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Bonjour,
Je propose d’enlever de la déclaration tout ce qui concerne l’OVEO, par ailleurs je me dis que la déclaration est publique et n’importe qui peut se l’approprier.
Ça donnerait :
Nous utilisonsle terme de « violence éducative ordinaire » est au singulier afin de souligner le caractère structurel de celle-ci et d’englober sous son concept la multiplicité de formes que peuvent prendre cette structure de domination et lesBonjour,Je propose d’enlever de la déclaration tout ce qui concerne l’OVEO, par ailleurs je me dis que la déclaration est publique et n’importe qui peut se l’approprier.
Ça donnerait :
Nous utilisonsle terme de « violence éducative ordinaire » est au singulier afin de souligner le caractère structurel de celle-ci et d’englober sous son concept la multiplicité de formes que peuvent prendre cette structure de domination et les rapports de force qu’elle induit. En effet, la violence éducative ordinaire ne consiste pas en une liste de pratiques, comportements ou propos qualifiés de violents et qu’il s’agirait d’énumérer exhaustivement et de bannir. Elle s’exprime sous diverses formes (châtiments corporels, humiliations, intimidations, punitions, jugements, chantage, etc.) mais doit avant tout être comprise comme la volonté de l’adulte de contrôler l’enfant, même sous couvert de bonnes intentions.Nous considérons ainsi que100 % des jeunes sont confrontés à la violence éducative ordinaire. Si certains enfants la subissent moins fortement dans le cadre familial ou scolaire, les institutions (enseignement, loisirs, sport, médecine, protection de l’enfance, etc.) et la majorité des adultes qu’ils rencontrent (professionnels, famille, amis, inconnus) sont imprégnés de ce modèle hiérarchique de la relation de l’adulte envers les plus jeunes.
La notion de « violence éducative ordinaire » est finalement une mise en lumière de la domination adulte en général, omniprésente, dont peu de personnes ont conscience. Notre culture et notre société entretiennent la croyance selon laquelle les adultes seraient supérieurs aux jeunes, auraient le droit et le devoir de les éduquer, et que les jeunes seraient par nature incapables de savoir ce qui est bon pour eux. Jusqu’à 18 ans, un être humain est désigné comme « mineur » et considéré comme tel : assigné à un statut socialement inférieur et le privant de certains droits.Nous pensons quel’idée même d’attendre l’obéissance de la part d’un enfant est problématique, et qu’il faut remettre en question collectivement le regard que la société porte sur lui, sa condition et son statut.
La domination adulte, comme les autres dominations – masculine, de classe, raciste et coloniale, sur le vivant et la nature, etc. – s’exerce, selon les cas, par la contrainte, l’appropriation, la subordination, la privation de droits, la violence, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle ou symbolique. Elle est à la fois la condition et le résultat des autres formes de domination, notamment par l’intégration des rapports de force dès le plus jeune âge.Une des particularités de la domination adulte est que chacun·e l’a subie, d’une façon ou d’une autre, parce que tous les adultes ont été des enfants. Elle s’impose à tou·te·s telle une évidence, comme ce fut si longtemps le cas de la domination masculine. De la même manière qu’on a pu identifier et décrire une culture du viol et des violences contre les femmes, on peut identifier et décrire une culture de la violence éducative. À l’instar des luttes pour les droits des femmes qui font reculer la domination masculine, la lutte pour le respect des droits des enfants doit faire reculer la domination adulte.
La violence éducative ordinaire est reproduite selon des processus tant individuels (reproduction de schémas connus, incompréhension des réactions et des besoins de l’enfant, facteurs psychologiques, psychotraumatiques, transgénérationnels, etc.) que systémiques (droit, coutumes, culture patriarcale, attentes sociétales, organisation sociale, etc.).
Elle inhibe le développement et les apprentissages de l’enfant et le fragilise sur le plan émotionnel comme sur le plan physiologique. La violence éducative ordinaire entrave la construction du sentiment d’identité de l’enfant, le développement de ses capacités d’empathie et d’autonomie, et le prive en partie de son propre jugement sur lui-même et le monde. Elle altère la sensibilité et conditionne les personnes dès leur plus jeune âge à nier leurs propres besoins, leurs perceptions et leur aptitude à prendre des décisions, afin de se plier aux injonctions qui leur sont adressées.Nous soutenons ainsi quela domination adulte et les violences subies dans l’enfance engendrent la violence de et dans la société, en légitimant les rapports de force et de pouvoir entre les individus et entre les groupes humains.Certaines violences, qui pourraient être qualifiées de « violences sexuelles ordinaires » (considérées comme mineures et non pénalisées, telles que forcer à donner ou accepter des marques d’affection, sexualiser la tenue de l’enfant, s’immiscer dans son intimité, moquer les manifestations de sa puberté, etc.) ne sont possibles que parce que l’adulte considère généralement que l’enfant lui appartient et qu’il est en droit de le contrôler.
