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4 mai 2020 à 15 h 22 min en réponse à : Article pour le site de l’OVEO : Le confinement : un risque pour les enfants ? #5435Merci Anne-Laure pour le partage de cette vidéo. Je la trouve aussi très importante.
J’ai justement eu au téléphone hier une amie qui travaille dans un service de protection de l’enfance et qui me rapportait les mêmes choses : les personnes répondant au 119 n’ont que le téléphone pour évaluer les situations et les assistantes sociales sont seules juges de la nécessité ou non de se déplacer, avec en éléments de balance la préservation de leur santé et de celle d
Merci Anne-Laure pour le partage de cette vidéo. Je la trouve aussi très importante.J’ai justement eu au téléphone hier une amie qui travaille dans un service de protection de l’enfance et qui me rapportait les mêmes choses : les personnes répondant au 119 n’ont que le téléphone pour évaluer les situations et les assistantes sociales sont seules juges de la nécessité ou non de se déplacer, avec en éléments de balance la préservation de leur santé et de celle de leur propre famille…
Pour le cas de mon amie, elle reconnaissait ne pas appeler les parents dont les enfants sont placés pour ne pas « se faire rentrer dedans » du fait qu’ils n’ont pas pu voir leurs enfants depuis 2 mois. Elle est en contact avec les famille d’accueil qui appréhendent le 11 mai car les enfants feraient alors à nouveau des aller-retours entre leur famille et la famille d’accueil, risquant ainsi « de ramener le virus ». Elle parle peu aux enfants et me rapportait la difficulté d’exercer un métier « social » dans ces conditions.
Concernant la vidéo d’Hélène Romano, elle mentionne également le fait que des associations sont muselées du fait de recevoir des financement publics (ne critiquent dont pas). Ce serait un autre point d’appui pour soulever le problème que nous avons un peu évoqué concernant le site « Enfance et Covid » et le comité des 1000 jours.
En attendant (je ne peux personnellement pas prendre le temps de rédiger un tel article), cette vidéo pourrait apparaître dans notre revue de presse et en lien dans l’article sur le confinement à mon avis.
Bonjour,Je viens d’écouter la vidéo que j’ai trouvée riche. Sophie Baudry rappelle énormément d’éléments d’information – issus je pense de nos dossiers – permettant une identification claire de la violence éducative ordinaire. J’ai beaucoup apprécié les parallèles qu’établissait Danièle Obono avec les différentes autres dominations, et le fait qu’il soit plusieurs fois rappelé qu’il n’est pas question de pointer uniquemen
Bonjour,Je viens d’écouter la vidéo que j’ai trouvée riche. Sophie Baudry rappelle énormément d’éléments d’information – issus je pense de nos dossiers – permettant une identification claire de la violence éducative ordinaire. J’ai beaucoup apprécié les parallèles qu’établissait Danièle Obono avec les différentes autres dominations, et le fait qu’il soit plusieurs fois rappelé qu’il n’est pas question de pointer uniquement les parents mais l’ensemble de la société qui doit évoluer pour donner une place à l’accompagnement des enfants (en terme de temps, de moyens, d’information, de disponibilité…) Il y a aussi une affirmation à cesser les injonctions scolaires et une discussion autour de l’école et des institutions. Arnaud Deroo paraît presque moins expert de la question que les deux autres ! J’avais déjà beaucoup apprécié les prises de parole de la députée Obono au moment du vote de la loi. Il me semble que les enjeux de la VEO sont clairement compris (y compris en terme de coût économique et sanitaire) et Sophie Baudry dresse un tableau qui me semble juste concernant la loi qui est passée (pour elle qui se dit « optimiste », c’est un premier pas, dans les faits, elle signale que rien a changé). Une vidéo que je trouve donc enrichissante et qui change des auto-congratulations que l’on peut entendre parfois.
Elle pourrait être un bon support pour rappeler un bilan de nos actions et positions lors du vote de la loi, sur les punitions/récompenses à l’école (il est question par exemple des notes de comportements), sur les mesures de sensibilisation que nous suggérons, etc. (Encore faudrait-il que quelqu’un soit disponible pour rédiger un tel bilan !)
