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29 avril 2020 à 23 h 40 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5380Bonsoir,
Aujourd’hui, la France étant confinée, les familles expérimentant « une forme d’école à la maison » (et non le véritable « unschooling ») il est interessant que l’OVEO se penche de manière approfondie pour exprimer (publiquement ou en interne) son point de vue sur l’école.
Vous avez beaucoup travaillé en commission, organisé plusieurs réunions et je trouve cela très chouette, enthousiasmant. Il faudra que l’on contribue à ce travail, cela prendra d
Bonsoir,Aujourd’hui, la France étant confinée, les familles expérimentant « une forme d’école à la maison » (et non le véritable « unschooling ») il est interessant que l’OVEO se penche de manière approfondie pour exprimer (publiquement ou en interne) son point de vue sur l’école.
Vous avez beaucoup travaillé en commission, organisé plusieurs réunions et je trouve cela très chouette, enthousiasmant. Il faudra que l’on contribue à ce travail, cela prendra du temps, du murissement, pour aboutir à des nuances car c’est un sujet complexe.
Je souhaite ce soir exprimer une chose : je trouve inacceptable Anne Claire R. que tu demandes à Jean Pierre de ne pas s’exprimer publiquement, sur un sujet, quelqu’il soit. J’ai confiance dans la parole de Jean Pierre. Tout comme celle des autres membres de l’OVEO, que chacun exprime avec sa personnalité (chacun avec une palette de couleur différente).
Je rappelle qu’à l’OVEO, toute voix est égale, et chacun a le droit de s’exprimer. Certes, il semble plus logique que les personnes qui s’expriment publiquement suivent les débats internes pour comprendre où on en est sur tel ou tel sujet, mais il me semble que Jean Pierre lit la liste exhaustivement depuis qu’il a été élu président il y a 3 (4 ?) ans !
Anne Claire, tu emploies parfois un ton d’interpellation des adhérents, tu n’es pas la seule, qui peut bien sur faire réfléchir, notamment les personnes qui te connaissent déjà et savent que tu souhaites faire avancer le débat, mais cela a aussi peut-être pour conséquence l’effet inverse recherché ! Des adhérents n’osent plus, ou n’ont plus envie d’écrire sur la liste, voire quittent l’OVEO.
Le débat contradictoire n’empêche pas le respect. Il faut garder une cohérence, c’est vital pour l’OVEO : s’exprimer dans une association prônant la non violence : le respect doit être la norme.
Il me semble important de continuer à réserver dans le débat d’idée un excellent accueil des adhérents, chaleureux : aux nouveaux adhérents qui arrivent sur la liste/l’intranet ne connaissent pas tout l’historique de l’association et notre point de vue : laissons leur le temps de lire, de s’imprégner, d’évoluer, mais aussi de continuer à respecter les militants les plus anciens, engagés, et qui plus est acceptent d’être président de notre drôle d’association !
Maryse Martin a connu aussi la critique bien trop virulent malgré son engagement pour la loi et cela m’a beaucoup attristée. Je ne souhaite pas que Jean Pierre subisse également ce sort.
Je nous invite collectivement à continuer à venir nourrir votre travail de fond sur la violence à l’école, y compris celle qui découle de l’institution elle-même.
On pourrait partir des critiques de livres pour construire une bibliographie sur ce sujet et un article synthèse de la pensée de l’OVEO sur l’école – John Holt, Peter Gray, Daniel Favre , Alfie Kohn, etc. – apparemment certains existent déjà : Sophie en a recensés sous l’article en ligne en page d’accueil de l’OVEO.
Je finis sur une note positive : demain (dans 27 minutes) a lieu la 17ème journée de la non violence éducative, je propose qu’on relaie de nouveau largement le livret de Sophie sur les réseaux sociaux, nos associations, mailing, etc. ! Mais je crois qu’il ne faut pas mélanger les sujets, je vais aller chercher l’autre post pour écrire cela dessus aussi.
Bonne soirée,
Maud
25 avril 2020 à 16 h 41 min en réponse à : Urgent : oveo invité par l’AEDE à signer La Tribune de UNICEF et #noustoutes #5217Bonjour,Voici la réponse reçu aujourd’hui,
Bonne journée,
Maud
« Bonjour à tou.te.s,
J’espère tout d’abord que vous et vos proches allez pour le mieux dans cette période de confinement qui se prolonge.