Ancrer en chacun·e un devoir de soumission, justifié par les principes d’obéissance, de bienséance et de politesse, contribue à la construction d’une vulnérabilité de l’enfant vis-à-vis de la maltraitance, de l’inceste, de l’agression sexuelle, du viol.Il nous paraît important de souligner que les plus jeunes ne sont pas des victimes uniquement passives de la domination adulte, ils résistent sous des formes multiples (opposition, désinvestissement, fuite…), les seules à leur disposition dans un contexte familial, institutionnel et sociétal de répression.
Lorsqu’on comprend profondément l’origine systémique et individuelle de la violence faite aux plus jeunes, mettre celle-ci en lumière conduit nécessairement à agir sur toute forme de violence et de domination. Reconnaître ce processus c’est reconnaître que la violence est socialement construite, c’est rompre avec la croyance en une humanité naturellement violente.
j’ai enlevé les N° de renvois vers les notes
Autre proposition : On pourrait aussi prendre juste une partie de la déclaration .
Si aucune des solutions ne convient on peut aussi réécrire le texte en le paraphrasant.
Cahty
PS pour le compte rendu, tu as raison Yvelines, je vais m’en occuper
Bonjour,Cath tu illustres à point ce que l’on appelle la culture du viol ( évoqué dans la déclaration de philosophie, qui fait le parallèle avec la culture de la VEO)
Dans de nombreuses histoires, dans les medias, jusque dans les inconscients, les femmes sont représentées comme curieuses, frivoles, dépensières, menteuses, fragiles, …
Une belle illustration le SAP ( Syndrome d’Aliénation Parentale)
Je viens de suivre une formation NoutesToutes spécifique sur
Bonjour,Cath tu illustres à point ce que l’on appelle la culture du viol ( évoqué dans la déclaration de philosophie, qui fait le parallèle avec la culture de la VEO)
Dans de nombreuses histoires, dans les medias, jusque dans les inconscients, les femmes sont représentées comme curieuses, frivoles, dépensières, menteuses, fragiles, …
Une belle illustration le SAP ( Syndrome d’Aliénation Parentale)
Je viens de suivre une formation NoutesToutes spécifique sur la culture du viol, parmi de nombreux stéréotypes celui de la femme qui se venge en mentant (« Phèdre’, toujours étudié au lycée…) est exemplaire de la manière dont sont traités les plaintes d’agressions sexuelles par la police et la justice, dont sont victimes les femmes.
Alors que les recoupements d’études montrent qu’il existe environ 1 a 2 % de fausses allégations.
En parallèle le mensonge chez l’enfant, la parole de l’enfant jugée non fiable, participe de la culture du viol des enfants.
« Crimes de masse » témoigne une personne à la CIIVISE Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles sur les Enfants, dans un article de l’Obs (Commission qui siège en ce moment, on peut mettre un témoignage sur leur site et le questionnaire est très bien fait). Je rappelle le chiffre 20 % des êtres humains avant 18 ans, ont subi, subissent ou subiront des violences sexuelles.
Je vous encourage à lire à « La culture du viol a la française », et à aller sur le site de Nous Toutes, regarder le Replay des différentes formations.
Je mets un pdf en lien, celui que nous a envoyé l’animatrice de cette sensibilisation
C’est pas un petit sujet que tu soulèves Cath 😉
A bientôt
Cahty
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Bonjour,Je préfère l’option 1
cad faire des sujets précis, que l’on annonce dans la discussion générale
Si tout le monde est abonné à la discussion générale, alors tout le monde est informé des nouveaux sujets
et la discussion générale pourrait ne servir qu’à cela et à des infos très pratiques et courtes
Concernant le libellé des sujets il faudrait peut-être des préconisations, pour que ce soit le plus clair possible ?
Je vais d’ailleurs ouvrir un
Bonjour,Je préfère l’option 1
cad faire des sujets précis, que l’on annonce dans la discussion générale
Si tout le monde est abonné à la discussion générale, alors tout le monde est informé des nouveaux sujets
et la discussion générale pourrait ne servir qu’à cela et à des infos très pratiques et courtes
Concernant le libellé des sujets il faudrait peut-être des préconisations, pour que ce soit le plus clair possible ?
