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De rien.
Bon, on ne va pas s’en étonner, c’est Claude Halmos. Elle n’a jamais été très child-friendly.
Bonjour Camille,
De quel article parles-tu? Celui d’Isabelle Filliozat ou de Claude Halmos?
Ah, oui. Je me demandais effectivement si c’étaient des faux titres. 🤣
Oh oui!!! Merci beaucoup, Daliborka, pour ce partage. Je ne pensais pas que ça existait, un humoriste qui prenne la défense des enfants et en plus, avec une telle conviction. C’est magnifique et ça redonne tellement l’espoir!!!
Ah super! Merci beaucoup Sophie. Je n’avais pas accès à la liste complète des signataires et j’étais très intéressée de savoir qui avait signé.Je trouve ça scandaleux de reprocher à un enfant de « parler trop », « faire trop de bruit » et « râler pour « rien » ». Y aurait-il un nombre maximum de mots qu’aurait le droit de dire un enfant? Un nombre de décibels admissible? Ou un nombre limité de raisons valables pour râler? Faudrait-il réglementer tous les faits et g
Ah super! Merci beaucoup Sophie. Je n’avais pas accès à la liste complète des signataires et j’étais très intéressée de savoir qui avait signé.Je trouve ça scandaleux de reprocher à un enfant de « parler trop », « faire trop de bruit » et « râler pour « rien » ». Y aurait-il un nombre maximum de mots qu’aurait le droit de dire un enfant? Un nombre de décibels admissible? Ou un nombre limité de raisons valables pour râler? Faudrait-il réglementer tous les faits et gestes d’un enfant? Ça s’appelle une dictature.
Et puis, le fait d’énoncer chaque condition nécessaire pour que la punition soit « efficace » selon la recherche. No comment.
Bonjour Camille,
Oui, en effet, ça m’a toujours révoltée, moi aussi, qu’on ait besoin de justifier par des études scientifiques le fait qu’il ne faut pas frapper les enfants. S’appuie-t-on sur des études scientifiques pour justifier le fait qu’il ne faut pas frapper les femmes? De même concernant le respect. C’est l’évidence même qu’il faut respecter les enfants et ne pas les frapper.
Je suis allée voir les commentaires à cet article sur Facebook et la plupart des gens disent qu’on ne peut pas comparer un adulte et un enfant et que Catherine Gueguen met tout au même niveau (« time-out », enfermement, maltraitance, jeter son enfant contre un mur). Bref… Il y a encore du travail.
Voilà un article qui ne parle ni de Caroline Goldman ni du « time-out », mais de « l’éducation positive ».En(0)
PressePresse web
Le Figaro (site web)
vendredi 10 mars 2023 – 07:56 UTC +01:00 1115 mots
Actualité ; Société
Éducation positive : «Si les parents n’apprennentpas la difficulté aux enfants, qui le fera?»
ENTRETIEN – La critique de l’éducation positive ou éducation bienveillante prend de l’ampleur. Le psychologue Didier Pleux lui reproVoilà un article qui ne parle ni de Caroline Goldman ni du « time-out », mais de « l’éducation positive ».En(0)
PressePresse web
Le Figaro (site web)
vendredi 10 mars 2023 – 07:56 UTC +01:00 1115 mots
Actualité ; Société
Éducation positive : «Si les parents n’apprennentpas la difficulté aux enfants, qui le fera?»
ENTRETIEN – La critique de l’éducation positive ou éducation bienveillante prend de l’ampleur. Le psychologue Didier Pleux lui reproche de créer un monde aseptisé où les enfants n’écoutent que leurs désirs.
Docteur en psychologie, Didier Pleux vient de publier L’éducation bienveillante, ça suffit (Odile Jacob). Une réactualisation plus chaleureuse vis-à-vis des enfants de son célèbre De l’enfant roi à l’enfant tyran (Odile Jacob, 2002), dans laquelle il conseille aux parents d’être moins bavards et de faire preuve d’empathie cognitive et non émotionnelle.LE FIGARO. – Ces derniers temps, les critiques contre l’éducation positive/bienveillante prennent plus de place dans les journaux . On lit qu’elle fatigue les parents, rend les enfants tyranniques, menace l’harmonie à l’école. Vous ne caricaturez pas ce courant éducatif en disant qu’elle soustrait l’enfant à toute frustration, toute exigence ?
DIDIER PLEUX. – Pour moi, la frustration est le fondement du développement de l’enfant. Pour les psys de l’éducation positive, c’est un aléa malheureux de la vie que l’enfant doit apprendre à gérer. Dès qu’ils peuvent abandonner cette notion essentielle, ils le font. Pour eux, l’enfant peut choisir ses vêtements, ses activités extrascolaires. Ils essaient au maximum de ne pas le contraindre pour conserver le lien affectif. À l’adolescence, c’est carrément n’importe quoi. D’après eux, faire du bruit, désobéir est un signe de santé. Ils proposent de discuter des bêtises, pas de les empêcher. Pour moi, s’habituer à la frustration est une discipline de vie.
» LIRE AUSSI – Didier Pleux-Catherine Gueguen : l’éducationpositive est-elle du laxisme ou l’avenir de l’humanité?
Vous défendez la notion de «frustration». En vous appuyant sur les travaux du biologiste Jean Piaget, vous préconisez de créer des situations difficiles pour l’enfant afin qu’il se confronte à son environnement. La vie à elle seule ne le mettra pas assez à l’épreuve ? Les parents sont obligés d’en rajouter ?
