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Bonjour (et bonnes fêtes à tou/te/s 🙂 !)
Cette question des supports de travail pour des interventions a été abordée pas mal de fois depuis que l’OVEO existe, je ne me suis jamais spécialement impliquée (n’ai fait que 2 ou 3 interventions dans toutes ces années, et plutôt improvisées ou « non conformes » :-)…) donc je ne sais pas qui a conservé des traces accessibles, peut-être Anne-Claire Chermette ? Il ne s’agissait pas spécialement d’intervent
Bonjour (et bonnes fêtes à tou/te/s 🙂 !)Cette question des supports de travail pour des interventions a été abordée pas mal de fois depuis que l’OVEO existe, je ne me suis jamais spécialement impliquée (n’ai fait que 2 ou 3 interventions dans toutes ces années, et plutôt improvisées ou « non conformes » :-)…) donc je ne sais pas qui a conservé des traces accessibles, peut-être Anne-Claire Chermette ? Il ne s’agissait pas spécialement d’interventions auprès des jeunes (ou de gens qui travaillent avec eux), mais dans la mesure où ceux qui interviennent pour l’OVEO peuvent intervenir auprès de toutes sortes de « publics » (parents, professionnels, jeunes au sens « ados », enfants plus petits… sans compter les médecins ?), et dans la mesure où justement nous ne catégorisons pas les êtres humains par âge, sexe ou profession, ne faudrait-il pas plutôt un support où tous les moyens seraient regroupés, et adaptables non seulement selon les « publics », mais selon les membres qui interviennent ?
Et ne faudrait-il pas avoir une page « ressources » en ce sens sur le wiki, par exemple ? (A voir si cela n’existe pas déjà 🙂 !) Quitte à faire des pdf qu’on mettrait en lien sur ladite page, mais au moins une page unique trouvable facilement par le tableau de bord ? Voire proposée sur le site public ou sur la page « matériel militant » ??? Il y a aussi, sur l’intranet, une rubrique « Projets » et bien sûr une rubrique « Documents » (qui ne sert pas beaucoup ?) – tout cela pas aussi pratique qu’il le faudrait, mais il suffirait que quelques-uns s’en emparent et rendent compte de temps en temps sur le forum de ce qu’il y a à voir ou à discuter… ce qui, malheureusement aussi, n’arrive pas souvent à cause du système des visioconférences, qui excluent la plupart des membres et ne permettent pas une discussion suivie, même si c’est pratique pour certains, mais dans ces réunions on ne peut parler que de ce que les participants ont déjà en tête et pas refaire l’historique, rechercher les traces du travail déjà fait et contacter les membres concernés…
Je trouve dommage que la dispersion des sujets rende cela si compliqué, mais peut-être finirons-nous par arriver à un degré de « maturité » (des membres et du « système ») qui permettrait de retrouver facilement les ressources (qui d’ailleurs ont forcément évolué au fil du temps, comme nous tou/te/s, donc ce n’est pas vraiment perdu, mais je veux dire que c’est plutôt la rédaction des documents et leur conservation/accessibilité qui posent problème…). Je ne propose pas mon aide sur le fond (les contenus) mais suis toujours dispo pour la « mise en forme » (relecture pour s’assurer que tout est compréhensible par tout le monde, qu’il n’y a pas de redites ou de manques, etc. etc.).
Je propose aussi une nouvelle fois de relancer (car il n’a jamais été supprimé officiellement, mais abandonné pour des raisons soi-disant « pratiques » qu’on aurait pu éviter, du genre importer « automatiquement » les infos de l’intranet, alors que les membres qui s’inscrivent ne donnent justement aucune info, sauf rares exceptions…) l’annuaire des adhérents sous forme de pdf envoyé régulièrement à tous les membres, avec des informations sur qui fait quoi et où trouver les infos importantes et comment y accéder, mais ça je ne peux pas le faire toute seule (et Charles n’a plus l’air motivé du tout :-(… bon, je ne lui ai pas parlé de l’annuaire, mais je suis à peu près la seule ici à vouloir toujours demander l’avis des adhérents et leur envoyer des mailings – je rappelle que la lettre d’info n’est pas réservée aux adhérents, on ne leur envoie plus guère que la convocation à l’AG…), s’il y a des membres qui voudraient participer à ce genre de mise en relation des adhérents (qui sert aussi à accueillir les nouveaux et à éviter qu’ils se sentent largués, éviter aussi qu’ils reposent les mêmes questions pratiques – parfois plusieurs fois – sans savoir dans quel sujet les mettre ou en en créant de nouveaux qui viennent encombrer encore davantage…), me contacter.