Je me permets de vous écrire suite à la proposition d’être signataires d’une tribune concernant les violences faites aux enfants que Lyes Louffok et moi-même vous avions fait parvenir. Je tiens tout d’abord à vous remercier car vous avez été très nombreux à souh
Bonjour,Voici la réponse reçu aujourd’hui,
Bonne journée,
Maud
« Bonjour à tou.te.s,
J’espère tout d’abord que vous et vos proches allez pour le mieux dans cette période de confinement qui se prolonge.
Je me permets de vous écrire suite à la proposition d’être signataires d’une tribune concernant les violences faites aux enfants que Lyes Louffok et moi-même vous avions fait parvenir. Je tiens tout d’abord à vous remercier car vous avez été très nombreux à souhaiter soutenir notre démarche.
Je voulais partager avec vous plusieurs informations récentes concernant la tribune.
La tribune sera publiée demain par Le Parisien, en version papier et web.
Malheureusement, pour des raisons d’espace, Le Parisien n’a accepté qu’UNICEF France et NousToutes pour la signature de la version papier. Pour le web, nous avons eu quelques minutes pour leur donner la liste des signataires et avons donc arbitré en faveur des organisations de protection de l’enfance et œuvrant en faveur des Droits de l’enfant, car c’était ce qui était mentionné dans le texte et ce qui nous semblait le plus juste.
De fait, nous avons procédé à un tri rapide pour retrouver l’ensemble des associations qui avait rempli le formulaire. Nous n’avons retenu que les noms des organisations, et non ceux des personnes, car cela prenait davantage d’espace encore et nous aurait conduit à un tri entre les organisations ce qui n’était pas concevable. Enfin, l’ordre non-alphabétique (à part si le Parisien a procédé à des modifications) ne reflète aucune hiérarchie mais simplement l’urgence dans laquelle nous avons dû finaliser la liste des signataires.
Vous trouverez ci-dessous la liste telle qu’elle a été donnée au Parisien, j’espère qu’elle ne posera pas de difficultés, mais vous aurez bien compris que les conditions étaient compliquées et que nous tenions vraiment à ce que la publication se fasse ce dimanche.
Pour les individus qui n’apparaissent finalement pas comme signataires, j’en suis désolée et je vous remercie une nouvelle fois. Nous serions très honorés si vous acceptiez de partager la tribune sur les réseaux sociaux lorsqu’elle sera publiée, et ce afin de la faire vivre et connaître du plus grand nombre.
Je rappelle, à toutes fins utiles, qu’on ne peut diffuser la tribune qu’une fois sa publication faite par le Parisien.
Je vous remercie pour votre compréhension et vous souhaite à tou.te.s un très agréable week-end.
Bien à vous,
Jodie Soret »
AEDE Collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant – Aide et Action – ANACEJ – Colosse aux pieds d’argile – Droit d’enfance – L’Enfant Bleu – Service social international France – Solidarité Laïque – SOS Village d’enfants – UNIOPSS – COFRADE – Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI) – CNAPE fédération des associations de protection de l’enfance – France Parrainages – Repairs ! 75 et Repairs ! 94 – Association Enfant Présent – ANPF Association Nationale des Placements Familiaux – Le Monde à Travers un Regard – DEI – Association StopVEO – YES! 4 Humanity – Innocence en danger – Espoir CFDJ – association Francophone de femmes autistes AFFA – Fondation Le Refuge – Association nationale des directeurs enfance et famille ANDEF– Vers Le Haut – Enfance et partage – BICE- Fondation Education contre le racisme, pour l’égalité – Le refuge – Mémoire Traumatique et Victimologie – Association des Psychiatres de secteur Infanto-juvénile – Association Nationale des Placements Familiaux – Association Nationale des Assistants de Service Social (ANAS) – Forum Français de la Jeunesse (FFJ) –Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) – Asmae Sœur Emmanuelle – Excision parlons-en – Un Enfant un famille – Fédération Internationale pour l’Education des Parents (FIEP) – collectif féministe contre le viol – Association internationale des victimes de l’inceste »
10 avril 2020 à 16 h 00 min en réponse à : Urgent : oveo invité par l’AEDE à signer La Tribune de UNICEF et #noustoutes #4654Bonjour,
Cela fait longtemps que je trouvais qu’il devait y avoir l’équivalent de #noustoutes pour les enfants.