Les parents «positifs/bienveillants» préconisent l’exploration du monde et pour cette raison, ils laissent beaucoup d’autonomie à l’enfant. Mais c’est l’exploration d’un monde recréé, aseptisé, dans lequel on a mis des caches sur les prises, des protections en mousse sur lescoins des tables. Dès lors, l’enfant ne se met jamais en difficulté. Piaget, lui, proposait à ses enfants de faire des choses dont ils n’avaient pas envie pour stimuler l’accommodation et ne pas rester dans la stagnation.
Si l’enfant n’est pas poussé par un adulte, il est soumis au principe de plaisir, ce qui est naturel. La plupart d’entre eux abandonnent à la première difficulté. Il faut donc leur enseigner le difficile, le déplaisant. Si un enfant demande à faire une fête pour son anniversaire, les parents doivent le confronter à ses responsabilités, lui demander «tu prévois quoi pour tes invités ?» au lieu d’engager un clown, de prévoir une chasse aux trésors à sa place.
Certains enfants se passionnent pour un domaine, se désintéressent d’un autre. Les parents d’un enfant doué en maths, médiocre en histoire et très mauvais en sport devraient le contraindre à sortir de sa zone de confort alors qu’il y excelle ?
Si nos parents ne nous apprennent pas à aller vers le déplaisant, nos zones d’inconfort qui le fera ? Car on connaît des personnes douées de l’oreille absolue mais qui n’ont jamais voulu faire de solfège, des romanciers en herbe, pleins d’imagination, que la grammaire ennuie. Il faut aider l’enfant à dépasser ses déficits.
Les techniques récentes de l’imagerie, sur lesquelles s’appuie l’éducation positive, mettent en valeur le rôle des émotions dans le développement de l’enfant. Leur expression nourrirait sa sécurité affective et stimulerait ses capacités de concentration. Or vous estimez que ces émotions et l’empathie des parents à leur égard prennent trop de place…
On fait dire ce qu’on veut aux neurosciences, surtout quand elles sont «affectives». Dans mon livre, je parle des recherches du neuroscientifique António Damasio. Lui explique que pour produire de nouveaux circuits neuronaux, l’enfant a besoin de rencontrer du déséquilibre. Il lui faut du conflit pour parvenir à l’homéostasie. Or l’empathie défendue par l’éducationpositive n’est jamais déséquilibrante. Elle est épuisante pour les parents car elle leur fait vivre les émotions de leur enfant. Or si on peut intellectuellement comprendre qu’un enfant n’ait pas envie de faire ses devoirs, si on peut faire preuve d’empathie cognitive, il est paralysant de partager sa détresse. Si on partage la détresse d’un enfant qui ne veut pas faire ses devoirs, on va accepter qu’il ne lesfasse pas.
Pour vous défendre d’être un père Fouettard, vous répétez que l’éducation à l’ancienne ne vous manque pas. Que lui reprochez-vous ?
De ne pas tenir compte de la singularité de chaque enfant, de vouloir fabriquer des clones. Ce que je garde de l’éducation à l’ancienne, c’est qu’on faisait du latin et du grec même quand on était scientifique. Parce qu’on y était contraint.
» LIRE AUSSI – Qui sont ces parents qui voient de la maltraitance partout?
Vous dites que les parents «bienveillants/positifs» parlent trop à leurs enfants. C’est ce qui leur est recommandé par la médecine actuelle. Boris Cyrulnik, neurologue réputé, dit «parler à un bébé, c’est stimuler ses deux lobes préfrontaux et l’éveiller».
Boris Cyrulnik est contradictoire : il défend la résilience (il dit qu’un bébé «se répare très bien», ndlr) mais il croit au déterminisme de la petite enfance. Car, comme Isabelle Filliozat (auteur très lue de l’éducation positive, ndlr), il est psychanalyste et pour la psychanalyse, tout geste a un sens et tout doit être verbalisé. Or considérer l’enfant, spécialement le bébé, comme une personne, c’est aussi irrationnel que de le considérer comme un légume. L’enfant est un être en devenir et les adultes n’ont pas à lui parler constamment. C’est une sur-stimulation.
Je défends cette idée pour aider les parents car ils sont épuisés par cette exigence du tout explicatif. Ils se font traiter de connards par leurs ados et ils disent «on en parlera tout à l’heure». Ils ne sont plus des adultes significatifs, ils sont chosifiés.
Vous trouvez du mérite à l’éducation positive/bienveillante à l’anglo-saxonne, moins psychanalytique que la nôtre…
Oui, parce qu’elle donne un vrai rôle éducatif aux parentset ne repose pas sur le dogme que l’enfant est fragile et que les parents font nécessairement mal. Elle ne repose pas sur la psychanalyse, en fait. En revanche, je reproche à cette version anglo-saxonne de ne pas intégrer la frustration. Aux États-Unis, les enfants sont toujours formidables, toujours encouragés. Or, le développement de l’enfant, c’est l’acceptation de soi, la reconnaissance de ses qualités mais aussi de ses défauts.
À VOIR AUSSI – Éducation: «On apprend à lire, écrire, compter, il faut aussi apprendre à raisonner», insiste Gérald Bronner
Voir aussi :
Isabelle Filliozat, «la papesse de l’éducation positive» qui a aidé de nombreux parents… et en a égaré quelques-uns
Note(s) : Mise à jour : 2023-03-10 08:39 UTC +01:00© 2023 Le Figaro. Tous droits réservés. Le présent document est protégé par les lois et conventions internationales sur le droit d’auteur et son utilisation est régie par ces lois et conventions.
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