On me dit toujours qu’il faut mettre un seul sujet par message, chose que je ne comprends toujours pas, parce que certains sujets sont tellement liés entre eux que je ne peux pas les dissocier – pour moi, avoir des documents de travail pour regrouper les informations sur un sujet (ici les interventions auprès de différents publics, mais il peut y en avoir d’autres, par ex. spécialement sur la violence à l’école, ou sur les violences sexuelles et sexistes, ou sur la violence médicale, etc.) ne peut pas fonctionner sans qu’il y ait un document sur ce que font les adhérents (qui ils sont, quel sujet les motive spécialement) et où les trouver (les contacter) pour agir ensemble, que ce soit pour faire des interventions publiques ou, par exemple, pour mettre au point du matériel militant, écrire des articles, etc. etc. – parce que, actuellement, même en étant à l’OVEO depuis si longtemps, je n’arrive pas à savoir qui sont vraiment (ou qui sont tout court !) les nouveaux membres, ce qui les motive, etc., on peut dire que ce n’est pas grave si je suis larguée :-), et puis, j’ai toujours des projets « personnels » (= des choses que je peux faire seule), mais justement, est-ce normal, est-ce souhaitable de fonctionner comme ça et surtout seulement comme ça… bref 🙂 ! Pardon pour la longueur !
Pour Géraldine : pour voir tous les sujets, dans la col de gauche sur fond noir, visible à tout moment (bien qu’on entre sur l’intranet directement dans le « tableau de bord » = 1ère rubrique), aller dans la 3ème rubrique, « Forum de discussion », et là tu peux afficher tous les sujets existants et en choisir un qui te convient – c’est toujours mieux s’il y a dans ce sujet des infos intéressantes à faire remonter, parce que beaucoup se perdent…Pour Géraldine : pour voir tous les sujets, dans la col de gauche sur fond noir, visible à tout moment (bien qu’on entre sur l’intranet directement dans le « tableau de bord » = 1ère rubrique), aller dans la 3ème rubrique, « Forum de discussion », et là tu peux afficher tous les sujets existants et en choisir un qui te convient – c’est toujours mieux s’il y a dans ce sujet des infos intéressantes à faire remonter, parce que beaucoup se perdent… Sinon, au pire, créer un sujet en suivant les indications données sur le tableau de bord.Pour la revue de presse, comme il était tard hier soir, j’ai publié seulement ce matin la mise à jour avec l’article de Jean-Pierre Thielland sur les devoirs à la maison – je suppose que c’est OK de le signaler ? Reste à voir si on relaie aussi sa proposition d’action, voir sur le tableau de bord le sujet en cours sur l’école (dans ma réponse je disais que, selon moi, une action sur l’école devrait aussi parler de la notation – l’évaluation permanente me semble encore pire que les devoirs à la maison, mais bon, les deux sont graves, donc je ne sais pas, voir discussion, en tout cas là j’ai juste signalé l’article, bien sûr). Et je me suis permis de signaler une émission (j’avais envoyé l’info à quelques membres par sms, je ne sais pas qui a écouté, Sophie sans doute ?) sur France Inter avant-hier (17.12) avec Muriel Salmona sur l’effet des traumatismes sur le cerveau, je l’ai écoutée en entier, la plupart du temps c’était très intéressant, cf. https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-17-decembre-2024-7990320 – à voir s’il faut commenter, s’il y a des avis là-dessus (l’un des invités, le psychiatre, a parlé d’EMDR par exemple, apparemment l’une des deux thérapies reconnue par l’OMS pour les traumatismes… il a assez bien expliqué que ça s’appliquait à un traumatisme précis, donc plus compliqué pour des traumatismes répétés – traduction entre autres : violence éducative… – et Muriel Salmona a heureusement eu le temps à la fin de compléter un peu… bref, émission utile aussi pour ça, il a été aussi question des TCC mais « pas trop » :-)…) – c’était aussi l’occasion de redonner le lien de l’assoc Mémoire traumatique et Victimologie, lien qui n’est pas sur le site France Inter…
Ah zut, Gabriel, je voulais juste le relire et dans le feu de l’action j’ai oublié que tu proposais de le publier et je l’ai déjà fait ! Excuse-moi, je ne vais peut-être pas le supprimer maintenant que c’est fait :-)…- en tout cas tu peux encore ajouter une image si tu penses que c’est utile (perso je ne suis pas pour mettre des images dans tous les articles, mais admettons… pour moi l’essentiel est que ça n’alourdisse pas trop le poidsAh zut, Gabriel, je voulais juste le relire et dans le feu de l’action j’ai oublié que tu proposais de le publier et je l’ai déjà fait ! Excuse-moi, je ne vais peut-être pas le supprimer maintenant que c’est fait :-)…- en tout cas tu peux encore ajouter une image si tu penses que c’est utile (perso je ne suis pas pour mettre des images dans tous les articles, mais admettons… pour moi l’essentiel est que ça n’alourdisse pas trop le poids en termes de bande passante – le texte ne pèse presque rien, les images beaucoup…)En relisant je n’ai autant dire rien changé au texte, il s’agit seulement de corrections typo (plusieurs doubles espaces, quelques guillemets incorrects – je ne parle pas des guillemets anglais ou français, mais plutôt de ceux qui étaient tournés à l’envers, ça peut venir aussi de la conversion en Word, bref, je ne sais pas – ou mal placés, une ou deux virgules, un ou deux mots ajoutés pour la syntaxe, des italiques – Le Nouvel Obs, Cest pour ton bien…), la question de la « jeune fille » pour une petite fille ou fillette de 3 ans (pour moi et sans doute pour d’autres, « jeune fille » à cet âge fait bizarre, moi ça me gêne mais si vraiment ça défrise quelqu’un, tu peux toujours rechanger…), pour le reste voir le fichier Word en PJ (j’ai mis des commentaires explicatifs). A noter que j’avais déjà fait la plupart de ces corrections dans un fichier Word précédent, envoyé à plusieurs personnes, mais aucune n’a été reportée sur le GoogleDoc, donc avec les nouvelles modifs que tu as faites, ça allait aussi vite de tout refaire (j’ai l’habitude, hélas :-)…) – bref, voir PJ et encore désolée d’avoir publié moi-même, je précise quand même que ça me permet parfois de retrouver des coquilles, plus visibles sur le site… Mais bon, je ne le ferai plus, promis juré !!!