Je ne suis pas sure que ce nouveau #entendonsleurscris sera autant relayé, mais cette initiative va dans le sens d’entendre la souffrance des enfants, et de collectivement y réagir !
Comme il est 16h, au vu des différents posts ci-dessus, je leur indique que l’OVEO est OK.
Bonne journée,
Maud
10 avril 2020 à 14 h 07 min en réponse à : Communication gouvernementale pendant la période de Covid-19 (Taquet, CAF…) #4645Bonjour,J’ajoute une information : j’ai été contactée par la DGCS la semaine dernière pour savoir quelle ressource nous pourrions donner aux parents pendant le confinement pour la parution d’un guide en ligne qui recensera les ressources (guide qui sera différent de celui de Marlène Schiappa). J’ai indiqué comme ressource notre site internet, notamment la page des tracts, flyers, affiches.
Je ne sais pas quand ce guide paraitra et si notre ressource sera retenue/sélection
Bonjour,J’ajoute une information : j’ai été contactée par la DGCS la semaine dernière pour savoir quelle ressource nous pourrions donner aux parents pendant le confinement pour la parution d’un guide en ligne qui recensera les ressources (guide qui sera différent de celui de Marlène Schiappa). J’ai indiqué comme ressource notre site internet, notamment la page des tracts, flyers, affiches.
Je ne sais pas quand ce guide paraitra et si notre ressource sera retenue/sélectionnée.
Bonne journée,
Maud
9 mars 2020 à 14 h 10 min en réponse à : Stand OVEO a la Conférence de JP Thielland Gennevilliers 28 fevrier 2020 #4117C’était vraiment un très beau moment de transmission !Jean Pierre a apporté aux professionnel(s) une nouvelle façon de mettre en lumière les VEO au regard de l’attachement et en illustrant la prise de conscience de la VEO grâce aux paroles des enfants et témoignages des familles recueillies lors de ses consultations au CMPP. C’était très percutant et touchant au coeur !
Je vous invite à aller l’écouter là où il va passer en conférence ou même plutôt de
C’était vraiment un très beau moment de transmission !Jean Pierre a apporté aux professionnel(s) une nouvelle façon de mettre en lumière les VEO au regard de l’attachement et en illustrant la prise de conscience de la VEO grâce aux paroles des enfants et témoignages des familles recueillies lors de ses consultations au CMPP. C’était très percutant et touchant au coeur !
Je vous invite à aller l’écouter là où il va passer en conférence ou même plutôt de proposer à votre commune de le faire venir pour parler de VEO !
Pour le Stand, les personnes ont pris des tracts, mais passaient rapidement car il y avait la vente de livres à coté et la conférence allait commencer. Pour la fin de la conférence, comme elle a duré plus longtemps que prévu, les personnes sont parties pendant les questions de la fin, encore quelques chalands sont venus prendre des tracts et acheter des livres.
Sinon, la FNEJE qui était à coté de nous serait intéressée pour poursuivre avec l’OVEO dans un partenariat plus large pour qu’il y ait plusieurs conférences de Jean Pierre en France.
Bonne journée,
Maud
10 janvier 2020 à 21 h 04 min en réponse à : Réunion secrétariat d Etat sur les mesures d’accompagnement de la loi VEO #3510Oui, bien sûr 🙂
19 novembre 2019 à 18 h 20 min en réponse à : Que peut faire l’OVEO pour les 30 ans de la CIDE ? #3238Voici une proposition de texte :» A l’occasion des 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), l’OVEO fait le bilan sur les avancées et mesures attendues relatives aux violences éducatives ordinaires, objet de l’article 19 de la CIDE.
L’OVEO a publié au printemps 2019 ses premiers résultats de la 1ère étude française sur la prise de conscience de la violence éducative ordinaire en France. (Lien)
L’OVEO a oeuvré
Voici une proposition de texte :» A l’occasion des 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), l’OVEO fait le bilan sur les avancées et mesures attendues relatives aux violences éducatives ordinaires, objet de l’article 19 de la CIDE.
L’OVEO a publié au printemps 2019 ses premiers résultats de la 1ère étude française sur la prise de conscience de la violence éducative ordinaire en France. (Lien)
L’OVEO a oeuvré jusqu’au vote de la Loi d’interdiction de la violence éducative le 10 juillet 2019 (Lien vers le texte) : qui est une première étape vers la transposition de l’article 19 de la CIDE, à ce jour encore incomplète. (Cf. notre article)
Un rapport du gouvernement, prévu par la loi votée en juillet 2019, a été publié à la rentrée : il fait l’état des lieux de la violence éducative ordinaire en France (Lien vers notre article).