Néanmoins, il sera indispensable, si nous choisissons de la publier sur le site, de préciser que nous ne soutenons pas le parti de la France Insoumise mais bien les débats qu’elle soulève 😉
1 mai 2020 à 20 h 08 min en réponse à : Ressource : Interview d’Olivier Maurel (Humain, Lydia Hervel) #5406Oh désolée ! C’est ce lien : https://youtu.be/qEsLW2M-Jk8
1 mai 2020 à 10 h 34 min en réponse à : Ressource : Interview d’Olivier Maurel (Humain, Lydia Hervel) #5403Bonjour,Voici la présentation envoyée par Lydia Hervel :
Mot de la réalisatrice :
D’une clarté et d’une humanité qui correspondent à l’homme autant qu’à son œuvre, Olivier Maurel explique les « violences éducatives ordinaires » dans une interview spontanée (découpée en 4 volets) pour le film « HUMAIN » — projet en préparation depuis 4 ans auprès de différents chercheurs, instituts et populations autour des questions de l’interact
Bonjour,Voici la présentation envoyée par Lydia Hervel :
Mot de la réalisatrice :
D’une clarté et d’une humanité qui correspondent à l’homme autant qu’à son œuvre, Olivier Maurel explique les « violences éducatives ordinaires » dans une interview spontanée (découpée en 4 volets) pour le film « HUMAIN » — projet en préparation depuis 4 ans auprès de différents chercheurs, instituts et populations autour des questions de l’interaction milieu-développement cérébral du jeune être humain.
Lydia Hervel est enseignante en Philosophie, auteure, réalisatrice, maman d’un enfant de 6 ans, responsable d’ateliers films auprès de jeunesse en difficulté ou de problématiques sociales et intègre le film « HUMAIN » dans un projet doctoral d’histoire de la philosophie et d’épistémologie.Si c’est trop long, n’hésitez pas à couper!
Je vous ai envoyé un premier lien : les trois autres vidéos sont en cours de sous-titrage et devraient être aussi en ligne sur ma chaîne youtube demain.
30 avril 2020 à 17 h 18 min en réponse à : Nouvel article « Confinement et addictions » avril 2020 #5392Bonjour Catherine,
J’ai relu en diagonale, je suis toujours OK avec sa publication. Merci !
(Je vais chercher une image à proposer pour cet article, ça permet de lui donner une meilleure visibilité quand il est partagé sur les réseaux sociaux)30 avril 2020 à 16 h 31 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5389Bonjour à tous,Merci à tous de partager vos points de vue dans ce fil de discussion, je trouve cela très enthousiasmant. J’ai espoir que le fait que de plus nombreuses voix s’expriment sur le forum nous permette de trouver une manière constructive d’avancer sur ces points de conflit d’idées. (et franchement, au-delà de ça, c’est super de se sentir plus nombreux ici !)
Je comprends que Jean-Pierre et Anne-Claire ont chacun été blessés par certaines formu
Bonjour à tous,Merci à tous de partager vos points de vue dans ce fil de discussion, je trouve cela très enthousiasmant. J’ai espoir que le fait que de plus nombreuses voix s’expriment sur le forum nous permette de trouver une manière constructive d’avancer sur ces points de conflit d’idées. (et franchement, au-delà de ça, c’est super de se sentir plus nombreux ici !)
Je comprends que Jean-Pierre et Anne-Claire ont chacun été blessés par certaines formulations de l’un ou l’autre. Je tiens à pointer le fait qu’à mon sens il y a eu un malheureux concours de circonstances engendrant cette situation : Lorsque nous avons posté le texte de notre lettre ouverte, Jean-Pierre a été le seul a réagir et demander des reformulations nettes. Je pense que 1/ si d’autres personnes s’étaient exprimées à ce moment-là en abondant dans son sens, les remarques ne se seraient pas focalisées sur lui (il s’est retrouvé « seul contre tous » à tenter d’argumenter) 2/ le fait qu’il tienne en ce moment le rôle de président a amplifié les choses, et pour lui (responsabilité de signer la lettre), et pour nous (il nous représente mais ne partage pas notre avis, alors même qu’il a été plusieurs fois invité à parler dans des lives en qualité de président de l’OVEO), 3/ nous étions pressés par le temps pour décider, 4/ le schéma « un homme face à plusieurs femmes » est à prendre en compte aussi.
Michaël, je suis super heureuse que cette démarche puisse déboucher sur la possibilité de travailler un dossier pour Reporterre ! Je propose que nous ouvrions un nouveau « Projet » sur l’Espace membres à ce sujet et que nous y consacrions un fil de discussion dédié.