Aussi, je dis « dans le feu de l’action » parce que je pensais, dans la foulée, mettre dans la revue de presse l’article de Jean-Pierre sur les devoirs à l’école, et ajouter (à la demande de Cécile) l’appel à contributions pour le « colloque Misopédie II » – je vais faire ça maintenant et après j’arrête pour un bon moment (je veux dire, quelques jours, sauf demande expresse…)
J’ai aussi corrigé des trucs dans cet appel à contributions pour faire une version pratique en pdf (sur 4 pages, facile à imprimer), Cécile a approuvé les corrections mais sans les reporter sur le site, cf. le pdf en lien sur cette page : https://www.unilim.fr/ehic/2024/12/18/appel-a-communications-misopedie-ii/ – je laisse la version anglaise pour le pdf du site unilim, ceux qui veulent la voir auront le lien… Ouf et pouf…
Last but not least, ce serait peut-être le moment d’envoyer une nouvelle lettre d’info, avec tous ces nouveaux articles ??? (Donc, quelque part, Gabriel, j’ai dû me dire que tu aurais peut-être déjà assez à faire avec ça…) D’habitude en fin d’année on en profite pour rappeler que c’est le bon moment pour adhérer ou réadhérer – bon, ça a déjà été fait dans la dernière lettre, mais elle date de 2 mois (22 octobre)… ça peut aussi attendre janvier of course, à vous de voir, moi je ne m’en occupe pas, si ce n’est pour la relire si on me le demande 🙂 (pas forcément du luxe…).
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.17 décembre 2024 à 20 h 09 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14397Jean-Pierre, je suppose qu’il s’agit d’un autre article que celui dont parle Cahty ? OK pour la revue de presse, j’attends quand même demain au cas où il y aurait des avis contraires 🙂 et aussi dans l’attente d’une réponse sur l’autre (?) article.A propos d’une campagne contre le travail supplémentaire à la maison, n’aurais-tu pas envie aussi de parler de la notation ? Ou bien tu penses que ça fait trop d’un coup ?
Je vais me
Jean-Pierre, je suppose qu’il s’agit d’un autre article que celui dont parle Cahty ? OK pour la revue de presse, j’attends quand même demain au cas où il y aurait des avis contraires 🙂 et aussi dans l’attente d’une réponse sur l’autre (?) article.A propos d’une campagne contre le travail supplémentaire à la maison, n’aurais-tu pas envie aussi de parler de la notation ? Ou bien tu penses que ça fait trop d’un coup ?
Je vais mettre mettre ici dans un prochain message un article de Télérama qui date de 2 semaines sur les relations entre parents et enseignants, qui ne contient sans doute pas de révélations :-), mais c’est à cause du dernier courrier des lecteurs, où une enseignante demande « qui va payer les heures passées avec les parents » (avec les heures sup déjà supprimées) et dit qu’elle veut bien « passer une heure par semaine avec des parents, mais pas gratuitement. […] Il y a déjà Pronote à remplir à chaque cours, […] » – je ne sais pas ce qu’est « Pronote » mais ça va dans le sens de ce que je disais tout à l’heure sur la folie de la notation permanente !!! L’atomisation de l’apprentissage par tous ces processus de jugement-évaluation-cases à cocher rend tout le monde dingue, non ? Ce « Pronote » est-il obligatoire ou bien les enseignants ont une marge de latitude ? C’est à partir du collège ?