L’OVEO a participé le 1er octobre 2019 à une réunion au Ministère avec plusieurs autres associations sur les mesures d’accompagnement de la loi. Nous espérons qu’il s’agira notamment d’une campagne nationale d’information sur l’interdiction de la VEO et de la formation de tous les professionnels en lien avec les enfants sur la VEO. Nous avons remis aux services de la Direction Générale de la Cohésion Sociale les mesures d’accompagnement de la loi que nous préconisons. (Lien vers notre dossier).
A l’occasion du 30ème anniversaire, l’OVEO sera présent le 20 novembre 2019 à 2 évènements organisés à Paris : le matin, par le Défenseur des droits à l’UNESCO et le soir, par les nombreuses associations de la Dynamique de la Convention aux actes, dont l’OVEO participe par le biais du Collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant (AEDE) en présence de 300 enfants et jeunes.
Lors de cette journée, seront remis aux élus Les actes de la Dynamique de la Convention aux actes (Lien vers le site). Le gouvernement devrait annoncer son plan d’action contre la violence faite aux enfants, parmi lesquelles figureront des mesures sur les violences éducatives ordinaires.
Nous espérons que des mesures concrètes de grande ampleur seront effectivement annoncées le 20 novembre 2019 puis mises en oeuvre rapidement. »
19 novembre 2019 à 16 h 51 min en réponse à : Que peut faire l’OVEO pour les 30 ans de la CIDE ? #3237Bonsoir,suite à ton mail Catherine, je propose de créer un article à part entière intitulé « Point de vue de l’OVEO sur le rapport du gouvernement » en partant de ton texte Jean Pierre.
puis Je propose de faire un court texte pour l’anniv des 30 ans de la CIDE, qui citerait :
– le vote de la loi avec renvoi vers l’article contenant notre analyse
– les mesures d’accompagnement de la loi : avec lerenvoi vers l’article de Jean Pierre.
– notre partici
Bonsoir,suite à ton mail Catherine, je propose de créer un article à part entière intitulé « Point de vue de l’OVEO sur le rapport du gouvernement » en partant de ton texte Jean Pierre.
puis Je propose de faire un court texte pour l’anniv des 30 ans de la CIDE, qui citerait :
– le vote de la loi avec renvoi vers l’article contenant notre analyse
– les mesures d’accompagnement de la loi : avec lerenvoi vers l’article de Jean Pierre.
– notre participation à l’anniversaire des 30 ans : 2 Evenements organisés par le Défenseur des droits et la Dynamique de la Convention aux actes avec le Collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant.
Je proposerai un court texte tout à l’heure.
qu’en pensez-vous ?
Maud
Bonsoir,
je viens de lire ce post. Je viens de m’inscrire : je pourrai y passer demain, mais je ne resterai pas jusqu’au bout car j’irai récupérer les enfants à l’école.
Maud
15 novembre 2019 à 16 h 41 min en réponse à : Réunion secrétariat d Etat sur les mesures d’accompagnement de la loi VEO #3216Bonjour,Voici le compte-rendu de la réunion à la DGCS du 1er octobre, j’espère avoir été fidèle aux propos de chaque personne.
Bonne lecture,
Maud
» Compte rendu OVEO interne et confidentiel – Merci de ne pas diffuser à l’extérieur.
RDV OVEO avec le Ministère/DGCS et d’autres associations
1er octobre 2019Personnes présentes :
pour le Ministère
Pierre Yves Manchon, DGCSPersonnes présentes en représentation d’associations ou à titre individuel
Bonjour,Voici le compte-rendu de la réunion à la DGCS du 1er octobre, j’espère avoir été fidèle aux propos de chaque personne.
Bonne lecture,
Maud
» Compte rendu OVEO interne et confidentiel – Merci de ne pas diffuser à l’extérieur.