Bonne nouvelle ! Je viens de recevoir ce midi les 7 cartons de livrets !Je viens de mettre un article sur mon site pour le présenter (je vois qu’aujourd’hui il y a plus de visite que d’habitude alors c’est la bonne occasion), vous pourrez le voir en quelques photos. Je vous en mets une ici du carton 🙂
Catherine, j’ai mis à jour la mention en orange sur la page du site pour indiquer que nous les avons reçu. Il va falloir que je calcule le coût des frais d&rs
Bonne nouvelle ! Je viens de recevoir ce midi les 7 cartons de livrets !Je viens de mettre un article sur mon site pour le présenter (je vois qu’aujourd’hui il y a plus de visite que d’habitude alors c’est la bonne occasion), vous pourrez le voir en quelques photos. Je vous en mets une ici du carton 🙂
Catherine, j’ai mis à jour la mention en orange sur la page du site pour indiquer que nous les avons reçu. Il va falloir que je calcule le coût des frais d’envoi. Je peux éventuellement m’en charger d’ici que l’on se croise, à moi que tu penses qu’il ne soit plus judicieux de t’en faire parvenir déjà un grand nombre ?
Pièces jointes :
You must be logged in to view attached files.29 avril 2020 à 12 h 11 min en réponse à : Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) #5367Je réagis ici à l’article-interview de Jean-Pierre paru sur Les petits citoyens qu’il a partagé dans le sujet sur les représentants/rprésentations de l’OVEO :Concernant les chiffres de la violence éducative ordinaire, on en a entendu plein d
Je réagis ici à l’article-interview de Jean-Pierre paru sur Les petits citoyens qu’il a partagé dans le sujet sur les représentants/rprésentations de l’OVEO :Concernant les chiffres de la violence éducative ordinaire, on en a entendu plein de différents ces derniers jours dans les interviews. Dans cet article, c’est 80% qui est donné. Je pense qu’il faut que l’on précise à chaque fois que les statistiques qui sont faites dans les études portent uniquement sur les châtiments corporels (si je ne me trompe pas ?) et que l’on peut considérer que si l’on parle de VEO, donc aussi des menaces, punitions, jugements, etc, on arrive probablement très près des 100% (je ne peux pas dire que mes enfants soient exempts de violence éducative et pourtant je fais partie des gens hyper sensibilisés quand même)
Je relève cette partie de réponse pour que l’on puisse tenter d’éclaircir un peu plus loin le positionnement de l’OVEO :
Que faire concrètement pour modifier nos pratiques une fois qu’on en a pris conscience ?
Je crois qu’il faut d’abord être attentif aux besoins de l’enfant et éviter tout ce qui altère sa sécurité.
Il est aussi important de lui faire confiance. Si votre enfant vous dit : « j’ai pas envie d’y aller » ou « j’ai pas envie de faire mes devoirs », vous pouvez lui demander ce qu’il se passe au lieu de vous dire qu’il est paresseux. L’idée est de changer de posture : on se dit qu’il a de bonnes raisons de ne pas s’y mettre et on en parle avec lui pour comprendre.J’ai envie de demander « et après » ? Si l’enfant confirme qu’il n’aime pas la cantine parce que certains adultes lui font peur ou le forcent à gouter, qu’il y a trop de bruit, qu’il a peur de ne pas entendre quand on l’appelle quand il faut se rassembler pour les temps d’activité et de se retrouver seul, qu’il a envie de rester en pyjama et de jouer, que la maîtresse crie parfois, qu’il a peur d’être puni ou interrogé et de ne pas « savoir », qu’un autre enfant l’embête, qu’il n’a pas envie de quitter ses parents, qu’on le force à faire la sieste… (et encore mille autres possibles).
Si les parents vont pouvoir alors soutenir l’enfant, l’aider à formuler ses craintes et parfois y trouver des solutions, si certaines de ces situations peuvent être discutées avec le personnel encadrant, elles sont aussi en partie inhérentes au fonctionnement de l’école. Et après avoir écouté les raisons de l’enfant, le parent va finalement souvent lui donner des techniques, des raisons ou des « motivations » de s’y plier malgré tout. Il pourra aussi peut-être dire qu’il n’a pas le choix (parce que les parents travaillent, parce qu’il faut apprendre, parce que la maîtresse le demande…) et qu’il faut penser à tous les bons côtés (les récrés, les copains, savoir lire…).
Et c’est là il me semble qu’il y a un point de frictions entre certains d’entre nous. Est-ce que donner de bonnes raisons à l’enfant – voire trouver une manière amusante – de faire ses devoirs ou d’aller à l’école quand il dit voudrait simplement faire autre chose est une violence qu’on lui fait ?Il y a aussi cette réponse :
Le confinement augmente-t-il les risques de violence éducative ?