17 décembre 2024 à 12 h 25 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14391Cahty, il y a un mois je n’ai rien suivi sur l’intranet, peux-tu donner plus de détails (lien de l’article, du message où il se trouve, ou du wiki) ou me l’envoyer en privé ? Proposes-tu qu’il soit complété par Camille entre autres ? Moi je ne peux que recoller les morceaux et éventuellement publier (ou relire avant publication, peu importe, en tout cas il ne faut pas publier des articles non relus, je le précise parce que je sais que tu ne veux pas que je m&Cahty, il y a un mois je n’ai rien suivi sur l’intranet, peux-tu donner plus de détails (lien de l’article, du message où il se trouve, ou du wiki) ou me l’envoyer en privé ? Proposes-tu qu’il soit complété par Camille entre autres ? Moi je ne peux que recoller les morceaux et éventuellement publier (ou relire avant publication, peu importe, en tout cas il ne faut pas publier des articles non relus, je le précise parce que je sais que tu ne veux pas que je m’occupe de la publication, mais pour le moment je continue pour des raisons d’efficacité, je ne crois pas que Dali ait le temps de relire les articles et encore moins de les publier, même si je serais heureuse de le faire avec elle et même avec Gabriel 🙂 dans la mesure où cette règle de relecture – par Dali ou par moi ou toute autre personne compétente qui s’y engagerait à l’avenir – est respectée, « s’engager » étant le mot important dans cette phrase, car il faut poursuivre dans la durée et être joignable :-)…)Sinon je ne peux pas promettre de (m’engager à, donc) retrouver cet article pour donner mon avis sur sa publication, puisque ce sont les avis qui manquent… et il en faut d’autres que le mien :-)…
Il faut écrire cela à Olivier Maurel 🙂 ! Géraldine, si tu veux je lui transmets la teneur de tes messages ? Pas sans ton autorisation bien sûr. Et, suggestion, continuer cette discussion dans un autre sujet, de préférence déjà existant ? Malheureusement il n’y en a que trop (174 sujets sur le forum… pas eu le courage de les passer tous en revue 🙂 !), en allant jusqu’à la p. 5 je n’en ai pas vu sur la préhistoire ou sur l’origine de la domination, maisIl faut écrire cela à Olivier Maurel 🙂 ! Géraldine, si tu veux je lui transmets la teneur de tes messages ? Pas sans ton autorisation bien sûr. Et, suggestion, continuer cette discussion dans un autre sujet, de préférence déjà existant ? Malheureusement il n’y en a que trop (174 sujets sur le forum… pas eu le courage de les passer tous en revue 🙂 !), en allant jusqu’à la p. 5 je n’en ai pas vu sur la préhistoire ou sur l’origine de la domination, mais ça doit exister ? Et en tout cas, comme indiqué sur le tableau de bord, repasser par la « Discussion générale » pour signaler le sujet, car ça peut intéresser d’autres membres qui ne sont pas forcément impliqués dans le comité éditorial – je rappelle que ce sujet est destiné à proposer des articles et à discuter sur leur approbation, les modifications etc. donc dès que ça déborde un peu trop (qu’il y a une discussion de fond sur un sujet spécial), il faut libérer la place, sinon plus personne ne répond sur la publication (comme ça a été le cas encore cette fois… raison pour laquelle il faut parfois insister aussi en privé, mais bon, peut-être pas besoin pour l’article en question ?)Pour cet article « colloque Misopédie », je venais dire que Cécile m’avait envoyé une demande de correction et aussi d’ajout pour annoncer le colloque de l’an prochain, et je vois qu’elle vient de mettre un message dans l’autre sujet, donc j’espère qu’elle complétera ici pour l’ajout proposé, qui sera publié s’il n’y a pas d’avis contre dans un « délai raisonnable » (de quelques jours, voire moins s’il y a des avis pour exprimés clairement :-)…)
Et pour ne pas faire trop long, je demande aussi l’autorisation de mettre dans la revue de presse (avec un petit commentaire que je ferais ou que d’autres peuvent faire) le lien de l’émission entendue ce matin sur France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-17-decembre-2024-7990320 sur « Comment les traumas impactent le cerveau », très intéressante, Muriel Salmona était l’une des trois invités, voir présentation sur le site en lien.
17 décembre 2024 à 11 h 54 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14380Merci de tous ces échanges, suggestions et retours d’information (précieux pour savoir ce qui est utile ou pas, même si tout ne peut pas servir tout le temps – arguments, sources etc. voir fin du message !), je ne peux pas parler du point de vue de l’Education nationale (à l’adolescence et pendant mes études, mes seules idées sur ce que je pouvais « faire dans la vie » étaient de ne jamais être ni « secrétaire » – je l’ai vaguMerci de tous ces échanges, suggestions et retours d’information (précieux pour savoir ce qui est utile ou pas, même si tout ne peut pas servir tout le temps – arguments, sources etc. voir fin du message !), je ne peux pas parler du point de vue de l’Education nationale (à l’adolescence et pendant mes études, mes seules idées sur ce que je pouvais « faire dans la vie » étaient de ne jamais être ni « secrétaire » – je l’ai vaguement été pendant quelques mois, dans les années 1980 – ni enseignante, et là c’était facile de réussir à ne pas l’être… je précise que ma mère a été instit puis prof de collège avant de quitter l’EN bien avant l’âge de la retraite, pour pouvoir se consacrer à l’écriture, ce qui n’a pas forcément été le bon choix question indépendance, mais passons…) – je parle donc surtout en tant qu' »ancien enfant » (*) et en tant que mère d’une fille qui a maintenant 33 ans et a quitté l’EN à 15 ans, je parle donc surtout en tant que victime et critique de l’extérieur de l’EN, personne atypique et ayant eu moi aussi du mal à défendre ma fille contre des enseignants abusifs ET des parents conformistes. Je suis aussi en relations avec Amandine Cadars (membre de l’OVEO) qui en connaît un rayon sur le sujet des enfants différents, et je m’intéressais déjà à l’autisme avant (il y a des discussions à ce sujet). Ma soeur pense que je suis autiste ! (En tout cas pas à plus de 33 % selon les tests approximatifs dispo sur Internet :-)…).