RDV OVEO avec le Ministère/DGCS et d’autres associations
1er octobre 2019Personnes présentes :
pour le Ministère
Pierre Yves Manchon, DGCSPersonnes présentes en représentation d’associations ou à titre individuel :
Maud Alejandro, OVEO et Parentalité créative
Edwige Antier,
Myriam Bendriss, Fondation pour l’enfance
Vincent Dennery, Fondation pour l’enfance
Catherine Dumonteil Kremer, Parentalité créative
Gilles Lazimi (excusé pour la seconde moitié de la réunion)
Céline Quelen, StopVEO, enfance sans violence
Pauline Guilbert, StopVEO, enfance sans violencePersonnes excusées :
Céline Gagnepain Parentalité créative, Catherine Gueguen, Maxime Boidin, Secrétariat Etat à l’EnfancePierre Yves Manchon propose d’abord d’évoquer à bâton rompu les listes d’idées utiles suite au vote de la loi, puis les besoins et enfin les solutions.
– Vincent de la Fondation pour l’enfance dit qu’il serait utile de travailler sur les éléments de langage pour la communication. Quelles sont les violences éducatives ordinaires qui sont interdites ?
– Pierre Yves Manchon nous demande alors quelle serait la définition selon nous des violences éducatives ordinaires ?
– Vincent Dennery dit que c’est le fait de frapper l’enfant pour son bien. Et qu’il faut faire une liste des violences.
– Catherine explique que dans la communication, le parent doit être accepté et entendu là où il est.
Elle évoque qu’il ne faut pas commencer par parler de violence et faire des listes, pour garder les parents avec nous, ne pas les culpabiliser. Elle évoque que les parents frappent, non pas pour le bien de l’enfant, mais parce qu’ils sont en colère, ce qui suscite une désapprobation de quelques participants de la réunion qui réfutent cette idée.– J’évoque que si je prends ma casquette OVEO, alors la définition internationale de la punition corporelle, car il faut bien l’appeler ainsi, même si la loi ne l’évoque pas, est celle-ci : « tout usage de la force physique ou de la violence psychologique dans le but de modifier le comportement de l’enfant/pour le faire « obéir ». Tout ce qui vise à faire peur/blesser l’enfant. Je rappelle que le texte de loi n’ayant pas mentionné explicitement l’interdiction des punitions corporelles, c’est l’occasion de le préciser dans les documents de communication. Je rappelle qu’il existe une définition de plusieurs paragraphes, très précise, de ce que sont les châtiments corporels par l’ONU, utilisée dans le monde entier, formulée dans l’Observation générale n°8 de 2006. L’OVEO ne recommande aucune méthode éducative.
– Je poursuis en disant que si je parle sous la casquette Parentalité créative, alors en effet, l’on va braquer les parents si on aborde le sujet ainsi, et qu’il faut plutôt dire, comme Catherine l’évoque dans ses formations : l’éducation commence lorsqu’on a décidé d’arrêter de frapper et de punir. Catherine reprécise alors sa propre formule : c’est même le « degré zéro de l’éducation ».
– Catherine évoque les ateliers de parents. Elle poursuit qu’un parent se confiera sur la violence qu’il a subi que s’il se sent en sécurité.
– Je dis que je vais donner pendant cette réunion les informations que j’ai glanées en Suède grâce au programme Never violence. J’ai été invité pour l’OVEO à visiter pendant 3 jours les institutions qui mettent en œuvre la loi 40 ans après le vote. Je représentais la partie ONG sur le sujet de la VEO et j’étais accompagnée par 1 membre du gouvernement, Marie Derain. Je dis qu’en Suède il y a des ateliers de parents.
– Vincent Dennery dit qu’il serait utile d’avoir un portail national qui recense et référence tous les outils de soutien à la parentalité qui existent sur le territoire. Ils évoquent le collectif Grandir sans violence auquel ils n’avaient pas donné suite. Il est évoqué la piste de le remettre en route. (Pour mémoire, Parentalité créative et OVEO en faisaient partie).
– Pierre Yves Manchon dit que le site de la Caf mon enfant.fr va être refondu avec une partie sur l’éducation sans violence : avec un référencement des acteurs de la parentalité.
– Je dis que comme la loi vient de passer, il faudrait, dans les priorités, prendre exemple sur la Suède, qui a distribué une brochure de 10 pages traduites dans 10 langues et envoyée par courrier à toutes les familles : expliquant l’origine des punitions corporelles, que la loi dit que ce n’est plus dans notre culture, et donnant des pistes sur comment faire autrement comme le Livret « Sans fessée, Comment faire ? ». En Suède, 97% des suédois connaissaient l’existence de l’interdiction 2 ans après le vote de la loi.