À l’OVEO, nous avons beaucoup d’inquiétudes puisque ce confinement ne touche pas les familles de la même manière : les familles les plus précaires et les plus fragiles sont les plus impactées. Dans certaines familles, on n’est pas habitué à passer autant de temps ensemble.Je ne suis pas sûre que les familles les plus précaires et fragiles (économiquement ?) soient celles qui sont le moins habituées à passer du temp ensemble. Quand je pense à des familles africaines qui s’entassent dans des petits appartements, je pense qu’elles ont développé une énorme expérience de vivre ensemble, les uns avec les autres. La difficulté ne vient pas de leur « habitude » ou non mais bien de l’inégalité sociale (peu d’espace, peu de ressources et de matériel…)
Je pense à contrario à des familles avec une situation aisée, où les enfants passent habituellement de l’école à l’école de danse ou de musique, accompagnés par leur babysitter et ne voyant leur parents parfois qu’après avoir dîner pour « un bisou et au dodo ». Il n’y a pas de heurts bruyants dans cette situation et les enfants sont probablement suffisamment auto-contraints (autodisciplinés) pour faire leur devoirs comme il faut en temps de confinement. Pourtant, je pense qu’il peut y avoir une forte violence sourde dans une telle situation (pression et injonctions à réussir, politesse et bonne tenue, négation des émotions…).Je cite un extrait de l’article Pourquoi l’autodiscipline est surévaluée, publié sur le site de l’OVEO (traduction d’un article d’Alfie Kohn) :
Mais même ceux qui ne se définissent pas eux-mêmes comme conservateurs approuvent l’idée selon laquelle il vaut beaucoup mieux amener les enfants à se discipliner eux-mêmes que de leur imposer une discipline (soit pour améliorer leur comportement, soit pour qu’ils soient plus assidus à l’étude). Les enseignants – et en fin de compte toute personne en position d’exercer un certain pouvoir – sont séduits par l’idée que ceux sur qui ils ont autorité puissent faire d’eux-mêmes ce qu’ils sont censés faire. La seule question étant le meilleur moyen de parvenir à ce résultat.
[…]
Si notre principal objectif avec les élèves est d’obtenir d’eux qu’ils accomplissent toutes les tâches et obéissent à toutes les règles que nous leur donnons, l’autodiscipline est indéniablement une caractéristique précieuse. Mais si nous nous intéressons à l’enfant dans sa totalité – si, par exemple, nous apprécions que nos élèves soient psychologiquement en bonne santé –, il n’est plus du tout aussi clair que l’autodiscipline doive jouir d’un statut privilégié en comparaison d’autres critères. Dans certains contextes, elle peut même être tout à fait indésirable.
[…]
Prenons le cas d’un(e) élève qui fait toujours ses devoirs dès qu’on les lui donne. Ce qui peut apparaître comme une démonstration admirable d’autodiscipline lorsqu’on considère les innombrables choses qu’il ou elle pourrait avoir envie de faire à la place peut en réalité être dû à la difficulté de supporter qu’une tâche ne soit pas terminée. L’élève veut, ou plus exactement a besoin de se débarrasser de son devoir pour éliminer l’angoisse.(bon, je ne vais pas non plus remettre tout l’article ici ! ;-))
Qu’en penses-tu / pensez-vous ?
29 avril 2020 à 11 h 49 min en réponse à : Discussion sur les représentants/représentations de l’OVEO ? #5366Merci pour ce partage Jean-Pierre,
Je vais y réagir dans le sujet « Discussion sur la philosophie de l’OVEO (et la domination adulte) » car je pense que ça permet de mettre en lumière certains questionnements que nous aimerions préciser, notamment sur l’école.
29 avril 2020 à 9 h 00 min en réponse à : Lettre ouverte à l’intention de l’Education nationale ? #5363Salut,À mon avis :
– que la contrainte pédagogique est une violence (une VEO) :
Oui, du simple fait, déjà, que l’on parle de « contrainte » pour l’enfant = privation de choix.
Dans l’article « Violence à l’école et violence de l’école » publié sur le site en 2011, l’OVEO écrivait : Les enseignants aussSalut,À mon avis :
– que la contrainte pédagogique est une violence (une VEO) :
Oui, du simple fait, déjà, que l’on parle de « contrainte » pour l’enfant = privation de choix.
Dans l’article « Violence à l’école et violence de l’école » publié sur le site en 2011, l’OVEO écrivait : Les enseignants aussi sont « victimes du système » : dans leur histoire personnelle, en tant qu’anciens enfants, mais aussi en tant qu’adultes chargés de perpétuer un système basé sur les résultats (la performance produite), sur le jugement, sur l’obéissance et la soumission. Cependant, le système lui-même est alimenté et justifié par l’acceptation de ces comportements.– que les injonctions scolaires sont une violence en tout temps, pas uniquement en temps de confinement :
Oui (pareil, l’injonction c’est une sommation…)
Dans ce même article : Un système scolaire basé sur la performance et sur l’évaluation (notation, mise en concurrence de tous contre tous) ne peut ni tenir compte des besoins fondamentaux des enfants, ni leur permettre de développer leurs capacités sociales (entraide, coopération), mais seulement conduire à l’exclusion (de fait) de tous ceux qui ne parviennent pas (souvent pour de très bonnes raisons !) à s’y adapter.