(* ancien(ne) enfant et fille d’un père « surdoué » dont je viens justement de voir les bulletins du collège – à son époque, et même à la mienne, les appréciations, notes etc. étaient beaucoup plus globales qu’aujourd’hui où on note tout, tout le temps, au quart de point près, cf. Alfie Kohn sur ce sujet et comment l’évaluation permanente détruit la motivation et à vrai dire fait perdre tout sens à ce qu’on appelait autrefois « l’instruction » – si on ne prend pas ce mot au sens militaire bien sûr… En tout cas mon père HPI avait de bonnes notes dans les matières qui l’intéressaient, et quelques zéros que je suppose de révolte ou de « démotivation », je ne crois pas avoir eu des zéros à l’école mais toujours de meilleures notes avec les profs sympa ! C’est bien sûr valable pour les autres enfants, mais particulièrement pour ceux qui ne supportent pas le système et refusent de s’adapter même sous la contrainte et la menace… Ma fille a fait l’inverse, elle essayait d’avoir de bonnes notes pour « en finir plus vite » avec le système – moyennant quoi elle avait peu d’amis, bref, je ne lui ai pas été d’un grand secours sur ce coup-là non plus, entre mon « problème avec le système » et le fait que je n’aie découvert Alice Miller que lorsqu’elle avait déjà 10 ou 12 ans, donc pas pu beaucoup travailler et surtout pas efficacement jusque-là – d’aucuns diront que ce n’est toujours pas efficace, peu importe 🙂 – sur mon enfance et ma famille… Tout cela pour dire ou rappeler « d’où je parle »… Je vais signaler dans un autre message- dans le sujet « Comité éditorial » l’émission que je viens d’entendre avec Muriel Salmona, si jamais j’oublie dans le feu de l’action il restera une trace ici 🙂 ! https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-17-decembre-2024-7990320)
Ce message surtout pour dire que, vu le peu d’articles qui existent sur le site à propos de l’école, je trouve (donc sans pouvoir le faire moi-même mais en proposant mon aide pour mettre au point, ajouter des liens, ce qu’on appelle « finaliser ») que ce serait une bonne chose que cette discussion donne lieu à un article, qu’il soit sous forme de témoignage (Camille F., dans ce cas tu peux écrire tout ce que tu veux et ce serait publié tel quel, au besoin de façon anonyme comme la plupart des témoignages) ou d’article de la rubrique « Violence à l’école et violence de l’école » (ou quel que soit le nom actuel ou futur) argumenté, avec des sources etc. Vraiment n’hésitez pas 🙂 !
PS, pour le « loto des mots » ça me fait penser à l’affiche rouge de Mike Weizmann sur les mots des parents (ou peut-être des adultes ? faut que je retrouve le lien de l’affiche), on devrait en faire une sur les mots des enseignants !!!
Peut-être devriez-vous écrire à Olivier Maurel sur ce sujet ? ça l’intéresse toujours d’avoir des avis et en principe il répond toujours – sauf quand il oublie :-)… auquel cas il faut le relancer ! Si vous craignez qu’il ne prenne pas assez en compte ces arguments, il est encore temps de lui en parler. En tout cas je suis certaine qu’il n’est pas dans l’anachronisme et qu’il ne cherche pas à idéaliser, mais seulement à comprendre l&rPeut-être devriez-vous écrire à Olivier Maurel sur ce sujet ? ça l’intéresse toujours d’avoir des avis et en principe il répond toujours – sauf quand il oublie :-)… auquel cas il faut le relancer ! Si vous craignez qu’il ne prenne pas assez en compte ces arguments, il est encore temps de lui en parler. En tout cas je suis certaine qu’il n’est pas dans l’anachronisme et qu’il ne cherche pas à idéaliser, mais seulement à comprendre l’apparition de cette culture de la violence éducative – et à vrai dire de la hiérarchie institutionnalisée, idéologiquement justifiée – avec l’agriculture, la sédentarisation, l’apparition des villes – par opposition à des petits groupes humains qui n’avaient pas « besoin » de ces structures de domination (ni de ce système de croyance en des dieux cruels) pour survivre – c’est un vaste sujet, mais c’est justement pour cela qu’il a éprouvé le besoin de répondre à Bernard Lahire dans un petit livre et pas juste un article simpliste. Olivier a lu beaucoup de livres sur le sujet, échangé avec des préhistoriens (dont Marylène Patou-Mathis), c’est un sujet qui évolue…Aussi, le passage à des structures de domination et de mise au travail obligatoire (des enfants parce que des adultes aussi) s’est forcément fait à des époques très diverses. Finalement la question (l’important pour nous) est bien le processus d’apparition de ces coutumes de soumission – il est logique qu’elles soient apparues plus tôt dans des civilisations plus anciennes, selon les ressources disponibles et l’évolution des cultures (et des populations !). Mais je ne suis pas spécialiste non plus, donc je vous invite tous les deux, Gabriel, Rodolphe, à écrire à Olivier Maurel pendant qu’il est encore dans la rédaction de son livre, je suis sûre qu’il ajoutera avec plaisir des éléments ou des notes. De plus, je dois relire ce livre (l’ai proposé à Olivier) et donc je ne manquerai pas moi-même de lui faire part de mes réserves si j’en ai (y compris celles que vous exprimez, en espérant donc m’en souvenir, c’est pour cela qu’il vaut mieux lui écrire vous-mêmes, car quand je relis je le fais surtout sur la forme et certaines questions de fond peuvent m’échapper, je relève plutôt ce qui me paraît contradictoire ou spécieux dans le raisonnement de l’auteur lui-même, mais je n’ai pas toutes les informations pour relever des erreurs…).