– Edwige ajoute qu’en effet, elle a rencontré des professionnelles de la petite enfance qui l’ignorent aujourd’hui le vote de la loi.
– Céline Quelen évoque une campagne qu’ils vont réaliser sur les Droits de l’enfant (BD et ?).
– Je dis que de nombreuses associations travaillent sur les droits de l’enfant, notamment le Cofrade, l’AEDE. Que si l’on parle des droits de l’enfant, alors on place la balle dans le camp de l’enfant, alors que si l’on parle de parentalité, la balle est du côté du parent, c’est à lui de s’interroger, de revenir sur son histoire.
– Gilles Lazimi évoque les messages courts qui ont été écrits en Suède sur bouteilles de lait/eau.
– Pierre Yves Manchon demande à qui on s’adresse ?
On répond :
· Aux enfants
· Aux parents
· Aux professionnels de l’enfance– Céline Quelen évoque que StopVEO est une association très active et souhaite contacter pampers, des youtubers, des influenceurs, notamment pour toucher des adolescents, IKEA.
– Edwige Antier évoque l’information dans les cours d’éducation civique et la formation des professionnels de la petite enfance. StopVEO rappelle que la formation des professionnels de l’enfance c’est dans la loi.
– Je dis que la loi malheureusement ne cible que les professionnels de la petite enfance, alors que l’interdiction devrait concerner tous les adultes en lien avec les enfants : les enseignants, les animateurs périscolaires, les médecins, etc.
– Pierre Yves Manchon rebondit en demandant : « est-ce que vous souhaiteriez que ce soit dans les programmes scolaires ? »
– Je dis oui, qu’en Suède, tous les enfants connaissent cette interdiction et l’apprennent à l’école et ont même des cours de sensibilisation aux abus sexuels. Les personnels scolaires n’ont pas peur d’évoquer ces questions comme en France, parce qu’ils sont formés sur la question.
– J’ajoute qu’en Suède tous les personnels en lien avec les enfants ont 6 semaines de formation sur le développement de l’enfant (périscolaire, police, enseignants, etc.). Tous les parents connaissent la théorie de l’attachement, alors qu’ici, c’est « le caprice », la « bêtise ». En Suédois, le mot « caprice » n’existe pas.
– Pierre Yves Manchon propose de faire le tour de table pour lister toutes les professions en lien avec les enfants. Nous insistons sur le personnel périscolaire qui n’a aucune formation sur le sujet alors que les assistantes maternelles oui. Pierre Yves Manchon évoque les nouvelles modalités de formation des assmat depuis un an.
– Catherine ajoute qu’il faut une formation des pédiatres. Edwige Antier dit que les pédiatres n’en ont pas besoin, ils sont déjà formés. Catherine répond que dans ses conférences, les parents répètent les conseils que leurs prodiguent leur pédiatre, recommandant des punitions corporelles et autres violences éducatives et qu’il y a un vrai besoin de formation pour eux également.
– Nous ajoutons qu’il faut une formation initiale et aussi de la formation continue.
– Pierre Yves Manchon, pense qu’il serait possible d’insérer cela dans un article de « l’école de la confiance »
– Catherine évoque la ligne SOS Parentalité, fonctionnement du lundi au samedi, gratuite, à laquelle les consultants du réseau Parentalité créative répondent. Les parents appellent quand ils sont dépassés par une situation et Catherine explique que le fait pour un parent de parler à un écoutant formé, pour relâcher la pression, leur a évité le passage à l’acte.
– Myriam Bendriss de la Fondation évoque que le numéro de Sos Parentalité est indiqué sur leur site internet et qu’il existe également le numéro vert Allo Parent Bébé.
– J’évoque qu’en Suède, il y a une ligne d’écoute gratuite et anonyme pour les parents : je dis qu’après une évaluation, tous les bénévoles ont été remplacés par des professionnels formés.
– Gilles Lazimi évoque le rendez-vous pré et post natal.
Je dis que les rendez-vous pré et post natal sont des mesures prévues par le gouvernement (les 1000 jours). Qu’elles sont utiles car gratuites et qu’il suffirait de rajouter une information, donner de la documentation.
Edwige explique qu’en effet, les parents n’y ont pas toujours recours.
StopVEO souhaite rendre obligatoire la présence des 2 parents à ce rendez-vous pré natal.