Dans l’article Les membres de l’OVEO alertent sur l’impact délétère d’une loi dite « École de la confiance » : Le souhait de faire de l’école la référence, des programmes et du socle commun le seul et unique biais d’apprentissage, nuit gravement aux droits les plus fondamentaux de tout individu, inscrits dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. […] Quel que soit son âge, l’individu ne peut être réduit, même en matière d’éducation et d’instruction, à un niveau de compétences acquises ou non acquises. Il ne peut être réduit à ses difficultés, fussent-elles très importantes. Il ne peut être réduit à la réussite d’un test, d’une évaluation.– que l’École publique en tant qu’institution et sous sa forme actuelle est au service des enfants et contribue à leur épanouissement :
Non, comme il est exprimé dans les extraits que j’ai cités. Le fait que certains enfants y trouvent une source d’attachement et de sécurité tient aux personnes qu’il y rencontre (et qu’il pourrait rencontrer ailleurs si l’école n’était pas quasiment le seul lieu créé pour lui – il y a aussi les animateurs de colo, les profs d’activités qui peuvent d’ailleurs jouer ce rôle, ou un membre de la famille élargie, un ami des parents) et non au fait que se soit une institution, ou grâce à son fonctionnement actuel (classes, rythme scolaires, locaux…)
– que les parents (les gens en général) ont besoin d’une autorité supérieure pour les guider voire faire à leur place :
Non, avec la nuance qu’en l’état, il serait difficile et probablement insécurisant pour pour nombre d’adultes élevés depuis toujours ainsi (enfant continuant à subir adulte une pression et autorité extérieure) de passer de notre système d’autorité des institutions à trouver en eux-mêmes leurs propres solutions et aspirations. Je pense que beaucoup s’en remettent (au médecin, à l’assistante sociale, aux conseillers x ou y, à la maîtresse, à la directrice de l’école, au conseiller d’orientation…) pour savoir quoi faire (probablement parce qu’on nous a ôté très tôt la confiance en nos capacités personnelles et les occasions de pouvoir choisir pour nous-mêmes.
La nuance à exprimer selon moi est donc de préciser que retirer l’autorité ne veut pas dire retirer le soutien qui pourrait être proposé mais bien la menace qu’en ne suivant pas l’institution ou l’autorité, on se mettrait – soi ou l’enfant – en danger.– que la protection que l’École offre contre la maltraitance parentale compense ses éventuelles failles, si failles il y a :
Non. Si l’on estime que ça les protège parce que les enfants passent leur journée là-bas plutôt que dans leur famille, c’est manquer d’imagination, il me semble, sur ce que pourraient être d’autres lieux de vie et d’accueil pour des enfants. De plus, l’école, si elle est, je crois, la première source de signalement en cas de maltraitance (?), ne permet pas elle-même de lutter contre cela et découle surtout selon moi que le quotidien d’un enfant, en général c’est aller-retour école-maison, pas grand-chose d’autres. Pour beaucoup d’enfant, l’école et la famille fonctionnement de paires plutôt : l’enfant se fait punir à l’école et du coup aussi dans sa famille et à l’inverse : l’enfant est tapé dans sa famille > il se comporte mal à l’école > il est punit.
Il me semble qu’il manque néanmoins une réponse à « quoi proposer, alors (à la place ?), pour que les enfants apprennent des savoirs académiques » car je me rends bien compte que pour moi c’est assez facile maintenant de répondre ci-dessus en faisant abstraction de cette question/pression.
L’OVEO peut probablement répondre à ce que devrait être l’école et la posture des enseignants (respect des rythmes, de la parole, écoute…) mais évite jusqu’ici je crois de se prononcer sur la question de « faut-il ou non choisir pour l’enfant ce qu’il doit apprendre » et laisse cette liberté de réponse aux famille. Pour plusieurs adhérents, le unschooling est la continuité logique du refus de lui imposer (demande d’obéissance) et de lui retirer des choix le concernant (quoi faire, à quoi s’intéresser > respect de ses aspirations et émotions…) mais c’est un choix qui conditionné par la situation actuelle du système ; si celui-ci étaient différent, il est possible que les familles ne feraient pas ce choix mais un autre. -
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