, mais dans un souci de vérité, il faut rectifier le début du message : « Marianne était membre de l’Observatoire de la Violence éducative Ordinaire, elle a été présente depuis les premiers pas de notre association, en 2005. »
D’abord, Marianne a quitté l’OVEO à ma connaissance en juin ou juillet 2019 (à mon grand regret, regret d’autant plus grand que je n’ai pas pu, pour des raisons de famille – mes parents « dépendants » qui devaient quitter leur appartement, ce qui a pris des mois à ma sœur et à moi -, non seulement écrire à Marianne, mais même comprendre pourquoi elle était partie… et ensuite, avec tous les problèmes de l’intranet etc. et le fait qu’il était apparemment « trop tard » pour lui poser la question, j’ai laissé passer le temps… jusqu’à ce que j’apprenne sa maladie il y a très peu de temps, et le dise ici aussi…).
Ensuite, ayant connu Marianne à Leda (Les Enfants d’abord) en 2008, je suis bien placée pour savoir que, si elle connaissait l’existence de l’OVEO, elle n’en était pas encore adhérente (d’ailleurs je n’ai adhéré moi-même que début 2008 aussi, pour être éditrice sur le site alors que Victorine était webmaster – je corrigeais déjà les articles du site avant cela, sans être adhérente ! parce que je correspondais avec Olivier Maurel depuis 2004… mais je n’étais pas sur les réseaux sociaux et donc pas sur la LPC au moment de la création de l’OVEO en 2005… bref, tout ça pour dire que je connais l’histoire de l’OVEO depuis le début mais je n’ai été sur la liste Yahoo et adhérente que 3 ans plus tard, et Marianne seulement à l’automne de la même année, après la rencontre d’été Leda – je suppose déjà celle de 2008 ? sinon 2009 – enfin, peu importe, mais ça peut se vérifier). Aussi, Marianne était à l’époque très impliquée dans le CA de Leda, elle a donc surtout commencé à s’impliquer dans le fonctionnement de l’OVEO quand elle a moins de tâches à assumer à Leda (peut-être en 2009 ?) – enfin bref, il y a eu toutes sortes de phases et de péripéties…
Je précise tout cela uniquement parce que Emmanuel doit bien se souvenir de tout ça, et ce serait gênant pour lui (comme pour nous) qu’on envoie un message approximatif, comme si on avait déjà tout oublié et que ce soit sans importance de se tromper sur les dates. On pourrait même dire, pour aller dans le sens du message de Jean-Pierre, que l’OVEO a vraiment commencé à s’organiser et à avoir des outils informatiques plus efficaces (ou des outils informatiques tout court…) qu’après l’arrivée de Marianne, et non depuis le début ! Avant son arrivée, il y avait donc le site Internet (créé et géré par Victorine Meyers) et la liste Yahoo. Marianne est devenue webmaster je ne sais plus quand exactement (NB elle connaissait aussi Victorine par Leda…), et elle a créé un wiki, dont on a eu un peu de mal à se servir (surtout moi…) parce que ce n’était pas très pratique, en texte brut, quand on n’a pas l’habitude… bien sûr, ce serait autre chose maintenant… (enfin bref, on a essuyé les plâtres…) et aussi le site elgg ? dont je ne sais pas ce qu’il est devenu ? mais qui devrait rester à la disposition des adhérents…
Je ne sais pas si c’est possible ni comment faire, puisque je n’ai pas vraiment compris les causes de son départ – je ne m’en sens responsable que dans la mesure où je n’ai pas pu être là pour la retenir ou au moins essayer, alors que je l’aurais fait si j’avais pu (son désaccord était plutôt sur les façons de faire, pas sur les idées ! or, selon moi, il n’y avait justement pas de « façons de faire » ! ni suffisamment d’adhérents présents pour en décider…) – toujours est-il que je trouve qu’il serait bien d’avoir un mot aussi pour dire que nous regrettons son départ aussi de l’OVEO… mais pour cela il faudrait être capable de l’expliquer, et ce n’est pas mon cas…
19 juin 2020 à 17 h 51 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #5890Comme ça m’embêtait de ne rien avoir proposé de concret et que c’est toujours difficile de partir d’un texte plein de commentaires, je viens de reproposer une version sur le wiki https://intranet.oveo.org/wiki/position-de-loveo-ebauche/ et j’ai aussi remis le texte initial plus bas (la page est donc dans l’ordre chronologique inverse), j’espère qu’il y aura des réactions avant le 22 ? (Au fait, Cahty a apparemment des pbs d’ordinateur, donc jeComme ça m’embêtait de ne rien avoir proposé de concret et que c’est toujours difficile de partir d’un texte plein de commentaires, je viens de reproposer une version sur le wiki https://intranet.oveo.org/wiki/position-de-loveo-ebauche/ et j’ai aussi remis le texte initial plus bas (la page est donc dans l’ordre chronologique inverse), j’espère qu’il y aura des réactions avant le 22 ? (Au fait, Cahty a apparemment des pbs d’ordinateur, donc je ne sais pas si elle pourra participer ? mais en attendant, tout le monde peut répondre…) -
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