Pierre Yves Manchon, étonné, leur demande comment cela pourrait être possible : ils prévoiraient comment les mesures de contrôle ? StopVEO se rend compte que cela n’est pas possible et rectifient leur demande en disant, l’on devrait inciter la présence des 2 parents au RDV et non pas le rendre obligatoire.– Edwige Antier propose qu’il y ait des cours sur le bébé en plus des cours de préparation à l’accouchement actuels.
– Pierre Yves Manchon nous demande de préciser comment nous voyons les choses.
– Je dis qu’en fait, l’idée est de faire de la prévention, d’informer les parents avant qu’ils aient frappé leurs enfants. Donc au rendez-vous prénatal, comme cela se fait en Allemagne.
– Pierre Yves Manchon dit que cela se fait également en Finlande.
– Je dis qu’il faut une information avant la grossesse mais surtout vers 2 et 3 ans : (pourquoi pas via la caf), car c’est le moment où les parents commencent le plus à frapper, lorsque les enfants commencent à se déplacer partout. Myriam dit, oui, le fameux « terrible two ».
– Catherine poursuit en disant que les sensibilisations avant l’accouchement, c’est une chose, mais il faut surtout un accompagnement spécifique sur les 6 premiers mois de vie de l’enfant, car devenir parent, c’est un bouleversement, une grande fatigue, on n’y est pas préparé. Cela a une incidence sur la vie de couple également.
– Concernant les ateliers de parents, je dis qu’en effet, c’est par l’échange entre parents, l’émotionnel et le retour sur son histoire, son vécu d’enfant qu’une vraie prise de conscience peut avoir lieu. Les groupes de parents sont l’occasion de créer un réseau d’entraide.
– Catherine ajoute qu’il est essentiel de baser tout le travail sur le lien du parent à son enfant.
– Je dis qu’il faut mener des campagnes tv/vidéo car certaines personnes ne lisent pas.
– Est évoqué le carnet de Santé. Pierre Yves dit qu’il y aura une version électronique et que l’on pourra y mettre une information. Mais quelle information ?
– Catherine dit que devenir parent réveille la colère, que cela met le bazar dans le couple. Qu’il y a une imprégnation forte sur la santé primale. Le parent se sent dépassé. L’enfant va réveiller l’histoire de son parent. Avant la grossesse, le parent lit beaucoup d’information – mais du côté intellectuel – et peux se dire » je ne modifierai pas ma vie pour cet enfant. » Mais quand l’enfant arrive, c’est un bouleversement. Plus il y a de lien, meilleure sera la relation. L’idée est de ne pas focaliser sur la violence. Il faut passer le message d’un attachement sécurisant. Il faut 9 mois pour être sécurisant.
– J’évoque l’allongement du congé parental, car cela favorise le lien d’attachement et donc la baisse de la violence. Pierre-Yves Manchon dit que ce sera traité par le Comité des 1000 jours.
– La fondation et StopVEO disent qu’il y a des personnes qui n’ont pas envie de suivre des ateliers de parents. StopVEO dit que en campagne, des parents ne se déplaceront pas pour aller suivre des ateliers de parents. Catherine répond en disant qu’elle est « en campagne », à Gap, et que des parents ont déjà fait 1h de route pour suivre un atelier.
– Pierre Yves Manchon dit en effet, que faire avec les parents qu’on ne pourra pas toucher par ce biais là ?
Catherine répond qu’en effet, on a souvent peur d’être un mauvais parent, donc la solution est de ne pas axer la communication le sur le problème : on dit au parent : « vous allez apprendre des compétences, l’écoute, le jeu, l’affirmation de soi ».
– Edwige dit que la loi est un socle et que cela suffit, il n’y a pas besoin d’autre chose. (Juste avant la réunion elle avait précisé son point de vue : la loi suffit, qu’il n’y a pas besoin de la parentalité positive. C’est comme pour la violence conjugale : comme s’il fallait apprendre à un homme quoi faire à la place de ne pas taper sa femme.)
Catherine répond « si, les parents ont besoin d’outils ». Un papa a dit : « J’ai peur de ma violence. »
On peut aussi toucher les parents par le biais d’Sos parentalité où il y a des écoutants formés.
Catherine dit également qu’elle était travailleur social, et que de son expérience, par d’autres biais, on peut toucher d’autres publics que ceux déjà sensibilisés : elle a mené de nombreux partenariats, notamment avec Atd quart monde.