Je vais d’ailleurs ouvrir un sujet sur le « Collectif Enfantiste », qui émane de Nous Toutes, et qui a fait une action le 10 juin devant l’Hôtel de ville de Paris
A bientôt
nouveau lien pour nous rejoindre : https://meet.jit.si/oveo28mai
oui nos messages se sont croisés dans l’océan :)))
Bonjour Mathilde
Juste pour m’assurer que tu mettras le lien vers la visio ici 😉
Bonjour,Il y a une notion que j’ai oublié de préciser dans mon premier post sur ce sujet, c’est l’inversion de la responsabilité/culpabilité.
Le gouvernement a fait porter la responsabilité des conséquences de la gestion de la crise sanitaire au virus, il a annoncé la guerre au virus ;), dans un premier temps (comme le froid qui est responsable des morts de personnes SDF), puis au relâchement de la population – cette population irresponsable
Bonjour,Il y a une notion que j’ai oublié de préciser dans mon premier post sur ce sujet, c’est l’inversion de la responsabilité/culpabilité.
Le gouvernement a fait porter la responsabilité des conséquences de la gestion de la crise sanitaire au virus, il a annoncé la guerre au virus ;), dans un premier temps (comme le froid qui est responsable des morts de personnes SDF), puis au relâchement de la population – cette population irresponsable – et également aux enfants /jeunes vis à vis des personnes plus âgé.es, et enfin aux non vacciné.es dont les jeunes de 12 à 17 ans.
C’est une stratégie employée par l’agresseur.se en cas de violence.
Dans la relation adulte /enfant au quotidien c’est l’enfant qui est responsable de son comportement, de ses notes, de ses émotions…c’est lui qui va voir le pédopsychiatre, le.la psychologue (heureusement il y a de temps en temps de la thérapie familiale, et c’est plus cher à mettre en place), c’est lui que l’on punit
Et dans les violences sexuelles, c’est identique, l’agresseur.se s’arrange pour faire porter la responsabilité à sa victime, tout en assurant son impunité se présentant comme la personne idéale (Ceci est bien décrit dans les formations de NousToutes, que l’on pourrait tout à fait adapter à la VEO)
Suite :
les désastres du confinements sont reconnus par le ministère de l’Éducation Nationale… en mars j’ai reçu ce courrier que je mets en PJ. La solution proposée est une campagne d’affichage !
J’ajoute aussi un article du « Monde » (que m’a envoyé Daniel ) qui décrit le burn out scolaire, une enquête faite dans mon lycée reflète tout à fait cette atteinte de la santé mentale, je donnerais les résultats dès qu’ils seront publiés
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.Il reste 5 pages du tract que je mets aussi ci-après
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.27 mai 2022 à 2 h 00 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #9742PS Nadine je viens de lire ta présentation et ton texte sur la place de l’enfant (peur des enfants et peur pour les enfants)https://enfance-buissonniere.poivron.org/La%20place%20des%20enfants
Ça m’a fait penser au contrôle social, il a commencé depuis de nombreuses années via la digitalisation, a été accéléré avec la gestion de la crise covid. Celui que nous voyions en Chine nous effraie (la note sociale) (voir le texte de Sophie https://www.oveo.org/sur-le-controle-et-l
PS Nadine je viens de lire ta présentation et ton texte sur la place de l’enfant (peur des enfants et peur pour les enfants)https://enfance-buissonniere.poivron.org/La%20place%20des%20enfants
Ça m’a fait penser au contrôle social, il a commencé depuis de nombreuses années via la digitalisation, a été accéléré avec la gestion de la crise covid. Celui que nous voyions en Chine nous effraie (la note sociale) (voir le texte de Sophie https://www.oveo.org/sur-le-controle-et-la-notation/), cependant les jeunes humains y sont soumis depuis de très nombreuses années via l’école, et via le « contrôle parental », maintenant il y a de multiples applications qui portent ce nom.
Je me souviens de Catherine Dumonteil Kremer imageant une balance avec 2 plateaux, un « contrôle » et l’autre « confiance ». Plus il y a de contrôle et moins il y a de confiance, et inversement….
L’Etat néolibéral ne fait plus confiance à sa population (ici je fais référence à Barbara Stiegler et son étude du libéralisme puis du néolibéralisme, de sujets rationnels nous sommes passées à des sujets irrationnels) et utilise l’ingénierie sociale pour influer sur les comportements .
Ce que je veux dire est que les « adultes » ne font que répercuter ce qu’ils subissent.
Effectivement dénoncer la domination adulte c’est aussi dénoncer le capitalisme et toutes ses dérives !! Un projet ambitieux 😉
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