Je n’ai pas lu le livre de Bernard Lahire (j’en ai seulement « entendu causer » 🙂 à la radio et dans quelques articles), vous devriez peut-être le lire si le sujet vous passionne – je me doute que ça prend du temps, un livre de plus de 1000 pages… Mais ça peut être plus intéressant de lire ces 1000 pages que 3 autres livres plus banals et superflus :-)…
Tout cela dit, je n’ai pas réussi à avoir des avis pour la publication de ce petit compte-rendu du colloque Misopédie (qui ne porte pas du tout essentiellement sur ce sujet !), donc j’aimerais savoir si je peux le publier, soit en tant qu’article « en construction » (si des membres présents au colloque veulent bien ajouter leur contribution), soit comme petit article pour mettre à disposition les infos actuelles, en attendant d’autres articles (hypothétiques) qui le compléteraient et qui pourraient être mis en lien. Comme je ne peux pas attendre indéfiniment (le simple fait de devoir relancer, penser à le faire, devoir se répéter au risque d’ennuyer tout le monde, est « chronophage », comme on dit, et ennuyeux…), je crois que je vais le publier en indiquant qu’il est « en construction » (autre forme de « brouillon », donc), comme ça au moins tout le monde pourra réagir…
Pour le compte-rendu du colloque (dont je précise bien qu’il s’agit en priorité de redonner les infos qui permettent de réécouter ou de lire les interventions, donc s’il y a des appréciations de membres de l’OVEO on pourra toujours compléter par la suite, et/ou publier un autre article et les mettre en lien entre eux – c’est pour ça que j’ai préparé ce brouillon, pour que ça ne traîne pas trop…), comme il n’est pasPour le compte-rendu du colloque (dont je précise bien qu’il s’agit en priorité de redonner les infos qui permettent de réécouter ou de lire les interventions, donc s’il y a des appréciations de membres de l’OVEO on pourra toujours compléter par la suite, et/ou publier un autre article et les mettre en lien entre eux – c’est pour ça que j’ai préparé ce brouillon, pour que ça ne traîne pas trop…), comme il n’est pas accessible publiquement et qu’il faut l’approuver (et le compléter si besoin), je vous mets le texte provisoire ci-dessous. J’ai envoyé à Olivier Maurel le § qui le concerne, pour qu’il rectifie s’il y a des erreurs (et savoir s’il avait qqch à ajouter sur les usages du mot « misopédie »…). Merci de vos avis !—————-
Misopédie. La domination adulte dans les discours contemporains artistiques, scientifiques, politiques et médicaux
(image : celle de l’article précédent, à voir s’il faut la remplacer par celle avec le programme ? je laisserai Dali le faire dans ce cas)
Les 3 et 4 octobre 2024 a eu lieu à Limoges le colloque Misopédie. La domination adulte dans les discours contemporains artistiques, scientifiques, politiques et médicaux, organisé par Cécile Kovacshazy, maîtresse de conférence à l’université de Limoges et membre de l’OVEO. Plusieurs membres de l’OVEO étaient présents et/ou sont intervenus. [à voir s’il faut donner des noms, ou donner la liste de tous les intervenants ?]
En attendant la publication des actes, on peut réécouter les interventions sur le site du colloque et lire la présentation. Extrait :
« La misopédie est la haine des enfants (comme on parle de misogynie, à propos des femmes). C’est le sentiment de mépris – le plus souvent inconscient – qu’on porte aux plus jeunes, le rejet qu’on leur fait subir dans le fonctionnement de la polis. Être ou avoir été un·e enfant est la seule et unique expérience universelle commune à tous les êtres humains de la planète. Et pourtant, de génération en génération se reproduit une incapacité à entrer en lien empathique avec l’enfance, une fois qu’on l’a quittée. Cette misopédie n’est pas universelle mais elle est assez répandue et varie bien sûr selon les époques et les lieux. »
Dans son intervention « La misopédie vue de la préhistoire », Olivier Maurel annonce son prochain livre en réponse à celui de Bernard Lahire, Les Structures fondamentales des sociétés humaines, où l’auteur développe l’hypothèse d’une « loi dépendance-domination » selon laquelle la soumission serait liée à la dépendance du petit humain. Pour Olivier Maurel, les anthropologues ne se sont pas assez intéressés jusqu’ici à la non-soumission à l’autorité chez les chasseurs-cueilleurs, avant l’apparition au néolithique (à des époques diverses) de structures de domination dues aux changements dans les modes de vie, en particulier avec l’agriculture, qui incitait au travail contraint, d’où l’apparition progressive de coutumes « éducatives » qui détruisent très tôt dans l’enfance l’attitude spontanée de résistance à l’autorité. Ainsi, ce qui détermine la soumission n’est pas l’apparition de « leaders », mais le fait qu’on ait commencé à les prendre au sérieux avec l’apparition de la violence éducative. Le terme « misopédie », peu usité dans la littérature sociologique et psychologique (voir ici quelques citations) a été remis en honneur par Olivier Maurel dans son livre Oui, la nature humaine est bonne ! (2009).