– Pierre Yves Manchon demande comment doit se faire la coordination/la mise en réseau des acteurs
– Je dis que pour une politique publique, il faut commencer par avoir un état des lieux : je demande régulièrement aux institutions d’inclure l’indicateur de la violence éducative ordinaire dans les statistiques de l’enfance et qu’au Haut Conseil à l’Enfance, il y a justement des travaux en cours sur comment exploiter les statistiques. Je dis que la question proposée par Global Initiative à poser aux parents est la suivante : « Dans le mois passé, avez-vous frappé votre enfant ? Combien de fois ? Dans quelles circonstances ? etc. » Puis reposer la question 1 an après, 2 ans après, 5 ans après, une décennie après, pour voir l’évolution suite au vote de la loi.
Je dis qu’en Suède, à l’échelon de la commune, il y une coordination des services au sujet de la violence : police, enseignant, petite enfance, pmi, crèche, etc.
Je dis qu’également en Suède toute nouvelle loi est regardée au travers de l’intérêt supérieur de l’enfant, c’est-à-dire que y compris pour des projets d’architecture de la ville, ils étudient l’impact sur l’enfant.
Catherine enchaine et dit qu’en effet, le monde actuel centré sur « Le tout automobile » n’est pas adapté aux enfants.Je dis qu’en Suède, les enfants choisissent à l’école une personne de confiance qui peut être autre que leur enseignant ou l’infirmière : c’est la personne en qui ils ont le plus confiance.
– Pierre-Yves Manchon demande « qui pourrait être le référent violence éducative » en France, et qui pourrait identifier les acteurs sur le territoire.
Edwige propose l’infirmière scolaire.
Catherine évoque que ce serait trop « médicaliser » le sujet.
Comme solution est évoquée la PMI. Je dis que le problème de la PMI actuellement, c’est l’absence de formation sur la VEO. Mais cela ne peut pas faire figure de coordinateur car StopVEO évoque que seuls 20% des parents font garder leurs enfants en crèche. Je rajoute que cela ne concerne que les enfants jusqu’à 3 ans.
– Pierre Yves demande : « Et pour l’éducation nationale ? »
– Je propose le chef d’établissement pour l’éducation nationale.– Catherine dit qu’il y a un coordonnateur de reap. Catherine propose les Lieux d’accueil Parents Enfant qui font déjà ce travail. Elle a beaucoup travaillé avec eux et dit que le problème est que le reap n’est pas harmonisé, il y a une hétérogénéité, une disparité sur le territoire.
– Pour les enseignants, Catherine précise qu’elle a été enseignante, et que le problème est la pose de limites : ils punissent beaucoup car ils n’ont pas d’outils.
– Catherine dit qu’il serait utile que ce soit plutôt le médiateur qui soit coordinateur plutôt que l’infirmière scolaire.
– Je propose pourquoi pas de nommer une personne dans les mairies Responsable de la violence comme c’est le cas pour l’Agenda 21 et le développement durable, mais Pierre Yves Manchon dit qu’il y a des trop petites communes pour avoir un service dédié à cela.
– StopVEO donne le flyer sur le supermarché à Pierre Yves Manchon et un dossier sur les mesures qu’il faudrait pour la France.
– J’évoque l’idée qu’il faut une communication fpas roide, mais chaleureuse, accueillante, colorée comme le sont les livres de Catherine, par exemple, Agathe et la fessée, que je donne à Pierre Yves Manchon. Je dis que sinon le message ne pourra pas passer.
– Pierre Yves Manchon nous demande s’il y a un dernier élément que nous aurions envie d’ajouter, que nous n’aurions pas évoqué lors de l’échange.
– Je dis que je rêverais qu’il y ait une ligne d’écoute pour les enfants, comme en Suède, qui répond à toutes sortes de questions, « from anything to everything » sur « tout et rien ». Mais j’enchaine en disant que je sais que je suis idéaliste et que cela ne sera qu’à moyen terme.
– Catherine précise qu’elle trouvera cela très important de dire aux enfants et adultes comme message l’utilité des émotions. On en a besoin toute la vie. Elles nous aident à passer des caps, des deuils.
– Après la réunion, Pierre Yves Manchon évoque son expérience à la crèche parentale et des sujets qui sont abordés en groupe de parents, ce qui permet réellement de trouver des solutions. «
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