Deux contributions peuvent être lues sous forme d’articles sur le site Regard conscient : celle de Daliborka Milovanovic, Séparer, contenir, surveiller : des structures élémentaires de la domination adulte sur les jeunes, et celle de Marc-André Cotton, Les sciences du comportement et la domination adulte : une revue d’études scientifiques ((Nous recommandons la lecture des deux articles en lien, résumés dans cette contribution, sur le behaviorisme et le time-out : Isolement de l’enfant : que nous dit la recherche ? (1/2) et Isolement de l’enfant : que disent (vraiment) les recherches sur le « time-out » ? (2/2).)).
Lire l’article de Mathilde Lelièvre sur le concept d’enfantisme, opposé à la misopédie.
Ecouter le petit reportage audio de Célia Grincourt sur le colloque (6 mn 16 s).
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(précisions : les (( )) c’est pour les notes de bas de page ; et comme il faut remettre les liens un par un – et les mises en valeur, gras, ital… – quand on copie-colle un texte dans un message sur l’intranet, je n’ai remis que les 3 premiers liens > voir les autres – Regard conscient et les 2 dernières lignes – dans les messages précédents de la discussion. Et, bien sûr toutes suggestions d’ajouts ou de corrections bienvenues.)
10 décembre 2024 à 11 h 23 min en réponse à : Ne pas être seul/e face à l’institution scolaire #14357Bonjour Camille, c’est donc ce soir ton conseil ? Bon courage… J’aurais envie de dire, plutôt que de chercher des petites phrases à placer, ne vaut-il pas mieux lire quelques articles pour te convaincre toi-même du bien-fondé de ta position ? Les mots viennent plus facilement quand on est sûr de soi – ou plutôt de son bon droit, des bases scientifiques ou même idéologiques ou plutôt déontologiques, morales, de ce qu’on dit, parce que c’est avant toutBonjour Camille, c’est donc ce soir ton conseil ? Bon courage… J’aurais envie de dire, plutôt que de chercher des petites phrases à placer, ne vaut-il pas mieux lire quelques articles pour te convaincre toi-même du bien-fondé de ta position ? Les mots viennent plus facilement quand on est sûr de soi – ou plutôt de son bon droit, des bases scientifiques ou même idéologiques ou plutôt déontologiques, morales, de ce qu’on dit, parce que c’est avant tout une question de choix moral, de justice, le « droit » n’existe pas dans la nature, il y a des régulations et des mécanismes qui se mettent en place au fil de l’évolution, mais dans les sociétés humaines ça va trop vite et la culture masque tout, remplace les régulations « naturelles »…Je suis bien mal placée pour te suggérer des phrases, d’autant que, dans une situation émotionnelle, on peut perdre ses moyens, mais c’est justement pour ça qu’il faut être bien convaincu soi-même, avoir des arguments en réserve, avoir beaucoup plus à dire que les quelques phrases qu’on te laissera prononcer, ne pas être déstabilisé(e) par le moindre argument qui a une apparence de pertinence. Ce sont des positions idéologiques, les gens sont convaincus (par leur propre expérience d’ancien enfant maltraité ou simplement « mal traité » qui s’est identifié à l’agresseur pour survivre, qui s’est mis du côté du manche dès qu’il a été le plus fort devant un autre) que les enfants sont méchants, pervers, menteurs (ils ont de bonnes raisons de l’être ! c’est la stratégie de survie qu’on prêtait aussi et prête encore aux femmes dans la plupart des cultures ! il faut mentir, comme il faut développer une fausse identité !), violents de nature – on peut leur rappeler, dans ce domaine, ce qu’ils ont éprouvé face à leur bébé nouveau-né, s’ils ont vraiment eu l’impression que ce bébé était le monstre qu’ils voient chez leurs propres enfants et ceux des autres…
Leur dire (mais, encore une fois, je ne sais pas si c’est approprié ou simplement « possible », à toi de voir…) que leurs objections ne sont pas scientifiques, mais purement idéologiques et culturelles, que c’est un système de défense pour ne pas avoir à se mettre à la place des enfants (à revivre leur propre enfance humiliée et révoltée par des injustices permanentes, ou soumise par la force, la menace, la manipulation…). Leur dire que les enfants sont des êtres humains exactement de la même nature que nous, adultes, qu’ils ont les mêmes sentiments et émotions, que s’ils agissent comme ils le font c’est pour se défendre de choses que nous ne supporterions pas nous-mêmes (ou pas sans sentiment de révolte, peur, humiliation, colère…), que leurs réactions sont parfaitement logiques dans la situation où ils sont, dans le système scolaire français qui est l’un des plus humiliants et démotivants (pour la motivation intrinsèque, cf. les articles d’Alfie Kohn, dont d’ailleurs l’article que je viens de publier sur http://www.oveo.org qui est justement sur la manipulation du comportement ! et lire les articles de Marc-André Cotton sur regardconscient.net !) peut-être pas au monde, mais au moins en Europe… Alfie Kohn explique que le comportementalisme (behaviorisme) a perdu toute crédibilité scientifique, mais reste très présent idéologiquement et dans les méthodes d’éducation proposées au grand public, et en particulier dans le système scolaire. C’est un système de défense des adultes contre les enfants, un moyen de la « guerre de l’éducation » dont parle Braunmühl (éducation au sens contrôle des adultes sur les enfants, pas seulement à l’école, mais là de toute façon tu as affaire à des parents – en tout cas les adultes ont avant tout peur de perdre le contrôle, ils ne peuvent pas relâcher ce contrôle sous peine d’être – selon leur croyance – les vaincus de cette guerre, pour eux c’est « eux ou nous » !). Vraiment je te souhaite bon courage, c’est de toute façon un travail de longue haleine…
Tu peux aussi regarder la page du matériel OVEO, le dépliant, le livret mauve, les affiches (à imprimer soi-même ou d’autres assoc) et t’en inspirer pour des phrases « chocs », voire en imprimer quelques-unes pour les avoir sous les yeux, ou te faire une liste de phrases sur une page)… Faire une recherche par mots-clés sur le site et lire quelques-uns des articles qui sortent…
Quand tu parles de placer des phrases comme “On peut lui laisser le bénéfice du doute” ou “On ne sait pas ce qu’elle vit chez elle”, bien sûr je suis d’accord sur le principe, mais selon moi c’est encore trop « timide » 🙂 : laisser le bénéfice du doute, ça veut dire accepter l’idée que l’enfant doit être puni (ils disent « sanctionné », euphémisme !) dès qu’il fait quelque chose qui déplaît aux adultes, même si c’est parfaitement logique et compréhensible dans sa situation !
Bien sûr il peut y avoir des « comportements » (la chose la plus extérieure donc, cela ne dit effectivement rien de ce qu’est réellement l’enfant ni de ce qu’il vit) qui dérangent, voire nuisent à d’autres enfants, sans même parler des adultes (qui ne sont pas censés être là pour que l’enfant les protège, eux !), on peut très bien faire un retour d’information à l’enfant, lui expliquer pourquoi ça ne va pas, mais quel rapport avec la punition ? aucun ! Si tu te disputes avec ton mari (si mari il y a, ou autre adulte), s’il fait quelque chose qui te dérange ou te nuit, tu ne vas pas le « punir » ni le « sanctionner » (il y a aussi la vengeance, mais c’est tout aussi mesquin :-)…), tu vas essayer de t’expliquer avec lui. Eh bien, c’est exactement la même chose avec les enfants, et c’est cela qu’ils (les autres adultes) doivent comprendre ! Quel que soit l’âge de l’enfant (et quand ils sont à l’école, ce ne sont pas des nourrissons, d’ailleurs les nourrissons aussi comprennent beaucoup de ce qu’on dit), quelle que soit la situation, on doit parler avec les enfants et chercher des solutions avec eux, pas sans eux et pas contre eux (ni contre qui que ce soit bien sûr) – il faut sortir du système récompense-punition, jugement, contrôle à tout prix, peur réciproque (les adultes ont encore plus peur des enfants que l’inverse, parce que c’est apparemment la seule chose dont ils se souviennent de leur propre enfance : les enfants résistent ! ils ont encore en eux une force de vie qui les pousse à cela !), et parler des capacités prosociales des enfants (des êtres humains en général), les enfants préfèrent s’entendre avec les adultes qu’être en guerre avec eux, mais ce ne sont pas eux qui ont déclaré la guerre au départ…
Je précise que je n’ai pas eu le temps de lire les messages précédents, ne connais donc pas la situation dont il est question, Anne-Claire parle de troubles du spectre autistique (est-ce le cas ?), il faut élargir à toutes les particularités et les différences, le problème de l’école est qu’elle n’est faite que pour la partie des enfants qui peut s’adapter à elle (voire apprécier son fonctionnement !), je ne sais pas si c’est la moitié, moins ou plus (c’est sans doute selon qu’on compte seulement ceux qui apprécient ou aussi ceux qui s’adaptent bon gré mal gré et ceux qui supportent et souffrent en silence) mais il reste toujours une forte proportion d’enfants et d’élèves pour qui l’école est tellement « inadaptée » à eux (et refuse de s’adapter, par manque de formation des enseignants, tradition, peur, tabous culturels, etc.) qu’ils poseront toujours des « problèmes » à l’école, comme si l’école n’avait pas de problème avec eux et que ce soit normal de les ostraciser…
(je m’arrête là pour te laisser le temps de lire d’autres choses 🙂 !) Bon courage alors pour ce soir et tu nous diras ce que ça a donné ?
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